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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 19:31

Des producteurs de lait ayant témoigné leur mécontentement vis-à-vis de Lactalis dans un reportage d’Envoyé Spécial sur France 2 voient leur contrat rompu par le géant laitier.

 

L'été dernier, la crise provoquée par Lactalis avait fait couler beaucoup d'encre. Le torchon brûle à nouveau, cet hiver. "S'il vous appartient d'être en désaccord avec notre politique d'approvisionnement lait, celle-ci reste cependant de notre ressort et ne peut en toute hypothèse faire l'objet d'un tel dénigrement. Au regard du contexte général ayant entouré vos déclarations, nous avons pris la décision de mettre un terme à nos relations", peut-on lire sur un courrier envoyé par Lactalis à l'un des éleveurs dont l'AFP a obtenu une copie.

 

Le reportage intitulé "Sérieusement ? Lactalis: le beurre et l'argent du beurre ?" avait été diffusé le 13 octobre dans l'émission "Envoyé Spécial" sur France 2 et mettait en cause le groupe laitier et son PDG, Emmanuel Besnier.

 

"Je ne pensais pas qu'ils oseraient le faire", explique l'un des producteurs de lait ayant requis l'anonymat de crainte de ne pas trouver de laiterie de remplacement. Cinq producteurs sont concernés par cette rupture de contrat, avec préavis de 12 mois.

 

Le porte-parole de Lactalis, Michel Nalet, a confirmé à l’AFP l'envoi du courrier et expliqué qu"il n'est pas possible de poursuivre une relation avec des producteurs qui dénigrent leur employeur". Sur les contrats liant Lactalis aux producteurs de lait, il est spécifié que ces derniers ont l'obligation de respecter l'image du groupe, auquel cas ils peuvent craindre une rupture de leur contrat, a-t-il rappelé.

 

Ce même reportage avait fait l'objet d'une plainte de la part de M. Besnier qui avait dénoncé des "attaques injustifiées", "la diffusion d'une émission uniquement à charge" et une atteinte à sa vie privée en montrant des images de sa résidence, le château du Vallon à Entrammes (Mayenne).

 

Mardi, la cour d'appel d'Angers a jugé que "la diffusion à une heure de grande écoute de l'extrait litigieux (...) puis son maintien en ligne sur le canal de rediffusion Pluzz" était "susceptible de porter atteinte" à la vie privée de M. Besnier.

 

En revanche, elle a débouté le PDG de sa demande d'interdiction de rediffusion par France 2, qui a argué que "le reportage litigieux n'était plus en ligne sur les sites" du groupe "à la date du 26 octobre 2016 et qu'aucune diffusion n'était établie".

 

Lactalis rompt le contrat de cinq producteurs de lait suite à un reportage diffusé sur France 2
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château
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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 00:00

Le dernier débat télévisé entre les deux finalistes, Benoît Hamon et Manuel Valls, avant le scrutin de la primaire PS du dimanche 29 janvier a donné du grain à moudre à Maurice Ulrich, journaliste à l'Humanité. Réalisation : Abrahim Saravaki.

Débat Hamon-Valls : Le fantôme du capitalisme !
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 22:45
Photo Jean-François Monnier/AFP

Photo Jean-François Monnier/AFP

Mercredi, 25 Janvier, 2017 - Humanite.fr

 

Personne n’a vu Penelope Fillon au travail comme attachée parlementaire entre 1998 et 2006. Pourtant, le salaire brut mensuel de l’épouse du candidat à la présidentielle de 2017 est passé de 3 900 euros en 2001 à 7 900 euros en 2006. Que faut-il alors penser du candidat Fillon qui trouve que le Smic augmente trop vite dans notre pays et que les Français ne travaillent pas assez ?

Le Canard enchaîné de cette semaine nous apprend que François Fillon a inventé une forme de revenu universel unique pour sa femme et pour l’aisance financière de son ménage. Penelope Fillon, qui a toujours dit qu’elle se contentait d’être une mère au foyer de famille nombreuse, percevait de 1998 à 2002 un salaire de « collaborateur de député ». Son employeur était François Fillon, député de la Sarthe. La chose n’est pas illégale, mais personne n’a vu Penelope Fillon dans l’exercice de cette fonction. En 2001, son salaire brut mensuel était de 3 900 euros. En 2002, il passait à 4 600 euros, soit une augmentation de 700 euros d’un coup, ce qui fait près de 20 %. Même la grève de 1968 n’avait pas donné lieu à de telles augmentations, sauf pour le Smic qui demeure aujourd’hui trop élevé aux yeux de François Fillon.

