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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 21:00

Quoiqu'en disent les médias dominants, (baroud d'honneur, 14ème (si l'on compte le 1er mai, sinon 13ème) et dernière mobilisation,...) la loi travail est toujours un sujet de colère et les syndicats sont de retour dans la rue et ne lâcheront rien ! La manifestation de rentrée du 15 septembre a réuni environ mille cinq cents personnes à Clermont-Ferrand.

© Valérie Riffard Pour protester contre la loi travail, mille cinq cents personnes ont répondu à l'appel de l'intersyndicale à Clermont-Ferrand.

© Valérie Riffard Pour protester contre la loi travail, mille cinq cents personnes ont répondu à l'appel de l'intersyndicale à Clermont-Ferrand.

La loi travail a été promulguée le 9 août dernier mais la mobilisation reste de mise pour les syndicats. Dans les rues de Clermont-Ferrand ce matin, ils étaient plus de 1500 à défiler dans les rues pour cette treizième édition, autant que lors des manifestations du printemps dernier [certaines ont été bien plus importantes, Ndlr].
Parmi les mobilisés, des retraités, des salariés des secteurs public et privés. Des personnels de santé se sont aussi  joints au mouvement pour attirer l'attention sur la crise que connait leur profession.
 

 

La loi travail est toujours un sujet de colére. Comme partout en France, une manifestation a eu lieu le matin du 15 septembre à Clermont-Ferrand. Environ 1500 personnes ont répondu à l'appel de l'intersyndicale. Intervenants : Didier Pagès, délégué Solidaires et représentant de l'intersyndicale ; Nathalie Niort, infirmière à l'hopital de Riom et déléguée CGT.  

-  Valérie Riffard, Jean Jazeix, Brice Ordas

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 21:56

A la fête de l'Huma, il y avait aussi Rokia Traoré : quelqu'un d'exceptionnel !

La fête de l'Huma 2016, nous en revenons et, forcément, nous y reviendrons sur ce Blog !

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 22:58
Réalisation Jean - Pierre AMIET 19 au 22 septembre, de 14 à 17h, salle Voutée, rue Saint Verny à Lempdes.

Réalisation Jean - Pierre AMIET 19 au 22 septembre, de 14 à 17h, salle Voutée, rue Saint Verny à Lempdes.

  • Mercredi 21 : journée mondiale de la Paix : rencontre avec les clubs Unesco «Les valeurs de la République et la citoyenneté mondiale » à 17h salle voutée

 

  • Jeudi 22 : Anniversaire de l’an I de la première République. Visite guidée de l’exposition à 17h salle Voutée

 

 

22 septembre 2016  à LEMPDES

 

SALLE AGORA, rue de la Réserve, à  20h

VIVRE LA FRATERNITE avec Marc VELLA

 

FILM ET CONFERENCE  SUR LA CARAVANE AMOUREUSE EN ETHIOPIE

Soirée  organisée par la section pour l’Unesco du Foyer des Jeunes et d’Education Populaire de Lempdes

EXPOSITION RACONTE-MOI LA REPUBLIQUE : 1792 – 2016

« Le commandant Cousteau partait en expédition avec la Calypso explorer les océans pour en montrer la beauté. La Caravane amoureuse, elle, part en expédition avec des bus pour explorer les profondeurs humaines et mettre à l’honneur par le film documentaire les femmes et les hommes qui s’engagent pour que notre monde aille vers davantage de paix, de solidarité et de conscience environnementale...Ensemble, nous choisissons de mettre en avant le Cœur de l’Homme, patrimoine de l’humanité.»

Marc Vella

 

Renseignements : Danièle SEIGNEURIC – 0674701207 - daniele.seigneuric@orange.fr

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 22:00
Élise Lucet accuse Michel Field de céder aux pressions de l’ancien président, Nicolas Sarkozy.

Élise Lucet accuse Michel Field de céder aux pressions de l’ancien président, Nicolas Sarkozy.

Passera, passera pas ? Hier midi, personne ne savait encore si le sujet d’Envoyé spécial, programmé en urgence ce soir [jeudi, et,apparemment ça n'a pas été le cas, Ndlr] sur France 2 à 20 h 30, allait être diffusé ou pas. Et pour cause : c’est Nicolas Sarkozy qui en est la « vedette », avec une enquête sur ses ex-amis de Bygmalion.

