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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 23:06
La vie et le débat : Oui, il y a des mesures de sécurité à prendre. Non, elles ne peuvent pas constituer le seul registre d’action publique et nationale !

 

Excellente intervention de notre Député André Chassaigne ce mardi 13 janvier après-midi à l'Assemblée Nationale :

Ce dessin de R. Dutreix sur Fluide Glacial est formidable...

Ce dessin de R. Dutreix sur Fluide Glacial est formidable...

La vie et le débat

Michel Guilloux - Mardi, 13 Janvier, 2015 - L'éditorial de Michel Guilloux.

Oui, il y a des mesures de sécurité à prendre. Non, elles ne peuvent pas constituer le seul registre d’action publique et nationale

Photo AFP

Photo AFP

Il y a un abîme entre rouler des muscles et être responsable. Ces temps le montreront. Oui, il y a des mesures de sécurité à prendre. Non, elles ne peuvent pas constituer le seul registre d’action publique et nationale. Ce weekend d’un peuple en marche l’a démontré. Hier, Nicolas Sarkozy, amnésique quant à son propre passage au pouvoir, n’avait pour viatique, en ces temps historiques, que son éternel refrain ultra-sécuritaire, nourri de venin xénophobe. Que ce registre soit repris en mode mineur ou pas par d’autres n’est pas nouveau. Le fait est simplement encore plus inquiétant depuis les tueries de la semaine dernière. Jouer d’un monde où la guerre serait de nouveau une solution, attiser la haine fanatique intégriste, jongler avec l’extrémisme populiste… Notre peuple, nos peuples courent bien des dangers, en effet, venant de bien des directions. Dans ces circonstances, le débat démocratique n’est pas, et moins que jamais, un luxe, il est la clef. De ce point de vue, voir la ministre de l’Éducation consulter rapidement les forces vives de la communauté scolaire et universitaire, jeunes, enseignants et parents, participe de la voie à dégager, tant le débat public a été abaissé.

La vie et le débat : Oui, il y a des mesures de sécurité à prendre. Non, elles ne peuvent pas constituer le seul registre d’action publique et nationale !

Au-delà, qui a favorisé, et avec quel argent, les prêcheurs salafistes dans nos quartiers populaires ?

Qui veut enfermer toute une jeunesse dans la désespérance ?

Qui lui a répété d’ailleurs qu’elle n’est pas française, et veut lui reprocher de fi nir par le penser ?

Que veulent ceux qui poussent les feux de l’équation immigrés = islam = terrorisme ?

Du Nigeria à la Syrie et à l’Irak, en passant par Gaza sous les bombes, l’ordre du monde serait-il si immaculé et hors sujet ?

Plus le nombre de citoyens, et de citoyens qui s’ignorent, se saisira de ces questions, plus le débat démocratique sera vivace, plus les partisans du « Vive la mort » de notre époque seront isolés. Personne ne peut dicter au peuple sa conduite, ni les questions qu’il a à se poser et encore moins les réponses à trouver.

Et, dans nos cités, nos entreprises, nos écoles, le sursaut citoyen du 11 janvier 2015 a besoin de répliques. 

La vie et le débat : Oui, il y a des mesures de sécurité à prendre. Non, elles ne peuvent pas constituer le seul registre d’action publique et nationale !
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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 00:25
Faire vivre les valeurs  de liberté, d’égalité et de fraternité !

Le carnage barbare dont a été victime la rédaction de Charlie-hebdo nous plonge dans l’horreur et la peine et appelle une réponse nationale de grande ampleur.

Pierre Laurent et la direction nationale du PCF appellent à ce que partout dans le pays s’exprime l’unité nationale de toutes les forces républicaines face à la barbarie.

Quand un journal est ainsi visé, quand des vies sont massacrées et dont la passion était l’information et la liberté d’expression, c’est bel et bien chacun de nous qui est visé, c’est la République qui est frappée en son cœur. Que les auteurs de ce crime abject soient arrêtés et jugés.

Nos pensées vont aux victimes, aux familles et aux proches. Ce mercredi matin dernier, c’est le monde de la caricature, de l’impertinence, de l’humour, de l’amour de la vie que les terroristes ont voulu faire taire. Les relations de fraternité et de complicité que nous avions, notamment lors de la Fête de l’Humanité, avec les dessinateurs de Charlie-Hebdo, renforcent notre peine.