En 2002, la droite gagne l’élection présidentielle et les législatives. Fillon devient ministre du Travail et vient habiter à Paris. Sa femme le suit pour ne pas rester seule dans la Sarthe. Il ne l’embauche pas dans son ministère. Mais ayant la chance de lui succéder comme député, son suppléant Marc Joulaud embauche officiellement Penelope « à plein temps » avec un salaire brut mensuel de 6 900 euros. Problème, de 2002 à 2007, les deux autres collaborateurs du député Joulaud n’ont jamais vu Penelope au travail. « Je n’ai jamais travaillé avec elle. Je ne la connaissais que comme femme de ministre », a déclaré au Canard Jeanne Robinson-Behre, qui travaillait pour Joulaud à l’Assemblée comme dans sa circonscription de la Sarthe. En 2006, la rémunération mensuelle brute de Penelope passe néanmoins à 7 900 euros par mois.

Pourquoi ce nouveau coup de pouce ? Le Canard ne le dit pas. Mais il faut ici savoir qu’en début d’été 2005, François Fillon ne fait pas partie du nouveau gouvernement formé par Dominique de Villepin après la démission du gouvernement Raffarin, suite au référendum perdu sur le traité européen en juin. À l’époque, un député ne peut pas retrouver son siège laissé à son suppléant en cours de mandat. Fillon doit donc attendre l’automne 2005 pour se faire élire sénateur. Voilà peut-être une des raisons de l’augmentation du salaire de madame en 2006.

Pour le reste, le Canard nous apprend que Penelope a été « embauchée », à partir de 2012, à la Revue des deux mondes de Marc Ladreit de Lacharrière, riche homme d’affaires et ami de François Fillon. Elle y a signé deux ou trois notes de lecture. Mais personne ne se souvient de l’avoir vue y travailler bien qu’elle percevait un salaire brut de 5 000 euros par mois.

On sait que le projet présidentiel de François Fillon prévoit de supprimer l’impôt sur la fortune, de supprimer les 35 heures et d’aligner la durée hebdomadaire du travail sur 48 heures, comme c’est le cas dans certains pays européens. Il prévoit d’augmenter de 2 % la TVA que les plus pauvres paient aussi sur tout ce qu’ils achètent, ce qui réduira leur pouvoir d’achat. Il faut enfin citer ce qu’il propose dans son livre (1) concernant le Smic : « Je pense également qu’il faut revoir le mécanisme de revalorisation du Smic qui, même sans “coup de pouce”, augmente mécaniquement chaque année, en étant indexé à la fois sur l’inflation et sur 50 % des gains de pouvoir d’achat du salaire horaire moyen des ouvriers et employés. Ce dispositif doit pouvoir être révisé en prenant en compte la pression de la compétition internationale et l’état de nos performances par comparaison avec nos principaux concurrents. »

Le Smic augmente trop aux yeux de François Fillon. Pour reprendre ses arguments, « les performances » de Penelope Fillon comme assistante parlementaire n’ont jamais pu être comparées avec ses « principaux concurrents » auprès de Fillon et même de Joulaud, puisqu’elle n’a jamais été vue au travail.

Ces dernières semaines, François Fillon a souvent mis en exergue sa foi chrétienne pour tenter de se présenter aux yeux des Françaises et des Français comme un homme charitable. Mais, pour reprendre une formule bien connue aux yeux de François Fillon, c’est toujours « charité bien ordonnée commence par soi-même ». Le doublement de la paie de Penelope en cinq ans le prouve alors que son activité professionnelle reste à prouver.

Même quand on a toujours voté à droite, il peut probablement paraître difficile de voter pour François Fillon cette année. 

 
(1) Faire  de François Fillon , page 127 , Albin  Michel.

Gérard Le Puill

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 22:26

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise, a décidé de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions pour les législatives. Une décision qui agace le Parti communiste français. Les deux formations se réunissaient lundi [hier, Ndlr] pour en discuter.

Le député communiste André Chassaigne et Jean-Luc Mélenchon, le 14 mars 2012 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)

Le député communiste André Chassaigne et Jean-Luc Mélenchon, le 14 mars 2012 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)

Thomas Baïetto France Télévisions

« On se tire une balle dans le pied. » Le communiste André Chassaigne, député de la cinquième circonscription du Puy-de-Dôme ne comprend pas pourquoi le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise, présente un candidat contre lui aux législatives de juin. Après quelques tergiversations et un vote des militants communistes, les deux formations se sont en effet alliées pour la présidentielle. "J'évacue toute forme d'aigreur ou de réticence, j'appelle à voter Mélenchon", assure celui qui militait pour une candidature communiste. Si rien ne change, deux candidats du défunt Front de gauche se disputeront donc une place pour le second tour.

