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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 18:22

Cuba a remporté la première manche, un premier round qui a duré plus de cinquante ans, marqués par le débarquement de la baie des Cochons, les coups fourrés et les coups de force. Insolente petite île défiant la première puissance mondiale toute proche, pour choisir son destin, trouvant en Amérique latine et dans le monde les soutiens que lui valaient son courage, ses rêves, ses solidarités, les politiques émancipatrices qu’elle inaugurait.

 

Barack Obama a avoué l’échec de la stratégie états-unienne, sa défaite. Le renouement amorcé, symbolisé par la libération des « Cinq de Miami » pris en otages de longues années dans les prisons des états-Unis, ouvre une ère nouvelle qui doit faire tomber un autre mur, celui qui enferme depuis si longtemps la société cubaine dans la pénurie et le bricolage : l’embargo.

 

L’étreinte devait être mortelle, elle n’a été que douloureuse. Mais elle a imposé une économie de guerre et une politique de guerre. Les dinosaures de l’immigration cubaine à Miami, les adeptes de guerres de civilisation qui peuplent les rangs de la majorité républicaine au Congrès à Washington n’ont pas renoncé à barrer la route à des relations normalisées. Aujourd’hui, l’Union européenne, et au premier rang la France, doit cesser de tergiverser, s’engager sans frein pour appuyer le développement de Cuba.

 

Le « crocodile vert » que chantait Jean Ferrat pourra alors s’ébrouer librement dans ses eaux caraïbes. Un troisième round commencera. Pacifié.

 

Libre dans les eaux caraïbes
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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 22:29
Rapprochement historique entre Cuba et les États-Unis !

Depuis ce matin tous les médias parlent du rapprochement historique entre Cuba et les États-Unis, même ce soir dans la file d'attente à une caisse de supermarché où une brave dame s'inquiétait de savoir si cet évènement n'aurait pas les mêmes conséquences sur Cuba que la "Perestroïka" de Gorbatchev sur les républiques de l'URSS !

Il nous a paru nécessaire de donner des éléments de réflexion en donnant la parole à deux spécialistes de la question, nos amis Jean Ortiz et Salim Lamrani

Rapprochement historique entre Cuba et les États-Unis !

Jean Ortiz - Jeudi, 18 Décembre, 2014

CUBA : ils l’ont dans ...l’os !

 

Par le seul fait d’avoir tenu tête pendant si longtemps à l’impérialisme le plus puissant, Cuba a contribué au « changement d’ère » que vit aujourd’hui l’Amérique latine.

Dieu qu’ils ont du mal à le digérer !! Dans la dignité et l’honneur, sans quémander, sans renoncer à ce qu’il est, en toute souveraineté, David a fini par terrasser Goliath. Le droit l’a emporté sur la piraterie impérialiste, sur une sale et interminable guerre d’usure, d’asphyxie ; elle dure depuis plus de cinquante ans. Rarement une révolution et un peuple auront été si longtemps agressés, dénigrés, en violation des lois internationales. Du « Projet Cuba » de mars 1960 (Eisenhower) à l’ « Opération Mangosta » de Kennedy, du débarquement yankee (repoussé en 72 heures) de la Baie des Cochons (avril 1961) aux « sanctions totales » de février 1962, décrétées par Washington, l’état de siège économique, financier, commercial, le harcèlement multiforme, n’auront jamais cessé. Des sanctions drastiques, près de 1000 milliards de dollars de coût estimé, des lois pour étrangler un pays rebelle, pour tenter de renverser le régime de Cuba l’insoumise, ce « mauvais exemple » de résistance face à « l’empire ». Par le seul fait d’avoir tenu tête pendant si longtemps à l’impérialisme le plus puissant, Cuba a contribué au « changement d’ère » que vit aujourd’hui l’Amérique latine. En octobre 2005, la vieille brute de président Bush déclarait : « peu de pays ont défié notre nation autant que Cuba ». Il était pour une fois lucide. Alcooltest négatif. Les Cubains sont attachés viscéralement à leur indépendance parce que, en quelque sorte, c’est la révolution qui a inventé Cuba, permis l’épanouissement d’une nation mise sous tutelle néocoloniale depuis l’amendement Platt de 1901. Par ce texte, appendice à la constitution cubaine, les États-Unis se réservaient le droit d’intervenir à tout moment dans l’île pour y défendre leurs intérêts...

