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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 20:16

Alors que montent partout dans le monde des oppositions à une mondialisation capitaliste fondée sur le dumping social, environnemental et plus de destruction de biens produits comme de capital productif, le Fonds monétaire international (FMI) affirmait dans une récente déclaration que « l’économie mondiale a bénéficié de manière formidable de la mondialisation et des changements technologiques.

Cependant, les perspectives sont de plus en plus menacées par des politiques économiques contrées sur des préoccupations d’ordre interne, y compris des mesures protectionnistes, et à cause d’une panne des réformes structurelles», grince le FMI. Mais qu’en est-il réellement ? Voyons comment les choses se passent dans le secteur agricole.

 

Dans l’Union européenne, les quotas laitiers, mis en place en 1984 pour mettre fin au gâchis de la surproduction laitière, ont adapté l’offre à la demande du marché et permis aux producteurs de vivre correctement du prix du lait durant trois décennies. Mais, se soumettant à une pression de longue date de la Commission européenne, les pays membres de l’Union décidaient dès 2010 de mettre fin à ces quotas régulateurs à partir d’avril 2015. On promettait alors aux producteurs de lait européens un accès quasi illimité au marché mondial grâce au libre échange tel que le préconisent le FMI et l’OMC (organisation mondiale du commerce).

 

En vue de conquérir ces nouveaux marchés, la production laitière européenne a augmenté de 4% entre 2014 et 2016. Sauf que les nouveaux marchés n’ont guère été au rendez-vous. Du coup, les laiteries ont baissé de 20 à 30% le prix du lait payé aux éleveurs, lesquels avaient le choix entre accepter ces prix ou ne pas être collectés. Depuis, les ministres européens de l’Agriculture en sont à bricoler la mise en place de système consistant à donner des primes pour des volumes de lait non produits dans les prochains moins afin de tenter d’adapter très provisoirement l’offre à la demande.

 

Ce bricolage à la petite semaine n’empêche pas la situation des producteurs de lait de s’aggraver en France comme dans les pays voisins. Les prix restent durablement bas et des éleveurs vendent plus de vaches de réformes que prévu avec le double souci d’avoir moins d’animaux à nourrir et de faire rentrer un peu d’argent pour payer les factures que le trop bas prix du lait ne permet plus d’honorer. A son tour, ce surcroît de viande bovine mis sur un marché atone débouche sur une baisse du prix des animaux de boucherie vendus par les éleveurs. Ceux qui sont spécialisés dans les races à viande subissent ainsi le contrecoup de la crise laitière et ont de plus en plus de mal tirer un revenu de leur métier.

 

Si la concurrence mondialisée frappe durement les producteurs de denrées alimentaires français et européens, elle n’épargne pas non plus leurs concurrents. Aux Etats Unis, selon le département américain de l’Agriculture(USDA), la baisse du revenu paysan en 2016 serait de 11% par rapport à 2015 et de 42% par rapport en 2013. Bien que près d’un milliard de personnes ne mangent pas à leur faim dans le monde, la production mondiale de céréales, de viande et de produits laitiers est supérieure à la demande solvable. Dès lors, on spécule à la baisse dans les salles de marché sur le prix du blé, du maïs, du beurre, de la poudre de lait, de la viande bovine et porcine.

 

Concernant le porc justement, le prix du kilo de carcasse évoluait entre 1,15€ et 1,28€ durant les vingt premières semaines de 2016 en France alors qu’il fluctuait entre 1,45€ et 1,60€ durant la même période en 2014. Il a suffit de l’embargo russe sur les produits agricoles européens en guise de rétorsion contre les sanctions européennes pour mettre nos éleveurs en difficulté. Depuis quelques semaines, les cours sont repassés au dessus de 1,50€ parce que la Chine a sensiblement augmenté ses achats. Mais on ne sait pas combien de temps cela durera. Ce sont là les incertitudes du commerce international cher au FMI et à l’OMC. 

 

En France, il suffit de lire les courbes des graphiques pour voir les cours du blé tendre traîner depuis des semaines autour de 159€ la tonne, le maïs à 156€ la tonne. Avec de tels prix, inférieurs de 35€ par tonne à ceux de janvier 2015, c’est le revenu du producteur qui disparait dans bien des cas. Dans les deux régions céréalières que sont le Centre et la Bourgogne, une étude révèle que seulement 10 à 15% des agriculteurs spécialisés en grandes cultures ont cette année un revenu disponible positif après la récolte une fois couvert l’ensemble des coûts de production. Tous les autres sont dans le rouge. 

 

Dans les Landes, où le maïs sert surtout à engraisser les volailles, Christophe Mesplède, président départemental du MODEF, écrit cette semaine dans l’hebdomadaire départemental « Les Informations agricoles » suite à une cession de la chambre d’agriculture qui s’est penchée sur les chiffres : « Les deux tiers des exploitations au réel (bénéfice réel après certification des comptes par l’expert comptable, NDLR) ont enregistré un revenu inférieur à 4.250€ en 2015. Cet indicateur a de quoi inquiéter du monde, d’autant plus que l’année 2016 ne s’annonce guère mieux ». 

Pour avoir fait face à des conditions climatiques difficiles durant trois semaines de la fin mai à la mi-juin, les céréaliers français ont vu leurs rendements baisser de 30% en moyenne par rapport à l’an dernier. En plus des prix bas imputables à une récolte mondiale plus forte que la demande pour la troisième année consécutive, ils n’ont que de faibles volumes à vendre à petits prix.