L’heure est aujourd’hui à rassembler autour des valeurs républicaines le maximum de forces, de citoyennes et de citoyens. Par millions, exprimons partout dans le pays notre détermination à faire vivre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Les militants communistes, les élus communistes et républicains seront de toutes les initiatives qui, dans les prochains jours, permettront le rassemblement de la nation dans un esprit de grande confiance en notre peuple réuni sur l’essentiel, sans distinction des pensées philosophiques et politiques, de convictions religieuses.

Nous appelons à refuser les amalgames et les stigmatisations, à rejeter fermement les appels à la haine et aux racismes.

Parti communiste français

Rassemblement du 7 janvier au soir !

Rassemblement du 7 janvier au soir !

Hommage à Charlie-Hebdo - Maintenant, restons Charlie ! - Vœux du PCF 2015 !

Vidéo un peu longue 59 minutes 34, mais tellement intéressante !

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 21:14
Une foule immense au départ de la manifestation, Place de Jaude

Une foule immense au départ de la manifestation, Place de Jaude

Plus de 70 000 personnes ont défilé dans les rues de Clermont-Ferrand dans le calme et la dignité. Une marche ponctuée de dépôts de gerbe à la mairie, au commissariat, à La Montagne et à Polydôme.

Plus de 70 000 personnes mobilisées à Clermont-Ferrand !

La mobilisation a été historique aujourd'hui dans la plupart des villes d'Auvergne : plus de 70 000 personnes à Clermont-Ferrand, 10.500 à Aurillac, mais aussi à Ambert, Thiers et d'autres communes qui, si elles sont moins peuplées n'en sont pas moins citoyennes !

Plus de 70 000 personnes mobilisées à Clermont-Ferrand !

Les témoignages et soutiens de dessinateurs africains :

http://www.jeuneafrique.com/Articleimp_ARTJAWEB20150109183131_

 

La vidéo de La Montagne sur la manifestation clermontoise (Auteur : Philippe Robert) :

http://www.lamontagne.fr/accueil/brightcove/2015/01/11/lamarche-clermontoise-en-hommage-aux-victimes-des-attentats_93982808558001.html

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 21:49
Rassemblons-nous autour des valeurs républicaines dimanche 11 janvier 2015 !

Il me semble utile à la veille d'une manifestation qui s'annonce gigantesque de publier deux articles, celui de mon ami le député André Chassaigne et celui de cet autre ami Jean Ortiz.

Rassemblons-nous autour des valeurs républicaines dimanche 11 janvier 2015 !

 Deux jours après le terrible drame de Charlie Hebdo et ma réaction à chaud, l’exigence de dépasser l’émotion et la douleur me conduit à écrire ce nouveau texte.

 Tout d’abord pour saluer la mémoire de Michel Renaud dont j’ignorais la mort quand j’ai rédigé mon premier communiqué. Fondateur de la Biennale du Carnet de voyage de Clermont-Ferrand, Michel Renaud était une personnalité auvergnate appréciée pour ses engagements culturels, son attachement à l’action collective et sa fidélité en amitié. Il est de ceux qui ont donné à la capitale auvergnate une dimension culturelle reconnue nationalement. Au-delà des 20 000 visiteurs du « Rendez-vous du carnet de voyage », ce sont des dizaines d’écrivains et dessinateurs voyageurs qui participent à la manifestation qu’il a initiée, désormais annuelle. J’ai bien évidemment une pensée pour sa famille et ses amis. Je m’associe à leur douleur comme à celle de tous les proches de l'ensemble des victimes de cet acte barbare, des anonymes aux plus connus.

 Je voudrais ensuite souligner et saluer la grandeur de la réaction citoyenne dans tout le pays, et en particulier dans le département du Puy-de-Dôme et la circonscription que je représente à l’Assemblée nationale. Quand la France est attaquée dans ses valeurs et sa liberté, son peuple multicolore sait se lever et se dresser dans la plus grande dignité. Que notre pays est grand quand des millions de citoyens se retrouvent sur des valeurs partagées, quelles que soient leur situation sociale, leur couleur de peau, leur origine, leur religion ! Que la France est belle quand elle s’illumine des valeurs de solidarité, de défense des libertés, de respect des différences, de rejet des fanatismes ! Et je ne doute pas que les marches de ce week-end vont prendre une dimension qui la grandira encore davantage.