Alors, devant cette gifle historique, nos médiocrates s’étouffent, ergotent, déforment, manœuvrent, enfument. La décision d’engager un processus pour en finir avec la guerre de basse intensité contre Cuba serait à mettre au compte de la colombe Obama. La pitoyable romancière de quai de gare, Zoé Valdès, tourne en boucle, crachant haine et mensonge, en service commandé. Il faut bien manger...

Washington et sa « politique cubaine » étaient de plus en plus isolés internationalement. Aux États-Unis même, le blocus, devenu un « problème intérieur », faisait de moins en moins recette dans l’opinion. Depuis une quinzaine d’années, Cuba a brisé l’étau qui l’isolait, a été réintégrée dans la communauté latino-américaine, et y joue un rôle moteur au niveau des processus d’intégration (CELAC, ALBA).

Autant de défaites pour les maîtres du monde. L’Europe a même dû revoir son ostracique et cynique « position commune ». Une Europe bien mal placée pour s’ériger en donneuse de leçons « démocratiques». Et voilà que ces diafoirus doivent remballer. On comprend dès lors leur salive amère. Mais ils n’ont pas renoncé pour autant à miner en sous main, avec d’autres méthodes. Sablons le champagne sans retenue mais sans ingénuité. Le méchant loup n’est pas devenu agneau, même si ses dents sont plus élimées.

Retenons que la Résistance, la dignité finissent toujours par payer !

 

Rapprochement historique entre Cuba et les États-Unis !

La communauté internationale exhorte les États-Unis à mettre fin aux sanctions contre Cuba

Salim Lamrani

Partout dans le monde, des voix s’élèvent pour réclamer à Washington la fin de l’état de siège économique contre Cuba et l’adoption d’une politique plus rationnelle.

Lors du sommet régional de la Communauté des Caraïbes tenu à La Havane en décembre 2014, les quinze États-membres ont unanimement réclamé aux États-Unis la fin des sanctions contre Cuba. Par son président Gaston Browne, premier ministre d’Antigua-et-Barbuda, la CARICOM a exhorté Washington à abandonner la mentalité de la Guerre Froide : « J’appelle le président Obama à lever immédiatement cet embargo absurde ».

Depuis plus d’un demi-siècle, les États-Unis imposent des sanctions économiques extrêmement sévères qui affectent toutes les catégories de la population cubaine et tous les secteurs de la société. Dotées d’un caractère extraterritorial et rétroactif, elles constituent une grave violation du Droit international et représentent le principal obstacle au développement économique de l’île.

En octobre 2014, pour la 23ème année consécutive, 188 pays ont voté pour la levée des sanctions contre Cuba lors de la réunion annuelle de l’Assemblée générale des Nations unies. Washington s’est une nouvelle fois vu infliger un camouflet politique cinglant, se retrouvant isolé sur la scène internationale. Seul Israël a apporté son soutien aux États-Unis.

De nombreuses voix se sont élevées aux États-Unis pour réclamer un changement de politique à l’administration démocrate. Hillary Clinton, secrétaire d’État durant le premier mandat de Barack Obama, avait exhorté l’actuel président à assouplir l’état de siège contre Cuba, et même à éliminer complètement les sanctions en raison de leur caractère anachronique, cruel et inefficace. « L’embargo n’a pas atteint ses objectifs », a-t-elle souligné dans son ouvrage Hard Choices, ajoutant que l’hostilité vis-à-vis de l’île était très mal perçue en Amérique latine et constituait un obstacle au développement des échanges avec les pays du Sud.

Charlie Crist, ancien gouverneur démocrate de la Floride, où réside la plus grosse communauté cubano-américaine des États-Unis, a également fait part de sa circonspection quant au maintien des sanctions. « Je suis arrivé à la conclusion que nous devons lever l’embargo. La définition de la folie est de refaire la même chose est d’espérer un résultat différent », a-t-il souligné, en rappelant le caractère irrationnel de la politique étrangère des États-Unis vis-à-vis de Cuba.

