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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 22:22

Sortons, osons, persistons, si nous sommes nombreux leurs griffes ne seront plus des armes. On est  tellement heureux quand on est courageux et nombreux: ça ne s'oublie jamais cette joie profonde, proche des jubilations de l'enfance, de marcher au milieu de la rue avec des gens qui vous parlent et vous sourient. Soyons nombreux et heureux demain 23 juin !

 

 

La France est à un tournant, si elle le manque c'est un ciel gris, un ciel de plomb qui va la recouvrir.
Les manifestations ont été nombreuses depuis 1995 ( je ne veux pas remonter trop loin dans l'histoire car c'est le présent et l'avenir qu'il est urgent d'analyser et de construire), mais les pouvoirs sont restés sourds à nos revendications.
Les dernières manifestations, nombreuses, contre la loi El Khomeri ont été instrumentalisées par  le pouvoir pour décrédibiliser toute contestation sociale ( forces de l'ordre au milieu des cortèges, "nassages" systématiques, utilisation de grenades et autres camion à eau, lacrymogènes à outrance sans compter les menaces avec arme de poing par des policiers en civils et autres infiltrations de "casseurs".).
Mais les manifestations ne sont, même lorsqu'elles réunissent des milliers de personnes ( jusqu'à un million le 14), que le fait d'une minorité agissante de la population. Cela ne veut pas dire que ceux qui ne défilent pas sont en accord avec la politique que nous contestons.
Les manifestations sont une des figures, tolérées et cadrées, de l'expression de la contestation par  la démocratie représentative.
Je les fais presque toutes mais sans beaucoup de conviction car j'ai conscience de cette tolérance du pouvoir pour ce qui, pour lui, n'est qu'un exutoire.
Alors j'aimerais m'adresser aujourd'hui à la "majorité silencieuse" qui regarde par les fenêtres les manifestants défiler.
Avec l'interdiction de la manifestation intersyndicale et interprofessionnelle le pouvoir fait tomber sur la France un couvercle de plomb, un silence plus sinistre que le bruit des lacrymos et des matraques.
Pour ne pas dire "oui" en ne disant pas "non" au virage autoritaire, pour ne pas museler pour longtemps le peuple et le faire vivre dans un repli dépressif, je propose une action sans risque.
 
Demain partout en France, et particulièrement à Paris où la manifestation est interdite, que tout le monde descende de son appartement, sorte sur le pas de sa porte, de celle du magasin, descende sur le trottoir en bas de son bureau, se retrouve devant l'entrée de l'usine, du dépôt, du Lycee, de la fac, de l'hôpital, du theatre, du bar, ou de la maison de retraite ou de la crèche. Sortons tous dans la rue en bas de chez nous et parlons-nous.
Si nous sommes nombreux dans la rue allons jusqu'à la place la plus proche ou le jardin ou le square d'à côté. Restons dehors visibles et fiers, sans peur car sans faute et pourquoi pas si le cœur nous en dit en chantant ou en faisant du bruit sur des objets du quotidien. Ou bien dans un silence de recueillement pour la liberté piétinée par le pouvoir marchons vers le cœur des villes.
Sortons montrer à la face du pouvoir et du monde que nous n'avons pas peur et que personne ne mettra un bâillon sur nos bouches.
Sortons pour être fiers et soulagés d'avoir osé braver l'arrogance musclée d'un gouvernement sourd au peuple et agenouillé devant les puissances de l'argent.
Sortons pour ne pas regretter demain d'avoir laissé seuls, nos enfants, nos amis, nos collègues, nos voisins, sortir pour nous tous mais massacrés,  car trop peu nombreux.
Sortons pour regarder en face notre voisin de bus ou de métro.
Sortons pour regarder en face notre avenir.
Ne baissons plus les yeux, ne courbons plus le dos, n'ayons plus peur de ce qui pourrait nous arriver car c'est déjà là ( les dettes, le chômage, la misère, la précarité, la solitude, la violence d'Etat...).
Sortons, osons, persistons, si nous sommes nombreux leurs griffes ne seront plus des armes.
On est  tellement heureux quand on est courageux et nombreux: ça ne s'oublie jamais cette joie profonde, proche des jubilations de l'enfance, de marcher au milieu de la rue avec des gens qui vous parlent et vous sourient.
Soyons nombreux et heureux demain 23 juin!
Pour sortir du cercle de la peur
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château
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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 23:09
Déclaration du Conseil national du PCF – 20 juin 2016 - Réunion-débat le 23 juin en Mairie de Billom !