 Pour autant, nous savons bien que l’émotion, aussi positive soit-elle, doit être accompagnée d’une vigilance sans failles. Plus que jamais, il nous faut être attentif aux propos tenus. Plus que jamais, il nous faut écouter, dialoguer, expliquer et « travailler » les consciences. Aussi, nous faut-il être exigeant pour refuser les amalgames, écarter les appels à la haine et au racisme, quels qu’ils soient et d’où qu’ils viennent. Beaucoup de témoignages me font en effet craindre que le risque est réel que la tragédie de Charlie Hebdo alimente le rejet des citoyens de religion musulmane. Nous avons une responsabilité historique pour combattre tous ceux qui alimentent les divisions en instrumentalisant l’émotion et la colère. C’est pour cette raison qu’il serait indécent d’associer au rassemblement républicain les forces d’extrême droite à l’idéologie de haine, vecteurs de racisme et de xénophobie. Je suis intimement persuadé que les victimes n'auraient pas voulu que cet acte odieux puisse conduire à un quelconque amalgame nauséabond.

 Nous savons aussi que la tragédie servira de prétexte à la demande de nouvelles mesures que certains voudraient prendre dans la précipitation. Certes, il faut être ferme, sans concession à l'égard de l'obscurantisme et du barbarisme qu'il entraîne. Pour autant, donnons-nous le temps d'évaluer l’efficacité de notre arsenal juridique, prenons le temps de la réflexion, ne nous engouffrons pas dans des évolutions législatives précipitées et inefficaces, qui pourraient porter atteinte aux libertés fondamentales. Nous avons toujours en mémoire la vingtaine de lois sécuritaires votées en urgence par les gouvernements de droite entre 2002 et 2012, sous le coup d’une émotion instrumentalisée, avec les résultats que l’on connaît aujourd’hui.

 Laissons donc du temps à notre démocratie en amplifiant le débat avec les citoyens aujourd’hui mobilisés. S’il y a urgence, c’est bien à encourager le bouillonnement démocratique sur des valeurs fortes et par l’expression citoyenne.

 Ce débat doit se développer dans toutes ses dimensions, de façon approfondie. Je pense en particulier à la nécessité d’évaluer les directions prises au niveau international, le choix des guerres successives, la faiblesse de la voie diplomatique et des réponses politiques, l’instrumentalisation du « choc des civilisations ».

 Je terminerai ces propos en appelant à une participation massive aux marches de ce week-end. Je serai pour ma part présent samedi à 14 h à Ambert, puis dimanche à 13 h 30 à Thiers avant de rejoindre la grande manifestation départementale de Clermont-Ferrand à 15 h. Soyons nombreux à marcher ensemble avec l’objectif d’un cheminement partagé dans la durée. Et surtout, que cette mobilisation ne soit pas une simple parenthèse !

Rassemblons-nous autour des valeurs républicaines dimanche 11 janvier 2015 !

Charlie hebdo. Je ne veux pas partager mon deuil et ma douleur avec eux

Le blog de Jean Ortiz. Je manifesterai, le cœur et la colère gros, mais en prenant soin d’éviter les infréquentables. Je ne veux pas, je le redis, partager ce deuil et cette douleur avec eux.

Les monstres qui ont commis ce crime inqualifiable au siège de Charlie Hebdo, l’hebdo insoumis, provocateur et tendre, antiraciste, humaniste ; sont des hommes formatés par des courants religieux fascisants, par des Etats théocratiques « fondamentalistes », « amis de la France », pour faire taire l’esprit critique, l’humour, l’anticonformisme, la pensée libre, la laïcité, la création sans rivages... Ils n’ont aucune excuse.

J’ai du mal à concevoir que des hommes aient pu à ce point s’aliéner, s’avilir, se fanatiser, se laisser manipuler, s’animaliser, pour produire une telle barbarie.

Je suis en deuil. Le crime de ces assassins vise notre République, celle des Lumières, du contrat social, des droits de l’homme, de l’égalité entre eux, de la liberté pleine et entière... Cette « gueuse » que sociaux et néolibéraux n’ont de cesse, depuis plus de trente ans, de dépecer, de démonter, d’affaiblir par l’explosion des inégalités, le communautarisme, l’instrumentalisation du racisme, la concurrence à tout crin, par le rabougrissement de l’Etat, la multiplication des brisures sociales, la ruée contre les services publics et les biens communs, la casse de l’ascenseur social scolaire, jadis intégrateur, la pratique de l’amalgame délétère « Islam = terrorisme » , le « no future » pour des millions de jeunes Français, quelle que soit leur origine.