 

Le FMI et l’OMC voudraient nous occulter la spéculation permanente dans les salles de marché sur tout les matières premières qu’il s’agisse du blé, du lait de la viande du pétrole, du gaz, du cuivre ou des autres métaux. On spécule à la baisse quand l’offre dépasse la demande et à la hausse quand apparaît le moindre risque de pénurie. Dans des économies dignes de pays civilisés, le bon sens voudrait que les décideurs politiques usent de leur pouvoir pour réguler l’offre afin de l’adapter à la demande. Pour les céréales il suffit de gérer des stocks publics de sécurité d’une année sur l’autre pour parvenir à ce résultat. Pour les produits laitiers, les quotas européens avec des volumes produits par pays on joué ce rôle pendant 30 ans.

 

Voilà qui mériterait un vrai débat de société à l’approche de l’élection présidentielle en France. Cela aurait plus d’intérêt que de voir Bruno Le Maire dire aux lecteurs du Journal du Dimanche pourquoi il porte ou non une cravate selon les circonstances. Ce serait aussi plus utile que de voir Sarkozy dans un rôle du héros autoproclamé déclarant dans le même hebdomadaire : « la colère des Français est telle que si je ne suis pas son porte parole (de la colère, NDLR) , si je ne fais pas rempart, on, va avoir un problème très fort ».

Au fait, Sarkozy, Fillon et Le Maire dirigeaient la France en 2008 quand fut votée la Loi de modernisation économique(LME) qui a fait baisser les prix agricoles en donnant les pleins pouvoirs aux distributeurs pour piller les paysans. Ils étaient là aussi quand la France a approuvé la sortie des quotas laitiers décidée en 2010 au niveau européen.

 

Du mauvais usage par le FMI d’une mondialisation qui ruine les paysans
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château
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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 10:06
Un colloque s’est tenu l’autre jour à l’Assemblée nationale sur « le legs de Michel Rocard ».

A peine disparu, voilà le grand homme déjà statufié. A quand le Panthéon ?

Tous les héritiers étaient là, pour parler de leur « grand frère ». Sic.

Le grand frère qui avait si bien compris que la France ne pouvait pas accueillir toute la misère du monde (Valls) ;

le grand frère qui avait tordu le cou aux fou­taises marxistes et à ses suppôts de cocos (Macron) ;

le grand frère qui impulsa si vaillamment le renouveau du syndicalisme indépendant (Notat Nicole).

Curieusement, on n’y a pas vu Cahuzac. On avait cru comprendre, pourtant, qu’il tenait la caisse du clan, et qu’il avait un discours tout prêt sur le grand frère et le financement des partis.

Mais il devait être retenu, un empêche­ment de dernière minute. Dommage.

Du coup, sans Cahu, le colloque Rocard boitait un peu !

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Billet d'humeur
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10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 22:18
Devise révolutionnaire à remettre, peut-être, au goût du jour !

Devise révolutionnaire à remettre, peut-être, au goût du jour !

En 2017, la France va choisir son avenir !

 

Il serait fou de renoncer à un avenir de progrès social, écologique et de solidarité pour notre pays.

Il serait fou de laisser la droite et l’extrême droite prendre les rênes pour installer la peur, la division, la précarité pour tous et la violence sociale.

Il serait fou de laisser ceux qui nous gouvernent depuis cinq ans, Hollande, Valls ou Macron, nous emmener à la défaite.

Ils ne nous représentent plus.

 

Les axes d’action d’un projet commun pour un changement à gauche, en rupture avec les logiques libérales, existent. Nos propositions, les vôtres, celles que vous avez exprimé dans la consultation citoyenne peuvent s’additionner. Mettons fin aux passe-droits, aux injustices et aux discriminations. Nous voulons l’égalité et la reconnaissance de notre travail comme nous l’avons exprimé dans la rue contre la loi El Khomri. Pour cela, reprenons le pouvoir aux vrais responsables de la crise, les puissances de l’argent et de la finance. Cela passe par une nouvelle République et un renouveau de la politique et de ses pratiques.

 

Depuis des mois, j’alerte sur les dangers de la division à gauche. Je ne m’y résous pas.

Les forces de progrès, les forces vives de la gauche doivent s’unir, porter ensemble un nouveau projet de justice, d’égalité et de paix, et n’avoir pour cela qu’une seule candidature commune à l’élection présidentielle et partout des candidatures pour porter leurs exigences aux élections législatives.

 

Car, ne l’oublions pas, c’est au Parlement que demain, on votera les lois, pas à l’Élysée !

 

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 16:34
Photo Damien Meyer / AFP

Photo Damien Meyer / AFP

Patrick Le Hyaric - Dimanche, 9 Octobre, 2016 - Humanité Dimanche

L'hémorragie industrielle et agricole qui se poursuit mine les bases de notre protection sociale et aggrave toutes les insécurités de vie. Moins de personnes au travail, ce seront moins de recettes pour les caisses de la Sécurité sociale.

C'est dans ce contexte qu'a jailli, à grand renfort de propagande, cette fausse bonne nouvelle de la fin prochaine du fameux « trou de la Sécurité sociale ». Au moment même où nos hôpitaux perdent leur sang, qu'un nombre croissant de nos concitoyens ne peuvent plus se soigner correctement, la ministre de la Santé a déclaré : « En 2017, le trou de la Sécu aura disparu », ajoutant : « La gauche fait le job. » Mais de quel « job » parlez-vous au juste, Madame la ministre ?