Juste au moment où le parquet décide de renvoyer l’ancien président de la ­République devant le tribunal correctionnel sur ses frais de campagne de 2012. Et à une semaine de la nouvelle émission politique de France 2, dont Sarkozy doit être le premier invité. À France Télévisions, le débat dure depuis deux mois, alors qu’il aurait dû être tranché en deux minutes. Car, révèle le Canard enchaîné, cette enquête devait à la base être diffusée dans Envoyé spécial le 29 septembre.

Michel Field, le directeur de l’information de France Télévisions, a fait pression sur Élise Lucet, qui dirige désormais la case des « Jeudis de l’info », pour que ce sujet soit remisé après la primaire de la droite, fin novembre. Élise Lucet a refusé. Michel Field a alors tenté de passer en force, en annonçant le sujet, dans une version tronquée de 26 minutes, pour ce soir. La rédaction s’est mise vent debout contre sa décision. Élise Lucet accuse Field de céder aux pressions de l’ancien président. Sur son blog, le journaliste Renaud Revel atteste que, en cas de diffusion du sujet, Sarkozy n’oublierait pas « ce mauvais coup ».

Censure, mainmise du politique sur le contenu des émissions du service public, refus de voir une enquête qui, visiblement, ne va pas aller dans le sens de ses intérêts : Sarkozy cumule. Et en matière de chantage il n’en serait pas à son coup d’essai : l’ancien PDG de France Télévisions, Patrick de Carolis, racontait hier dans le Parisien comment l’ancien chef de l’État avait proposé de renouveler son mandat, à condition qu’il se débarrasse de Patrice Duhamel, Arlette Chabot, Laurent Ruquier…

 

Liberté d’informer, vraiment ? 

journaliste
Sarkozy et Field adeptes de la censure ?
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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 22:16
15 SEPTEMBRE : dans la rue contre la loi travail !

Les opposants à la loi travail sont appelés à manifester pour la 13ème fois à Paris et dans toute la France, dans une quarantaine de villes en France le 15 septembre, à l’appel de sept syndicats, pour demander « l’abrogation » du texte promulgué le 8 août, a indiqué le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

« Une manifestation aura lieu à Paris, un parcours a été déposé à la préfecture. Plusieurs manifestations sont déjà prévues dans une quarantaine de villes », a déclaré Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT lors d’une conférence de presse au siège de la centrale.

« L’abrogation reste le mot d’ordre », a précisé M. Martinez, selon lequel « une loi qui était mauvaise au printemps est toujours mauvaise à l’automne ». « Nous souhaitons que les questions sociales soient au cœur » de la campagne présidentielle, a-t-il ajouté.

Malgré 12 journées de mobilisation nationale entre mars et juillet, dont certaines marquées par des violences, la loi travail a été promulguée le 8 août. 

Mais l’intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl, UNL) garde en tête le précédent du contrat première embauche (CPE) en 2006, promulgué mais jamais appliqué.

 

Pour Clermont-Ferrand : meeting le mardi 13 septembre à 18h à la Maison du Peuple contre la loi travail et manifestation le 15 à 10h de la place du 1er mai jusqu'à la préfecture par Delille, Montlosier et Gaillard.

 

Encore et toujours d'actualité !

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 23:18
Tu serais pas communiste  des fois ?

Dans un polar de cette rentrée (D’ombres et de flammes, Pierric Guittaut, Série noire), deux gendarmes se chamaillent sur la manière de mener leur enquête.

L’un d’eux fait remarquer que les notables du coin lui mettent des bâtons dans les roues, et comme d’habitude, à coup de piston, ils vont s’en sortir.

Et l’autre, son chef, de grogner : « Tu serais pas communiste, des fois ? ».