Et on voudrait aujourd’hui que je défende, au nom de la douleur, ma République sociale et démocratique bras-dessus bras-dessous avec ses fossoyeurs, avec ceux qui, à force de déifier le marché, de le débrider toujours plus, de tout marchandiser, de dépolitiser, ont laissé le champ libre aux intégrismes de toutes sortes ?

Oui, je crois à la nécessaire, à l’urgente unité populaire et républicaine, mais avec tous les Républicains sincères, tous ceux qui partagent ces valeur de base, la tolérance, l’ouverture à l’autre, la justice sociale, le débat sans corsets, la liberté sans demi-mesure, et notamment celle des médias ; oui, je crois à l’unité avec tous ceux qui défendent le pluralisme de l’information... pas avec les hypocrites qui pleurent aujourd’hui sur la République menacée et qui n’ont cessé d’attiser les haines raciales, les vieilles peurs, de stigmatiser l’autre, de détruire toute espérance progressiste... Qu’ont-ils fait pour éradiquer la Bête ?

Que viennent-ils pleurnicher aujourd’hui sur la liberté de la presse alors que Charlie Hebdo était sur le point de déposer le bilan, que le pouvoir rend chaque jour la vie plus difficile, par des dispositions mortifères à « l’Humanité », au « Le Monde Diplomatique » ? De quelle liberté d’information parle-t-on ? De celle sous la coupe des marchands d’armes, des bétonneurs, des chiens de garde de l’oligarchie, du latifundium médiatique désinformateur, de la pensée unique et cynique.

Oui, je crois à l’unité populaire et républicaine face à la barbarie, mais avec tous ceux qui consacrent beaucoup d’énergie à solidariser, à « faire pays », quand les autres l’atomisent, le livrent à la guerre de tous contre tous, le blessent, le défigurent, en font une jungle. Je me souviens que lorsque Charlie Hebdo nous gratifiait de quelques « unes » décapantes, les moralisateurs venaient faire la leçon à ces « dangereux agitateurs ».

Alors, oui, je suis en deuil, je l’assume, je le revendique. Il y a danger, il faut se rassembler. Oui, j’ai mal, mais je ne veux pas partager ce deuil et cette douleur avec ceux qui ont contribué à créer le climat nauséabond et létal qui ronge notre pays depuis des années. Oui, l’islamisme, comme tous les intégrismes, est un danger. Mais qui arme et entraîne ces monstres ? Le Qatar, l’Arabie Saoudite, les Emirats, ces Etats voyous, extrémistes, obscurantistes, valets de l’impérialisme français, qui blanchissent les milliards sales dans des paradis fiscaux, garantissent aux multinationales occidentales une chasse gardée pétrolière, piétinent les droits de l’homme et des femmes, combattent les laïques et la gauche... Comment peut-on à la fois s’ériger en gendarme international contre les groupes terroristes, et livrer, par exemple, le Paris Saint-Germain au Qatar.

Alors, oui, je manifesterai, le cœur et la colère gros, mais en prenant soin d’éviter les infréquentables. Je ne veux pas, je le redis, partager ce deuil et cette douleur avec eux [Je partage complètement l'opinion de mon ami Jean Ortiz, NdMichel].

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 19:52

 

La France républicaine doit être là, dressée face aux tueurs, répugnant aux amalgames, refusant les guerres de civilisation, répliquant à l’obscurantisme au front bas. Le carnage perpétré à Charlie Hebdo est un choc dont toutes les ondes nous ont frappés. Jamais notre pays n’avait connu pareil crime contre la liberté d’expression, de volonté si sanglante d’éradiquer un journal, d’éteindre ses intelligences. La destination de ce geste est de provoquer la haine et la peur. Il pourrait atteindre son but sans une réaction populaire, tant des ferments toxiques ont été abondamment semés, notamment par les Finkielkraut, Zemmour et Houellebecq.