 

Si, d'un point de vue purement comptable, l'annonce peut satisfaire ceux qui ne voient le monde qu'à travers les chiffres, on aurait souhaité un peu de retenue et de franchise. Car, pour tout « job », ce résultat procède d'un véritable travail de sape d'un des ferments de la République sociale, inscrit dans nos institutions grâce aux combats syndicaux, portés de tout temps par la gauche. Heureusement que les médecins et personnels hospitaliers ont un tout autre sens des responsabilités.

Ils alertent, avec leur cœur et la passion de leurs nobles missions, sur la situation extrêmement dégradée de la santé publique, dénoncent la surchauffe des hôpitaux et la pression terrible qui s'y exerce sur les salariés.

 

Parlons plutôt du travail de sape d'un fondement de la république. Parlons de la diminution drastique du budget de la santé publique...

 

Car, pour parvenir à son objectif l'année prochaine, le gouvernement ne compte pas faire cotiser les revenus du capital mais au contraire tenir la barre d'une diminution drastique des crédits accordés à la santé publique. Ainsi, pour le budget des hôpitaux, jusqu'en 2017, 3 milliards d'euros d'économies sont prévus, dont 860 millions issus de la « maîtrise » de la masse salariale, ce qui va se traduire par la suppression de 22 000 postes, soit 2 % des effectifs. À cette mesure s'ajoute une chasse aux lits dans les hôpitaux, ce qu'on appelle, dans le jargon libéral, « une évolution maîtrisée du développement de la chirurgie ambulatoire ». Avec les suppressions d'emplois qui s'accélèrent à un rythme soutenu dans les hôpitaux publics et les avantages croissants accordés aux cliniques privées, le service public hospitalier est au bord de la rupture. Désormais, le secteur privé lucratif représente 34 % de l'activité hospitalière en France. Un record !

S'agissant des autres branches de la Sécurité sociale, la situation est identique. La droite revendique d'ailleurs la paternité des réformes engagées, notamment concernant les retraites, et promet d'aller encore plus loin, plus vite et plus fort !

Une politique progressiste devrait prendre le contre-pied de ces orientations et s'engager dans la création d'un pôle public du médicament qui permette, de la recherche à la distribution, une maîtrise publique de ce secteur très lucratif. Les profits colossaux des multinationales du médicament sont réalisés grâce à des stratégies commerciales qui ont tout à voir avec l'argent roi et rien avec des objectifs de santé publique. Pourquoi ne pas considérer que, si un produit est efficace, il doit être remboursé à 100 %, alors que se multiplient les remboursements partiels de médicaments, dont une bonne part ont des vertus curatives loin d'être évidentes ?

Ces attaques ont leur cohérence, à savoir une opposition au principe même d'une socialisation des richesses produites. Chaque année, on en trouve la trace dans les ponctions opérées lors du vote de la loi de financement de la Sécurité sociale. La conception même de cette loi annuelle s'inscrit dans les thèses libérales et les objectifs du capital financiarisé, qui tournent les dos à l'ambition des concepteurs de la protection sociale, dans un pays pourtant exsangue au lendemain de la Seconde Guerre mondiale Il est d'ailleurs étrange que l'on s'attaque aux fondements de la Sécurité sociale, à ses missions et à son financement au moment où, aux États-Unis, monte l'exigence d'un véritable système de santé publique.

Rappelons que dans ce pays, où la santé est libéralisée, les dépenses qui lui sont liées représentent 17 % des richesses produites, avec des résultats médiocres alors sociale, à ses missions et à son financement au moment où, aux États-Unis, monte l'exigence d'un véritable système de santé publique.

X Le plein-emploi réel y contribuerait grandement, tant les cotisations sont dépendantes du niveau de chômage et de précarité. La fraude aux cotisations patronales, quant à elle, représente aujourd'hui plus de 20 milliards d'euros. Et imaginons ce qu'apporterait une politique contributive visant à créer de nouvelles recettes grâce à une participation des entreprises, modulée selon qu'elles créent de l'emploi, aident à la formation ou s'engagent pour le bien commun. Parallèlement, les exonérations de cotisations seraient supprimées et les revenus du capital financier mis à contribution. Sans parler de la manne que dégagerait une chasse conséquente à l'évasion fiscale, comme le montre abondamment ce numéro de notre magazine.

Bref, un nouvel âge de la protection sociale est possible. Elle est indispensable, notamment pour répondre au grand enjeu de l'autonomie des personnes âgées. C'est à un nouveau progrès de civilisation, à inscrire dans la mémoire collective d'une nation, qu'il faut s'atteler et non à un cri, triomphal et comptable, mais de bien peu de poids humain ! C'est toute la différence avec ce qui pourrait être un acte fondateur d'une sortie de l'enfer néolibéral dans lequel sont plongées nos sociétés avec une gauche de plain-pied dans les potentialités qu'offre notre époque, respectueuse de ses combats historiques et de l'héritage de ses aînés, parmi lesquels le ministre communiste Ambroise Croizat. Tel est le débat, Madame la ministre !

De quel « job » parlez-vous, Madame la ministre de la Santé ?

 

L'hémorragie industrielle et agricole qui se poursuit mine les bases de notre protection sociale et aggrave toutes les insécurités de vie. Moins de personnes au travail, ce seront moins de recettes pour les caisses de la Sécurité sociale.