La Chambre de commerce des États-Unis, qui représente le monde des affaires et près de 3 millions d’entreprises, a appelé la Maison-Blanche à établir une nouvelle relation avec La Havane. Thomas Donohue, son président, s’est rendu à Cuba et a lancé un appel aux responsables politiques étasuniens : « Trop longtemps, la relation entre nos nations a été définie par nos différences. Il est temps d'ouvrir un nouveau chapitre des relations entre les États-Unis et Cuba, et ce moment, c'est maintenant […]. Il est temps d'éliminer les barrières politiques établies de longue date et de gommer nos différences. C'est dans l'intérêt du peuple américain et des entreprises américaines ». Donohue a été charmé la beauté de l’île : « Cuba est un endroit merveilleux ». Il a appelé Obama à lever les restrictions qui pèsent sur les citoyens étasuniens, lesquels sont interdits de séjour à Cuba, alors qu’ils peuvent se rendre dans n’importe quel autre pays du monde : « Nous souhaitons que les Américains qui n’ont pas de famille à Cuba puissent également voyager ».

Dans un long éditorial, le New York Times a enjoint Washington à changer de politique et à établir une relation plus apaisée avec La Havane :

« Pour la première fois depuis plus de 50 ans, un changement de politique aux États-Unis et à Cuba rend politiquement possible le rétablissement de relations diplomatiques formelles et le démantèlement de cet embargo insensé. […] M. Obama devrait saisir l’opportunité de mettre un terme à une longue ère d’inimitié et aider la population qui a énormément souffert […]. Le gouvernement [cubain] a fait part de sa disposition à rétablir les relations diplomatiques avec les États-Unis sans conditions. En guise de premier pas, l’administration Obama devrait éliminer Cuba de la liste du Département d’État des nations soutenant le terrorisme […]. Le gouvernement des États-Unis reconnaît que La Havane joue un rôle constructif dans le conflit en Colombie en accueillant des pourparlers entre le gouvernement et les leaders de la guérilla. Depuis 1961, Washington a imposé des sanctions pour se débarrasser du régime castriste. Au fil du temps, il est devenu évident pour de nombreux responsables américains que l’embargo est un échec cinglant. […]. Un sondage récent montre qu’une ample majorité de Cubains-américains de Miami sont désormais opposés à l’embargo. Une majorité significative d’entre eux est favorable au rétablissement de relations diplomatiques, reflétant ainsi le point de vue de l’ensemble des Américains ».

Même l’Église catholique cubaine a fortement critiqué la politique des États-Unis lors de la Conférence des Évêques catholiques de Cuba (COCC). « La population souffre de l’isolement dont est l’objet Cuba de la part des États-Unis car cette politique contribue à accroître les difficultés des plus faibles ».

En persistant à appliquer une politique obsolète datant de la Guerre froide, qui affecte les secteurs les plus fragiles de la société cubaine, Washington se retrouve isolé au sein de la communauté internationale qui ne comprend pas cet acharnement à maintenir un état de siège inefficace et contreproductif. Désormais, le seul pays d’Amérique à ne pas disposer de relations diplomatiques et commerciales normales avec Cuba sont les États-Unis. A deux ans de la fin de son second mandant, Barack Obama serait avisé de prêter une oreille attentive à cette exhortation unanime et d’accepter le rameau d’olivier tendue par La Havane.

Rapprochement historique entre Cuba et les États-Unis !
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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 20:27

La SNCF parle aux femmes : un "maquillage simple et soigné est fortement recommandé" et six produits "indispensables" conseillés, dont un "blush bonne mine" et "un rouge à lèvres discret". Ces conseils de présentation, préconisations pour être « acceptable » aux guichets, le personnel féminin de l’entreprise a pu les lire dans la page rose du livret qui leur a été remis à l’occasion de la présentation des nouveaux uniformes.  Il est également recommandé aux femmes de porter des bijoux. Pour les hommes, sur la page bleue du livret, les petits conseils vont de "bien porter la veste", en ne fermant pas le dernier bouton, à la "beauté des mains" à "hydrater régulièrement". La barbe et la moustache peuvent être "tendances" mais devront rester "nettes". La direction pousse les conseils encore plus loin et invite ses employés à opter pour un déodorant, en plus d’un "parfum léger et subtil".

 

Sexisme ou relation client

Une initiative qui passe mal auprès des syndicats. "La direction de la SNCF fait le choix assumé de pratiques sexistes et discriminatoires d’un autre temps, indignes d’une entreprise publique comme la SNCF qui a un devoir d’exemplarité" tempête la CGT Cheminot. Le syndicat rapporte également qu’"à certains endroits, des directions régionales proposent aux conductrices de train un kit (go girl !) pour leur permettre d’uriner debout !!"