L’énorme manifestation du 14 juin a montré que la mobilisation contre la loi travail est plus forte que jamais. Le refus de voir pulvérisées les protections qu'ont gagnées les salarié-e-s grâce à leurs luttes et aux conquêtes politiques de la gauche continue d’être largement majoritaire dans une opinion publique acquise au soutien de ce mouvement.
Ces mobilisations, les manifestations, les grèves et formes d’actions diverses utilisées par les salarié-e-s et les citoyen-ne-s, à l’appel d’un front syndical qui s’élargit et des organisations de jeunesse, sont totalement légitimes. Elles sont empreintes de la responsabilité, du refus de la violence et des provocations.
Alors que la mobilisation se poursuit depuis plus de quatre mois, l’opinion publique continue de la soutenir malgré les difficultés qu’elle entraîne, malgré les violences des casseurs en marge des défilés, celles de la police à l’encontre de manifestants pacifiques et du public et en dépit de la campagne haineuse contre la CGT. C’est que la population, les salarié-e-s, les jeunes n’acceptent pas cette fragilisation massive que l'on veut leur imposer, cette généralisation de la précarité et du dumping social contenues dans la loi El Khomri, dans un pays qui crée plus de richesses que jamais.
La mobilisation a déjà payé, elle peut l’emporter. Le Parti communiste appelle à participer aux mobilisations des 23 et 28 juin prochains et à étendre la solidarité avec le mouvement et les actions grévistes.
Plutôt que de reconnaître la réalité de ce mouvement, le gouvernement et le président de la République s’enferment dans le déni, le mépris, l’autoritarisme pour faire passer en force leur projet. Incapables de trouver une majorité parlementaire, ils veulent renouveler l'utilisation du 49-3 pour empêcher le débat. L'opération qui consiste à laisser la droite faire le sale boulot au Sénat, malgré le combat offensif des seuls sénateurs et sénatrices communistes, a pour objectif de rendre acceptable auprès de l'opinion sa loi comme un moindre mal. Ils restent, malgré cette manœuvre, incapables de trouver un soutien populaire, ils mènent campagne contre la CGT et les syndicats, utilisent la division, le mensonge, la menace. Ils s’appuient sur les violences totalement condamnables des casseurs pour faire un amalgame odieux entre eux et les manifestants, entre les terroristes qui viennent de se livrer à d'abjects assassinats et la CGT. Ils menacent d’utiliser des armes inconstitutionnelles comme l’interdiction des manifestations. C'est inacceptable.
Le Parti communiste alerte l’opinion sur les dangers ouverts par l’attitude irresponsable du pouvoir. Cette attitude est totalement comptable du blocage que connaît le pays, blocage qui peut être immédiatement levé si le gouvernement suspend le débat parlementaire sur la loi travail et ouvre la négociation avec les syndicats.
D'autres choix sont possibles. Nos parlementaires, au Sénat et à l'Assemblée nationale, mènent la bataille avec, sur toutes les questions en débat, des contre-propositions. La loi El Khomri est la loi du Medef. C'est aussi une loi directement dictée par les institutions européennes. Pour combattre le chômage et le dumping social, nous avons besoin d'une loi de sécurisation de l'emploi et de la formation, d'une réduction du temps de travail, de lutter contre les coûts de la finance et du capital, comme celle qu'élaborent les parlementaires communistes.
L’entêtement du gouvernement est une preuve qu’il est aux abois, lâché par celles et ceux qui l’ont porté au pouvoir. Il provoque la rancœur, ouvre le risque d’une radicalisation, de fractures irréparables dans la société, de violences. D’une mise en cause de l’État de droit.
L’obstination du gouvernement ouvre la porte à la droite extrêmisée et à l’extrême droite pour s’emparer du pouvoir dans moins d’un an et mettre en œuvre une politique de régressions sociales et démocratiques incommensurables.
Devant cet immense danger, la mobilisation sociale en cours contre la destruction du Code du travail est une chance pour la France et pour la gauche. Face à l'autoritarisme du gouvernement, elle porte une logique d'espoir pour la défense des principes d'égalité et de solidarité, fondements de notre pacte républicain. Face à l'exploitation des peurs et des divisions de la société française, elle défend l'action collective des salarié-e-s, de la jeunesse, des citoyen-ne-s. C'est pourquoi, le PCF appelle à la soutenir et à se rassembler.
Le Parti communiste renouvelle l’appel à construire un nouveau Front populaire et citoyen. Il est temps d’ouvrir ensemble un débat populaire et citoyen pour définir un pacte d’engagements communs pour le pays.