 

 C'est dans ce contexte qu'a jailli, à grand renfort de propagande, cette fausse bonne nouvelle de la fin prochaine du fameux « trou de la Sécurité sociale ». Au moment même où nos hôpitaux perdent leur sang, qu'un nombre croissant de nos concitoyens ne peuvent plus se soigner correctement, la ministre de la Santé a déclaré : « En 2017, le trou de la Sécu aura disparu », ajoutant : « La gauche fait le job. » Mais de quel « job » parlez-vous au juste, Madame la ministre ?

Si, d'un point de vue purement comptable, l'annonce peut satisfaire ceux qui ne voient le monde qu'à travers les chiffres, on aurait souhaité un peu de retenue et de franchise. Car, pour tout « job », ce résultat procède d'un véritable travail de sape d'un des ferments de la République sociale, inscrit dans nos institutions grâce aux combats syndicaux, portés de tout temps par la gauche. Heureusement que les médecins et personnels hospitaliers ont un tout autre sens des responsabilités.

Ils alertent, avec leur cœur et la passion de leurs nobles missions, sur la situation extrêmement dégradée de la santé publique, dénoncent la surchauffe des hôpitaux et la pression terrible qui s'y exerce sur les salariés.

Parlons plutôt du travail de sape d'un fondement de la république. Parlons de la diminution drastique du budget de la santé publique...

 

Car, pour parvenir à son objectif l'année prochaine, le gouvernement ne compte pas faire cotiser les revenus du capital mais au contraire tenir la barre d'une diminution drastique des crédits accordés à la santé publique. Ainsi, pour le budget des hôpitaux, jusqu'en 2017, 3 milliards d'euros d'économies sont prévus, dont 860 millions issus de la « maîtrise » de la masse salariale, ce qui va se traduire par la suppression de 22 000 postes, soit 2 % des effectifs. À cette mesure s'ajoute une chasse aux lits dans les hôpitaux, ce qu'on appelle, dans le jargon libéral, « une évolution maîtrisée du développement de la chirurgie ambulatoire ». Avec les suppressions d'emplois qui s'accélèrent à un rythme soutenu dans les hôpitaux publics et les avantages croissants accordés aux cliniques privées, le service public hospitalier est au bord de la rupture. Désormais, le secteur privé lucratif représente 34 % de l'activité hospitalière en France. Un record !

S'agissant des autres branches de la Sécurité sociale, la situation est identique. La droite revendique d'ailleurs la paternité des réformes engagées, notamment concernant les retraites, et promet d'aller encore plus loin, plus vite et plus fort !

Une politique progressiste devrait prendre le contre-pied de ces orientations et s'engager dans la création d'un pôle public du médicament qui permette, de la recherche à la distribution, une maîtrise publique de ce secteur très lucratif. Les profits colossaux des multinationales du médicament sont réalisés grâce à des stratégies commerciales qui ont tout à voir avec l'argent roi et rien avec des objectifs de santé publique. Pourquoi ne pas considérer que, si un produit est efficace, il doit être remboursé à 100 %, alors que se multiplient les remboursements partiels de médicaments, dont une bonne part ont des vertus curatives loin d'être évidentes ?

Ces attaques ont leur cohérence, à savoir une opposition au principe même d'une socialisation des richesses produites. Chaque année, on en trouve la trace dans les ponctions opérées lors du vote de la loi de financement de la Sécurité sociale. La conception même de cette loi annuelle s'inscrit dans les thèses libérales et les objectifs du capital financiarisé, qui tournent les dos à l'ambition des concepteurs de la protection sociale, dans un pays pourtant exsangue au lendemain de la Seconde Guerre mondiale Il est d'ailleurs étrange que l'on s'attaque aux fondements de la Sécurité sociale, à ses missions et à son financement au moment où, aux États-Unis, monte l'exigence d'un véritable système de santé publique.

Rappelons que dans ce pays, où la santé est libéralisée, les dépenses qui lui sont liées représentent 17 % des richesses produites, avec des résultats médiocres alors sociale, à ses missions et à son financement au moment où, aux États-Unis, monte l'exigence d'un véritable système de santé publique.

X Le plein-emploi réel y contribuerait grandement, tant les cotisations sont dépendantes du niveau de chômage et de précarité. La fraude aux cotisations patronales, quant à elle, représente aujourd'hui plus de 20 milliards d'euros. Et imaginons ce qu'apporterait une politique contributive visant à créer de nouvelles recettes grâce à une participation des entreprises, modulée selon qu'elles créent de l'emploi, aident à la formation ou s'engagent pour le bien commun. Parallèlement, les exonérations de cotisations seraient supprimées et les revenus du capital financier mis à contribution. Sans parler de la manne que dégagerait une chasse conséquente à l'évasion fiscale, comme le montre abondamment ce numéro de notre magazine.

Bref, un nouvel âge de la protection sociale est possible. Elle est indispensable, notamment pour répondre au grand enjeu de l'autonomie des personnes âgées. C'est à un nouveau progrès de civilisation, à inscrire dans la mémoire collective d'une nation, qu'il faut s'atteler et non à un cri, triomphal et comptable, mais de bien peu de poids humain ! C'est toute la différence avec ce qui pourrait être un acte fondateur d'une sortie de l'enfer néolibéral dans lequel sont plongées nos sociétés avec une gauche de plain-pied dans les potentialités qu'offre notre époque, respectueuse de ses combats historiques et de l'héritage de ses aînés, parmi lesquels le ministre communiste Ambroise Croizat. Tel est le débat, Madame la ministre !