"Il s'agit bien là de sexisme", pour SUD-rail, qui appelle la SNCF à "prendre exemple sur le groupe Casino qui à travers un guide managérial entend déconstruire les stéréotypes et vaincre les préjugés sur l'apparence".
L’entreprise s’est justifiée auprès de l’AFP : "Ce guide n'est pas un règlement. Il donne des conseils comme le font toutes les entreprises de service en relation avec des clients".


Pas convainquant pour la Fédération CGT des cheminots, qui "va interpeller le ministère du droit des femmes pour demander le retrait du label AFNOR que vient d’obtenir l’entreprise sur l’égalité professionnelle."

A la SNCF, un "maquillage simple et soigné est fortement recommandé"
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16 décembre 2014 2 16 /12 /décembre /2014 23:45
Autoroutes : renationaliser !

Une mission parlementaire pointe le risque de « rente » à vie des sociétés gestionnaires du réseau.

 

Le PCF lance une campagne pour stopper 
les concessions, avec à l’appui une proposition de loi à l’Assemblée. Les parlementaires communistes disent « Stop au racket ! » des sociétés d’autoroutes. Une campagne appuyée sur le nouveau dépôt d’une proposition de loi de renationalisa­tion du réseau.

Alors que le débat s’aiguise sur des sociétés concessionnaires jamais plus profitables qu’aujourd’hui, « il fallait au regard des profits réalisés dénoncer un véritable racket à l’encontre des usagers d’autorou­tes », dit André Chassaigne, président du groupe communiste à l’Assemblée. Les concessionnaires, avec 14 milliards d’euros déjà engrangés depuis 2005, sont assurés d’en toucher 32 au terme des contrats conclus avec l’État. Opposés depuis toujours à la privatisation, les communistes lancent donc une campagne avec un chiffre aisé à comprendre : « Sur 100 euros de péages versés, ce sont entre 20 et 24 euros qui vont directement dans les poches des actionnaires. » « Vous en connaissez beaucoup des entreprises avec de telles marges ? » s’emporte le député communiste de l’Oise Patrice Carvalho.

Le diagnostic de sociétés d’autoroutes gavées est partagé par tous, la Cour des comptes dans un rapport en 2013, l’Autorité de la concurrence en septembre dernier qui notait que « l’État a une occasion de changer la règle du jeu à l’avantage du consommateur ». Idem pour la mission d’information parlementaire qui dévoile les premiers éléments de ses travaux pour juger que le futur plan de relance autoroutier sous la houlette du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, tombe dans l’habituel travers : rendre la vie belle aux sociétés concessionnaires. Le plan prévoit en effet un rallongement de quelques années des concessions s’étirant aujourd’hui entre 2028 et 2033, en échange d’investissements, et de la promesse d’une baisse des péages pour les usagers. « On peut légitimement se poser la question du maintien dans le temps de ce qui deviendra immanquablement une rente si les contrats sont toujours prolongés », estime prudemment Bertrand Pancher, député UDI et président de la mission parlementaire.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, prend moins de gants. « Quand on entend le responsable du Medef, Pierre Gattaz, au même moment dire qu’il serait scandaleux de mettre en cause les dividendes versés aux actionnaires et qu’il veut la suppression de l’impôt sur la fortune, je crois que l’on a besoin de faire éclater plus fortement la vérité sur un certain nombre de rackets. Celui-là, de 32 milliards, est scandaleux, à comparer au niveau de déficits au nom desquels on écrase les dépenses publiques. Cet argent peut servir à développer l’infrastructure des transports de manière écologique. »

Le communiste Patrice Carvalho ajoute que les « collectivités peinent à financer les routes départementales (ex-nationales) et les voies communales. Or avant, l’État finançait ces routes avec le produit des péages autoroutiers : c’était normal, elles mènent, ces routes, aux accès autoroutiers. Aujourd’hui, la charge en incombe aux départements et aux communes sans moyens suffisants », pointant en outre que l’abandon de l’écotaxe complique encore le financement de travaux nécessaires. « On dit, renchérit André Chassaigne, que ça coûterait cher, une renationalisation. Cet investissement via un emprunt, selon plusieurs études, serait vite rentabilisé. Vaut-il mieux que cet argent aille dans les poches des actionnaires ou qu’il serve à financer la transition écologique ? » Le rapporteur de la mission, le socialiste Jean-Paul Chanteguet, défend lui aussi un emprunt obligataire pour racheter le réseau, et le confier en régie aux sociétés d’autoroutes.