Déclaration du Conseil national du PCF – 20 juin 2016 - Réunion-débat le 23 juin en Mairie de Billom !

Le Parti communiste renouvelle l’appel à construire un nouveau Front populaire et citoyen. Il est temps d’ouvrir ensemble un débat populaire et citoyen pour définir un pacte d’engagements communs pour le pays. D'ailleurs les communistes de Lempdes, Pont du Château, Billom et alentours vous invitent :

 

ection de Billom

Droit du travail, emploi, salaires

 

 


 

 

La coupe est pleine ! Le mouvement social né du rejet de la loi travail relance le débat sur un système qui écrase les salariés au profit du MEDEF et des institutions financières.

Pourtant d'autres solutions existent pour sortir du chômage, de la précarité et des bas salaires.

Discutons-en collectivement !

Jeudi 23 juin à 19 h

Grande Salle 1er étage de la Mairie de Billom

Avec Eric Dubourgnoux député suppléant d’André Chassaigne

Dominique Holle Syndicaliste, Vice-président du tribunal des Prud’hommes

 

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 22:52
Photo Charles Platiau / Reuters

Photo Charles Platiau / Reuters

Les syndicats opposés à la loi travail ont décidé lundi de maintenir leur demande de défiler jeudi à Paris, entre Bastille et Nation, alors que la préfecture venait de leur proposer d'organiser un « rassemblement statique » pour éviter des violences, a annoncé la CGT.

« Nous venons de faire savoir à la préfecture que nous maintenons notre demande de manifestation entre Bastille et Nation » , à partir de 14H00, a déclaré lundi après-midi Pascal Joly, secrétaire général de la CGT Ile-de-France. La demande initiale des sept syndicats anti-loi travail (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl et UNL) avait été envoyée jeudi soir. Lundi matin, la préfecture de police leur avait répondu en demandant un « rassemblement statique » , afin de « mieux encadrer et mieux sécuriser la manifestation et de faire en sorte qu'il y ait moins de dégradations » .

 

L'exécutif avait menacé d'interdire les manifestations si la préservation des « biens et des personnes » ne pouvait être « garantie » , au lendemain de violences et dégradations survenues dans le cortège parisien du 14 juin entre la place d'Italie et les Invalides. « Tant que c'est pas interdit, c'est autorisé » , a commenté Benoît Clément, membre de Solidaires Paris, interrogé par l'AFP. Avec le trajet Bastille-Nation (déjà emprunté lors de précédentes manifestations anti-loi travail), les syndicats ont « pris la précaution de faire un parcours court permettant d'assurer la plus grande sécurité possible » , selon la CGT. « On a tenu compte des conditions de sécurité, on a essayé d'éviter les grands magasins, etc. » , a expliqué M. Joly.