 

 

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société
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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 19:19

Bousculé par la mobilisation des Polonaises contre cette loi inique condamnant à la prison des femmes qui auraient recours à l’avortement, le Parlement, à majorité conservateur, a fini par voter contre lors du vote de ce jeudi.

 

La proposition de loi d'initiative citoyenne qui visait à interdire complètement l’avortement (à part en cas de mise en danger de la vie de la mère) et à punir de prison ferme les médecins comme les femmes qui le pratiqueraient a finalement été largement rejeté. Après de longues journées d’hésitation, les parlementaires conservateurs ont fini par céder face à la mobilisation des Polonaises. Le texte a donc été rejeté par 352 votes contre, 58 pour et 18 abstentions.


Le parti Droit et Justice (PiS) au pouvoir, largement majoritaire au Parlement, a beaucoup hésité. Ces conservateurs étaient pourtant pour encore durcir encore la loi, qui est déjà la plus restrictive d’Europe. Elle n’autorise en effet l'avortement que lorsque la vie ou la santé de la mère est en danger, qu’un examen prénatal indique une grave pathologie irréversible chez l'embryon, ou que la grossesse est le résultat d'un viol ou d'un inceste.

 

La proposition examinée ne laisserait la possibilité d’une IVG que pour sauver la vie de la femme. Elle fixait la peine de prison maximale pour la femme qui avorte à cinq ans de prison. Et c’est ce dernier point qui a fait hésiter le PiS, dont les députés n’étaient tout de même pas pour condamner les patientes.
"Nous avons le plus grand respect pour les signataires de la proposition de loi, mais en observant la situation sociale, nous constatons qu'elle (la proposition) conduirait à un processus dont l'effet serait contraire à ses objectifs" a expliqué le président du parti, Jaroslaw Kaczynski. Plus de 100 000 "femmes en grève" vêtues de noir avaient manifesté en Pologne lundi contre cette loi.

 

Le projet a également suscité des protestations en Europe, au moment où les relations entre Varsovie et Bruxelles sont déjà tendues sur plusieurs autres dossiers. Le Parlement européen s'est saisi de ce dossier mercredi et de nombreux députés y ont vivement critiqué le texte lors d'un débat.

 

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 19:50
Photo DORIAN GUITEL/CE3P

Photo DORIAN GUITEL/CE3P

Sébastien Crépel - Lundi, 3 Octobre, 2016 - Humanite.fr

 

Ce mardi, dans l’Humanité, le secrétaire national du PCF s’explique sur la démarche des communistes pour les élections à venir. Rassemblement, projet, choix de candidature… Pierre Laurent livre les clés du débat.

A quelques jours de la présentation des résultats, samedi prochain, de la « grande consultation citoyenne » menée par les militants de son parti en vue de définir un projet de gauche pour 2017, le dirigeant communiste s’exprime dans l’Humanité, ce mardi, sur « les axes pour un projet possiblement commun à toutes les forces de gauche ». C’est en effet l’ambition des communistes à laquelle « rien ne nous fera renoncer », prévient Pierre Laurent, qui explique pourquoi le PCF a fait à ce stade « le choix politique de ne pas mettre un candidat dans la discussion » pour l’élection présidentielle.

L’heure de la décision approche cependant pour les communistes, avec leur conférence nationale prévue le 5 novembre, qui formulera « les choix qui seront soumis aux communistes ».  Les différentes hypothèses sur la table, celle d'une candidature communiste, la possibilité de soutenir ou non la candidature de Jean-Luc Mélenchon, le rassemblement des candidatures de la gauche en rupture avec le gouvernement et la construction du cadre collectif pour y parvenir : Pierre Laurent livre les clés du débat sur tous ces sujets.

Un fil rouge structure son propos : construire une offre politique nouvelle qui permette de « ne pas se résigner à la défaite que nous promettent chaque jour les enquêtes d’opinion si le paysage des candidatures reste ce qu’il est aujourd’hui. » « Sinon, nous assisterons à la qualification des seules forces de droite et d’extrême droite, prévient-il. Jamais les communistes ne prendront la responsabilité de banaliser une telle perspective. »

« Ce que nous avons à décider, ce n’est pas seulement d’un nom, c’est une démarche globale », souligne Pierre Laurent : projet politique, lien entre campagne présidentielle et campagnes législatives, premières initiatives en chantier…  Le secrétaire national du PCF détaille comment les communistes entendent peser sur la situation actuelle pour la modifier et favoriser le rassemblement « des énergies et des idées », et isoler une éventuelle candidature du clan Hollande-Valls. Europe, « made in France », nation et « identité » : Pierre Laurent livre des propositions et pointe les convergences possibles avec d’autres forces de gauche pour faire avancer un projet commun.

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 21:42
Photo François Nascimbeni / AFP

Photo François Nascimbeni / AFP

A la fête de l'Humanité, nous avons beaucoup parlé et débattu sur les services publics de proximité (hôpital (non au GHT), SNCF, bureaux de poste,... (voir ci-dessous)

Et, de retour à Lempdes nous apprenons la fermeture d'un guichet sur deux à notre bureau de poste !

