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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 19:29

Sur un plateau de télévision complaisant, François Bayrou s’est récemment livré a une comparaison entre le code du travail suisse et son équivalent français :

  • 100 pages et 4 % de chômeurs pour le premier contre 3 000 pages et 10 % de chômeurs pour le second, aussitôt désigné responsable et coupable, à lui seul, du chômage.

 

Rétablissons donc deux vérités : 1/notre code du travail compte 1 600 pages et non 3 000 ; 2/le code du travail suisse est si formidable qu’il ne prévoit pas d’indemnités de licenciement ! Nonobstant, le raisonnement de François Bayrou est si puissant qu’il faut vite le généraliser. Moins de pages, moins de chômage ?

 

Alors plus du tout de pages, plus du tout de crimes : débarrassons-nous du code pénal et de ses 3 400 pages criminogènes ! Toutes les mafias du monde en rêvent – y compris celle des patrons, dont Bayrou n’est qu’un des sbires. « Un pays où personne n’éluderait les lois et n’abuserait de la magistrature, n’aurait besoin ni de magistrats ni de lois », disait Rousseau. C’est pas demain la veille.

 

Logique
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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 20:03

En annonçant la vente pour 4 milliards d’euros 
de ses participations dans les grandes entreprises françaises, le gouvernement a enterré une dernière fois le redressement productif.

 

Remplir les caisses sans toucher aux cadeaux aux patrons : tel est le pari imposé à la France par le gouvernement. Un véritable scénario de jeu de Monopoly qui passe par la case « libéralisation ». La rumeur, alimentée depuis la mi-septembre par le Monde et le Figaro, enfle. L’État, qui possède 72 % de la Française des jeux (FDJ), s’apprêterait à vendre 20 % des parts ainsi détenues dans cette société, dont le chiffre d’affaires (12,3 milliards d’euros) a été multiplié par deux depuis 2000. Loto, Euro Millions, Cash… Le bénéfice net de la FDJ s’élevait à 133 millions d’euros en 2013.

 

Un gouvernement de gauche qui vend au privé les actions qu’il détient chez les opérateurs publics, c’est la politique de la droite ! Il faut dire que, depuis début septembre, l’Agence des participations de l’État (APE), qui gère les actifs publics détenus dans des entreprises, a été confiée à Régis Turrini, un énarque de la promotion 1989, ex « dealmaker » de chez Vivendi qui ne parle qu’en milliards. L’homme doit aller vite pour aligner les zéros et ne pas ternir son CV.

 

L’explication de cette manœuvre de revente de parts est simple : pour tenir ses engagements d’économies, de réduction de la dette et d’équilibre budgétaire promis dans le cadre européen, l’État gratte dans tous les coins pour que ça banque illico. Selon les estimations, ces 20 % de parts de la FDJ vendues pourraient rapporter 300 à 400 millions d’euros. L’appel d’offres pour choisir la banque d’affaires qui sera chargée de cette cession a été lancé cet été. De quoi faire bling-bling dans les caisses de l’État cet hiver.

L’État joue au Loto avec le bien public

Pas plus tard que mardi, l’on apprenait par ailleurs que la Banque publique d’investissement (BPI France) se délestait de 1,9 % du capital d’Orange. Un coup de poker qui amènera 600 millions d’euros dans les coffres. La BPI conserve 11,6 % du capital et des droits de vote au sein du groupe de télécommunications. Avec les parts détenues par l’Agence des participations de l’État, qui détient 13,45 % d’Orange, « l’État français conservera 25,05 % de son opérateur historique ». Des mots marqués en gras dans le communiqué de BPI France, qui précise en moins visible que le titre Orange a gagné 32 % depuis le début de l’année. Autrement dit, l’État vend des parts dans des secteurs qui rapportent bien. François Hollande tente d’enfiler une panoplie de Robin des bois : « L’État va utiliser le produit des cessions dont il est actionnaire pour investir un milliard dans la construction de logements intermédiaire. »

 

Le Figaro avance également l’hypothèse que l’État s’apprêterait à « privatiser Rungis ». En cédant aux intérêts privés les 33,34 % de parts détenues dans la Semmaris qui exploite le plus grand marché de produits frais du monde. « Les pouvoirs publics ont demandé à cinq banques-conseils de plancher sur le sujet » et « d’identifier quels groupes pourraient se porter acquéreurs de ces 33 % », indiquait lundi le quotidien.

 