Les formules existent donc, reste la volonté politique !

 

Autoroutes : renationaliser !
Autoroutes : renationaliser !
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 22:12
Macron, la régression !

« On place ses éloges comme on place de l’argent, pour qu’ils nous soient rendus avec les intérêts », écrivait Jules Renard.

Xavier Bertrand, candidat UMP à la primaire pour 2017, n’a pas d’autre dessein en couvrant de compliments Manuel Valls : « Prenez le pouvoir ou prenez vos responsabilités ».

Égrenant sa liste d’un programme ultralibéral, l’ancien ministre des Affaires sociales appuie Matignon pour « faire des réformes jusqu’au bout ». Le calcul est limpide : la démission du Premier ministre devant l’idéologie du Medef conforte le discours de l’UMP et les brutalités infligées aujourd’hui serviront de point d’appui à celles envisagées demain. C’est dire encore combien le ralliement à l’austérité du petit cercle 
des gouvernants fortifie les projets les plus réactionnaires. C’est un scénario qui s’est déjà déroulé en Allemagne, avec le résultat qu’on sait, et une Angela Merkel 
qui danse désormais sur les décombres du Parti social-démocrate.

Macron, la régression !

À gauche, la loi Macron, que de plus en plus de députés de droite se disent disposés à voter, suscite une indignation et des mobilisations croissantes.

Cela a même secoué les états généraux du Parti socialiste, pourtant anesthésiés par une charte sans odeur, ni saveur. En mettant en cause ce projet, Marie-Noëlle Lienemann l’a emporté à l’applaudimètre. Un nombre croissant de députés socialistes hésitent à se compromettre en votant à l’Assemblée une telle régression. La protestation n’est pourtant pas si aisée à organiser. En éparpillant façon puzzle les garanties sociales, le patron de banque promu ministre s’efforce de disperser les oppositions.

Le Front de gauche a décidé, dans la variété de ses composantes, de s’engager dans une campagne qui permette de donner corps au mécontentement à l’égard d’un texte qui puise son inspiration dans les bréviaires du Medef.

Le pire n’est pas certain !

Macron, la régression !
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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 19:08
Lundi, il ne devrait y avoir en Belgique ni transports en commun, ni trains, ni bus, ni avions dans le ciel, ni école, ni courrier. Les administrations seront pour la plupart fermées et les hopitaux  en service minimum. Les entreprises privées sont aussi concernées, et nombre de commerces. Les chauffeurs routiers ont annoncé leur intention de bloquer le réseau routier, les contrôleurs aériens de fermer l'espace belge pendant 24 heures. Dans les « zoning » industriels, de la Flandre jusqu'à la province de Luxembourg en passant par Bruxelles, Liège et Charleroi, les piquets de grève ont commencé à se mettre en place dès dimanche soir.
 
Cette grève générale est de point d'orgue d'un mouvement social lancé dès la mi octobre à l'annonce du programme économique et social du nouveau gouvernement fédéral. Dirigé par le libéral francophone Charles Michel, il est dominé par le parti nationaliste flamand de Bart de Wever, chef de la NVA (Nouvelle Alliance Flamande) et bourgmestre d'Anvers.
 
Un programme d'austérité qui vise, comme ailleurs en Europe et en France, à faire payer la crise par les couches modestes de la population et les classes moyennes en épargnant le capital. Les mesures les plus contestées sont l'allongement de la durée du travail (retraite à 67 ans en 2020) et le blocage des salaires par un gel de leur indexation sur l'inflation, habituellement automatique en Belgique. S'y ajoutent de nouvelles atteintes aux services publics, notamment les transports et la santé. Les syndicats ont réagi au quart de tour en organisant dès le 6 novembre une manifestation de masse, la plus grande depuis 1986: 120.000 manifestants ont envahi les rues de la capitale. Manifestation d'autant plus exemplaire qu'elle réunissait l'ensemble des organisations, de la FGTB (syndicat socialiste) à la CSC (syndicat chrétien) en passant par le FLB (Libéral). Des syndicats d'autant plus remontés qu'ils ont été mis devant le fait accompli dans un pays où la concertation sociale est la règle.
 