Cela rend d'autant plus d'actualité le texte issu du débat dont nous parlons ci-dessus :

 

Nous sommes usagers, syndicalistes, élus locaux, réunis à la Fête de l’humanité, ce jour du 10 septembre 2016, nous lançons un appel à toutes nos concitoyennes et concitoyens pour défendre et développer le service public de la Poste. Pour participer au débat et signer la pétition installer La Cerise sur votre smartphone : http://bit.ly/2cNd0tr

L’objectif principal du contrat de présence postale territoriale pour les 3 ans à venir, en cours de discussion entre la poste, le gouvernement et l’Association des Maires de France, au nom de « l’adaptation du réseau aux contraintes économiques », est la fermeture de très nombreux bureaux de poste, en continuant les fermetures dans le monde rural et en les accélérant dans les villes. Il s’agit de passer d’un réseau où les bureaux de poste étaient largement majoritaires  encore en 2014 (54 % aujourd’hui) à un réseau largement dominés par les « partenariats » où les bureaux de poste  seront en forte régression. Évidement La poste annonce que le nombre de points de contact (17 000) restera inchangé puisque les bureaux de poste seront transformés en agences postales communales ou en relais commerçants. Pour imposer cette régression, La Poste veut lever l’obstacle de l’opposition des élus, de l’action des usagers et des syndicalistes dans les territoires.

Il est donc créé 3 sortes de points de contacts différents : ceux qui relèvent du fonds de péréquation gérés par les CDPPT où il y a encore besoin de l’accord du maire et du conseil municipal, ceux qui ne relèvent pas du fonds de péréquation dans les communes où il y a un seul bureau postal, il y aura toujours un diagnostic partagé et un accord préalable du maire mais pas de la CDPPT  ni du conseil municipal, et tous les autres où il n’y aura plus de diagnostic partagé ni d’accord préalable du maire et du conseil municipal pour fermer le bureau de poste.

Or, aucun bureau de poste ne doit évoluer sans l’accord préalable du conseil municipal et des CDPPT (et qu'en est-il à Lempdes Ndlr).

Cette politique s’accompagnera de la création de maisons de services au public, et des facteurs guichetiers. L’objectif rejoint celui des missions nouvelles confiées aux facteurs pour compenser la régression des services publics sociaux et de santé, missions financées par les habitants concernés.

La poste deviendrait la béquille de cette régression généralisée du service public.

Il est possible de mener un combat offensif pour faire des véritables maisons de services publics , en posant des conditions de créations d’emplois en nombre suffisant, de formation des salariés concernés, de gestion démocratique et participative.

La poste doit orienter sa politique vers ce qui est sa mission : le service public, et non pas empocher le CICE (300 millions par an) pour supprimer des emplois et privilégier la rentabilité financière.

Nous appelons nos concitoyens à :

1.            Refuser l’orientation adoptée pour ce nouveau contrat de présence postale pour 2017-2019.

2.            Se battre partout, pied à pied, pour empêcher toute fermeture d’un bureau de poste, « Objectif : zéro fermeture de bureau de poste ! »

3.            Demander que les CDPPT soient élargies aux associations d’usagers et organisations syndicales représentatives du personnel et qu’elles soient consultées sur l’ensemble des évolutions en cours au sein du réseau postal local ou sur les réorganisations de services qui impactent les conditions de travail et le service rendu aux usagers.

4.            Demander la hausse des ressources du fonds de péréquation qui permettent de financer les rénovations et accompagnements du public dans les bureaux de postes et que ce périmètre soit élargi au-delà des quartiers en politique de la ville.

5.            Agir pour mettre en place de vraies maisons de services publics, ce qui implique des objectifs en termes de créations d’emplois, de formation, de gestion démocratique …

6.            Créer partout des collectifs locaux et départementaux avec le triptyque gagnant usagers-syndicalistes- élus et partis politiques. Une coordination nationale impulsera ce mouvement en lien avec la « convergence des services publics ».

Participez au débat et signez la pétition en installant "La Cerise" sur votre smartphone : http://bit.ly/2cNd0tr

 
Les premiers signataires :
Les premiers signataires :
 
Paulette AGNEL, conseillère municipale de Velleron
 
François AUGUSTE, collectif départemental 38
 
Marie-Christine BASTIEN, collectif départemental 54
 
Sylvie BAYLE, secrétaire générale CGT postaux de Paris
 
Gérard BEAUSSAINT, postier retraité PCF 13
 
Claude BELLEC, Délégué au logement social de Brest
 
Nicolas BONNET OULADJ, président du groupe PCF-FDG au Conseil de Paris
 
Ian BROSSAT, Adjoint à la Maire de Paris
 
Jean Claude CHAILLEY, Secrétaire général de résistance sociale
 
Jean-Paul DESSAUX, fédération Sud PTT
 
Hélène DIAZ, postière retraitée PCF 13
 
Ismaël DUPONT, élu à Morlaix et communauté
 
Denis ESTEVE, ancien secrétaire de la CGT poste des Bouches-du-Rhône
 
Francis FOURNIER, responsable des postiers communistes des Bouches-du-Rhône
 
Nicolas GALEPIDES, syndicaliste, fédération Sud PTT
 
Jean-Philippe GILLET, militant CGT, secrétaire de la section PCF poste paris
 
Eric GUELLEC, Vice-Président de Brest Métropole
 
Jacqueline HERE, Présidente du groupe des élu-e-s communistes, Maire Adjoint de Brest
 
François JACQUART, conseiller régional auvergne Rhône alpes
 
Michel JALLAMION, Conseiller régional Ile-de-France, président convergence des services publics
 