Superbe remarque. Étonnez-vous de la misère du monde, scandalisez-vous des injustices, râlez contre les inégalités, et vous entendrez forcément la question : « Tu serais pas communiste, des fois ? »

C’est pas nouveau, ça fait plus d’un siècle que ça se dit. Ce qui est intéressant, c’est que ça n’a pas pris une ride et l’on peut parier qu’au cours des lendemains qui déchantent qu’on nous prépare, les indi­gnés s’entendront dire encore et toujours : « Tu serais pas communiste, des fois ? »

Un titre de gloire, en quelque sorte. Vous remarquerez qu’il ne viendrait à l’idée de personne de dire à son voisin, en colère contre l’indignité du monde : « Tu serais pas socialiste, des fois ? » n

Tu serais pas communiste  des fois ?
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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 22:34
Construire un chemin commun pour 2017 !

Face aux multiples candidats à gauche, Pierre Laurent a enjoint ceux-ci, lors de l’université d’été du PCF, à ne pas « brader l’ambition collective ». « L’urgence est à construire un chemin commun ». À contre-courant de l’éparpillement à gauche qui marque cette rentrée, c’est le message en vue de 2017 formulé par le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent « La bataille présidentielle ne s’engage pas pour le moment sous les meilleurs auspices, car […] les forces nécessaires à la construction de cette alternative restent aujourd’hui dispersées », a déploré le dirigeant communiste. Face au décuplement des annonces issues de la gauche qui s’oppose à la politique gouvernementale, Pierre Laurent a enjoint aux candidats éventuels de « ne pas brader la grande ambition collective de changer les choses, de changer la vie des gens, des travailleurs, des jeunes, (pour de) moins grandes ambitions, personnelles et partisanes, toutes légitimes qu’elles soient ». Une exigence d’autant plus essentielle, selon lui, que « des meutes se déchaînent pour nous entraîner sur les dangereux chemins de la peur et du tous contre tous ».

Ce sont aussi des propositions en vue des échéances de 2017 qui ont été au cœur de l’allocution de Pierre Laurent. Éducation, culture, travail, sûreté nationale, VIe République, nouveau pacte républicain, lutte contre la finance, refondation de l’Europe… autant de thèmes qui font parfois débat, à l’instar de la question européenne, mais qui figurent en bonne place dans d’autres programmes à gauche. « Il y a du commun entre nous », a martelé à ce propos le sénateur de Paris, citant notamment Arnaud Montebourg et Jean-Luc Mélenchon.

Le calendrier de rentrée du PCF a été réaffirmé. D’abord avec l’amplification à la Fête de l’Humanité de la « consultation citoyenne » menée cet été via un questionnaire. « Il s’agit de s’attaquer au sentiment qu’ont les citoyens que les décisions se prennent sans eux », explique Pierre Dharréville, en charge de cette campagne. « On entend beaucoup que la préoccupation majeure porte sur la sécurité, mais dans nos rencontres, on nous parle de travail, de salaires, de services publics », apprécie un militant de Lyon. Après cette première étape, les communistes soumettront, en octobre, à une « votation citoyenne, les bases d’un pacte commun possible pour une alternative de gauche en 2017 », a détaillé Pierre Laurent.

Le tout avant leur conférence nationale, prévue le 5 novembre, où ils feront le choix d’un candidat. « Il n’est pas question pour nous de déserter l’arène présidentielle malgré (les) difficultés, nous ferons notre choix en responsabilité, et nous ferons entendre, quel que soit ce choix, la voix du Parti communiste », a prévenu son secrétaire national, décidé à tout mettre en œuvre d’ici là pour « faire bouger les lignes » et permettre le rassemblement.

Une ambition qui vaut aussi bien pour la présidentielle que les législatives  : « Dans les circonscriptions, a insisté André Chassaigne, le chef de file des députés Front de gauche, il faut sans attendre rassembler au maximum tous ceux qui se retrouvent dans le combat contre le libéralisme ! »

 

Construire un chemin commun pour 2017 !
Construire un chemin commun pour 2017 !
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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 22:10
AFP

AFP

La chronique de Francis Wurtz (*).

 

La foi des Kurdes dans la démocratie et dans les valeurs progressistes qu'ils portents est plus forte que la folie des islamistes radicaux.

 

Jusqu’où les dirigeants occidentaux laisseront-ils s’aventurer leur allié Erdogan ? La guerre que vient de lancer le président turc contre les Kurdes de Syrie ne vise ni plus ni moins qu’à stopper l’offensive victorieuse de leurs combattants et combattantes contre le groupe « État islamique ».