 

 

Berrnard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur demande aux syndicats de ne pas manifester
Organiser un défilé jeudi à Paris, comme le souhaitent les syndicats opposés à la loi travail, « n'apparaît pas envisageable » , a affirmé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve dans une lettre adressée lundi au secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. Après les violences survenues lors de la manifestation parisienne le 14 juin, « dans ce contexte de tension et de heurts récurrents (...), le renouvellement à l'identique d'une manifestation itinérante le 23 juin n'apparaît pas envisageable » , juge M. Cazeneuve. Le ministre demande de « prendre en considération » la proposition de la préfecture de police d'un rassemblement place de la Nation.
Loi travail: les syndicats maintiennent leur demande de défiler jeudi à Paris ! Et à Clermont-Fd on défile aussi !

En ce qui concerne les miltants auvergnats :

• Le jeudi 23 juin, pendant le débat au Sénat avec des grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations...
A Clermont-Fd, les organisations syndicales FO, CGT, FSU, Solidaires et UNEF appellent à une manifestation à partir de 10h30, Place du 1er mai, en direction de la Préfecture.

 

Quelle que soit la décision de la Préfète du Puy de Dôme !

 

 

Juste pour rire !

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 22:17
afp

afp

Dimanche, 19 Juin, 2016 - Humanite.fr

 

Évoquant pêle-mêle, « (les) violences qui ont eu lieu, l'attentat odieux contre le couple de policiers mais aussi la tenue de l'Euro », le premier ministre,  à son plus bas niveau de popularité depuis son arrivée à Matignon, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, estime dans ce même journal que « les organisateurs devraient annuler eux-mêmes » les manifestations des 23 et 28 juin prochains contre la loi El Khomri.

Les préfets diront en début de semaine s'ils autorisent ou interdisent les rassemblements prévus jeudi 23 juin, dans toutes les grandes villes de France, contre la loi Travail. D'ores et déjà, Manuel Valls, évoquant « désaccord de fond » avec les syndicats contestataires (la CGT, F0, la FSU, Solidaires, l'Unef, la Fidl, et l'UNL), estime dans un entretien au Journal du Dimanche que « les organisateurs devraient annuler eux-mêmes ces rassemblements » compte tenu du contexte actuel. « C'est du bon sens ! », affirme-t-il.

 

« Le principe de notre droit, c'est la liberté de manifester », mais « la responsabilité du gouvernement, c'est s'assurer que les conditions de sécurité sont remplies. Or c'est un fait : des syndicalistes peuvent agir avec des casseurs », fabule Valls. Un mélange des genres « inadmissible », pour le chef du gouvernement, qui se déclare prêt à interdire les mobilisations des 23 et 28 juin si elles font « peser de nouveau un danger pour les forces de l'ordre et les biens publics ».

Cet autoritarisme passe mal au près des citoyens comme en témoigne une pétiton intitulée « Je ne respecterai pas l'interdiction de manifester » mise en ligne par Jean François Téaldi qui en quelques jours a déjà recueilli près de 120 00 signatures. 

 

Évoquant le projet de loi, discuté et modifié depuis dix jours au Sénat, qui revient à l'Assemblée

le 5 juillet, le chef du gouvernement affirme « Maintenant, il faut aller vite et faire adopter ce texte »

 

Pour sa part, Philippe Martinez a répondu au premier ministre ce dimanche matin lors du Grand Rendez-vous Europe 1 – Le Monde – iTélé, déclarant :

« On maintient les journées d'action du 23 et du 28 juin, nous prolongeons la votation citoyenne dans les entreprises.» 

 

« On veut faire porter aux syndicats des violences indépendantes de la mobilisation. On a condamné les violences à chaque fois. Pourquoi des casseurs identifiés, qu'on voit chaque semaine, peuvent-ils continuer alors qu'il a suffi de deux jours pour arrêter les hooligans à Marseille ? Pourquoi ces casseurs, depuis quatre mois, continuent à casser avec ce que nous avons connu le 14 juin -qui est absolument scandaleux- de s'attaquer à un hôpital ? », a riposté le patron de la CGT, rappelant que «toutes les violences se font en dehors des cortèges syndicaux », « le service d'ordre de la CGT assure la protection à l'intérieur des cortèges. A l'extérieur, c'est du ressort de la police, donc du ministère de l'Intérieur et du préfet de police de Paris », accuse-t-il. « La police fait du bon boulot. Le problème, ce sont les ordres de non-intervention qui lui sont donnés », conclut-il.