Michel LANNEZ, postier syndicaliste CGT
 
Gilles LE PROUST Maire d’Allones, membre du bureau de l’AMF
 
Didier LE RESTE, Conseil de Paris du 10e
 
Daniel LINOSSIER, comité vigilance : mettre la poste sous protection citoyenne
 
Joël MARSEILLE, adjoint au maire de TENCIN 38
 
Isabelle MATHURIN, membre du conseil national du PCF
 
Eliette MAUTREFF, postière retraité 13
 
Isabelle MAZELIN, Adjointe à la culture du Releck Kerhuon
 
Jean Claude MERY, cadre retraité de la Poste, ancien responsable départemental UFCCGT 13
 
Marc MINNI, Syndicaliste Portuaire Saint-Malo
 
Martial PASSY, Maire de Givors vice-président métropole de Lyon
 
Georges PISSON, postier retraité 13
 
Claude PONDEMER, militant PCF
 
Jacquy RIVOALAN, militant PCF Rennes
 
Alain VINATIER, postier retraité 13 PCF

 

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 23:07
Nicolas Sarkozy, le 27 septembre 2016 (WITT/SIPA)

Nicolas Sarkozy, le 27 septembre 2016 (WITT/SIPA)

Sylvain Courage (Le journal l'OBS - dont nous ne sommes pas vraiment fan, Ndlr) Publié le 28 septembre 2016

 

EDITO. Les scandales et les révélations s’accumulent mais l’ancien président court toujours. La faute à qui ?

 

Les étrangers ne sont pas comme nous. Et leurs mœurs nous horrifient. Au Brésil, Dilma Rousseff, présidente soupçonnée d’avoir participé au système de corruption Petrobras, a été destituée. Une folie amazonienne ! Aux États-Unis, la candidate à la Maison-Blanche Hillary Clinton a dû comparaître pendant 12 heures devant une commission parlementaire pour avoir utilisé sa boîte mail personnelle à des fins professionnellesUne lubie yankee ! En Suède, une ministre sociale-démocrate a démissionné après avoir été prise en flagrant délit de conduite en état d'ivresse. Une dérive calviniste ! En Roumanie, l'ex-Premier ministre Victor Ponta, poursuivi dans un dossier de financement de la campagne électorale qui l'avait mené au pouvoir en 2012, a été placé sous contrôle judiciaire en attendant son jugement. Un folklore roumain !

En Gaule, rien de tel. Nos dirigeants n’ont aucun souci à se faire. A défaut de leur couper la tête, nous leur pardonnons toujours, quels que soient leurs égarements. Bien qu’il ait fait exploser le plafond de dépenses de campagne en 2012, bien que les soupçons s’accumulent quant à un éventuel financement libyen de sa campagne de 2007, bien qu’il soit mis en examen dans l'affaire dite des "écoutes" pour avoir cherché à corrompre un magistrat de la Cour de cassation avec la complicité de son avocat, bien qu’il soit mis en examen dans l’affaire Bygmalion et que son renvoi devant le tribunal correctionnel soit requis par le parquet, l’ancien président reste en lice. Il crie au complot, excipe de sa probité et prétend encore devenir notre nouveau président.

Fort heureusement, pour lui, Nicolas Sarkozy n’est ni brésilien, ni américain, ni suédois, ni même roumain. Chez nous, un responsable de cette trempe, on le chérit, on l’applaudit, on l’élit.

Non, Sarkozy n'a pas bénéficié de cinq non-lieux

Plus personne ne devrait gober le mensonge

Pas un jour sans que l’une de ses saillies passées ou présentes ne défraie la chronique. Nicolas Sarkozy peut cracher sur ses anciens collaborateurs et ses adversaires à longueur de off, fulminer contre les journalistes "guévaristes" qui s’autorisent à lui poser des questions et changer d’avis comme de chemise sur des sujets mineurs comme le droit du sol, le réchauffement climatique ou l’appartenance de la France à l’Union européenne, rien n’y fait. Il court toujours.

La faute à qui ? Aux médias fascinés par son show ? Sans doute. Mais à ce degré d’intoxication, c’est le corps social tout entier qui manque de défense immunitaire. Plus aucun citoyen français honnêtement informé ne devrait gober le mensonge. Plus aucun politicien normalement courageux ne devrait cautionner l’imposture. Élu en 2007, battu en 2012, Nicolas Sarkozy n’aurait même pas dû figurer dans la course de 2017. Les dirigeants de l’UMP qui lui ont remis les rênes du parti en 2014, sont les grands fautifs : comment ont-ils pu éponger les mécomptes de sa précédente campagne et s’en remettre à lui, sauf par instinct de soumission clanique ?

"Les affaires finiront par le rattraper et l’empêcher de se présenter", entend-on.

Mais c’est l’inverse qui se produit. Sarkozy, le Berlusconi des Hauts-de-Seine, n’est candidat à la présidentielle que pour se tirer d’affaires. Son fracassant retour en politique ne sert qu’à occulter son destin judiciaire. En avocat qu’il n’a jamais cessé d’être, maître Sarko inverse la charge de la preuve : si les juges lui cherchent des noises, c’est qu’il s’agit de le faire taire et même, en sa personne, de museler le peuple qu’il exprime si bien…

Foin de sondages ! Ce Tartuffe est déjà gagnant à tous les coups. Si Juppé remporte la primaire puis la présidentielle, il devra lui accorder une protection en contrepartie de son soutien. Bingo... Et rebingo ! Si Sarkozy réussit son hold-up sur la primaire, il sera lavé de tous les soupçons par l’onction démocratique. Un miracle. Mais si ce revenant magnifié parvenait à se faire réélire président à la faveur d’un malentendu, il redeviendrait intouchable comme le prévoit notre grandiose Constitution et pourrait se venger de tous ceux qui lui ont manqué. Ainsi va la Gaule !

