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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 18:08

Le patronat et trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC) ont validé l'accord destiné à renflouer les caisses des retraites complémentaires Agirc-Arrco, ont annoncé les participants à l'issue d'une ultime séance de négociations au siège du Medef.

 

Cet accord, qui doit être formellement signé dans les jours qui viennent, incite les salariés à travailler une année de plus à partir de 2019, une fois réunies les conditions d'une retraite à taux plein. Sinon, ils subiront une décote de 10% de leur pension complémentaire pendant deux, voire trois ans.

La CGT et FO, non-signataires, dénoncent un accord douloureux et déséquilibré. FO a ainsi calculé que sur 6,1 milliards d’euros d’économies programmées à l’horizon 2020, « les employeurs participent au mieux pour 660 millions ».

Un collectif d’associations (Osez le féminisme !, le Planning familial, la Fondation Copernic, Attac et les Effronté-e-s, e) a diffusé un appel à ne pas signer cet accord, car il estime que « les sacrifices que vous leur imposez seront particulièrement discriminants pour les femmes », dont les carrières sont plus courtes et les pensions plus modestes, en moyenne.

Enfin, à la CFDT, où le syndicat métallurgie du Pays basque a fait connaître son mécontentement, dans une lettre révélée par Le Parisien, « il y a des débats, reconnaît Jean-Louis Malys, en charge du dossier, et c’est légitime car c’est un accord qui demande des efforts mais une grande partie de l’organisation reconnaît qu’ils sont nécessaires ».

Ce texte, qui demande effectivement des efforts d’une portée inédite, et prolonge ainsi la décision prise en 2013 de revaloriser toutes les pensions un point de moins que l’inflation. L’accord décale ensuite de mai à novembre la date de revalorisation annuelle des pensions, pour une économie de 1,3 milliard. Il augmente aussi le coût d’achat du point, ce qui diminue le rendement de la cotisation.

Surtout, mesure phare, l’accord crée un bonus-malus, appelé « coefficient de solidarité », destiné à encourager les actifs à travailler plus longtemps que l’âge légal (62 ans) et la durée d’assurance minimum (entre 41,5 et 43 ans selon l’année de naissance).

Ainsi, à partir de 2019, un salarié qui souhaitera partir dès 62 ans tout en disposant de toutes ses annuités, pourra toujours le faire mais il verra sa retraite complémentaire amputée de 10 % pendant trois ans. Il retrouvera ensuite sa pension sans décote à taux plein à partir de 65 ans.

Si ce même salarié décide de travailler un an de plus, jusqu’à 63 ans, ce malus sera annulé. Et, s’il reste deux ans de plus en activité, il bénéficiera d’un bonus, pendant un an, de 10 %, de 20 % s’il travaille trois ans de plus, voire de 30 % pour quatre ans de plus.

Toutefois, les quelque 30 % de retraités qui du fait de leurs revenus très modestes sont exonérés de CSG y échapperont. Et les quelque 15 % qui acquittent un taux de CSG réduit verront ce malus réduit à 5 %.

L’accord acte l’augmentation de différentes cotisations, patronales mais aussi salariales. Il est également question de programmer, pour la future négociation sur l’assurance-chômage une nouvelle taxe sur les ruptures conventionnelles qui concernent les seniors.

Le Medef, qui refusait au départ toute hausse de cotisation côté employeurs, a donc finalement accepté. Toutefois, Pierre Gattaz, le patron du Medef, a créé la surprise en affirmant avoir mené « une négociation dans la négociation » pour obtenir en compensation une baisse des cotisations à la branche accidents du travail/maladies professionnelles (AT/MP).

Une affirmation que le gouvernement ne souhaite pas confirmer, sans pour autant l’infirmer. « À aucun moment il n’a été question de ça dans la négociation et si le Medef l’a obtenu du gouvernement nous nous y opposerons quand il en sera question », réagit Jean-Louis Malys, à la CFDT.

 

Enfin, l’accord met en chantier l’unification, à partir de 2019, de l’Agirc, caisse réservée des cadres, et l’Arrco, caisse qui concerne tous les salariés, ce qui permettra de mutualiser les réserves, qui sont déjà quasi à sec pour la première.

 

Retraites complémentaires : signature d'un accord "douloureux et déséquilibré"
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société
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29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 21:52
La sécurité de vie ! Et la métropole dans tout cela ?
La sécurité de vie ! Et la métropole dans tout cela ?

Prenons les problèmes à leur racine pour travailler à l'établissement d'une société harmonieuse et coopérative, réglée par des lois démocratiquement discutées et votées, régie par des institutions solidaires.

Au fil du temps et des combats, des projets de sécurisation de la vie ont progressé. Aujourd'hui, l'esprit de jungle qui gouverne ce monde semble vouloir mettre un terme à ces avancées en les détruisant peu à peu sous le feu roulant d'un capitalisme mondialisé et financiarisé. Ce que Mme Parisot, alors présidente du syndicat du grand patronat, le Medef, justifiait en ces termes : « La vie est précaire, l'amour est précaire, pourquoi le travail ne serait pas précaire ? » Autrement dit, tout est fatal et les représentants des forces de l'argent assurent la sécurité du capital tandis qu'ils organisent la précarité des travailleurs et la destruction des droits sociaux. Pourquoi aller chercher plus loin les causes de nombre de nos maux ? Cette destruction est donc un choix délibéré. Elle est l'exact opposé de ce qu'a créé le mouvement syndical et progressiste français. En effet, il y a 70 ans, les 4 et 19 octobre 1945, au sortir de la guerre, dans un pays exsangue, étaient signées, par le gouvernement provisoire de la République, les premières ordonnances donnant naissance à la Sécurité sociale. Ainsi naissait la grande et belle idée qui contribua à la reconstruction du pays et devint la colonne vertébrale du projet social français.