 

A propos du projet de loi Travail, Philippe Martinez, accusé de refuser le dialogue a précisé :  « On a repris le dialogue avec le gouvernement vendredi», en apportant une liste de propositions » avant de conclure, « La réponse du Premier ministre dans le JDD c'est on ne discute pas. Ça servait à quoi, alors, de faire tout ce cinéma ? »

 

 

Au sommet de son impopularité Valls fait feu de tout bois pour faire taire la rue !
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 09:19
Intersyndicale du Puy de Dôme : Le gouvernement pratique le dialogue de sourd, il manipule l’opinion et bafoue dangereusement la démocratie ! Les 23 et 28 juin, on continue !

Interpeller votre Maire pour qu’il mette en place la votation citoyenne dans sa commune afin de pouvoir faire remonter les résultats le 28 juin.

• Le jeudi 23 juin, pendant le débat au Sénat avec des grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations...
A Clermont-Fd, les organisations syndicales FO, CGT, FSU, Solidaires et UNEF appellent à une manifestation à partir de 10h30, Place du 1er mai, en direction de la Préfecture.

• le mardi 28 juin, date prévue du vote du Sénat, elles appellent à un Rassemblement Place de Jaude entre 11h30 et 14h00 qui se conclura par le dépôt de la votation citoyenne à la Préfecture.

D’autres actions se construisent, les arrêts de travail doivent se généraliser. Et cet été, si Hollande et Valls préfèrent toujours jouer le pourrissement en restant autistes et sourds à nos exigences, il faudra rester mobilisés…

L’été social sera chaud, nous poursuivrons le combat… jusqu’au retrait.

 

Plus de 1300 salari-é-s, jeunes et retraité-e-s du Puy de Dôme ont fait le déplacement à Paris pour montrer leur détermination sans faille lors de la manifestation nationale du 14 juin. Des milliers de salariés, du public comme du privé, étaient en grève dans le département

 

1 million de manifestant-e-s, dans un cortège massif, dynamique, combatif et revendicatif, toujours pour gagner le retrait du projet de loi Travail et obtenir de nouveaux droits.

 

En surfant sur des violences inacceptables que toutes les organisations syndicales engagées dans le combat pour le retrait du projet de loi EL KHOMRI ont toujours fermement condamnées, en accusant les syndicats, en dénigrant les salariés en grève et en menaçant d’interdire les manifestations, le Premier Ministre manque de sang-froid et de responsabilité. Il glisse sur un terrain totalitaire.

Les organisations syndicales CGT, FO, Solidaires, FSU et UNEF tiennent à souligner l’efficacité du Service d’Ordre commun qui, dans des conditions particulièrement difficiles, a assuré la protection et le bon déroulement du cortège syndical, ce qui est exclusivement son rôle !

Le Premier ministre assimile les manifestants à ceux qu’il qualifie de casseurs et rejette sa propre responsabilité sur les organisations syndicales en leur imputant le climat social qui se détériore. Il veut interdire les manifestations ! Comme si en muselant la contestation, il réglait le problème ! C’est inadmissible ! Depuis le mois de mars, c’est lui qui instrumentalise la violence et les forces de l’ordre afin de jeter le discrédit sur l’ensemble de la mobilisation contre la Loi Travail.

Au-delà de l’émotion provoquée par les dégradations de l’Hôpital Necker, les organisations syndicales CGT, FO, Solidaires, FSU et UNEF rappellent que c’est la politique du gouvernement qui, avec la réforme TOURAINE, asphyxie les hôpitaux, supprime les postes, ferme des services voire des établissements et remet en cause la santé publique !