Cette incongruité n'est pas limitée à cette circonscription auvergnate. Contrairement à 2012, Jean-Luc Mélenchon et le Parti communiste n'ont signé aucun accord politique. Dimanche 15 janvier, le Parti communiste français a investi 253 candidats aux législatives, alors que la France insoumise ambitionne de présenter des candidats dans les 577 circonscriptions."C'est une élection nationale, nous souhaitons que l'ensemble des candidats soient en cohérence avec notre candidature à l'élection présidentielle", justifie auprès de franceinfo Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon et candidat à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

 

« On signerait l'arrêt de mort de notre parti »

Pour assurer cette cohérence, les candidats doivent signer une charte détaillée, qui pose plusieurs problèmes aux communistes. Elle prévoit le rattachement de chaque candidat à l'association de financement de la France insoumise, un point-clé pour obtenir des financements publics. "Je ne vois pas comment un communiste pourrait signer cela. Ce serait l'arrêt de mort de notre organisation politique", estime André Chassaigne. La charte intime également au futur député de "respecter la discipline de vote du groupe". "Depuis des décennies, il y a une liberté de vote au PCF", rappelle le député.

Ce serait un retour en arrière. On ne peut pas dire que c'est stalinien mais on reviendrait à la IIIe internationale, avant la guerre

André Chassaigne à franceinfo

S'il dit ne pas craindre pour son siège, André Chassaigne redoute que cette division "suicidaire" empêche la gauche anti-libérale d'envoyer à l'Assemblée nationale les 15 députés nécessaires pour former un groupe, source d'avantages politiques. "L'enjeu, c'est d'avoir un groupe de résistance face à un président de droite ou d'extrême droite. On en aura besoin", martèle celui qui préside aujourd'hui le groupe Gauche démocrate et républicaine. Cet éparpillement pourrait compromettre les chances de victoire dans les anciens fiefs communistes, conquis par les socialistes en 2012.

 

« L'intelligence collective l'emportera »

C'est précisément le cas de la septième circonscription de Seine-Saint-Denis, où se présente Alexis Corbière. « C'est une circonscription importante pour nous, face au porte-parole du Parti socialiste, Razzy Hammadi. Je ne me présente pas contre untel ou untel, sauf le candidat sortant », assure le professeur d'histoire. En face, le candidat soutenu par les communistes, Gaylord Le Chequer, assure avoir appris la nouvelle « de manière sereine ». « Le dépôt officiel des candidatures est en mai. Entre temps, l'intelligence collective l'emportera », déclare, philosophe, cet adjoint à la mairie de Montreuil auprès de franceinfo.

André Chassaigne espère également que des désistements de part et d'autre permettront de régler le problème. Mais il redoute que Jean-Luc Mélenchon et ses soutiens ne se laissent griser par leur bonne campagne. « Ils sont persuadés qu'ils vont balayer le paysage politique, comme Podemos en Espagne, observe-t-il. Il peut y avoir un vent qui se lève, mais je ne pense pas que ce sera une bourrasque qui emportera tout sur son passage ». Le député estime à l'inverse que ce désaccord pourrait coûter quelques voix à Jean-Luc Mélenchon : « Cela paralyse la campagne. Comment mettre sur le terrain des militants communistes pour défendre Mélenchon alors qu'il présente un candidat contre le député sortant ? » Une réunion entre les deux formations était prévue ce lundi 23 janvier pour aborder le problème.


 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 22:08
Spéciale dédicace aux électrices et électeurs qui ont voté hier, qui voteront dimanche prochain et dans quelques semaines : Robert Ménard remporte le Grand Prix 2016 du «menteur en politique»

Le maire de Béziers a été sacré pour ses mensonges répétés sur l’immigration. Il succède à Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy.

 

Le maire de Béziers a été sacré pour ses mensonges répétés sur l’immigration. Il succède à Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy.

Après Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy, Robert Ménard a remporté le Grand Prix du meilleur menteur en politique 2016. Il a été distingué pour son incroyable constance dans le mensonge lorsqu’il évoque l’immigration.
 Notamment lorsqu’il imagine qu’un festival réserve une zone aux femmes… à cause des migrants, lorsqu’il prétend que 75% de l’immigration actuelle vient du Maghreb et de Turquie
, lorsqu’il soutient que le regroupement familial représente 40% de l’immigration
, lorsqu’il imagine que les cours de turc et d’arabe remplacent les cours de français
 et lorsqu’il manipule des chiffres pour montrer que les demandeurs d’asile hébergés à Béziers « ne repartiront jamais ».