Sylvain Courage

Sarkozy intouchable : pourquoi nous sommes tous coupables !
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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 20:00
Face au privé, l’État pigeon consentant !

Pia de quatrebarbes - Jeudi, 29 Septembre, 2016 - Humanité Dimanche

 

Autoroutes, ligne Charles-de-Gaulle Express, privatisation des aéroports… L’argent public coule à flots au profit d’entreprises du privé. Incompétence de l’État ou, dans l’opacité la plus totale, stratégie de cadeaux aux copains ? L’intérêt général y perd, les usagers en font les frais, mais les sociétés autoroutières,les grosses entreprises du BTP, elles, y gagnent. Démonstration en trois exemples.

Ce n’est pas la peine de négocier avec les sociétés concessionnaires d’autoroutes, ça « prendrait trop de temps » ! C’est ainsi que le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies, a justifié, le 18 septembre, le lancement de « 30 opérations » sur les autoroutes. Pour ces raccordements ou aménagements d’aires, Vinci et Eiffage, mastodontes du BTP, et l’espagnol Abertis, qui exploitent le réseau, ne mettront pas la main à la poche. La facture de 1 milliard sera à la charge des collectivités et usagers, qui verront encore les péages augmenter (de + 0,3 % à + 0,4 % entre 2018 et 2020).

Sur les autoroutes, les aéroports ou les partenariats public-privé (PPP), les gros du BTP font toujours plus de cash, au détriment des contribuables. Le cas des autoroutes est particulièrement caricatural (lire encadré). Ce système ne « permet pas de garantir que les intérêts des usagers et de l’État sont suffisamment pris en compte », assénait la Cour des comptes. L’ARAFER, la nouvelle autorité de transports, se plaignait en juillet de ne pas avoir accès à tous les documents, et donc de ne pouvoir exercer un réel contrôle.

L’État défend jalousement le secret qui entoure ses relations avec ces entreprises privées. Raymond Avrillier en sait quelque chose. Cet écologiste, ex-adjoint au maire de Grenoble, s’est intéressé au plan de relance autoroutier, signé en avril 2015. Le gouvernement a bien publié les avenants aux contrats, mais pas les annexes dans lesquelles se cachent les détails financiers… « le nerf de la guerre », explique-t-il. Le 13 juillet, le tribunal administratif a donné trois mois au gouvernement pour les publier. Mais Bercy s’est pourvu en cassation.

Idem pour la privatisation de l’aéroport Toulouse-Blagnac, où le gouvernement a conclu un « pacte d’actionnaires secret » avec l’investisseur minoritaire (49,9 %), le chinois Casil (lire encadré). Dans les partenariats public-privé, « à chaque fois, est invoqué le secret industriel ou commercial. Pourtant, il n’y a pas d’innovation technologique pour construire une piscine. Il s’agit seulement d’organiser l’opacité », explique Nicolas de La Casinière, qui a enquêté sur Vinci et les PPP (1).

Pourquoi ces arrangements ? La mission parlementaire, réunie en 2014 sur les autoroutes, parlait d’un « entre-soi d’ingénieurs ». Même formation, même classe sociale, même logiciel libéral. Les allers-retours entre privé et public sont légion. Le conseiller aux transports de Manuel Valls est Loïc Rocard, fils de Michel, mais surtout ex-directeur de Cofiroute, SCA de Vinci. Le PDG de Vinci, Xavier Huillard, a commencé au ministère de l’Équipement. Bref, dans les ministères, les gros du BTP ont de solides relais.

Ils en sont tous convaincus : le privé fera mieux et l’État doit se concentrer sur quelques missions régaliennes. En asséchant les finances publiques, la crise leur a ouvert la voie. À chaque fois, il n’y aura pas d’argent public, promettent-ils… quitte à bricoler. Ou à ce que, au final, ça coûte bien plus cher à la puissance publique comme avec les PPP (Partenariats Public Privé).

Raymond Avrillier y voit aussi une sorte d « impôts cachés » au profit des gros du BTP. « On maintient des entreprises françaises qui se font du profit en France pour aller remporter des marchés à l’international. L’économie de ces entreprises est portée par des impôts payés par les usagers. » C’est cadeau !

(1) « Les Prédateurs du béton, enquête sur la multinationale Vinci » (2013) et « Services publics à crédit. À qui profitent les partenariats public-privé (PPP) ? » (2015). Éditions Libertalia, 8 euros chacun.

 

 

 

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 22:28
Trente-et-un photographes engagés, avec des statuts, des motivations et des niveaux d’expérience différents se sont rencontrés dans les manifestations contre la loi El Khomri et ont eu envie de se retrouver autour d’un projet commun. Pour que leurs photos ne restent pas sur les ordinateurs, sur les pages facebook ou sites internet, mais pour qu’elles reviennent aux acteurs et actrices de ce mouvement, ils  ont décidé de réaliser cette première exposition collective qu’il faut courir voir à la bourse du travail jusqu’au samedi 1er octobre.

 

Vivons-nous vraiment dans une démocratie, de paix, de liberté ?

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