Depuis, trois journées de grèves tournantes (une par région) ont eu lieu, toujours en « Front commun syndical ». Sans convaincre le gouvernement de bouger.
 
Pour le politologue Dave Sinardet, de l'Université d'Anvers, « cette grève générale pose un problème d'autant plus grave au gouvernement que les syndicats chrétiens y participent très activement, notamment en Flandre, alors que le parti auquel il sont traditionnellement liés, le CDNV, est au gouvernement. Cela met les chrétiens démocrates flamands dans une position très délicate. Beaucoup d'analystes pensaient qu'il y aurait un fossé communautaire, que les grèves seraient moins suivies en Flandre que dans la partie francophone du pays, mais ce n'est pas le cas. On voit d'ailleurs que la FGTB, syndicat socialiste, proteste aussi en Wallonie où le PS est au gouvernement régional. Cela contredit l'analyse de Bart De Wever sur le fait que la FGTB serait le bras armé du PS. En réalité, ce qui unit les gens, c'est le sentiment d'injustice. Une large partie de l'opinion considère que les sacrifices qu'on impose aux gens ne sont pas équilibrés. Un sentiment renforcé par l'actualité comme Luxleaks et les mesures qui permettent aux grandes entreprises de ne pas payer d'impôts. L'idée progresse que le gouvernement exécute trop le programme du patronat»
 
Un tout récent sondage confirme cette analyse:  85% de la population belge est favorable à l'idée d'une « taxe des millionaires » lancée en 2009 par le PTB (Parti du Travail de Belgique).
 
Reste à savoir comment va se comporter le gouvernement. Cédera-t-il aux menaces brandies ces derniers jour par le patronat de lancer des actions juridiques contre les syndicats et d'envoyer des huissiers constater les piquets de grève et dresser des procès verbaux? Une attitude qui rappelle, selon l'avocat Jan Buelens, la manière dont Mme Thatcher s'était attaquée au droit de grève en Grande Bretagne. Un bras de fer est décidémment engagé.
La Belgique paralysée par une grève générale
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13 décembre 2014 6 13 /12 /décembre /2014 21:11

L'Humanité - Vendredi, 12 Décembre, 2014

Une étude démontre que les banquiers trichent ne serait-ce que lorsqu’on leur demande de jouer à pile ou face. Les scientifiques à l’origine de l’expérience s’interrogent donc si les banquiers sont tricheurs par nature, ou par culture d’entreprise.

AFP/FABRICE COFFRINI

AFP/FABRICE COFFRINI

C’est la très sérieuse revue scientifique Nature qui publie les résultats de cette étude, menée conjointement par des chercheurs des universités de Zurich et de Chicago. L’expérience, réalisée sur les employés de deux grandes banques qui ont accepté de participer à condition de conserver l’anonymat, conclut que 26 % des banquiers interrogés ont triché. L’exercice était pourtant simplement de jouer 10 fois de suite à Pile ou Face. Si la pièce tombait sur face le banquier gagnait 20 dollars, sur pile, rien. L’exercice était à dessein peu surveillé et se basait principalement sur le déclaratif.

La moitié des banquiers participait à l’expérience en condition de travail, l’autre en condition de "loisir". Près de 60 % des pièces de la première moitié sont tombées sur le côté face, ce qui est impossible, alors que l’autre moitié affichait un taux de réussite plus proche de la normale à 51,6 %. Pour confirmer ces résultats, les banquiers ont été confrontés à 355 autres personnes : un groupe d’étudiants et un panel d’employés de l’industrie. Les traders et autres gestionnaires de risques se sont à nouveaux déclarés bien plus chanceux.

Le banquier est-il tricheur par nature ?

Une question posée aux banquiers qui ont participé à l’enquête montre d’ailleurs qu’ils ont eux même conscience d’un problème. La majorité d’entre eux feraient ainsi davantage confiance à un détenu de prison qu’à un de leur collègue banquier pour ne pas tricher à pile ou face.
Les chercheurs concluent donc que les banquiers sont certes davantage tricheurs que les autres, mais que c’est principalement dû à leur environnement professionnel et à la culture de la banque et du profit. Qu’ils ne sont pas naturellement malhonnêtes, mais que c'est la culture de l’entreprise qui les pousse à mentir et à tricher.