Le gouvernement escompte céder au privé pour 4 milliards d’euros de participations publiques dans le capital d’entreprises. Quatre milliards d’euros pour une stratégie de gains à court terme qui semblait réservée aux traders. Le gouvernement socialiste en fait désormais un nerf de la guerre budgétaire, quitte à se priver définitivement d’une partie des dividendes que la détention de ces parts procure à l’État (4,2 milliards de revenus en 2013, 3,8 milliards en 2014). De Lionel Jospin, François Hollande poursuit donc la liquidation des bijoux de la France. Dès 2013, l’État avait récupéré 1,9 milliard d’euros en vendant 3,1 % du capital de l’équipementier aéronautique Safran, 3,7 % d’EADS (devenu Airbus Group) et 9,5 % d’Aéroports de Paris. Une première vague. L’affaire est juteuse. En un an, avant leur cession, le prix des actifs détenus par l’État s’est envolé chez Safran (+ 54,96 %), Renault (+ 43,66 %), Thales (+ 78,32 %), la palme revenant à Airbus Group avec + 89,19 %. De telle sorte qu’au 30 avril dernier, la valeur totale du portefeuille d’actions où figurent 74 entreprises (voir encadré) affichait une progression de plus de 40 %. Les cessions se poursuivent, en janvier puis en juin, avec deux importantes transactions : Airbus Group avec 0,9 % du capital pour 451 millions d’euros, puis l’énergéticien GDF Suez, 3,1 %, pour un chèque de 1,5 milliard d’euros. Malgré les discours qui consistent à affirmer que l’État souhaite rester un acteur décisif dans ces entreprises, l’histoire démontre que l’orientation retenue depuis plusieurs années est celle d’un désengagement progressif, décidé en fonction des opportunités offertes par les marchés. Le scandale de la privatisation des sociétés d’autoroutes, sous le gouvernement Villepin en 2006, en est un parfait exemple. Brader pour goinfrer les actionnaires, via une rentabilité nette comprise entre 20 et 24 %, comme le montre l’Autorité de la concurrence dans son rapport publié en septembre… pour les usagers des autoroutes, la privatisation a donc été une véritable saignée.

 

 Selon les calculs de capital.fr, les tarifs des neuf principaux concessionnaires autoroutiers de l’Hexagone ont grimpé en moyenne de 21,7 % entre 2003 et 2013. Une réalité d’autant plus inacceptable que les investissements n’ont pas été à la hauteur des besoins.

 

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 23:27

La condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme, hier, pour l’interdiction totale des syndicats dans l’armée ? Un prétexte, pour le Front national, à dénoncer une fois de plus les syndicats.

 

Sous couvert de défendre la souveraineté française face à « des instances supranationales », le parti d’extrême droite, par la voix de son vice-président Florian Philippot, juge « l’engagement syndical dans l’armée (...) contraire aux règles de la discipline militaire ». « On imagine aisément toutes les dérives possibles si des considérations syndicales venaient demain s’immiscer dans l’armée », écrit-il dans un communiqué. Et quand il explique que les militaires n’ont pas besoin d’être défendus « par des syndicats partisans », on comprend mieux que l’objet de l’offensive engagée par le FN en direction du monde du travail n’est pas d’améliorer les conditions de vie de la base…

 

"C’est une victoire !" pour Jean-Jacques Candelier, député PCF. "Le malaise est grand dans l’armée. Il faut mettre notre droit en conformité au plus vite. Il est temps de reconnaître que les militaires « sont des citoyens à part entière », disait François Hollande en mars 2012. Bien sûr, ils sont conscients que la spécificité de leurs missions est incompatible avec le droit de grève, comme c’est le cas pour d’autres professions. Ils acceptent les restrictions sur le droit d’expression lorsqu’il s’agit de préserver l’aspect opérationnel." Jean-Jacques Candelier, au nom des députés communistes-Front de Gauche, avait proposé lors de la loi de programmation militaire, un amendement offrant de nouveaux droits d’expression et d’association aux soldats ( « le personnel militaire bénéficiera de la liberté d’association, de représentation et d’expression, dans le respect des principes de neutralité et de discipline qui s’attachent à son statut. Les associations professionnelles pourront se confédérer »).

 

Le Ministre de la Défense avait répondu être « fermement défavorable » à ces propositions, arguant que le statut militaire actuel n’était pas contradictoire avec la Convention européenne des droits de l’homme. On sait désormais que ce n’est pas le cas.
 

 

Armée : pour le Front national,
 les syndicats sont porteurs de "dérives"
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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 12:46

Présentée comme le pendant social aux cadeaux faits au patronat, la suppression de la première tranche de l’IR signe en réalité le renoncement du gouvernement à la « grande réforme fiscale » promise par Hollande en 2012. Les gains réels pour les contribuables paraissent aléatoires.

 

Ce devrait être l’une des mesures phares du budget de l’État 2015, du moins dans son volet recettes, et certainement la plus vendable. Comme l’a annoncé Manuel Valls le 17 septembre, le projet de loi de finances, présenté ce matin en Conseil des ministres, devrait prévoir, au milieu d’un paquet de mesures austères, la suppression de la première tranche d’impôt sur le revenu – celle concernant les revenus entre 6 000 et 12 000 euros, assujettie à un taux de prélèvement de 5,5%. Quelque six millions de ménages en profiteront en 2015, a assuré le chef du gouvernement, pas peu fier de son annonce surprise, censée redorer quelque peu le blason social passablement terni de son gouvernement. Cet allégement fiscal pour les particuliers viendrait contrebalancer, espère-t-il, dans l’opinion, l’effet des quelque 40 milliards d’euros de largesses concédées au patronat, en baisses d’impôts et de cotisations sociales. Quel gain réel les contribuables peuvent-ils en espérer ? Rien de moins évident.