 

Dans le texte du programme du Conseil national de la Résistance finalisé au printemps 1944, les rédacteurs écrivaient : « Nous, combattants de l'ombre, exigeons la mise en place d'un plan complet de sécurité sociale visant à assurer à tous les citoyens des moyens d'existence dans tous les cas où ils sont incapables de se les procurer par le travail avec gestion par les intéressés et l'État. »

 

Dans la nuit noire de la collaboration et de l'occupation nazie, ils firent le choix de construire un avenir du commun, espérant ainsi se débarrasser de la misère sociale sur laquelle avait prospéré la gangrène fasciste. Ils firent naître une nouvelle espérance en recherchant les institutions sociales qui peuvent permettre de faire société, de placer la solidarité au coeur des rapports sociaux. Indissociablement, ils voulurent protéger les travailleurs et les familles des risques de la vie, de la maladie ou de la vieillesse, des aléas du « marché », et de l'insécurité permanente provoquée par les rapports inégaux entre le capital et le travail.

 

« Dans une France libérée, nous libérerons le peuple des angoisses du lendemain ! » annonçait Ambroise Croizat, ministre communiste du Travail et architecte, avec son ami Pierre Laroque, de la Sécurité sociale. L'objectif affiché était élevé, à hauteur des exigences d'une époque tourmentée et abîmée par la plus grande déflagration que l'humanité ait jusqu'alors connue.

 

Partant de l'idée que les individus et les générations doivent être solidaires entre eux pour que vive le contrat social, il s'agissait de passer d'une société de charité à une société de solidarité pour donner corps à la République sociale par des institutions solides. Ni plus ni moins qu'une marquante avancée de civilisation.

 

L'idée fut si porteuse que l'organisation et le mode de couverture des risques par la Sécurité sociale ont été considérablement élargis jusqu'aux années 1980, malgré les coups de canif contre son financement. Ainsi, elle a permis une sécurisation des familles, avec un système de santé efficace et juste ­ dont ne dispose pas aujourd'hui encore la première puissance mondiale, d'être à la pointe sur la recherche médicale. Mais son bilan ne saurait s'arrêter là. Grâce à son système de retraite, elle a contribué à l'éclosion d'une riche vie associative, une espérance de vie en continuelle progression. Elle a également porté une politique familiale ambitieuse pour le bien-être des femmes comme des enfants.

 

La contre-révolution libérale a fait de cette institution cardinale et subversive, de « ce germe de communisme semé en terre capitaliste », comme le disait Jaurès, sa cible principale.

 

En 2015, les 476,6 milliards d'euros, soit 20 % des richesses brutes toujours socialisées au profit de la solidarité nationale, sont insupportables aux yeux du capital et de ses serviteurs, qui voient là une manne considérable leur échapper totalement. L'objectif poursuivi consiste à réduire en permanence le montant de cette somme socialisée au profit de tous, pour élargir des parts de marché dans le domaine des assurances privées, un des principaux carburants du néolibéralisme, et dans le secteur juteux de la santé.

 

Il est clair que le système d'assurance publique contre la maladie, le chômage ou la vieillesse contrevient aux lois d'airain du capitalisme contemporain. Là est le cœur du débat. Quelle société voulons-nous ? Soit une société où le risque est assuré par chacun selon ses moyens ou selon sa place dans la société, soit une société solidaire capable de penser l'avenir en commun ? Une société du chacun pour soi ou une société du vivre ensemble ?

 

Pour avancer leurs pions, alors que notre pays est infiniment plus riche qu'en 1945, les libéraux resservent sur tous les tons l'argument selon lequel les dépenses de santé seraient trop élevées. Et si l'on rétablissait quelques vérités. Elles s'élèvent en France à 11,7 % des richesses produites, contre 17,1 aux États-Unis. L'espérance de vie est de deux ans supérieure en France par rapport à eux. Le taux de mortalité infantile y est de 6 pour mille quand il n'est que de 3 pour mille dans notre pays. Où est donc l'efficacité tant vantée du libéralisme ?

 

Ce sont les politiques d'austérité et le chômage structurel qui ont mis à mal la Sécurité sociale. La crise a déstabilisé le travail et créé des millions de chômeurs, de travailleurs précaires et de travailleurs pauvres. Ceci a généré une protection sociale à plusieurs vitesses, allant jusqu'à créer des sans-droits, malgré tout devenus éligibles à la couverture maladie universelle puis à l'aide à la complémentaire santé, récemment mise en place. Mais toujours plus nombreux sont celles et ceux qui déclarent ne plus pouvoir se soigner faute de moyens. Le combat pour une véritable universalité, porté par ses fondateurs, mérite donc d'être revivifié, de la manière la plus unitaire qui soit.