Par une heureuse coïncidence, cette étude nous éclaire alors que Frédéric Oudéa, patron de la Société Générale, était ce vendredi matin l’invité de France Inter. "Si vous prenez les listes de l'État français, nous ne sommes dans aucun soi-disant paradis fiscal" a-t-il affirmé. Face aux faits, il persiste :
« Je n'ai pas en tête que nous soyons présents aux îles Caïmans, aux Bermudes... ah d'accord. » Autre citation édifiante, lorsqu’il est sommé de justifier le fait que les banques touchent 300 millions d’euros de CICE, il se justifie : « Quand vous faites le bilan des plus et des moins, nous sommes le secteur le plus taxé en France. »
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12 décembre 2014 5 12 /12 /décembre /2014 21:05

A l’approche des élections présidentielles en Grèce, qui débuteront le 17 décembre, Syriza caracole en tête des intentions de vote. Et le parti anti-austérité de Tsipras, avec son programme volontaire pour sortir de la crise humanitaire, affole complètement la droite, la bourse et les banquiers.

 

Le parti de gauche Syriza frôle à lui seul les 35 % dans les intentions de vote (entre 31 et 34,5 selon les sondages). C’est environ 5 points de plus que la coalition au pouvoir, rassemblant droite libérale et sociaux démocrates, et 35 % seraient suffisant pour obtenir seul la majorité au parlement, grâce au bonus de 50 députés offert au parti qui arrive en tête. Après avoir fait de très bons scores aux dernières élections locales et encore davantage aux Européennes, le discours de gauche, humaniste et radicalement anti-austérité de Syriza continue à conquérir les Grecs. Avec les présidentielles en Grèce qui débuteront le 17 décembre, et les législatives anticipées qui pourraient suivre dès janvier, l’accession d’une vraie gauche de changement au pouvoir devient une sérieuse possibilité et la panique guette le secteur banquier.


Dans un discours ce jeudi, le Premier ministre Antonis Samaras a lancé l'offensive en jouant sur la peur : "c'est nous ou le chaos". Il essaye d’imposer comme président à la Grèce l'ex-commissaire européen Stavros Dimas qui pour être élu devra recueillir au moins la majorité des trois cinquièmes, soit 180 voix sur 300, alors que la majorité dont dispose Samaras au parlement n'est que de 155 sièges.  Si la Grèce ne parvient pas à se doter d'un président au soir du 29 décembre, le Premier ministre n'aura d'autre choix que de dissoudre le parlement dans les 10 jours et de convoquer des élections anticipées. Samaras a pourtant reçu cette semaine le soutien du commissaire européen aux Affaires économiques, un certain Pierre Moscovici…

 

La droite grecque n’est pas là seule à avoir des suées. La bourse d’Athènes s’est effondrée de 20 % en trois jours. Le gérant de Capital Group, l’un des plus grands fonds de pension au monde, a lancé au Telegraph : « son programme [ndlr. de Tsipras] est pire que le communisme, ce sera le chaos total ! » Les créanciers se rendent malades et menacent de couper le robinet de financement à la Grèce. Sauf qu’ils refusent déjà de le faire, le pays reste obligé de se financer auprès du Mécanisme Européen de Stabilité.


Le programme d’Alexis Tsipras est le cauchemar des banquiers : hausse du salaire minimum, moratoire sur les dettes privées aux banques, annulation de près des deux tiers de la dette publique car illégitime,  et augmentation des dépenses de l'Etat pour relancer l’investissement, sauver les services publics et surtout sortir la population de la grave crise humanitaire qui la frappe.


Pour effrayer le peuple grec, Samara et les banques agitent le chiffon rouge de la sortie de l’Europe si Syriza gagnait les élections. Tsipras reste clair : sa priorité s’il est élu reste la « sortie du mémorandum », qui asservit la Grèce à la Troïka, et qui impose cette austérité criminelle et la destruction de tous les services publics. Fort de sa légitimité démocratique dans son rapport de force, il pourrait appliquer son programme, convaincu que la Grèce ne peut être exclue de la zone Euro sans que cela ne crée des dégâts énormes : une panique généralisée du système financier, comme une vraie crise démocratique. En effet, comment justifier qu’un peuple qui élit démocratiquement un gouvernement dont le programme est de le sortir d’une véritable crise humanitaire, soit exclu contre son gré ? D’autant plus que des formations comme Podemos, parti de gauche anti-austéritaire en tête des sondages en Espagne, sont en embuscade.