Impôt sur le revenu : une belle tranche d’hypocrisie

Une offensive contre l’impôt juste

Un premier constat s’impose : par définition, les non-imposables, soit la moitié des ménages, n’y gagneront rien. Pour les autres, « certes, il y aura des gagnants, pour quelques dizaines, cent ou deux cents euros (les modalités précises de la mesure restent à connaître – NDLR), mais une fois tout déduit, il y aura très peu de chose gagné », avertit Alexandre Derigny, dirigeant de la fédération CGT des finances. Impossible en effet de dissocier l’impôt sur le revenu (IR) de l’ensemble de la fiscalité. À commencer par la TVA, dont le taux a été augmenté le 1er janvier dernier, et qui pèse bien plus lourd sur le budget des ménages que l’IR. Un couple avec deux enfants, où chacun perçoit 1 700 euros par mois, paiera cette année 1 091 euros d’impôt sur le revenu et… 3 905 euros de TVA ! S’y ajoutent les impôts locaux, en forte hausse ces dernières années, et qui augmenteront vraisemblablement encore : la baisse annoncée de 11milliards d’euros d’ici à 2017 –3,7 milliards dès 2015, a confirmé hier le gouvernement – de la dotation de l’État ne laissera pas d’autre choix aux collectivités territoriales. Le sens même de la mesure ne pose pas moins question. Elle participe de la véritable offensive, lancée de longue date, intensifiée par l’équipe Valls, contre l’impôt potentiellement le plus juste puisque progressif, demandant à chacun de contribuer à la hauteur de ses moyens. Un impôt certes rendu largement illisible pour le contribuable lambda par les mesures qui, depuis trois décennies, ont mité le système. Ainsi de la suppression de tranches en haut du barème (le taux d’imposition maximal est tombé de 65 % en 1983 à 45 %).

 

Ainsi encore de la kyrielle de « niches » instituées, permettant d’« éluder » l’impôt, et dont les plus riches tirent principalement avantage. Le tout amenant à rendre l’impôt dégressif pour les plus hauts revenus, au point que, désormais, les 10 % de foyers les plus riches paient moins d’IR en pourcentage de leurs revenus que le reste de la population ! Un constat qu’en son temps, le candidat Hollande à la présidentielle de 2012 n’avait pas manqué de dresser et qui l’avait amené à prendre l’engagement d’« une grande réforme fiscale ». Après deux ans et demi de vaine attente, la suppression de la première tranche de l’IR, conjuguée avec l’alourdissement des autres prélèvements fiscaux, signe « le renoncement du gouvernement à changer les choses, à tenir ses promesses », accuse Alexandre Derigny. Et son « enfermement dans une politique fiscale complètement inefficace ». À l’image des milliards déversés dans les entreprises au titre du Cice sans contrepartie, et sans résultat sur la croissance et l’emploi.

 

Les axes d’une réforme de progrès sont pourtant connus. D’un côté : réhabiliter l’IR en augmentant le nombre de tranches, en le nettoyant de ses « niches », afin d’« aller chercher réellement l’argent dans la poche des plus riches ». D’autre part, en lieu et place des exonérations non ciblées ni conditionnées, taxer les entreprises selon leur comportement, afin de réorienter leurs bénéfices vers la rémunération du travail, l’emploi, l’investissement ou la préservation de l’environnement. Un moyen de donner à la fiscalité, bien plus sûrement que la mesure Valls, une efficacité sociale en favorisant la création d’emplois pour les chômeurs et la revalorisation des salaires aujourd’hui en souffrance.

 

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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 22:31

Nous ne disposons pas encore, à l'heure qu'il est des photos er reportages du rassemblement et de la manifestation de Clermont-Ferrand et ne sommes pas sûrs que la presse régionale s'en fera réellement l'écho !

Manifestation pour la défense du pouvoir d'achat des retraités à Paris le 30 septembre : Photos du reportage : Sarah Sudre

Manifestation pour la défense du pouvoir d'achat des retraités à Paris le 30 septembre : Photos du reportage : Sarah Sudre

Comme Marguerite, Henri, Danièle, Claude et Françoise, ils étaient plusieurs centaines de retraités, mardi après midi à Paris, qui avaient répondu à l'appel de neuf syndicats et organisations à manifester pour défendre leur pouvoir d'achat. Ils témoignent au micro de l'Humanité.fr

Si la défense de leur pouvoir d’achat est le premier motif de mobilisation des retraités, ils souhaitent également être mieux représentés et avoir le sentiment d'être respectés par  un gouvernement qui, malgré la part croissante de leur nombre  au sein de la société et leur poids économique, porte sur eux un regard qu'ils jugent méprisant.

Témoignages

 

Marguerite a 83 ans, aide comptable pendant plus de quarante ans, elle voit tous les jours le coût de la vie augmenter, contrairement à sa retraite, de plus en plus ponctionnée de toutes parts. Très digne, elle n'estime cependant pas être la plus à plaindre et souhaite se batte pour ceux et surtout celles qui survivent avec bien moins encore qu'elle. Pour cette femme engagée, très attachée au système de protection sociale de son pays « chèrement gagné », la solidarité n'est pas un vain mot.

 

 

Claude, 70 ans était instituteur. Pour ce père de famille nombreuse, la suppression de l'abattement pour les retraités qui ont élevé des enfants est un choc ! Sa retraite ne lui permet plus aujourd'hui d'aider ses enfants. Il témoigne d'un profond sentiment d'injustice.

Françoise, 71 ans touche moins de 1200 euros par mois, après 44 ans de carrière dans un commerce. Malgré sa petite retraite, cette année, elle paye pour la première fois des impôts sur le revenus ainsi qu'une taxe d'habitation. En tout c'est près de 1000 euros dont elle aurait préféré faire profiter ses petits enfants !