 

Notre époque pose de nouvelles et lourdes questions. La Sécurité sociale a certes l'ambition de répondre aux défis sociaux de la retraite, du chômage ou de la maladie ou aux enjeux de la vie familiale. Mais, au-delà, elle répond à la nécessité des citoyens de se retrouver autour d'institutions communes, autour de projets et de biens communs. La Sécurité sociale doit entrer dans un nouvel âge pour atteindre une vraie universalité, pour couvrir les solidarités nouvelles que va, par exemple, nécessiter l'allongement de la durée de vie. Pourquoi ne pas s'engager dans la création d'une cinquième branche dédiée à la question pressante de l'autonomie des personnes âgées quand tant de familles sont accablées par l'incertitude, le temps, l'argent consacrés à prendre soin de leurs aînés ?

 

Ce n'est pas un problème comptable ! Taxer les profits financiers à hauteur des cotisations patronales permettrait de dégager 87 milliards pour la Sécurité sociale tout en permettant d'assécher les tuyaux de la finance au bénéfice de l'économie réelle. Ajoutons que l'égalité salariale entre les femmes et les hommes permettrait tout bonnement à la Sécurité sociale d'être bénéficiaire ! Mais l'enjeu de fond reste celui du travail comme droit imprescriptible pour chacune et chacun, sans exception. Autrement dit la nouvelle sécurité à gagner est celle du travail, de l'emploi combiné avec la formation. La mondialisation capitaliste jette les travailleurs du monde entier les uns contre les autres dans une concurrence de salaires, de protection sociale, de mobilité, de nouvelles formes du travail, utilisant la nouvelle révolution technologique et numérique pour faire travailler plus, isolant les nouveaux travailleurs les uns des autres sous couvert d'autonomie. Or, l'avenir est dans de nouvelles formes d'organisation du travail, associées avec les formations régulières nécessaires, pour soit pousser plus haut l'efficacité des révolutions technologiques, soit impulser les indispensables conversions écologiques, soit pouvoir évoluer dans son travail ou pouvoir en changer en toute sécurité. C'est la révolution de l'heure ! Pas seulement pour éradiquer le chômage mais pour l'efficacité de toute la société, pour l'intérêt général. Pour un nouveau bond de la civilisation humaine. Santé et bien-vivre, sécurité sociale universelle vont de pair avec le grand combat indispensable pour la sécurité du travail pour toutes et tous.

 

Le désordre ambiant généré par la marche du monde sous l'égide d'un capitalisme de plus en plus agressif inquiète. Il n'est pas étranger au délitement social, à l'affaissement de ces institutions émancipatrices qui ont fait et continuent malgré tout à produire de l'en-commun.

 

Quand le désordre social et économique règne, c'est la matraque et la violence qui viennent régir les relations humaines, causant ce prégnant sentiment d'insécurité. Prenons les problèmes à leur racine pour travailler à l'établissement d'une société harmonieuse et coopérative, réglée par des lois démocratiquement discutées et votées, régie par des institutions solidaires. Non plus cette société et ce monde inégalitaire, gâcheur de vie et de nature, mais au contraire une société harmonieuse, égalitaire, écologique, fraternelle et solidaire. Nous l'appelons République sociale et sa colonne vertébrale est la Sécurité sociale, l'assurance d'un travail et des formations nécessaires à chacune et chacun. C'est la condition d'une liberté réelle, d'une égalité concrète et d'une fraternité en actes.

Nous qui vivons sur Clermont Communauté, nous connaissons ses routes, ses cours d'eau, ses stades, ses forêts, ses vallées, ses associations et ses entreprises. Nous vivons dans ses communes, parcourons ses rues et ses avenues. Nous allons dans ses boulangeries, ses vendeurs de sandwich et ses restaurants. Nous fréquentons ses cinémas, ses théâtres, ses salles de concert et ses musées. Nous utilisons ses gares, ses transports, ses services publics, ses marchés...

Toutes et tous, nous y faisons des projets de vie, y cherchons des logements, des emplois. Nous y fondons des familles, y vivons des amitiés et des amours.

Et c'est parce que nous vivons tout cela que nous connaissons le lieu où nous vivons. On ne peut imaginer, créer et réfléchir notre territoire sans nous.

Demain vendredi 30 octobre, retrouvons-nous salle Alexandre Vialatte de la 2Deuche à Lempdes, à 19 h, pour apporter notre contribution au débat public sur un sujet qui nous concerne au premier chef !

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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 19:58

L'éditorial de Patrick Apel-Muller : "Dimanche, la Turquie vote et les progressistes français ont les yeux rivés sur le score du HDP, ce parti d’une gauche anticapitaliste, altermondialiste, laïque, démocratique."

 

L’Union européenne est « préoccupée » . Le président turc fait attaquer les locaux de l’opposition, opprime les Kurdes, met en place un climat de guerre civile, bombarde les combattants des YPG qui combattent Daech en Syrie, laisse les fanatiques islamistes commettre les plus sanglants attentats contre les progressistes, s’empare manu militari de médias adverses… et la Commission est seulement « préoccupée ». Cela n’appelle à ses yeux ni condamnation, ni sanctions, ni exigence. Il s’agit d’un simple dérangement dans sa vie quotidienne.