 

Manuel Valls, grand dauphin

L’ancien Premier ministre aujourd’hui candidat à la primaire du PS est 1er grand dauphin du prix du mensonge en politique 2016. Une position qu’il doit notamment à "ses affirmations souvent hasardeuses, toutes délivrés pendant sa campagne pour la primaire de gauche", explique Le Point. Le magazine précise également que le choix a été difficile entre lui et Robert Ménard et que l’ancien chef du gouvernement a bien failli remporter le premier prix, notamment pour avoir proposé "la suppression du 49-3 car « son utilisation est brutale et dépassée » alors qu'il l'avait utilisé 6 fois".

François Fillon a quant à lui reçu le prix "Jacques Dutronc" qui récompense le plus beau retournement de veste. Le candidat de la droite a ainsi été reconnu pour "sa volte-face sur la réforme de la Sécurité sociale".

Nicolas Sarkozy, qui avait remporté le Grand Prix en 2015, a obtenu à l’unanimité le prix spécial du jury pour l’ensemble de sa carrière. Nicolas Bay et Florian Philippot sont arrivés à égalité pour le prix du jeune espoir, qui récompense le meilleur menteur de moins de 45 ans.

Ce prix du menteur en politique, créé en 2015 à l’initiative du politologue Thomas Guénolé, vise à inciter la classe politique à moins mentir et encourager le grand public à vérifier les discours politiques.

 

 

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 20:37
Des politiques publiques actives s'imposent désormais. comment faire pour ne pas pénaliser les plus modestes ? Photo : Marta Nascimento/Réa

Des politiques publiques actives s'imposent désormais. comment faire pour ne pas pénaliser les plus modestes ? Photo : Marta Nascimento/Réa

Lundi, 16 Janvier, 2017 - L'Humanité

 

Alors que la pollution de l’air tue 48 000 personnes par an et que la voiture compte au nombre de ses principales sources, des politiques publiques actives s’imposent. Mais comment faire pour qu’elles ne pèsent pas sur les seuls usagers et ne pénalisent pas les plus modestes ?
 

Un peu plus de place pour les vélos et les piétons, beaucoup moins pour les véhicules polluants : tel est l’objectif de la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, qui entend améliorer la qualité de l’air en limitant les émissions de particules du trafic automobile. À compter d’aujourd’hui, les vignettes Crit’Air antipollution sont en effet obligatoires pour tous les véhicules motorisés autorisés à circuler dans la capitale, première zone à circulation restreinte (ZCR) de France. Conformément au nouvel arrêté interministériel, la circulation alternée sera progressivement remplacée par la circulation différenciée, laquelle implique l’interdiction de circulation de véhicules selon leur niveau d’émissions. Après la piétonisation des voies sur berges rive droite, la ville de Paris poursuit donc ses mesures contre les voitures et pour le développement des transports propres.

 

Pollution. Remettre la voiture à sa place : ça urge !

Les vignettes Crit'Air, divisées en six catégories, permettront de distinguer les véhicules en fonction de leur niveau de pollution. Photo : Gilles Tollé/Réa

Les vignettes Crit'Air, divisées en six catégories, permettront de distinguer les véhicules en fonction de leur niveau de pollution. Photo : Gilles Tollé/Réa

Sont également à l’étude des navettes automatiques sans chauffeur et électriques, des taxis fluviaux et un projet de tram-train. L’objectif d’Anne Hidalgo : diviser par deux le nombre de voitures qui roulent dans la capitale et en bannir le diesel d’ici à 2020. « Nous sommes juste avant le déluge, à un moment où nous pouvons encore agir », insiste la maire de Paris. De fait, l’urgence n’est plus à démontrer. Selon les enquêtes épidémiologiques, 48 000 décès prématurés sont attribuables aux particules fines chaque année, et il s’agit d’une sous-estimation.