Le gouvernement refuse d’entendre ! Il cherche à détourner l’opinion publique du cœur du sujet posé par le projet de loi. Les organisations syndicales FO, CGT, Solidaires, FSU et UNEF restent centrées sur les éléments contenus dans le projet de loi qui en l’état sont défavorables aux salariés : l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien de l’emploi, les conditions de licenciement, le référendum d’entreprise, la médecine du travail.

Comment peut-il continuer de mépriser ainsi l’expression de millions de salarié-e-s, de privé-e-s d’emplois, de jeunes et de retraité-e-s ?

Comment peut-il refuser le dialogue que demandent les organisations depuis des mois ?

Le Président de la République reste silencieux après le courrier des organisations syndicales du 20 mai. Restera-t-il de marbre devant les milliers de votations que lui remettront les organisations le 28 juin prochain ?

D’ores et déjà, dans le Puy de Dôme comme dans toute la France, au contact de la population, dans l’unité d’action, FO, CGT, FSU, Solidaires et UNEF récoltent des dizaines de milliers de votation pour le retrait du projet de loi. Il reste encore quelques jours, nos organisations appellent les salarié-e-s, les privé-e-s d’emploi, les jeunes, et les retraité-e-s à voter massivement.

Depuis quatre mois se multiplient les pétitions, manifestations, grèves, occupations de lieu de travail... le rejet du projet de loi est bien réel et il demeure profondément ancré y compris dans l’opinion publique.

Les organisations FO, CGT, FSU, Solidaires et UNEF appellent à poursuivre les actions revendicatives sous les formes décidées localement et à participer massivement aux journées de mobilisation nationales les 23 et 28 Juin prochains.

Intersyndicale du Puy de Dôme : Le gouvernement pratique le dialogue de sourd, il manipule l’opinion et bafoue dangereusement la démocratie ! Les 23 et 28 juin, on continue !
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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 11:55

L'heure est à revaloriser le travail et non à l'intégrer dans le marché capitaliste pour le préssurer...

 

Nous avons donc raison ! La semaine dernière, trois économistes du département de la recherche du Fonds monétaire international ont sévèrement contesté les purges néolibérales à l’œuvre depuis la fin des années 1980. L’ouverture des marchés de capitaux, disent-ils, a considérablement augmenté les risques de crise financière au lieu de les diminuer. Les politiques d’austérité ont comprimé la demande et freiné l’activité. Bref, elles ont provoqué une insécurité économique et sociale.

Dans la foulée, un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques s’alarme de la montée des inégalités et incrimine une politique démesurément obsédée par « la baisse du coût du travail », c’est-à-dire par la pressurisation des salaires.

Leurs mots sont choisis, soupesés, pour acter la défaite d’une stratégie de destruction des modèles sociaux qui laisse libre cours à la terrible « main invisible » du marché… capitaliste. Les mouvements sociaux qui ébranlent les pays européens, et singulièrement la France, auront fini de persuader ces apprentis sorciers à la fois de l’inefficacité économique des mesures imposées et des risques que fait courir leur cruauté sociale. Les économistes du Fonds monétaire international donnent un nom au système qu’ils critiquent : le néolibéralisme. C’est nouveau de leur part !

Le gouvernement devrait donc d’urgence tirer les leçons des impasses meurtrières de l’austérité et des déréglementations. En organisant un meeting pour critiquer les amendements de la droite sénatoriale à la loi de précarisation du travail, il ne rend pas plus présentable et acceptable son propre projet. Plus vite le pouvoir tournera le dos à cette doxa néolibérale inscrite dans tous les textes de recommandations des institutions européennes, mieux cela vaudra pour tout le monde et pour le pays.

Dans ses dernières recommandations toxiques, la Commission de Bruxelles appelle sans ambages à « donner plus de latitude aux entreprises pour adapter les salaires et le temps de travail à leur situation économique ». Elle souhaite également que « les dérogations par rapport aux accords de branche et aux dispositions légales générales sur l’emploi (soient) facilitées à travers la signature d’accords d’entreprise ». C’est toute la philosophie de l’article 2 de la loi Valls qui a été traduite de la novlangue bruxelloise contaminée par les certitudes néolibérales.