Danièle, 62 ans, cadre à la retraite depuis deux ans, très remontée contre l'actuelle politique de casse sociale, est présente au nom de tous ceux qui n'ont pas la possibilité ou plus la force de venir manifester !

Henri, 75 ans, est venu du Nord pour signifier sa colère face à une attitude qu'il juge inqualifiable de la part d'un gouvernement "prétendument de gauche" face aux retraités.

Décryptage

 

Les mesures qui fâchent.

- Gel des retraites,

- pouvoir d’achat en baisse,

- disparition de la demi-part fiscale pour les veuves et veufs et fiscalisation de la majoration de pensions pour enfants, cette demi-part  profitait jusqu’ici à près de 3,6 millions de parents isolés ou aux veufs et veuves ayant élevé un enfant. A sa suppression décidée en 2008, s’ajoute la fiscalisation, pour la première fois en 2014, du bonus de 10 % des pensions des retraités ayant eu au moins trois enfants, qui concerne environ 3 millions de ménages.

- loi sur la dépendance en attente…

les sujets de mécontentement s’accumulent. Quatre mois après la dernière manifestation nationale à Paris (le 3 juin dernier), les retraités sont de nouveau dans les rues, dans la quasi-totalité des départements, mardi 30 septembre 2014 pour une manifestation à l’appel de 9 syndicats et organisations dont la CGT, la FSU, l’Union syndicale Solidaires, FO, la CFTC, la CFE-CGC, la Fédération générale des retraités de la Fonction publique (FGRFP), l’Union nationale des retraités et personnes âgées (UNRPA) et l’association Loisirs et solidarité des retraités  (LSR).

 

Une prime qui confine à « l’aumône »  et sera « reponctionnée » par ailleurs...

La prime exceptionnelle de 40 euros, pour les pensions n’excédant pas 1200 euros, annoncée par le Premier ministre est loin de répondre aux attentes des retraités, selon les organisations syndicales qui protestent contre le gel des pensions jusqu’en 2015.

« Trente mois de gel des retraites ne sont pas compensés par une petite prime exceptionnelle de 40 euros. Elle ne concerne que 48% des retraités et ce seuil de 1200 euros ne correspond à rien », résume François Thiery-Cherrier, secrétaire général de l’UCR CGT. 

Le pouvoir d’achat des retraités est attaqué pour Michel Salingue, secrétaire général de la Fédération générale des retraités de la fonction publique (FGRFP): « L’inflation annoncée est faible mais, en réalité, les retraités subissent de plein fouet l’envol de certaines dépenses, comme les frais de santé ou le chauffage ». Il estime d'ailleurs que « la revalorisation des pensions est due aux retraités parce qu’elle est liée à des années de travail et de cotisations ».

Côté impôts, les syndicats accueillent avec circonspection les annonces du gouvernement sur la suppression de la première tranche d’imposition sur le revenu. Sa mise en œuvre reste imprécise, et le principe pose question, puisqu’il ferait reposer cet impôt sur une minorité de citoyens alors que la TVA, jugée moins juste, pèse sur tous.

 

Pas d'avancée concernant la loi sur le viellissement

Le vote et l’application de la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement, dont l'examen au Sénat a été reporté, est aussi une revendication forte. Sa mise en application est annoncée pour à la mi-2015. Michel Salingue considère que « le texte est positif, mais que le financement est insuffisant ».

 

Quid de l’usage des fonds collectés par la Casa (contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie). Depuis le 1er  avril 2013, les 56 % de retraités qui acquittent une CSG à taux plein (6,6 %), sont redevables d’une nouvelle taxe appelée Casa (contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie). « Les retraités paient une cotisation de 0,3% mais, tant que la loi n’est pas en vigueur, cet argent n’est pas utilisé pour les personnes dépendantes ».


 

Mobilisation des retraités : « On se sent trahi ! »
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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 00:03
Le retour de Sarkozy ou les signes d’une démocratie malade !

L’épilogue du feuilleton du retour de Nicolas Sarkozy, concocté dès le lendemain de sa défaite en 2012, s’est finalement joué sur le plateau de la télévision publique. La mise en scène sacrificielle, calquée sur le mythe bonapartiste du retour de l’île d’Elbe, était parfaitement calibrée. Ainsi donc, le multimillionnaire, heureux en ménage et comblé par ses activités lucratives au Qatar, renoncerait à la belle vie par « sens du devoir ».

Mais le scénario s’avère vite indigent, tant la crédibilité de l’ancien loca¬taire de l’Élysée est écornée. Son nouveau credo ? Imposer sa personne plutôt que ses idées. Car sa marge de manœuvre idéologique est mince, lui qui a tout essayé, de la révolution néoconservatrice au retour du discours gaulliste, qui osa invoquer Jaurès et Guy Môquet en 2007, avant de leur préférer Charles Maurras, et de dérouler le tapis rouge à l’extrême droite. Cité dans une dizaine d’affaires et mis en examen pour corruption active et trafic d’influence, celui qui prétend vouloir « protéger » les Français pense surtout à lui-même, et à sa principale motivation, inavouable, d’échapper à la justice. Alors qu’est-il arrivé à la démocratie française pour que le récidiviste en chef et sa bande organisée puissent envisager à nouveau de diriger le pays ?