« L’impact sanitaire de la pollution de fond est bien plus important »

« On croit que l’air s’améliore, que la pollution diminue, qu’elle touche surtout les personnes âgées et malades… tout ça, c’est faux », insiste le Pr Jocelyne Just, cheffe du service d’allergologie pédiatrique à l’hôpital parisien Armand-Trousseau. Les particules fines, « principalement d’origine automobile, vont très loin dans les poumons », et « peuvent avoir une répercussion sur l’avenir respiratoire d’un enfant sain », souligne la praticienne. Elles sont aussi « un facteur de risque ou d’aggravation » de maladies respiratoires comme l’asthme ou la broncho-pneumopathie. Plus grave, selon les médecins, la mortalité est en train de s’accentuer. « Le risque de cancer broncho-pulomnaire augmente de 5 à 10 %, proportionnellement à l’augmentation des PM2,5 (1) », alerte le pneumologue Jean-Philippe Santoni, qui insiste : « L’impact sanitaire de la pollution de fond est bien plus important » que celui des pics occasionnels.

« C’est aussi un problème financier énorme », renchérit Benoît Hartmann, porte-parole de France Nature Environnement (FNE). Astronomique, le coût de la pollution se chiffre à plus de 100 milliards d’euros par an, selon une commission d’enquête du Sénat de 2015. Autant de raisons qui expliquent que la voiture, principale source de particules issues de la combustion d’énergie fossile (les plus toxiques), ne soit plus la bienvenue en ville.

Pour les collectivités, l’enjeu consiste donc à la remettre à sa place. Le dispositif d’interdiction des véhicules polluants a déjà montré son efficacité. En mars 2015, l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) recensait 211 zones à faibles émissions à travers dix pays européens, avec des résultats encourageants : jusqu’à 12 % de dioxyde d’azote (NO2) et de PM10 en moins dans l’air, la baisse pouvant atteindre 15 % pour ce qui est des PM2,5. Même tendance concernant la durée des pics : en moins de trois ans, le nombre de jours de dépassement des seuils de PM10 a été plus que divisé par trois.

D’autres leviers existent pour aider à limiter le trafic, telle la régulation du stationnement, « facteur déterminant du taux de recours à la voiture dans les déplacements locaux », explique le guide du Réseau Action Climat (RAC). La mise en place de zones à circulation apaisée, ces zones qui redonnent la priorité au piéton tout en maintenant le trafic motorisé à une vitesse maximale de 30 km/h, peut elle aussi aider.

Quant aux véhicules restants, leur « dépollution » implique une vraie réforme de la fiscalité, insistent beaucoup d’observateurs. « Il faut arrêter de donner des aides aux pollueurs », martèle Benoît Hartmann, lequel milite pour une aide « proportionnelle aux revenus et aux besoins » des usagers. Dans la même veine, Karima Delli, députée européenne EELV, défend une « fiscalité incitative », pour impliquer davantage le citoyen.

Plus délicat : cela suppose, aussi, de s’attaquer directement à la source, c’est-à-dire aux constructeurs. Certes, la Commission européenne a publié une proposition de règlement pour améliorer la qualité des tests autorisant la mise sur le marché d’une voiture. Sauf que le Parlement européen a aussi accordé un délai supplémentaire aux fabricants pour respecter les normes en vigueur. Une inertie liée à la pression des « lobbies automobiles », dénonce encore Karima Delli, qui rappelle que la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, avait, en pleine COP21, « offert un permis de polluer aux constructeurs » en relevant les plafonds d’émissions autorisés (+ 110 % en 2017, + 50 % en 2019). Pour l’élue verte, il est urgent « d’obliger les constructeurs à respecter les normes antipollution » et « d’accompagner l’industrie vers les nouvelles technologies ». Reste, en attendant, que les politiques visant à limiter la pollution et la place de la voiture en ville continuent de pénaliser les usagers les plus modestes. « Les transports sont un facteur déterminant de la dégradation de la qualité de l’air et d’inégalités socio-économiques », admet Lorelei Limousin, chargée des politiques climat et transports au sein du RAC. « Si les catégories les plus modestes utilisent plus souvent les transports en commun et possèdent en moyenne moins de voitures, elles sont aussi propriétaires de véhicules plus anciens et plus polluants. » D’où l’intérêt, poursuit-elle, « d’élaborer des projets partagés entre communes pour n’exclure personne. L’accompagnement financier ou technique, les aides fournies par les collectivités doivent cibler en priorité les personnes et des professionnels fragilisés dans leurs activités par les mesures coercitives », insiste la responsable du RAC, tout en énumérant d’autres pistes de réflexion. Celle de l’aménagement du territoire pour rapprocher domicile et lieu de travail, par exemple, ou encore du développement du ferroutage. « Enfin, une accélération des mobilités douces, comme le vélo, peut avoir un effet accélérateur », conclut Lorelei Limousin.