 

Les hiérarques de Bruxelles n’en diront pas plus et François Hollande ne fera, lui non plus, pas retentir la voix de la France. Leur jeu dangereux favorise celui qui chaque jour devient un peu plus le tyran d’Ankara, sur lequel ils parient pour faire pièce à Moscou et Téhéran, sur lequel ils comptent pour amortir le flux des réfugiés. Erdogan, qui a aidé les tueurs de l’« État islamique », est à leurs yeux un pilier de l’Otan et sa complicité vaut bien de détourner la tête quand ce président veut, par la peur et la violence, forcer les urnes à lui donner les pleins pouvoirs.

 

Dimanche, la Turquie vote et les progressistes français ont les yeux rivés sur le score du HDP, ce parti d’une gauche anticapitaliste, altermondialiste, laïque, démocratique. C’est lui qui a mis en échec les tentatives d’Erdogan lors d’un précédent scrutin, il y a moins de deux mois. C’est lui qui est en travers de la marche à une dictature. C’est lui aussi qui peut renouer les fils avec les Kurdes pour tracer un chemin commun qui respecte les cultures. « Poignets en sang, dents serrées, pieds nus, / notre terre semblable à un tapis de soie, /cet enfer, ce paradis est le nôtre », écrivait le poète Nazim Hikmet.

 

Il dépend d’abord des Turcs, mais aussi du courage des Européens, que la soie l’emporte sur le sang.

 

Les chemins de la soie ou du sang
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château
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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 21:19

Révoltes urbaines de 2005

Le 27 octobre 2005, la mort de Zyed et Bouna, électrocutés dans un transformateur électrique de Clichy-sous-Bois lors d'une course-poursuite avec la police avait provoqué de nombreuses révoltes sociales qui dureront près de quinze jours et qui s’étendront à de nombreux quartiers populaires.

Dix ans après, la situation dans les banlieues a-t-elle évolué ?

Photo : Joël Saget/AFP

Photo : Joël Saget/AFP

État d’urgence ?

Par Patrick Apel-Muller - Mardi, 27 Octobre, 2015 - L'Humanité

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« Tandis que des dizaines de milliards d’euros ont été déversés vers les actionnaires du CAC 40, les quartiers populaires n’ont connu que l’emplâtre des politiques de rénovation urbaine. »

Et puis, la mort de deux adolescents poursuivis par la police a mis le feu aux poudres des discriminations, des humiliations, des pauvretés. La révolte des banlieues en 2005 a renvoyé à la France ce qu’elle est en son cœur, non pas celui des quartiers chics qui regarde les faubourgs comme un péril, mais ce peuple jeune, bigarré, précarisé. La droite y a vu une menace, instaurant un état d’urgence – qui prévoyait le couvre-feu, les assignations à résidence, les perquisitions sans juge, les interdictions de séjour, le contrôle de la presse, la limitation des réunions ou la justice militaire – et redoublant sa campagne de stigmatisation des quartiers populaires. Le Parti socialiste a vu dans cette colère une mine qu’il a exploitée en 2012 pour finalement laisser les populations sur le carreau. Car, dix ans plus tard, tout s’est aggravé. La violence sociale et les injustices se sont accrues ; la précarité s’est étendue ; les chemins des changements se sont perdus. Tous les soirs aux journaux de 20 heures, les caricatures de la banlieue font peur… L’état des lieux est incontestable et insupportable.

Tandis que des dizaines de milliards d’euros ont été déversés vers les actionnaires du CAC 40, les quartiers populaires n’ont connu que l’emplâtre des politiques de rénovation urbaine. Pourtant que de grands mots avaient lancé notre premier ministre ! Et que reste-t-il de sa prétention à combattre ce qu’il avait hasardeusement dénoncé comme un « apartheid » ? Une opération de communication, une de plus. Ou pire, une diversion. Les sifflets qui ont accueilli François Hollande il y a quelques jours à La Courneuve signalent un hors-jeu.

Loin du prêchi-prêcha de l’austérité, ces quartiers exigent ce que réclame la France : des emplois, des formations, des logements, des services publics, une école de l’égalité, plus de liberté et de justice.

Ce serait une révolution !

 

2005-2015. Dix ans après les révoltes urbaines !
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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 21:55
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Dimanche, 25 Octobre - Humanite.fr

 

Rémi Fraisse est mort il y a un an jour pour jour à Sivens. La Ligue des Droits de l'Homme publie à cette occasion un rapport, dénonçant le choix « délibéré » de « l'autorité politique » de faire exercer « par les forces de l'ordre un niveau de violence considérable » pour évacuer les opposants du site.

« Déficit démocratique » dans la décision de construction du barrage, « gestion catastrophique des opérations de maintien de l'ordre » et « désinformation organisée », la commission d'enquête citoyenne de la LDH fait un constat « accablant » des circonstances qui ont conduit au décès du jeune militant écologiste de 21 ans, tué par une grenade offensive lancé par un gendarme, dans la nuit du 25 au 26 octobre, sur le site de Sivens.
La commission composée d’une vingtaine de membres s'est basée sur l'exploitation d'articles, blogs, vidéos, et l'audition de 34 « militants zadistes, responsables politiques et associatifs locaux », témoins « de l'ensemble ou de certains événements » survenus sur la zone. Le président du conseil général du Tarn, le préfet et le commandant de gendarmerie n'ont pas souhaité être entendus, déplore-t-elle.
Ce rapport de 75 pages est accablant pour les forces de l’ordre. « Traîner par terre les manifestants sans ménagement, les pousser dans les fossés ou dans les ronces, leur donner des coups de pieds ou de matraque lorsqu’ils sont bloqués au sol, leur faire des clés de blocage des membres jusqu’à provoquer des luxations… Ces pratiques semblent avoir été fréquemment utilisées par les forces de l’ordre à l’encontre des opposants au barrage, quels qu’ils soient : occupants du site, habitants, syndicalistes ou élus s’opposant au projet de barrage » explique le rapport. 