 

Du côté des tueurs, on veut éteindre la lumière et, de l’autre, flinguer l’héritage des Lumières. Duo sinistre de deux obscurités, de deux obscurantismes. Ce n’est pas une France repliée qui doit défiler dimanche mais un peuple debout contre la haine, debout contre ces flingueurs qui ont emprunté leur savoir-faire à la mafia, debout contre les amalgames ravageurs et les stigmatisations. Autant dire que le Front national n’y a pas sa place, lui qui réclame à cor et à cri la peine de mort, récupère le drame pour attaquer les immigrés, veut réduire les citoyens à des indigènes oublieux des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Alors, les fanatiques à la kalachnikov auraient gagné contre la démocratie. Alors, le message des dessinateurs de Charlie assassinés, eux qui préparaient un numéro contre le racisme, serait englouti sous la boue, trahi. Les États-Unis après le 11 septembre 2001 se sont déshonorés avec le Patriot Act, Guantanamo, Abou Ghraib et la torture institutionnalisée, acceptant d’être ravalés vers la fureur meurtrière de leurs adversaires.

 

La France doit combattre le terrorisme sans avilir ses valeurs, sans s’enfermer dans les lois d’exception qui affaiblissent son modèle. Cette lutte sans merci ne peut être gagnée sans l’arme de la démocratie, sans la conquête pour tous de nouveaux droits et d’une plus grande égalité. Le contraire de la guerre du chacun contre chacun et du tous contre tous qu’instaure le libéralisme.

 

Une vague populaire contre la haine !
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château
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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 23:19
Nous étions nombreux, hier, 7 janvier, place de Jaude à Clermont-Ferrand !

Nous étions nombreux, hier, 7 janvier, place de Jaude à Clermont-Ferrand !

Comment dire, comment, sous le coup de la colère et du chagrin, ne pas succomber à la tentation de la haine ?

La France doit combattre le terrorisme sans avilir ses valeurs, sans s’enfermer dans les lois d’exception qui affaiblissent son modèle.

La France républicaine doit être là, dressée face aux tueurs, répugnant aux amalgames, refusant les guerres de civilisation, répliquant à l’obscurantisme au front bas. Le carnage perpétré à Charlie Hebdo est un choc dont toutes les ondes nous ont frappés. Jamais notre pays n’avait connu pareil crime contre la liberté d’expression, de volonté si sanglante d’éradiquer un journal, d’éteindre ses intelligences. La destination de ce geste est de provoquer la haine et la peur. Il pourrait atteindre son but sans une réaction populaire, tant des ferments toxiques ont été abondamment semés, notamment par les Finkielkraut, Zemmour et Houellebecq. Du côté des tueurs, on veut éteindre la lumière et, de l’autre, flinguer l’héritage des Lumières. Duo sinistre de deux obscurités, de deux obscurantismes. Ce n’est pas une France repliée qui doit défiler dimanche [à 15 h, place de Jaude à Clermont-Ferrand] mais un peuple debout contre la haine, debout contre ces flingueurs qui ont emprunté leur savoir-faire à la mafia, debout contre les amalgames ravageurs et les stigmatisations. Autant dire que le Front national n’y a pas sa place, lui qui réclame à cor et à cri la peine de mort, récupère le drame pour attaquer les immigrés, veut réduire les citoyens à des indigènes oublieux des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Alors, les fanatiques à la kalachnikov auraient gagné contre la démocratie. Alors, le message des dessinateurs de Charlie assassinés, eux qui préparaient un numéro contre le racisme, serait englouti sous la boue, trahi. Les États-Unis après le 11 septembre 2001 se sont déshonorés avec le Patriot Act, Guantanamo, Abou Ghraib et la torture institutionnalisée, acceptant d’être ravalés vers la fureur meurtrière de leurs adversaires. La France doit combattre le terrorisme sans avilir ses valeurs, sans s’enfermer dans les lois d’exception qui affaiblissent son modèle. Cette lutte sans merci ne peut être gagnée sans l’arme de la démocratie, sans la conquête pour tous de nouveaux droits et d’une plus grande égalité. Le contraire de la guerre du chacun contre chacun et du tous contre tous qu’instaure le libéralisme.

 

 

 

Pour, modestement, aider à la réflexion :

 

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 20:01

La violence barbare vient de frapper au cœur de Paris. En s’attaquant physiquement à un journal pour le détruire, c’est une part de liberté qu’on brûle. En massacrant, en tuant des journalistes, des salariés du journal, les policiers qui assuraient leur surveillance, les terroristes ont ciblé le fondement même de la République.