L’échec de la politique de Hollande et son entêtement à rester dans les clous austéritaires offrent une fenêtre de tir inespérée à l’ancien président des riches. De son côté, bien qu’il s’en défende comme un beau diable, le couple Hollande-Valls se frotte les mains du retour de son meilleur ennemi, apte à réanimer le clivage gauche/droite et à effacer son propre coup de force libéral.

Alors on aurait tort de prendre ce remake indigeste à la légère. Car il signe aussi celui d’un bipartisme mortifère, qui enferme le débat politique dans le présidentialisme, relègue les grands choix de société derrière les tambouilles politiciennes et tente de condamner le peuple de gauche à attendre gentiment 2017 !

Le retour de Sarkozy ou les signes d’une démocratie malade !
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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 21:56
Photo Albert Facelly/Divergence

Photo Albert Facelly/Divergence

Sans surprise la droite a regagné hier une courte majorité dans la Haute-Assemblée. Le gouvernement paye les mauvais résultats des municipales mais aussi les réformes qui ont excédé les élus locaux.

Personne n’était surpris hier,  au Palais du Luxembourg.   Comme annoncé, la courte parenthèse de trois années durant lesquelles les sénateurs de gauche auront été plus nombreux que leurs collègues de droite dans les confortables fauteuils du Sénat s’est close, à l’occasion de l’élection qui renouvelait la moitié des membres de la Haute Assemblée.  Une victoire de la droite écrasante qu’annoncé cependant, selon les résultats partiels que nous avions recueillis hier, à l’heure du bouclage.   Le président du groupe socialiste, Didier Guillaume, faisait encore mine de croire qu’il n’y avait encore « à cette heure aucune majorité stable. L’UMP avait pronostiqué jusqu’à trente d’avance sur la gauche. Finalement, le différentiel devrait s’établir à moins de dix sièges. Et il est vrai que l’UMP devra compter sur les centristes de l’UDI.  Cette défaite de la gauche était annoncée par les résultats des dernières 96 % des grands électeurs. Si elle reste relativement limitée (mais bien réelle), elle devrait néanmoins être fortement accentuée dans trois ans, lors du renouvellement de l’autre moitié des sièges, car les grands électeurs seront issus des mêmes élections muni cipales de 2014.

Ce résultat était annoncé. Et pas seulement comme l’estime le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, parce que « le vote sanction est intervenu aux municipales ». Pour la présidente du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC), Éliane Assassi, « les élus locaux ont rejeté la réforme territoriale, les rythmes scolaires et la baisse des dotations ».
 
À l’heure de rendre notre article, il restait ardu de faire les comptes pour chaque groupe, mais entre PS et UMP, les résultats devraient s’apparenter à un jeu à somme nulle, une petite vingtaine de sièges perdus par le premier étant pris par le second. Triste événement, deux élus FN feront leur entrée dans l’hémicycle.
 
Les sénateurs du Front de gauche seront un peu moins nombreux, ayant perdu leurs fauteuils du Rhône, de l’Allier et des Bouches-du-Rhône. Dans les deux autres départements où ils comptaient un sortant, Thierry Foucaud se maintient en Seine-Maritime, et Christine Prunaud conserve le siège laissé par Gérard Le Cam. Avec 18 sénateurs, le groupe CRC restera le deuxième à gauche en termes d’effectifs. Mais surtout, sa présidente, Éliane Assassi, relève un élément encourageant : dans 16 départements concernés par l’élection et où ses candidats étaient sur des listes propres, le Front de gauche note une hausse significative du nombre de voix portées sur ses candidats. Elle promet « de belles démonstrations politiques des sénateurs communistes à l’avenir ».
 
Cette « alternance » dans la maison de Marie de Médicis n’est néanmoins qu’une révolution de palais. Car au-delà de la prestigieuse enceinte, ce basculement ne bouleversera pas l’agenda du gouvernement. Cela fait bien longtemps que ce dernier ne s’intéresse plus vraiment à l’avis de la Haute Assemblée. Nombre de projets de loi, y compris les textes budgétaires, y étaient rejetés depuis l’arrivée de François Hollande à l’Élysée, l’exécutif n’ayant jamais cherché à réunir la majorité de gauche composite, passant en force le plus souvent contre l’avis des sénateurs du Front de gauche, en position charnière. Celui qui était encore hier président de la commission des Lois, le socialiste Jean-Pierre Sueur, a beau tenter de rappeler que « pratiquement tous les textes de la commission des Lois ont été votés », cela concerne surtout les réformes de société du début du quinquennat : mariage pour tous, transparence de la vie publique, loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes… Sur les grands textes symboliques, notamment en matière économique, le constat est sans appel : accord national interprofessionnel, traité budgétaire européen, pacte de compétitivité, pour ne citer que ceux-là, n’ont pas convaincu de majorité.
 