Il y a juste deux ans, lorsque Daech, alors invaincu, avait déferlé sur la ville kurde de Kobané, le maître d’Ankara avait déjà bloqué ceux qui voulaient leur venir en aide, espérant sans doute leur écrasement par les islamistes surarmés. On sait ce qu’il advint : le « Stalingrad kurde » se conclut par la déroute des assaillants et révélait au monde entier l’indomptable courage, la détermination totale et finalement l’efficacité impressionnante des combattantes et des combattants kurdes liés au PYD de Syrie. À l’issue d’une bataille acharnée et réputée ingagnable, ils remportaient – au prix de lourds sacrifices – la première victoire contre le groupe « État islamique ». Devenus, dès lors, une cible privilégiée de Daech, ils poursuivirent leur combat avec d’autant plus de bravoure que l’enjeu n’était autre que la libération de leur territoire et l’émancipation de leur peuple. Comme l’exprime avec ses mots justes l’écrivain Patrice Franceschi après un séjour prolongé à leurs côtés : « Les Kurdes, c’est la démocratie contre la théocratie ; la laïcité contre les religieux ; le Code civil contre la charia. Ils mènent un combat existentiel. (...) Leur foi dans la démocratie et dans les valeurs qu’ils portent est plus forte que celle des islamistes radicaux qui les combattent. »

En tout cas, force a été de reconnaître dans les chancelleries occidentales que les seules troupes au sol capables de faire reculer la milice islamiste étaient les Kurdes du PYD. C’est ainsi qu’ils gagnèrent le soutien militaire direct – et a priori improbable ! – des États-Unis et la reconnaissance officielle (tout aussi inattendue...) de François Hollande, qui reçut à l’Élysée des combattantes de Kobané avant d’accepter l’ouverture à Paris d’une représentation du Rojava, la région kurde, autonome de fait, au nord de la Syrie, près de la frontière avec la Turquie.

Depuis, l’on a eu – à tort – tendance à banaliser les succès répétés des combattants et des combattantes kurdes – avec leurs alliés, notamment arabes, au sein des « Forces démocratiques syriennes » – contre Daech. Encore le 12 août dernier, après des semaines de combats acharnés, ils ont remporté une nouvelle bataille de portée stratégique contre la milice islamiste à Manbij. Un succès majeur, payé au prix fort par ce peuple décidé à chasser l’envahisseur. Le prochain défi était de libérer l’un des derniers bastions de Daech dans la région Al-Bab, avant de livrer la bataille décisive contre le groupe islamiste dans sa « capitale » en Syrie : Raqqa.

C’en était trop pour Erdogan, tout à son obsession d’empêcher les Kurdes de Syrie de constituer, à la frontière avec la Turquie, une région kurde autonome et unifiée dans une future Syrie fédérale. Il est vrai qu’une telle entité, pratiquant l’égalité entre les hommes et les femmes, la laïcité et le respect des minorités, serait un mauvais exemple dans la région ! Fort d’un feu vert honteux arraché in extremis à Washington, le néo-sultan, en lançant ses blindés dans le Rojava, vient de planter un coup de poignard dans le dos des meilleurs combattants anti-Daech.

La France, l’Europe, le monde vont-ils se taire et laisser faire ? Mesurons ce que nous devons aux Kurdes de Syrie !

(*) Député honoraire du Parlement européen.
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3 septembre 2016 6 03 /09 /septembre /2016 21:52
Philippe Torreton - Photo : AFP « Naïvement je pensais qu'un élève arrivant sans rien à l'école devait pouvoir travailler et apprendre comme les autres... »

Philippe Torreton - Photo : AFP « Naïvement je pensais qu'un élève arrivant sans rien à l'école devait pouvoir travailler et apprendre comme les autres... »

Depuis des jours nous voyons les médias presser jusqu'à plus soif son jus de marron préféré: le coût de la rentrée.

Reportages in situ avec caddies chargés, mères énervées, enfants frustrés ou gâtés, perspectives de rayons de cartables tous plus horribles et toc les uns et que les autres, rien n'y manque. Combien coûtera la rentrée ? Où pourrons nous faire les meilleurs affaires ? Voilà les questions !