Je suis Charlie
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 23:03

Par Maud Vergnol - Mardi, 6 Janvier, 2015 - L'Humanité

 

« Hier encore, Angela Merkel a sorti l’artillerie lourde, menaçant Athènes de sortie de l’euro, quand François Hollande affirmait respecter la souveraineté du peuple grec… tout en l’invitant à appliquer les engagements des gouvernements précédents ! »

Sophisme (définition de wikipédia) :

Un sophisme, est une argumentation à la logique fallacieuse, c'est un raisonnement qui cherche à paraître rigoureux mais qui en réalité n'est pas valide au sens de la logique (et cela quand bien même sa conclusion serait pourtant la « vraie »). À l'inverse du paralogisme qui est une erreur dans un raisonnement, le sophisme est fallacieux : il est prononcé avec l'intention de tromper l'auditoire afin, par exemple, de prendre l'avantage dans une discussion. [….]. Ils peuvent aussi s'appuyer sur d'autres mécanismes psychologiques jouant par exemple avec l'émotion de l'auditoire, l'ascendant social du locuteur (argument d'autorité) ....

 

Photo AFP

Photo AFP

François Hollande voit la lumière au bout du tunnel. C’est, en substance, le message de l’opération médiatique d’hier matin, sur France Inter, durant laquelle le président de la République, satisfait de lui-même en dépit de l’échec cuisant de ses choix politiques, s’est contenté de jouer le VRP de la loi Macron. « Ce texte est une loi de liberté et de progrès », a-t-il assuré après avoir osé, lors de ses vœux, qualifier de « coup de jeune pour la France » cette loi qui préconise pourtant les antiennes libérales du siècle dernier. Pour les Français, par contre, c’est toujours le noir complet. Pas l’ombre d’une annonce ou d’une ambition de justice sociale à laquelle s’accrocher. « Est-ce que c’est un chemin de gauche ? C’est un chemin qui fait en sorte que nous puissions donner autant de force qu’il soit possible à notre économie sans mettre en cause les valeurs républicaines et le modèle social », a lancé l’adepte des sophismes, convaincu que sa politique économique, sous-traitée au patronat, finira par porter ses fruits

Penser que le PIB peut faire office de projet politique, voilà le credo des sociaux-libéraux européens, prêts à sacrifier toute idée de progrès social sur l’autel des agences de notation. Le « chemin » de l’austérité s’avère une impasse ? Qu’importe, il n’y en a pas d’autres, nous expliquent les apprentis sorciers de Bruxelles, qui montrent les crocs et fomentent une sainte alliance contre le peuple grec qui pourrait écrire une nouvelle page de l’histoire européenne le 25 janvier prochain en portant Syriza au pouvoir.

Hier encore, Angela Merkel a sorti l’artillerie lourde, menaçant Athènes de sortie de l’euro, quand François Hollande affirmait respecter la souveraineté du peuple grec… tout en l’invitant à appliquer les engagements des gouvernements précédents ! Les prêcheurs de l’austérité ont raison d’avoir peur qu’une alternative crédible puisse voir le jour en Grèce. Elle sonnerait le glas du dogme austéritaire et montrerait aux peuples européens que la colère sociale et l’aspiration au progrès peuvent remuer des montagnes.


 

La politique des sophismes !
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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 20:20
François de Paris, François de Rome et les quinze graves maladies !

Le pape a prononcé un discours d’une rare violence à l’encontre de la Curie, dressant la liste de quinze graves maladies qui l’affligent. Son diagnostic s’applique parfaitement à la haute administration française.

de Jean-Marc Vittori

 

En ce début d’année, François de Paris a pris son bâton de pèlerin. Le président de la République a commencé par passer deux heures au micro de France Inter. Puis il va délivrer ses vœux urbi et orbi à toute une série de communautés – diplomates, acteurs économiques, Corréziens, militaires, etc. Il entend « saturer l’espace médiatique », expliquent les médias.

François de Rome, lui, a choisi une autre stratégie. Le pape commence l’année en créant de nouveaux cardinaux. Et plutôt que de présenter des vœux ultraclassiques à la télévision le 31 décembre dernier pour le Nouvel An, il a présenté ses vœux de Noël à la Curie, dix jours plus tôt. Cette cérémonie inédite fut un vrai festival. Plutôt que de passer de la pommade à tous et à chacun, il a au contraire décrit le catalogue des « maladies curiales ». Enfoncés, les douze péchés capitaux ! Le pape n’a pas eu de mots assez durs pour dénoncer quinze défauts majeurs qui font l’incurie de la Curie. Nombre de hauts dignitaires en sont sortis traumatisés, comme s’ils avaient pris un violent coup de gourdin sur la mitre. Un hebdomadaire satirique français paraissant le mercredi, qui a développé un antipapisme séculaire, confesse même en concevoir une faiblesse pour le Saint-Père.