La force du Sénat tiendrait-elle plutôt à son pouvoir de conviction ? « La loi sur les métropoles, sans le Sénat, aurait été très différente », assure Jean-Pierre Sueur. Malgré tout, là aussi, les faits sont bien moins enthousiasmants : en juin, lors du débat sur le bilan annuel de l’application des lois, la sénatrice écologiste Corinne Bouchoux notait que « seuls 24 % des amendements d’origine sénatoriale sont suivis d’effets. Seul un quart de nos amendements a une portée effective ! » Plus grave encore, la même sénatrice constatait, amère, que « dans la moitié des cas, notre travail reste inutile, et que, dans l’autre moitié, une fois sur deux, les textes législatifs ne sont pas complétés des décrets d’application nécessaires ».
La nouvelle couleur de l’hémicycle ne changera donc pas grand-chose à ce niveau. Simplement, il servira de porte-voix à la droite qui espère d’autres conquêtes en 2017. L’UMP d’ailleurs ne cherche pas plus : « Ce ne sera pas un Sénat qui niera la légitimité du président de la République. La Ve République a créé la prééminence présidentielle, jamais nous ne contesterons cela », affirme d’ailleurs l’UMP Philippe Marini, qui présidait la commission des Finances. Néanmoins, « nous avancerons méthodiquement, sujet après sujet, mois après mois avant que tous les esprits ne s’occupent que d’une chose : la course présidentielle », poursuit le sénateur maire de Compiègne, dans l’Oise.
 
L’exécutif pourrait même finalement se satisfaire de cette nouvelle situation : pour un président et un gouvernement socialiste, il est moins symboliquement désastreux de voir ses projets de loi rejetés par une assemblée d’opposition que par un Sénat de gauche. Néanmoins, cela rend désormais inenvisageable toute modification constitutionnelle qui nécessite le soutien de trois cinquièmes des parlementaires, députés et sénateurs réunis. En clair, cela signifie notamment l’enterrement définitif du droit de vote des résidents étrangers, qui nécessite de revoir la Constitution, et sur lequel François Hollande s’était pourtant engagé.
Hollande et Valls offrent le Sénat à la droite sur un plateau !
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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 22:14

La course avec la justice est engagée. Sarkozy n’a d’autre choix que de miser sur un nouveau bail à l’élysée pour échapper aux affaires qui le cernent. d’où sa candidature à la présidence de l’UMP, première étape pour 2017.comme d’habitude, il est prêt à tout pour y arriver, surtout à mentir. :il l’a prouvé lors de sa récente interview télévisée.

 

Les affaires : « Je suis lavé »
Principale menace pour lui, Nicolas Sarkozy n’est inquiété dans pas moins de sept affaires qui intéressent les juges. Naturellement, l’ancien président s’est employé sur le plateau de France 2 à expliquer qu’il n’avait rien à voir avec celles-ci, même lorsqu’il a été soumis à un interrogatoire. Nicolas Sarkozy a cité notamment l’affaire Karachi, sur laquelle il a dit avoir été blanchi : « Aujourd’hui, je suis lavé de tout soupçon. » Il a pourtant été placé sous statut de témoin assisté, ce qui pourrait permettre à la Cour de justice de la République de le mettre en examen si elle a des éléments à charge contre lui. L’ex-président a également rappelé son non-lieu dans l’affaire Bettencourt. Certes, mais il est désormais mis en examen pour « corruption » dans l’affaire Azibert, du nom du magistrat que l’on soupçonne de l’avoir renseigné sur la procédure de saisie de ses agendas... dans l’affaire Bettencourt.

 

« Le référendum, c’est la clé »
Nicolas Sarkozy a affirmé haut et fort qu’il faudrait développer le recours au référendum... « Le référendum, c’est la clé ! » a-t-il clamé sur le plateau du 20 heures. Pourtant, en 2007, il avait déjà promis l’instauration de « référendums d’initiative partagée ». Cette nouveauté n’a été votée qu’en février 2013 par le Sénat et à l’initiative de l’UMP, qui visait ainsi la loi sur le mariage pour tous... Surtout, Nicolas Sarkozy a la mémoire courte. Il est le président qui a trahi le non des Français au référendum de 2005 contre le TCE en le faisant revenir sous la forme du traité de Lisbonne voté par les seuls parlementaires...

 

Se poser comme l’homme du rassemblement
L’ex-président s’est posé en « rassembleur ». Il dit vouloir non seulement unifier la droite sous la même bannière, mais aussi dépasser le clivage droite-gauche. Le Nicolas Sarkozy qui a été rejeté par les Français en 2012, en raison notamment de ses discours musclés montant les citoyens les uns contre les autres, aurait-il changé ? Déjà sur le plateau du 20 heures, le masque a commencé à tomber. L’idée du recours au référendum, par exemple, nécessaire selon lui « quand certains corps intermédiaires, certaines élites bloquent le débat ». Traduire, lorsque des syndicats de salariés sont en lutte contre une réforme antisociale. Voilà qui devrait « rassembler » les Français...

Mensonges de Nicolas Sarkozy

Le pragmatisme pour doctrine économique
En matière économique, sociale et fiscale, pour Nicolas Sarkozy, « la question n’est pas de savoir si on est socialiste ou libéral ». La politique menée par l’actuel gouvernement, jugée trop à droite par les sympathisants de gauche, peut lui donner du grain à moudre en légitimant le discours de son camp. C’est justement ici que figure ce mensonge énoncé au nom du « pragmatisme ». En déclarant que « notre modèle doit être complètement refondé », c’est une politique économique très à droite que nous prépare l’ex-président. Pour l’instant, 55 % des Français ne voient pas son retour d’un bon oeil. Ils sont cependant 73 % à droite à le soutenir, contre 90 % à gauche qui ne l’ont pas trouvé convaincant. Le clivage droite-gauche a la vie dure !