Plus de 25 villes ont fait marche arrière sur la mobilité durable

Alors que les élus Front de gauche le réclament depuis des années, le Stif (Syndicat des transports d’Île-de-France) s’est, à ce sujet, engagé, la semaine dernière, à présenter une politique volontariste de développement du vélo avant la fin du premier semestre 2017. « Pour la première fois, il affirme que le vélo doit être une de ses principales priorités », détaille Jacques Baudrier, conseiller de Paris et administrateur Front de gauche du Stif. « La part des déplacements à vélo peut passer assez rapidement de 2 % à 10 % si l’on se donne les moyens d’investir, ce qui est rapidement atteignable. » Mais tandis que certaines grandes villes (Paris, Lyon et Grenoble en tête) avancent, d’autres régressent et continuent de favoriser l’utilisation des véhicules motorisés individuels au détriment d’autres mobilités. Selon la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut), plus de 25 villes ont ainsi fait marche arrière sur la mobilité durable : dix ont restauré des parkings en centre-ville sur des espaces piétons, neuf ont remis en cause leur projet de transports collectifs en site propre, huit ont rendu le stationnement gratuit et six ont supprimé des couloirs réservés aux bus ou aux cyclistes.

Les politiques de lutte contre la pollution de l’air « bégayent », regrette ainsi Benoît Hartmann, pointant « l’inaction liée à un certain fatalisme de la population ». Appelant à une « révolution écologique », il le répète : « L’automobile en ville ne pourra être remplacée que si l’on dispose d’alternatives. »

(1) Particules de diamètre inférieur ou égal à 2,5 microns, elles pénètrent encore plus loin dans les poumons que les PM10, d’un diamètre inférieur ou égal à 10 microns.

CRIT’AIR EN DEUX MOTS
Après Grenoble, Paris : la vignette Crit’Air entre en vigueur aujourd’hui dans la capitale. Répartie en six catégories – du n° 0, pour une voiture électrique, au n° 5 pour les diesels fabriqués entre 1997 et 2000 –, elle permettra de distinguer le niveau de pollution de chaque véhicule. Automobiles, motos, camions, bus, scooters… tous les véhicules motorisés sont concernés par cette classification, qui permettra de réguler ceux autorisés à circuler en période de pollution. Quant aux voitures produites avant le 1er janvier 1997 (ou avant le 1er juin 2000 pour les motos), elles ne pourront plus entrer dans Paris. Circuler sans pastille Crit’Air pourra coûter jusqu’à 68 euros d’amende (avec toutefois une tolérance ces deux prochains mois). Son prix est de 4,18 euros. Attention : certains sites la proposent à des tarifs plus élevés.

Renseignements : www.certifi cat-air.gouv.fr

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 21:56
André Chassaigne déplore des candidatures du Mouvement France Insoumise de Mélenchon contre des députés communistes sortants (Paris Normandie, 10 janvier)

La mobilisation des communistes sur le terrain pour Jean-Luc Mélenchon pourrait pâtir de « l’incompréhension » née de candidatures aux législatives au nom de « La France insoumise », mouvement du candidat à la présidentielle, contre des communistes sortants, a estimé mardi [dernier, 11 janvier, Ndlr] André Chassaigne, patron des députés Front de gauche.

« Pour les parrainages, je pense que c’est réglé pour Jean-Luc Mélenchon -il ne lui en manquerait que quatre ou cinq- et qu’il ne va pas courir après les parrainages PCF », a déclaré M. Chassaigne, lors d’une conférence de presse.

Mais « la mobilisation pose problème sur le terrain, quand on apprend par exemple que des députés sortants ont des candidats Insoumis contre eux, comme dans ma circonscription ou dans celle de Nicolas Sansu » [ou encore à Montreuil, Ndlr], a-t-il expliqué.

Cette situation suscite « de grandes interrogations, une incompréhension, alors qu’il y avait chez des militants très attachés au Front de Gauche une volonté de s’inscrire dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon après le choix majoritaire des adhérents PCF » de le soutenir pour 2017, a poursuivi le député du Puy-de-Dôme.

Le chef de file des députés Front de Gauche compte discuter mercredi de cette situation « extrêmement compliquée » liée aux législatives avec le numéro un du PCF, Pierre Laurent.

« J’espère que chacun prendra ses responsabilités dans les élections législatives », a déclaré de son côté mardi M. Laurent sur LCP, regrettant des décisions pour l’instant « ultra-centralisées » de la part de la France insoumise.