 

François de Paris, François de Rome et les quinze graves maladies !

Pendant ce temps, la France était plongé dans de vastes débats spirituels. Passer de cinq à douze dimanches d’ouverture pour certains magasins constitue-t-il un changement de civilisation? Faut-il pendre haut et court les maires qui ont laissé une crèche ronger leurs mairies ? On a échappé de peu à un autre débat fondamental : faut-il remettre en cause l’existence du père Noël, fils putatif de Saint Nicolas et de Coca-Cola ? Plutôt de se laisser gagner par ces discussions mystiques, François de Paris ferait mieux d’écouter le message de François de Rome. Pas pour admonester le gouvernement, auquel le président a d’ailleurs présenté ses vœux fort civilement hier. Car la Curie n’est pas le gouvernement de l’Eglise catholique, même si elle est souvent décrite comme telle. Un pape qui vient d’être élu a, certes, le choix de nommer son membre le plus éminent, le Secrétaire d’Etat. Il peut aussi changer les autres membres au fil des ans. Mais il n’a pas une équipe à sa main. Souvent en poste depuis longtemps, les préfets de congrégation et autres présidents de conseil ont tendance à croire qu’ils sont les plus compétents pour décider. En un mot, la Curie est au Vatican ce que la haute administration est à la France. Et c’est ici que le diagnostic papal est précieux, en termes de management et non de religion. Car la haute administration française souffre précisément des maux décrits par François de Rome. Et ces maux paralysent l’action politique.

Reprenons la liste papale , traduite en français par le site du quotidien « La Croix ».

D’abord figure la maladie de « celui qui se sent indispensable », de ceux qui « se sentent supérieurs à tous, et non au service de tous ». N’est-ce pas la description précise de tel directeur d’administration centrale, affligé aussi de « marthalisme » (être submergé de travail) ?

Vient en troisième position la maladie de la « pétrification mentale », touchant ceux qui « se cachent derrière leurs dossiers, devenant les rois du formulaire ». On s’y croirait !

Cette impression est confirmée par le quatrième fléau, « la planification excessive et le fonctionnarisme », où l’on croit que « planifier à la perfection fait réellement avancer les choses». La maladie de la mauvaise coordination renvoie évidemment aux affres de l’interministériel.

La maladie d’Alzheimer spirituelle a son équivalent chez de grands commis de l’Etat ayant oublié l’intérêt général qu’ils sont censés servir. Inutile de préciser ce que sont la rivalité et la vanité, la rumeur et le commérage, l’indifférence aux autres et l’exhibitionnisme de celui pour qui « seul compte le fait de se voir à la une des journaux ».

La schizophrénie existentielle touche ceux qui « se limitent aux tâches bureaucratiques ».

Il y a aussi le carriérisme et l’opportunisme de ceux qui courtisent leur chef.

Et la maladie de la tête d’enterrement, où l’on croit qu’il faut porter le masque de la sévérité et « traiter les autres avec rigidité, dureté et arrogance ».

Et encore « la maladie des cercles fermés », quand le sentiment d’appartenance à un petit groupe l’emporte sur le reste.

 

Bien sûr, tous les hauts fonctionnaires français ne sont pas marthalistes, carriéristes et sinistres. Mais la haute fonction publique, qui fut un formidable levier du changement dans la France d’après-guerre, devient un terrible levier de blocage. Nombre de grands directeurs, en poste depuis des années, estiment, comme les cardinaux de la Curie, qu’ils savent ce qu’il faut faire mieux que le gouvernement. Ils commencent souvent par expliquer que le changement est impossible puis qu’il coûte trop cher, puis qu’il faut l’encadrer par des règles qui en limitent la portée. Les lois votées en fanfare au Parlement sont ensuite discrètement émasculées par des décrets souvent tardifs, parfois incompréhensibles, souvent inapplicables. Face à cette administration toute-puissante, autolégitimée, convaincue que le temps joue pour elle, le pouvoir politique de gauche ou de droite n’a d’autre choix que de constituer des contrepoids.

D’où la persistance de cabinets ministériels pléthoriques, malgré l’intention sans cesse répétée de les réduire. Face aux maladies de la Curie, François de Rome en appelle à l’Esprit Saint, qui est « fraîcheur, imagination, nouveauté ». François de Paris devra trouver autre chose [au besoin, nous pouvons lui donner des idées. Ndlr]. Pour réussir leur mission, l’un et l’autre devront s’attaquer à leurs administrations-cathédrales.