 

Rien sans lui
Autre grand mensonge de la séquence du retour de Nicolas Sarkozy. Dans sa déclaration sur Facebook, comme au journal de 20 heures, il s’est employé à dépeindre une situation du pays, selon lui, grave. Un noir tableau qui appelle un « homme providentiel », malgré ses dénégations. Nombre d’analystes l’ont considéré comme adoptant la posture de De Gaulle. Un costume un peu grand pour lui.

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château
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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 21:35
Organisations des retraitées et retraités du Puy de Dôme : Rassemblement unitaire le 30 septembre !!
  • Contre le gel des pensions et retraites. Pour l’amélioration du pouvoir d’achat de tous les retraités, pour un rattrapage immédiat des pertes accumulées et le retour à la revalorisation annuelle de toutes les pensions au 1er janvier.

  • Pour une loi progressiste sur l’adaptation de la société au vieillissement, financée dans le cadre de la solidarité nationale et intergénérationnelle ne laissant pas de reste à charge aux personnes en perte d’autonomie et à leurs familles.

  • Pour le développement de services publics de qualité et de proximité indispensables à l’ensemble des citoyens (santé, transport, culture…)

  • L’abrogation des mesures régressives, notamment la suppression de la ½ part fiscale et la fiscalisation du supplément de pension de 10 % pour ceux ayant élevé 3 enfants ou plus.

 

 

Rappel des faits

 

Le pouvoir d’achat des retraité-es baisse, beaucoup pour celles et ceux qui cumulent les mesures d’austérité :

  • blocage de la pension jusqu’en octobre 2015, non revalorisée depuis le 1er avril 2013, pendant deux ans et demi. Sous la pression, le gouvernement tiendra-t-il sa promesse d’un geste pour les plus petites pensions ?

  • Fiscalisation du supplément de 10 % de la pension pour les personnes ayant élevé au moins 3 enfants.

  • Création de la CASA (contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie de 0,3 %) pour les retraités imposables, soi-disant pour payer l’aide à l’autonomie, mais qui a servi à autre chose jusque là.

  • Disparition totale en 2014 de la demi-part fiscale attribuée aux veuves et veufs ayant élevé 2 enfants.

  • Ces mesures vont rendre imposables des retraité-es qui va, de plus, entraîner d’autres impôts : locaux, TV, CSG réduite de 3,8 % ou entière 6,6 %...

 

Toutes ces mesures s’ajoutent à celles subies par l’ensemble de la population :

  • augmentation de la TVA, des 19,6 à 20 %, alors que santé, logement, énergies, alimentation… augmentent fortement,

  • « économies » pour payer le cadeau du pacte d’irresponsabilité au patronat : 10 milliards pris sur l’assurance maladie, 18 milliards sur le fonctionnement de l’Etat et 11 milliards aux collectivités locales et à leurs services publics, services sociaux, services de proximité et d’aide à la personne.

 

Toutes ces mesures amplifient la perte de pouvoir d’achat des pensions ayant subi les différentes « contre-réformes » des retraites : allongement des durées de cotisation pour bénéficier d’une retraite au taux plein, décote, calcul de la retraite sur les 25 meilleures années au lieu des 1 0 pour le régime général, indexation des retraites sur les prix et non plus sur les salaires…

 

Une colère forte des retraité-e-s

 

La pauvreté progresse, les queues devant les impôts s’allongent pour négocier un étalement des paiements…

 

Le 3 juin 2014, des organisations syndicales et associations de retraité-e-s ont organisé une très forte manifestation nationale de 20 000 personnes à Paris et des rassemblements dans les départements pour protester contre la politique menée par le gouvernement. Le gouvernement n’a cédé que sur la prise en compte partielle des discussions engagées fin 2013 sur l’adaptation de la société au vieillissement : il a déposé un projet de loi au Parlement… que nous devrons améliorer par nos actions.

 

Nous devons nous imposer avec encore plus de forces pour que cesse cette austérité que le gouvernement veut augmenter car ses mesures d’économies 2014 n’ont pas rapporté les 21 milliards d’économies prévues pour pouvoir faire cadeau au patronat du pacte de « dé-responsabilité ».

 

Le 30 septembre, se mobilisent les organisations de retraité-e-s, des organisations syndicales et aussi des associations qui appellent rarement à manifester. C’est la situation dramatique de nombreux retraité-e-s, c’est la volonté affirmée du gouvernement de poursuivre et d’amplifier l’austérité, qui nous motivent à agir avant qu’il ne soit trop tard.

 

De l’argent pour les pensions, il y en a !

Le gouvernement actuel poursuit la politique des précédents, de partage de plus en plus inégalitaire des richesses. Ce sont maintenant 220 milliards d’euros d’aides publiques qui ont été donnés aux entreprises, sans contrôles, sans contreparties, sans évaluation. Pourtant, tous les observateurs attentifs constatent que, depuis des dizaines d’années, cela n’a servi ni à l’investissement, ni l’emploi. Le chômage ne cesse d’augmenter.