Les intérêts protégés du capital par des institutions politiques et financières, la conception d’un monde régi par les Bourses et ceux qui en détiennent les cordons empêchent nos sociétés de se projeter dans un projet moderne en accord avec les métamorphoses de notre époque qui demandent des citoyens et des travailleurs toujours mieux formés et mieux rémunérés.

L’heure est à revaloriser le travail et non à l’intégrer toujours plus dans le marché capitaliste pour le pressurer, le précariser, le déclasser. Une réforme progressiste moderne devrait tendre vers un droit du travail rattaché à la personne, et non plus à un emploi, dans le cadre d’un projet humain et plus efficace de sécurisation des parcours professionnels tout au long de la vie assurant à tous des progressions de qualification, de responsabilité et de rémunération. C’est l’invention d’un nouveau contrat de travail sécurisé, permettant de se former tout au long de la vie en fonction des métamorphoses industrielles, numériques, environnementales, biotechnologiques, en cours et aussi capable de répondre aux nouveaux besoins de la société comme ceux qu’induit le vieillissement de la population ou encore la participation à la vie associative et culturelle. L’enjeu du travail et du droit à la formation pour toutes et tous est donc à la confluence de l’entreprise, des services publics comme des quartiers populaires et de l’école. Toute la société serait ainsi tirée vers plus de coopération et de solidarité.

Le compte personnel d’activité, coquille quasi vide dans l’actuel projet de loi, pourrait être le ferment d’une sécurité sociale professionnelle constituée de droits individuels garantis collectivement. Cette sécurisation des parcours de vie se combinerait avec l’organisation d’une citoyenneté au travail, une nouvelle représentation salariale dans les lieux de décisions et de vrais pouvoirs d’intervention des salariés dans les orientations et les gestions des entreprises.

La robotisation et la révolution numérique qui s’accélèrent vont bouleverser beaucoup de choses. Il devient possible de réduire le travail répétitif pour des tâches plus complexes et attrayantes, avec des gains de productivité dont les salariés doivent être les principaux bénéficiaires, tant du point de vue de leur rémunération que de celui de la réduction de leur temps de travail.

 

On peut donc écrire une vraie loi travail ! Elle appelle un grand débat populaire pour un vrai projet ambitieux de développement humain, socialement et écologiquement durable, pour la France et l’Europe.

 

Contre l’insécurité sociale, une vraie loi travail !
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château
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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 23:01
Jeudi, 16 Juin, 2016 -Humanite.fr

 

Elle était femme, elle était anti-raciste, pour l'accueil des migrants, elle était de gauche ! Françaises, Français, soyons vigilant-e-s, c'est l'avenir que nos gouvernants et leurs alliés nous préparent !

 

L'élue du Parti travailliste britannique, attaquée alors qu'elle se préparait à tenir sa permanence électorale hebdomadaire à Birstall près de Leeds a succombé à ses blessures. Jo Cox, diplômée de l'université de Cambridge, a été élue députée en 2015. Elle etait connue pour son engagement en faveur des femmes et pour sa participation à des oeuvres caritatives.

L'élue du Parti travailliste britannique, attaquée alors qu'elle se préparait à tenir sa permanence électorale hebdomadaire à Birstall près de Leeds a succombé à ses blessures. Jo Cox, diplômée de l'université de Cambridge, a été élue députée en 2015. Elle etait connue pour son engagement en faveur des femmes et pour sa participation à des oeuvres caritatives.

L'attaque s'est produite à proximité de la bibliothèque municipale de Birstall, où la députée de 41 ans rencontre régulièrement ses administrés. Jo Cox aurait été blessée par balle et poignardée. Transportée dans un hôpital de Leeds, la grande ville voisine, elle est décédée en fin d'après midi.