« Nous voulons être présents dans le pays avec nos idées, avec nos candidats. (...) On aura tellement besoin d’un groupe communiste, du Front de gauche et d’autres alliés peut-être demain, dans l’Assemblée nationale, il faut que tout le monde se rassemble autour de ces candidatures », a poursuivi le secrétaire national.

« Nous travaillons de manière ouverte et rassembleuse avec tous ceux qui sont disponibles », a-t-il promis, promettant qu’il s’adressait « aux militants de la France insoumise », a-t-il assuré.

« Mais pour le moment, j’ai compris que leur décision était ultra-centralisée, donc j’espère que le dialogue national sur ce point sera aussi possible », a-t-il déclaré.

Il a assuré que des « contacts » étaient prévus « au cours du mois de janvier ». Le Parti communiste réunit son conseil national samedi [14 janvier, Ndlr] au cours duquel il devrait avaliser une première série d’investitures pour les législatives.

Regrettant que le PCF fasse « une séparation très nette entre les élections présidentielle et législatives », M. Chassaigne a estimé qu’il n’y avait « pas de négociations avec Jean-Luc Mélenchon, qui ne souhaite pas négocier et qui a pris acte du soutien du PCF, point ».

Il a assuré qu’il n’aurait néanmoins « pas un comportement en opposition avec la décision prise majoritairement par les adhérents de son parti » en faveur de la candidature Mélenchon, à laquelle il était opposé.

Mais, a-t-il prévenu, il n’ira « pas en première ligne avec le drapeau à la main et le mégaphone », préférant se concentrer sur les législatives.

André Chassaigne déplore des candidatures du Mouvement France Insoumise de Mélenchon contre des députés communistes sortants (Paris Normandie, 10 janvier)
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 20:20
Éclairage public, toujours plus lumineux malgré l’obligation d’éteindre ! Spéciale dédicace aux élu-e-s municipaux !

Daniel Roucous - l'Humanité - Mercredi, 21 Décembre, 2016

L’éclairage public ne cesse d’augmenter et de polluer notre existence et celle de la faune. Pourtant, depuis le 1er juillet 2013, la loi oblige à mettre la lumière en veilleuse.

Il faut savoir qu’en France, le nombre de points lumineux de l’éclairage public a augmenté de 89% entre 1992 et 2012, en ville comme en périurbain et à la campagne. Et ça ne s’arrange pas selon une etude-ANPCEN et les derniers chiffres de l’Ademe : + 2 millions de points lumineux en 2014, autant en 2015 ! Conséquences (vous le lirez dans le rapport ci-dessus) :

- pollution lumineuse puisque même le moindre recoin d’un parc est éclairé ( !),

- effets des ampoules « LEDS » à forte composante de lumière blanche et bleue sur le sommeil et donc la santé,

- destruction de la faune au premier rang desquels les insectes et les oiseaux.

Et pourtant, mettre l’éclairage nocturne en veilleuse est une obligation légale depuis le 1er juillet 2013 que peu de communes, entreprises et bâtiments publics respectent. Surtout que la réglementation est assortie de nombreuses dérogations.

 

La réglementation sur l’éclairage en ville

Afin de limiter les nuisances lumineuses et les consommations d’énergie, l’éclairage nocturne  de tous bâtiments non résidentiels publics comme privés est interdit depuis le 1er juillet 2013, tout au moins réglementé par arrete-du-25-janvier-2013 et sa circulaire-du-5-juin-2013-ministere-de-l-ecologie

Cela indépendamment de la réglementation relative à leclairage-des-enseignes-publicitaires qui impose leur extinction entre 1 et 6 heures du matin.

Trois cas d’interdiction absolue d’éclairer la nuit :

- dans  les bureaux, les lumières intérieures émettant vers l’extérieur et bien entendu les lumières extérieures doivent être éteintes une heure après le départ du dernier salarié et au plus tard à 1 heure du matin ;

- les vitrines des magasins devront être éteintes au plus tard à 1 heure du matin et ne pourront être allumées qu’à partir de 7 heures ou une heure avant le début de l’activité si celle-ci s’exerce plus tôt ;

- les façades des bâtiments publics (écoles, mairies etc.) ne pourront être éclairées qu’à partir du coucher du soleil jusqu’à 1 heure du matin.

Les maires sont concernés parce qu’ils devront veiller à ce que l’éclairage nocturne soit mis « en veilleuse » en mettant les contrevenants à l’amende s’ils ne se conforment pas à la loi (suspension du fonctionnement des sources lumineuses + 750 euros). Ils devront aussi veiller à l’extinction des feux des bâtiments communaux et mairies sous peine de se faire rappeler à l’ordre par les préfets.