Depuis toujours on m'a enseigné que  l'école de la République était gratuite. Et naïvement je pensais qu'un élève arrivant sans rien à l'école devait pouvoir travailler et apprendre comme les autres. Combien de parents savent qu'il y a normalement un budget de fonctionnement qui permet aux écoles d'acheter le matériel nécessaire pour la classe. 

En ces temps de gonflage de torse républicain et d'orgueil national mis en avant au moindre "métingue" politique il serait bon que notre république balaye un peu devant sa porte et rendre l'école réellement gratuite serait certainement un premier coup de serpillère salutaire.

Le principe de gratuité de l'enseignement public exige que les activités d'enseignement qui se déroulent dans les établissements scolaires publics ne soient pas à la charge des parents d'élèves.  

Ce principe de gratuité fut inscrit dans notre constitution en 1946.

Je rêve d'une école conforme à ses principes, c'est naïf peut être mais on ne se refait pas, une école qui donnerait en début d'année à chaque élève de quoi écrire, lire, faire du sport, oui vous avez bien lu faire du sport, car je pense que l'école devrait fournir chaussures, survêtements et tee shirt, l'école devrait être un rempart aux marques et aux marketing asservissant. L'école devrait même assurer les élèves lorsque le contrat d'assurance des parents ne couvrent pas tous les risques. L'Etat verse une allocation de rentrée aux familles afin qu'elles dépensent cet argent à l'hypermarché du coin. Quand on y pense c'est vertigineux, en être arrivé là... Un peu moins de deux milliards d'euros, j'y vois une subvention de la grande distribution, ce serait moins hypocrite que l'Etat fasse des chèques directement à M&Me Leclerc, Auchan, Carrefour and co.

Oui je rêve d'une école à la hauteur de ses slogans, c'est comme cela que la République récupérera ce terrain perdu, en se conformant à son idéal, pas besoin de lois ni de décrets, tout existent déjà, non, juste se rappeler d'où l'on vient, pourquoi nous avons créé cette école de la République. Imaginez la force de frappe d'une région qui lance des appels d'offres pour l'achat de fournitures scolaire, imaginez la quantité et donc le faible prix d'achat, imaginez ce que nos instances qu'elles soient départementales régionales ou nationales pourraient acheter avec ces deux milliards d'euros. Cela permettrait également de limiter les exigences de certains professeurs tatillons obligeant les élèves à se doter de toute une gamme de fournitures ne servant à pas grand si ce n'est satisfaire leur maniaquerie obsessionnelle et de calmer l'ardeur des parents à faire de leur enfant l'élève modèle qu'ils n'étaient pas. Et si cela pouvait enfin permettre une chose, une seule: ne plus voir cette masse de parents poussant des caddies plein de feutres et de cahiers, calculettes en main, ce serait déjà une reculade de l'asservissement et un pas de plus vers la civilisation.

 

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 22:40

Stéphane le Foll avait cru bien faire en proposant en juin une réunion informelle de ministres de l’Agriculture européens ce 2 septembre afin de chercher ensemble des voies pour une sortie de crise. Mais  la crise s’est aggravée depuis et cette vue plongeant sur la détresse des paysans depuis le donjon du château de Chambord est aujourd’hui vécue comme une provocation par le monde agricole.

 

Ce vendredi 2 septembre, le château de Chambord va être sous surveillance comme jamais depuis que le roi François Premier l’a quitté au début du seizième siècle. Petit fils de paysan finistérien et actuel ministre de l’Agriculture, Stéphane le Foll est confronté depuis deux ans à une crise agricole en manque de débouchés solvables. Cette crise  est aussi la conséquence de l’ultralibéralisme dans la conduite de la Politique agricole commune (PAC). Le ministre croyait donc bien faire en proposant en juin dernier à ses collègues européens d’avoir à la rentrée une journée de discussion informelle pour tenter de trouver quelques pistes de sortie de crise pour la production laitière, la viande bovine et porcine et les fruits et légumes, sans savoir alors que le secteur céréalier serait aussi fragilisé par la mauvaise récolte de cet été.