Témoignage : « En arrivant à la maison des druides, nous découvrons des gendarmes qui avaient rassemblé les affaires de tous ceux qui occupaient la maison, et y ont mis le feu. Nous les insultons alors de « cerfs-volants » (entendre cerveaux lents), et face à nos insultes, ceux-ci se prépare pour nous charger mais sans pour autant faire une quelconque sommation. Lorsqu’ils commencent à avancer, je m’enfuis mais trébuche sur une chicane. Je me relève mais étant dès lors à leur portée, je suis frappée dans l’omoplate, dans la cuisse gauche. Face à la dureté du choc, je tombe. Au sol, ils continuent de me frapper avec une matraque. J’hurle. Ils me font une clé de bras et me traîne par les cheveux. Après m’avoir traîné sur plusieurs mètres, quelqu’un m’attrape et me met la lumière dans la figure en disant « alors, c’est qui cette petite merde que vous m’amenez ? »… une fois allongée, ils mettent leurs chaussures sur ma nuque et sur mes membres (articulations des bras, des jambes) en m’insultant continuellement de « petite pute », de « connasse », de « femelle »... A cet instant, tremblante, je me pose sincèrement la question de savoir s’ils vont me taper, voire me violer. Ils me fouillent et laissent tout sur place sauf le talkie-walkie que je n’ai jamais retrouvé depuis…. D’autres gendarmes en treillis m’amènent alors menottée dans le dos… je suis toujours tremblante et en état de choc. Un gendarme du PSIG de Gaillac me met finalement les menottes devant et me signifie mes droits, m’énonce que je suis placée en garde à vue. »

« La survenance d'un drame et la mort d'un homme étaient dans la logique du dispositif mis en place », explique le rapport qui ne se veut pas un procès des forces de l’ordre. La LDH demande d’ailleurs que lors d'opérations de maintien de l'ordre, « les ordres transmis par l'autorité civile soient désormais écrits et identifiables ». Cela permettra de clarifier la situation. Le rapport ne minimise pas non plus les violences des opposants du site, expliquant néanmoins que si « certains opposants ou prétendus tels, présentes sur le site le 25 octobre » (20 à 30 personnes), étaient venus « pour en découdre avec les forces de l'ordre », ils avaient « des moyens matériels limités » qui, « à l'exception de quelques rares engins incendiaires », n'étaient « pas de nature à mettre sérieusement en danger les forces de l'ordre ».

La secrétaire nationale d’EELV, Emmanuelle Cosse, dénonce une enquête sur la mort du jeune homme très insatisfaisante.  « Aujourd'hui, toute la lumière n'a pas été faite sur ce drame. On ne sait toujours pas ce qui a conduit un gendarme à jeter une grenade dans le dos du jeune homme. Sa famille demande toujours que justice soit faite. J'appuie leur demande. […] Nous aussi, militants écologistes, voulons savoir qui est responsable. Nous voulons comprendre l'enchaînement des décisions et connaître les responsabilités qui ont été prises avant, pendant et après le drame ».

Monument à la mémoire de Rémi Fraisse, érigé en une nuit sur le site du barrage de Sivens à Lisle-sur-Tarn le 20 octobre 2015. AFP

Monument à la mémoire de Rémi Fraisse, érigé en une nuit sur le site du barrage de Sivens à Lisle-sur-Tarn le 20 octobre 2015. AFP

Manifestation et recueillement. 250 personnes ont manifesté vendredi à Pont-de-Buis (Finistère) devant une usine de fabrication de grenades lacrymogènes et de balles en caoutchouc, « contre les armes de la police » et en souvenir de Rémi Fraisse. Mais ce dimanche, la marche d’hommage à Rémi Fraisse a été interdite à Sivens. Un moment de recueillement reste en revanche prévu. « Le collectif du Testet Attac et la Confédération paysanne appellent à se rassembler à Plaisance du Touch à 12h pour un pique-nique suivi à 13h30 d'un recueillement sur les pelouses du Lac Soûla (tout proche) ».

 

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société
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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 22:28
COMMUNAUTÉ URBAINE TOUS CONCERNÉS !

COMMUNAUTÉ URBAINE TOUS CONCERNÉS !

Clermont Communauté va évoluer vers ce qu'on appelle une Communauté Urbaine. Cette nouvelle collectivité permet d'aborder d'une nouvelle manière la vie publique qui aura des conséquences sur la vie de toutes et tous.

Dans une société, un monde en constant bouleversement, notre territoire change et nous change au jour le jour. Pour autant, on ne peut changer nos villes, le lieu où on vit comme si c'était une pièce d'un immeuble qu'on construit sans effet sur notre quotidien.