 

Dérogations et exemptions

Le préfet peut, par arrêté, décider de déroger à ces obligations dans les cas suivants et eux seuls :

- les veilles des jours fériés et chômés y compris locaux,

- durant les illuminations de Noël,

- lors d’événements exceptionnels à caractère local définis par arrêté préfectoral,

- dans les zones touristiques d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente (sous réserve de faire respecter la législation sur le bruit).

Il va de soi que la loi ne s’applique pas (ce n’est pas le couvre-feu même en cette période d’état d’urgence) dans les cas suivants :

- l’éclairage intérieur des habitations mais éviter de laisser la lumière extérieure du jardin allumer toute la nuit (éclairage résidentiel) ;

- l’éclairage destiné à assurer la sécurité des bâtiments ;

- les éclairages publics de voirie.

 

 

INFOS +

- Brochure du ministère de l'écologie eclairer-pour-rien-nuit-la-nuit

- éclairage public réponses à vos questions sur les extinctions-lumineuses

- pollution lumineuse bilan

 

 

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 21:06
SYNDICAT CGT  COMMERCE DISTRIBUTION SERVICES Du PUY de DÔME  - CORA : Suites

Les bonnes nouvelles se suivent....

 

En effet, après que la CGT ai obtenu le report de l'ouverture dominicale chez CORA, obtenu la fermeture de 2 dimanches en fin d'année et la diminution du nombre de dimanche travaillé par salarié, le juge d'instance vient de rendre sa décision relative à la demande d'annulation de la désignation de Brigitte SAVIGNAT en qualité de représentante syndicale CGT par la direction de CORA Lempdes...

 

Verdict: Le tribunal d'instance reconnait officiellement l'existence de la section syndicale CGT sur l'établissement CORA de Lempdes et dit qu'il n'y a pas lieu d'annuler la désignation de Madame Brigitte SAVIGNAT en qualité de représentante syndicale CGT.

 

Par conséquent, depuis le 10 novembre 2016, la CGT était et est parfaitement légitime à intervenir, par tous les moyens, au sein de l'établissement CORA dans le cadre de la défense des intérêts tant individuels que collectifs de tous les salariés de cet hypermarché.

 

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 09:55
Meilleurs vœux des communistes du canton de Pont du Château !

À chacune et à chacun, les communistes du canton de Pont du Château présentons nos meilleurs vœux de santé, de réussite, de prospérité, de paix et de solidarité. Dans cette société et ce monde en plein bouleversements, secoués par de multiples fractures et ruptures « régressives », par ces bruits de bottes qui reviennent, par ces naufrages silencieux de migrants à moins de mille kilomètres d’ici, par l’inquiétant réchauffement climatique, par les divisions et les replis, par les colères détournées par les pires adversaires des citoyens et des travailleurs, nos souhaits ne peuvent se concrétiser sans un effort considérable de réflexions, d’élaborations nouvelles, et surtout d’actions communes et unitaires pour faire bouger positivement la situation.

Un monde est finissant. Un autre est à inventer ! Ce devrait être le grand chantier de tous les progressistes rassemblés. En finir avec les horreurs du terrorisme et des guerres qui se nourrissent l’un l’autre appelle le retour de la mobilisation politique et populaire, de la diplomatie. Les haines entretenues, les divisions, les simplismes et la résurgence des populismes d’extrême droite ne servent que le dieu Argent, qui pille, spolie, domine, exploite, sème partout la misère, les désolations, les rancœurs et ouvre le cratère brûlant d’un volcan gros de risques. Le cynisme grandissant des hyperpuissances, qui jouent avec les êtres humains comme dans un jeu de Mono­poly, doit laisser place à une nouvelle Organisation des Nations unies respectée et démocratisée au service des droits humains et environnementaux. Il n’y aura pas de communauté de destin possible sans un implacable combat pour que chacune et chacun puisse avoir droit à un travail ou à une activité et sans refaire de l’égalité et de la justice le grand projet politique universel.

Ce début d’année devrait être le moment privilégié d’un débat approfondi non seulement pour empêcher la régression, la division et le repli proposés par la droite et l’extrême droite, mais surtout sur les moyens de changer à gauche pour améliorer la vie de chacune et chacun et pour préserver l’environnement.

L’heure est au rassemblement populaire pour une rupture positive d’avec l’ordre actuel, en utilisant la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle et celle de notre candidat présenté par le PCF aux législatives, André Chassaigne !

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