 

Il remet en cause les retraites, accumule les mesures fiscales et les « économies »… tout cela pour éponger ces milliards versés au patronat et aux actionnaires, pour continuer à se montrer très laxiste à l’égard de la grande fraude, à permettre aux multinationales du CAC 40 de ne payer pratiquement aucun impôt sur les sociétés (à la différence des PME).

Un autre choix s’impose

La baisse continuelle du pouvoir d’achat des retraités n’est pas la bonne réponse à l’amélioration de la situation financière des régimes de retraites. L’austérité n’est pas la bonne réponse pour inciter à acheter, relancer l’économie et réduire le chômage.

 

Il faut cesser les cadeaux au patronat et aux actionnaires pour cesser aussi l’austérité, il faut élargir l’assiette des cotisations sociales à tous les revenus distribués par les entreprises.

 

 

 

Mardi 30 septembre 2014

dans tout le pays, les retraité-e-s seront mobilisé-e-s dans l'unité syndicale…

Rassemblement à 14 h 30 à Clermont Ferrand

Devant la préfecture – remise de motion au Préfet

 

 

Les organisations syndicales de Retraités :

 

USR CGT, SFR-FSU, Solidaires Retraités, FGR-FP, CFE-CGC, CFTC

 

Organisations des retraitées et retraités du Puy de Dôme : Rassemblement unitaire le 30 septembre !!
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société
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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 18:14

Celui qui est candidat à la présidence de l’UMP pour s’en servir comme tremplin pour la prochaine élection présidentielle 
a esquissé à la télévision un programme ultraconservateur et a repris le flirt avec le FN qui avait fait son succès en 2007.

 

Une prestation télévisée plus tard, on en sait un peu plus sur les intentions de Nicolas Sarkozy une fois élu à la présidence de l’UMP. Sans dérouler un programme, il a bien fallu, devant les caméras d’un service public déroulant le tapis rouge à celui qui est encore dépourvu de tout mandat ou responsabilité politique, en dire plus que dans son message de vendredi sur Facebook. Alors Nicolas Sarkozy a, sans surprise, enfourché ses classiques, il faut réduire la dépense publique, s’accrocher à l’Allemagne comme modèle… Qu’est-ce qui le distingue alors d’un Manuel Valls ? À la place du gouvernement, Nicolas Sarkozy aurait baissé de même la dépense publique, sinon plus, sans les hausses d’impôts, croit-on déduire de ses propos sur France 2. C’est « le roi des bonimenteurs, il n’a pas une idée nouvelle à vendre », a commenté Pierre Laurent, pour le PCF, fustigeant chez l’ancien président « cette auto-impunité qui ne le rend ni responsable des comptes du parti ni de ses comptes de campagne, encore moins de sa politique ».

Nicolas Sarkozy, un retour

L’ancien chef de l’État n’a changé que de cravate

Là, l’homme qui proclame avoir « changé » (une marotte chez lui, déjà en 2007, dans son discours devant le congrès de l’UMP, l’expression « j’ai changé » avait été prononcée treize fois) n’a changé que de cravate. Nicolas Sarkozy, au fond, est revenu pour finir ce qu’il n’a pu achever en 2012 quand il fut battu par François Hollande. Car pour le reste, le Nicolas Sarkozy qui s’apprête à entrer dans la campagne pour la présidentielle de 2017 puise aux sources de 2007. À commencer par faire de l’immigration le point nodal, déclarant dimanche soir qu’« on ne peut pas avoir un Schengen où chacun peut passer d’un pays à l’autre et ne pas se donner la peine d’avoir les mêmes règles ». « On cherche à faire la confusion entre la libre circulation et la libre installation, a répliqué, pour le PS, Jean-Christophe Cambadélis. Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas échappé à Nicolas Sarkozy qu’il y a un grand sentiment islamophobe en France et il cherche à le caresser. » Écarté de l’entourage sarkozyste depuis l’affaire des enregistrements frénétiques auxquels il se livrait, Patrick Buisson a laissé ses notes et ses analyses. C’est bien en fondant à nouveau l’alliage sarko-lepéniste de 2007 que l’ancien chef de l’État compte se réinstaller à l’Élysée. C’est le sens également de son insistance à voir les clivages droite-gauche « dépassés », et sa volonté de recourir plus souvent au référendum.

 

Il se fait porteur d’une vision populiste à l’opposé d’Alain Juppé

Pas tout à fait neuf non plus, mais Nicolas Sarkozy, à cet instant, se fait porteur d’une vision populiste, à l’opposé d’un Juppé prêchant « un nouvel élan d’unité nationale, respectueux de la diversité du peuple français mais confiant dans la capacité d’un État fort à être le garant de nos libertés publiques et de la cohésion nationale ». En se confiant à Valeurs actuelles cet été, Sarkozy déclarait : « Jusqu’à présent, la droite attaquait l’égalité par la liberté. C’était une erreur d’analyse. Car c’est toujours perçu comme la liberté du fort sur le faible. Il faut au contraire attaquer l’égalitarisme par les différences. » Soit, relève le politologue Gaël Brustier, ni plus ni moins que « prendre comme un acquis le mouvement de contestation droitière de la Manif pour tous », et faire qu’un « conservatisme nouveau soutient le sarkozysme nouveau », bien plus que le libéralisme économique.

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