Nous qui vivons sur Clermont Communauté, nous connaissons ses routes, ses cours d'eau, ses stades, ses forêts, ses vallées, ses associations et ses entreprises. Nous vivons dans ses communes, parcourons ses rues et ses avenues. Nous allons dans ses boulangeries, ses vendeurs de sandwich et ses restaurants. Nous fréquentons ses cinémas, ses théâtres, ses salles de concert et ses musées. Nous utilisons ses gares, ses transports, ses services publics, ses marchés...

Toutes et tous, nous y faisons des projets de vie, y cherchons des logements, des emplois. Nous y fondons des familles, y vivons des amitiés et des amours.

Et c'est parce que nous vivons tout cela que nous connaissons le lieu où nous vivons. On ne peut imaginer, créer et réfléchir notre territoire sans nous.

COMMUNAUTÉ URBAINE TOUS CONCERNÉS !

MA VIE, MON AVIS, MON AVENIR !

 

  • Pour une Régie Publique de l'Eau pour que les tarifs n'augmentent pas et avoir les garanties d'un service de distribution de qualité.

  • Pour le maintien du Service Public.

  • Pour la gratuité des transports en commun pour que la Communauté Urbaine soit accessible à toutes et tous.

  • Pour des Pôles Accompagnement Solidarité pour des lieux d'aides et d'information aux droits (logement, santé, loisirs, sport, garde d'enfants...)

  • Pour une collecte des déchets efficace et respectueuse de l'environnement.

  • Pour une Communauté Urbaine riche de moyens face à la baisse des dotations sans faire payer aux habitants.

  • Pour des Conseils Citoyens d'évaluation des Services Publics afin que les habitants puissent évaluer l'action des politiques publiques de la Communauté Urbaine.

VENEZ APPORTER VOTRE CONTRIBUTION : 7 DÉBATS PUBLICS

  • Le 27 octobre à Cébazat au Sémaphore - 19h

  • Le 28 octobre à Beaumont à la salle des fêtes - 19h

  • Le 30 octobre à Lempdes à La 2Deuche - 19h

  • Le 03 novembre à Aubière à la Mairie - 19h

  • Le 04 novembre à Cournon à La Coloc - 19h

  • Le 05 novembre à Chamalières à la salle du Carrefour Europe - 19h

  • Le 12 novembre à Clermont-Ferrand à la Maison des Sports - 19h

 

 

 

 

Pour que dans l'image ci-dessous « Marseille » ne soit pas remplacée par « Clermont-Ferrand » !
 

COMMUNAUTÉ URBAINE TOUS CONCERNÉS !
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Michel Bouchet - dans Politique
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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 10:28

Nous dédions cet article à toutes nos amies, à tous nos amis amoureux de ce sport, surtout aujourd'hui où, en plus, nous avons appris la défaite hier de l'ASM !

Lundi dernier, l'Humanité titrait en Une :

 

« Rugby français, année zéro ! »

Que cet article fasse progresser la réflexion !

 

À la fin du match de vendredi, perdu face à Nouvelle-Zélande, la défaite était à l’image de la saison des bleus.  Photo : Franck Fife/AFP

À la fin du match de vendredi, perdu face à Nouvelle-Zélande, la défaite était à l’image de la saison des bleus. Photo : Franck Fife/AFP

L'Humanité - Stéphane Guérard - Lundi, 19 Octobre

 

La fessée (62-13) reçue par les All Blacks et l’élimination historique des Bleus en quart de finale 
appellent à une refonte totale du rugby français.

Et maintenant, bon courage Guy Novès. Depuis ce lundi matin, le maître à jouer du Stade Toulousain est officiellement sélectionneur du Quinze de France. À lui de faire voguer le navire amiral du rugby tricolore qui, à force de voies d’eau depuis au moins quatre années, vient de sombrer avec joueurs, entraîneurs et dirigeants. Pour la première fois depuis 1991, les Français n’atteignent pas les demi-finales d’un Mondial. Pire : leur élimination restera dans les annales comme la plus grosse défaite de l’histoire des quarts de finale. Les « manchots » tricolores du foot ont connu leur Knysna. La bleusaille taquineuse de ballon ovale vient de vivre son Cardiff. Et c’est dans un car gris-bleu silencieux que le Quinze de France a quitté la Coupe du monde dans l’anonymat d’une équipe médiocre, elle-même oriflamme de structures sportives dépassées.

Non pas que les joueurs tricolores se soient montrés aussi impolis que leurs homologues du ballon rond en 2010. Au contraire, ils furent très charmants. Au moment d’aller à l’abattoir, menés par leurs sélectionneurs et leurs dirigeants, ils se sont battus avec leurs faibles savoir-faire de professionnels élevés en batterie, puis payés chèrement pour se rentrer consciencieusement dans le lard chaque week-end de Top 14. Tous ont été balayés lorsque le niveau de jeu s’est élevé, face à l’Irlande puis contre la Nouvelle-Zélande.

Il y a vraiment deux à trois classes d’écart entre les deux équipes

La claque est violente. Meilleur joueur du monde en 2011, le capitaine Thierry Dusautoir, qui a sans doute disputé son dernier match international, reste soufflé : « Sortir d’une compétition comme la Coupe du monde, c’est compliqué, mais de cette façon encore plus. On n’a pas eu d’espace pour exister. Chaque fois qu’il y a eu des prémices de rébellion, on s’est fait contrer. Il y a vraiment deux à trois classes d’écart entre les deux équipes. » Parmi les trente et un engagés dans la compétition mondiale, soit la crème de la crème française, seuls les Maestri, Picamoles, Fofana et Spedding ont montré qu’ils pouvaient suivre le rythme.