 

Afin de proposer un cadre prestigieux aux invités, on a choisi le château de Chambord dans le Loir-et-Cher, haut lieu du tourisme et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1981. Mais cette rencontre a lieu à un moment où nos paysans vivent presqu’aussi mal que les serfs du Moyen Âge alors que les seigneurs de l’agro-industrie comme Lactalis et ceux de la distribution qui ont pour noms Leclerc, Carrefour, Auchan, Casino et autres, accumulent les profits.

 

Du coup, même le lieu choisi par le ministre pour tenir cette réunion fait polémique. Militant de la Coordination rurale et paysan berrichon, Régis Bonnin n’y va pas par quatre chemins en appelant les paysans du cru à venir manifester dans un langage du même cru. « C’est, dit-il, d’une arrogance et d’une stupidité sans nom, de la part d’un gouvernement socialiste et d’un ministre qui sait que son secteur est en crise, d’oser organiser un tel évènement dans un lieu comme le château de Chambord. On se croirait revenu au temps des seigneurs qui viennent narguer le peuple du haut de leur donjon ! Nous avons donc décidé d’inviter un maximum de gueux à venir ripailler avec les nobles ».

 

Le ton est plus soft à la FNSEA qui tenait dès hier, avec le syndicat Jeunes Agriculteurs un « contre sommet » à Lamotte-Beuvron dans le même département alors que Stéphane Le Foll devait commencer à recevoir ses invités des autres pays membres de l’Union dans la soirée d’hier. Xavier Beulin, président de la FNSEA, aurait demandé à s’exprimer ce vendredi devant les ministres en réunion au Château. Jean-Pierre Fleury, président de la Fédération nationale bovine (FNB) de cette même FNSEA, a déclaré dès hier qu’en « deux ans le prix de la viande bovine a perdu 70 centimes par kilo, soit une perte moyenne de 300€ par animal commercialisé ». Selon lui, « un tiers des producteurs de viande bovine pourrait être en situation dégradée à l’automne », soit environ 30 000 éleveurs. On peut ajouter que la sécheresse de la seconde partie de l’été agit désormais comme un facteur aggravant dans la mesure où la très faible repousse de l’herbe augmente les coûts de l’alimentation des animaux avec plus de tourteaux et de céréales.

 

Environ 30 000 éleveurs en sursis

Jean-Pierre Fleury, s’en est également pris à Carrefour, accusant ce distributeur de tout faire pour obtenir les prix les plus bas de ses abattoirs fournisseurs, lesquels font à leur tour payer la note aux éleveurs. Le président de la FNB confirme à sa manière ce que nous observions ici voilà deux jours à partir du dépliant publicitaire de Carrefour avec de la viande « origine France » à prix cassés.

 

Les ministres européens de l’Agriculture présents ce vendredi à Chambord se réunissent 26 mois après les premières sanctions économiques prises contre la Russie par les  gouvernants et les chefs d’Etat des pays membres, François Hollande et son ministre des Affaires étrangères de l’époque, Laurent Fabius, étant alors parmi les plus motivés pour punir la Russie de Poutine. Cette réunion se tient aussi 20 mois après les contre sanctions prises par la Russie contre les pays membres de l’Union européennes sous forme d’embargo sur les produits agricole en provenance de l’UE. La France, qui exportait en Russie beaucoup de produits laitiers, de pommes, de lard et autres morceaux de porc difficiles à commercialiser chez nous, a ainsi perdu des débouchés précieux, la fermeture du marché russe contribuant à la chute sensible des prix payés aux pays dans ces secteurs de production.

 

Le peuple russe, habitué de longue date à certaines restrictions mais néanmoins patriote par ses comportements d’achat, a vu d’un bon œil le coup de pouce donné à la production locale via l’embargo, les pays d’Amérique du Sud prenant aussi une fraction des parts de marché perdus par l’Union européenne. Finalement, même si l’embargo russe était levé avant la fin de cette année, la France et l’Europe ne retrouveraient pas les parts de marché perdues depuis 20 mois. Mais il est peu probable que cette question soit abordée ce vendredi par les châtelains d’un jour à Chambord.

 

La crise agricole vue d’un donjon au château de Chambord
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