 

Grèce: "c'est pire que le communisme, ce sera le chaos total !"
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11 décembre 2014 4 11 /12 /décembre /2014 22:09

Mercredi, 10 Décembre, 2014

 

Le gouvernement, Manuel Valls en tête, a présenté, hier, le projet de loi controversé du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron. À gauche et jusque dans les rangs du PS, les oppositions se sont confirmées à mesure que le projet était officiellement présenté.

 

Photos : Charles Platiau/Reuters

Photos : Charles Platiau/Reuters

Jour après jour, le ministre de l’économie rassemble de plus en plus... contre lui. Hier, c’était au tour des professions réglementées (avocats, notaires...) de manifester.

 

En rangs serrés. À la sortie du Conseil des ministres, hier matin, Manuel Valls est monté au créneau pour défendre le désormais fameux projet de loi Macron, du nom du ministre de l’Économie, très contesté sur plusieurs fronts, en particulier sur sa gauche. Le ministre en question a eu droit à un discours de soutien total de la part du premier ministre qui a engagé tout l’exécutif, Élysée compris : « C’est une loi de progrès et de liberté et là je reprends les mots prononcés par le président de la République », a-t-il déclaré. « Libérer », « investir » et « travailler ». À défaut d’avoir encore été consacrés devise du gouvernement « pro-business » (Manuel Valls à la City de Londres le 6 octobre dernier), ces trois mots ouvrent chacun l’un des chapitres du projet de loi « pour libérer le potentiel inexploité de croissance et d’activité ». 106 articles liés à des sujets très divers, sous un même emballage. Il y a l’élargissement du travail dominical, principal sujet de discorde. Mais aussi l’ouverture des lignes d’autocar sur le territoire national concurrençant les liaisons ferroviaires de la SNCF, la libéralisation des professionnels réglementées du droit tels les notaires ou les huissiers, le retour de la possibilité de ventes immobilières à la découpe, ou encore des attaques contre les prud’hommes. Autant de thèmes abordés, de catégories touchées, que de résistances possibles. « Je vois bien le risque de différents fronts, reconnaît le très libéral député socialiste Christophe Caresche.

 

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10 décembre 2014 3 10 /12 /décembre /2014 20:44

Déclaration de Patrick Le Hyaric.

 

L’assassinat de Ziad Abou Eïn, ministre palestinien en charge du dossier de la colonisation, par l’armée israélienne n’est pas un hasard: cet acte barbare et intolérable doit être condamné.

 

J’apprends avec effroi et horreur l’assassinat  de Ziad Abou Eïn, ministre en charge du dossier de la colonisation au sein de l’Autorité palestinienne lors d’une manifestation en Cisjordanie.

 

Monsieur Ziad Abou Eïn manifestait pacifiquement auprès de 300 palestiniens dans le village de Turmus Ayya, près de Ramallah, pour planter des oliviers et dénoncer les activités de la colonisation israélienne lorsque les soldats israéliens l’ont battu à mort. Cet acte intolérable et barbare, non isolé, de l’armée israélienne doit être condamné immédiatement et fermement par la communauté internationale et des sanctions doivent être prises à l’encontre du gouvernement israélien car ce n’est pas un hasard que l’on tue le ministre palestinien en charge des problèmes liés à la colonisation. Le gouvernement israélien choisit une nouvelle fois la force, la violence et le viol du droit international. La poursuite de la colonisation, les humiliations et les violences quotidiennes perpétrées par l’armée israélienne ne peuvent plus durer. Il est urgent que le droit international soit respecté, que la colonisation cesse et que l’Etat de Palestine avec comme capitale Jérusalem-Est soit reconnu par la communauté internationale.

 

J’adresse toutes mes condoléance à sa famille, à ses proches, à l’Autorité palestinienne et au peuple palestinien.

 

Patrick Le Hyaric

"L’assassinat de Ziad Abou Eïn est un acte barbare et intolérable"
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