Le naufrage des joueurs est d’autant plus affligeant qu’ils ont été lestés par leurs entraîneurs sélectionneurs totalement hors sujet. En 2012, Philippe Saint-André (PSA) dresse pourtant le bon diagnostic en appelant ses troupes à se préparer à tenir cinquante minutes de temps de jeu effectif. Mais ses remèdes sont totalement anachroniques, s’en remettant à un jeu restrictif, sécuritaire et bodybuildé digne du rugby des années 1990 quand toutes les autres nations présentes en quarts ont privilégié le mouvement et la prise d’initiative. Schématiquement, quand la France rêve de devenir l’Angleterre de 2003, avec une défense de fer et un buteur hors pair, tous les autres se convertissent au French flair.

Ce projet contre nature, et à contre-courant de l’évolution de ce sport, a fini par donner un haut-le-cœur au rugby mondial. À l’image de l’ancien international anglais Stuart Barnes, qui espérait samedi dans l’Équipe que la France « se fasse écraser et qu’on n’en parle plus. Pourtant, Dieu sait si je l’aime. Mais là, elle représente tout ce que je déteste : du muscle et pas de créativité ». La logique sportive a respecté la morale du jeu. Une équipe de France à la petite semelle ne pouvait vaincre des All Blacks aussi ambitieux. Avec 20 victoires, 2 nuls et 23 défaites, le bilan de PSA est le pire de ces vingt-cinq dernières années.

Depuis quatre ans, les Bleus stagnent aux dernières places du tournoi des Six-Nations et ne gagnent plus contre l’Irlande, la Nouvelle-Zélande, l’Afrique du Sud ou le pays de Galles. Mais comment en aurait-il été autrement avec un sélectionneur aussi indécis ? Saint-André a testé 82 joueurs, avec 17 formules différentes à la charnière, pour s’en remettre aux trois petits mois de préparation pré-Coupe du monde. « J’assume », a-t-il affirmé samedi soir après son ultime déroute. « Mais j’espère que le rugby français va se remettre en question et donner les moyens à ses joueurs d’être compétitifs, parce qu’on a des vrais talents. »

Tenter de changer le système, voilà peut-être le seul combat valeureux et sensé de Saint-André. Reprenant la cause de ses prédécesseurs, il s’est bagarré pour obtenir quelques jours de travail en plus avec ses sélectionnés. Il les a eus, à l’image du stage allongé de préparation au Mondial. Mais cette rustine déjà usitée en 2007 et 2011 n’a pu cette fois empêcher le naufrage. Car comme l’explique le vice-capitaine Pascal Papé, qui a annoncé sa retraite internationale samedi, « déjà en 2011, on le sentait : le rugby évolue dans tous les autres pays, sauf chez nous (…) Il faut que le rugby français se mette autour d’une table, qu’on pense un peu équipe de France. Sinon, tout prochain sélectionneur sera dans la galère. Cette Coupe du monde, c’est à l’image de ce qui ne va pas dans nos structures et dans notre rugby ».

Le tremblement de terre de Cardiff fera-t-il bouger les choses ?

Là encore, le diagnostic est connu de longue date. Le Quinze de France est la cinquième roue du carrosse français. Elle vivote, coincée entre une fédération gérée par des potentats aux rêves de grandeur (le grand stade d’Évry et ses 400 millions d’euros de budget) mais à la gestion à la petite semaine (à quoi a servi Serge Blanco en claquettes auprès des Bleus durant ce Mondial ?) et les clubs professionnels de l’autoproclamé meilleur championnat du monde, qui claquent leurs droits télé record en transferts non moins record, usent du ballon ovale pour se faire mousser ou spéculer dans l’immobilier. Pas sûr pour autant que le tremblement de terre de Cardiff et l’« alerte » envoyée par Pascal Papé fassent bouger tous les gouvernants de ce rugby de Clochemerle pathétique. Peut-être faudrait-il retirer le coq du blason des Bleus pour le remplacer par l’autruche ?

Grand chelem pour le sud ! C’est une performance inédite. Jamais dans l’histoire de la Coupe du monde de rugby, débutée en 1987, les équipes de l’hémisphère Sud n’avaient raflé les quatre places de demi-finalistes. Chose faite depuis ce week-end et sur le sol anglais, en plus ! Samedi, dans un match tendu, l’Afrique du Sud est venue à bout de coriaces Gallois (23-19) et a gagné le droit d’affronter la Nouvelle-Zélande dans cinq jours. Et hier, rebelote: l’Argentine a surclassé (43-20) une équipe d’Irlande courageuse mais limitée par les blessures. Elle sera opposée dimanche à l’Australie, bien bousculée hier par l’Écosse, mais finalement victorieuse (35-34) grâce à une ultime pénalité de Foley.
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société
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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 23:25

Google a réalisé des résultats record ce troisième trimestre. En annonçant un rachat d’actions massif pour contenter ses actionnaires, le titre flambe et la capitalisation boursière de l’entreprise dépasse les 500 milliards de dollars.