François de Paris, François de Rome et les quinze graves maladies !

Habituellement nous ne sommes guère tendres avec les médias dominants, c'est pourquoi nous avons autant apprécié comme des bouffées d'air frais les deux billets qui ont entrecoupé le numéro de François de Paris sur France Inter ce matin (merci à notre amie Graziella de nous les avoir signalés).
 

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Billet d'humeur
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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 21:05
Bonne année ! Pour 2015... vite, vite, nous désignons le cap : le socialisme !

« Chaque lutte, chaque résistance, produisent des valeurs nouvelles »

La situation « à gauche » s’apparente à un champ de ruines. Lorsque l'on dit désormais « à gauche », nous sommes contraints de préciser, alors qu'il ne le faudrait normalement pas. La redondance est malheureusement nécessaire: « gauche de gauche » ou « gauche de transformation sociale », « gauche anticapitaliste », etc.

Faut-il que les reniements, les abandons du parti socialiste aient été grands pour que le simple vocabulaire ne suffise plus, pour que le sens des mots se soit à ce point amoindri.

Sans une gauche « de rupture » forte, le capitalisme peut dormir tranquille. On le sait capable de recycler une « gauche transgénique » en alibi.

Bonne année ! Pour 2015... vite, vite, nous désignons le cap : le socialisme !

Si la crise est, comme nous le disons, « civilisationnelle », « systémique », elle exige une (des) alternative(s) à cette hauteur, clairement désignée(s). Le socialisme, le partage, la socialisation, une production non productiviste, un nouveau sens du commun, des « biens communs », de l’environnement, une démocratie participative, un pouvoir collectif, des contre-pouvoirs populaires... restent des réponses incontournables. Cela n'est pas pour demain, mais la perspective doit en être installée dans le paysage présent, et le mouvement amorcé dès aujourd'hui, avec une volonté et un désir d'avenir explicités, clairement désignés. Sans horizon, sans alternative nommée, comment militer et mobiliser, avec envie, souffle révolutionnaire, enthousiasme, soif d'utopie ? En Amérique latine, on débat autour des notions de « communisme », de « socialisme du 21 ième siècle », d'« écosocialisme »...

La « guerre idéologique », le « goulag », l'effondrement des pays de l'est, ont criminalisé jusqu'à la sémantique ; des mots devenus repoussoirs, que nous n'osons quasiment plus utiliser (socialisme, communisme, révolution, internationalisme...). Faut-il pour autant adopter un « profil bas » parce que nous ramons à contre-courant (mais pas à contre-histoire) ?

Les communistes ont tout à y perdre en termes de lisibilité, de valeurs, de renforcement militants.

Face à la défaite momentanée, idéologique, intellectuelle, morale, des forces de transformation sociale, partir à la reconquête efficace exige d'en préciser le cap. Le chemin reste à inventer mais l'étoile (explicitée) aide à marcher. Chaque lutte, chaque résistance, produisent des valeurs nouvelles. La crise peut enfanter un monde différent si nous faisons ce qu'il faut, si nous appelons à commencer à dé-marchandiser les mots, les choses, les esprits, à reconquérir la souveraineté politique et économique, si nous mettons dans le débat la réappropriation sociale des moyens de production, la planification démocratique et écologique, l’imbrication de l'anticapitalisme et de l'écologie, les problématiques de la production maîtrisée, de la préservation de la biosphère, de la satisfaction des nécessités et besoins réels, non induits par le système...

Cela me paraît exiger une stratégie d'union populaire conçue en termes de bloc social, de majorité sociale, « en bas », portes grandes ouvertes.

On perçoit les communistes encore trop comme « socialo-dépendants », on nous assimile au « système », même si nous nous en défendons.

Il n’y a rien à attendre du parti socialiste. Il est devenu l’un des piliers du modèle que nous nous proposons de « dépasser ». Raison de plus pour changer de braquet, larguer les amarres, retrouver la colère de classe, le vrai sens des mots, des valeurs et des concepts, un temps oubliés. « Il est des portes sur la mer que l’on ouvre avec des mots » (Rafael Alberti)

 

Jean Ortiz, universitaire, communiste.

Bonne année ! Pour 2015... vite, vite, nous désignons le cap : le socialisme !
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