 

"Nos résultats du troisième trimestre montrent la solidité des activités de Google, en particulier dans la recherche mobile. Avec six produits ayant maintenant plus d'un milliard d'utilisateurs dans le monde, nous sommes enthousiastes quant aux opportunités qui attendent Google, et au sein d'Alphabet", a commenté la directrice financière Ruth Porat, citée dans le communiqué. Le groupe avait annoncé cet été une vaste refonte de son organisation, qui a pris effet début octobre.

 

Concrètement, Google se sucre de plus en plus sur les revenus de son moteur de recherche sur téléphone mobile, la publicité sur Youtube connaît également une croissance constance. Mais c’est surtout l’ampleur de la publicité programmatique qui fait exploser le compte en banque du groupe. C’est un modèle qui fait que le consommateur, selon son profil construit par le pillage de ses données personnelles, devient prescripteur automatiquement auprès d’autres personnes au profil proche. 


Selon les résultats publiés cette semaine par le groupe, le bénéfice net s'est envolé de 45% à près de 4 milliards de dollars. Le bénéfice par action, qui sert de référence à Wall Street, a atteint 7,35 dollars quand les analystes n'attendaient en moyenne que 7,21 dollars.


Le chiffre d'affaires a également progressé plus que prévu, ressortant en hausse de 13% à 18,7 milliards de dollars.

 

La trésorerie de Google devient indécente. L’entreprise ne sait plus quoi faire de ses milliards, a annoncé le rachat « de temps en temps » de paquets d’actions pour faire plaisirs aux actionnaires. Une première opération devrait avoir lieu avant la fin d’année à hauteur de 5 milliards de dollars.


L’effet est immédiat, l’action Google-Alphabet a pris 8 % d’un coup pour atteindre 742 dollars. L’entreprise devient la seconde, après Apple, à dépasser la barre des 500 milliards de capitalisation. On est bien là dans une course en avant spéculative pour une entreprise qui compte à peine plus de 50.000 salariés. A titre de comparaison, PSA compte 4 fois plus d’employés, pour une capitalisation de 13 milliards.

 

L’insolente santé financière de Google
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château
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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 22:01

L'Atlas de la révolution climatique
Comment le réchauffement de la planète menace notre avenir,
En quoi l’écologie et le progrès humain sont inséparables,
Les analyses des plus grands noms de la cause climatique (Nicolas Hulot, Noami Klein, Vandana Shiva…),
162 pages, 80 cartes et infographies pour comprendre les grands enjeux climatiques.

A commander auprès d'un militant communiste de vos connaissances d'ici 15 jours (si vous n'en connaissez pas, vous avez toujours la possibilité de vous adresser à Michel Bouchet 7 rue Federico Garcia Lorca 63370 Lempdes Tél. : 04 73 61 62 50

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Nous aurons bientôt l'occasion de vous inviter à une conférence / débat sur le sujet de la transition énergétique ! Nous comptons sur votre présence !

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Michel Bouchet - dans Société
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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 21:33

L'éditorial de Maurice Ulrich : " non et non, le bien des entreprises et des actionnaires comme les volontés du Medef ne se confondent pas avec le bien de la nation et avec le progrès social."

 

Parlons-en du dialogue ! Car de quel dialogue social parle-t-on ces jours-ci ? On retiendra comme un symptôme du grave déficit démocratique qui travaille en profondeur la France d’aujourd’hui ce qu’il faut bien appeler une véritable duplicité du pouvoir. Le président réunissait lundi ceux que l’on appelle les « partenaires sociaux » pour leur tenir les beaux discours du rassemblement, de l’apaisement, des défis de l’avenir et donc du nécessaire dialogue social. Mais, dans le même temps, le gouvernement s’attache par exemple à déconstruire pièce par pièce l’institution prudhomale avec un projet de décret multipliant les obstacles à l’accession des plus démunis et des plus fragiles à la justice. Cela en plus de la volonté réitérée par Emmanuel Macron de plafonner les indemnités dues aux salariés en cas de licenciement abusif. Cela semble du petit, du mesquin, du tripatouillage, mais c’est en réalité une pièce parmi d’autres de ce qui se met progressivement en place et dont l’objectif est de subordonner l’ensemble de la vie publique aux logiques des entreprises et du profit. Cela au prix d’un brouillage du langage aussi ambitieux qu’un brouillage des ondes. Oui, il faut des entreprises qui assument une responsabilité sociale et environnementale mais non et non, le bien des entreprises et des actionnaires comme les volontés du Medef ne se confondent pas avec le bien de la nation et avec le progrès social. C’est bien en ce sens que la conférence sociale de lundi apparaît pour ce qu’elle est, un travestissement. Au fond, la CGT, en refusant d’y participer, a levé un coin du voile. Dût-on le dire carrément, il n’y a pas de partenaires qui tous autour d’une même table n’auraient comme objectif que l’intérêt général. C’est un conte à dormir debout.

 

La réalité, c’est que le progrès social est toujours quoi qu’on en dise un enjeu de ce qui s’appelle la lutte des classes, du conflit toujours plus vif dans ses formes actuelles entre le capital et le travail. C’est bien ce que s’emploie à nier le gouvernement, ce que François Hollande entendait occulter lundi, comme ce qui ne peut cesser de faire retour, sourdement ou avec éclat.

 

Quel dialogue?
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château
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