 L’auteur des coups de feu, un homme de 52 ans aurait crié « Britain first » (Priorité au Royaume-Uni), selon un témoin cité par la chaîne Sky News. Selon un autre témoin, cité par l’agence Press Association, l’élue aurait cherché à s’interposer entre son tueur et un autre homme avec lequel il se disputait.
Alors que dans l’après-midi elle n’était que grièvement blessée, le camp favorable au maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne (UE) lors du référendum du 23 juin prochain, auquel appartenait Jo Cox, avait suspendu sa campagne. David Cameron, le premier ministre, avait lui annulé un meeting à Gibraltar. Boris Johnson, chef de la campagne pour la sortie de l’UE avait également mis fin à sa campagne. Le leader du Parti travailliste, Joe Corbyn a salué la mémoire de la parlementaire, saluant son « action au service du public et son engagement profond pour l’humanité », ajoutant qu’elle se battait « pour que l’on soit à la hauteur de nos promesses pour soutenir le monde en développement ».

Sur son compte Twitter, le Premier ministre britannique David Cameron s'est déclaré "très inquiet", ajoutant "nos pensées et nos prières vont à Jo et à sa famille".

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 19:56

Pour la présidente du groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC) au Sénat, le chef de l'État "porte atteinte au droit constitutionnel de manifester" quand il annonce qu'il n'y aura plus d'autorisation de manifester si les "biens et des personnes" sont menacés. La CGT estime de son côté que "menacer d'interdire les manifestations était le signe d'un gouvernement aux abois".

 

"François Hollande a dépassé un point très grave et porte atteinte au droit constitutionnel de manifester dans notre pays", a déclaré Elianne Assassi, au lendemain d'une nouvelle journée d'action contre le projet de loi sur le travail actuellement en discussion au Sénat, émaillée de violences. "Nous pensons que cette journée fut une démonstration de force de l'intersyndicale, et non un baroud d'honneur", a souligné la sénatrice de Seine-Saint-Denis, affirmant que "cette réalité a échappé au gouvernement". Pour elle, "la réponse du pouvoir à l'exigence populaire de retrait du texte est terrible". "Quand Manuel Valls dit qu'il ne veut pas rediscuter de l'article 2, il fait le choix de l'affrontement". Et "s'il fait le choix de rester droit dans ses bottes, nous serons droits dans nos bottes", a-t-elle prévenu. "J'envisage de demander une commission d'enquête sur les faits qui se passent en marge de la manifestation", a-t-elle aussi annoncé.

 

"La petite musique où on essaie d'amalgamer la CGT, Daech, le terrorisme est scandaleuse", a jugé de son côté Jean-Pierre Bosino. Le sénateur CRC de l'Oise a souligné que les auteurs des troubles étaient au début de la manifestation "encadrés par deux rangées de policiers et à la fin il y a eu des incidents. On peut s'étonner".

 

François Hollande a annoncé ce mercredi en Conseil des ministres qu'il n'y aurait plus d'autorisation de manifester si la préservation des "biens et des personnes" ne pouvait être "garantie". De son côté, Manuel Valls a déclaré, ce matin sur France Inter que "le gouvernement ne changera pas un texte qui est déjà le résultat d'un compromis avec les syndicats réformistes il y a plusieurs mois".

 

"C'est aux pouvoirs publics d'assurer la sécurité dans les manifestations". La CGT a estimé mercredi que "menacer d'interdire les manifestations était le signe d'un gouvernement aux abois", en dénonçant les accusations "inacceptables" du Premier ministre Manuel Valls qui a évoqué une attitude "ambiguë" du syndicat à l'égard des casseurs. La CGT a souligné qu'il incombait "aux pouvoirs publics" dont Manuel Valls "a la première responsabilité, d'assurer la sécurité et le maintien de l'ordre", au lendemain de violences intervenues lors d'une manifestation nationale. La CGT "tient à rappeler au Premier Ministre que, comme il n'est pas de la responsabilité des supporters d'assurer la sécurité dans et autour des stades de l'euro de football, de la même façon il n'est pas de la responsabilité des manifestants d'assurer la sécurité dans et autour d'une manifestation autorisée par la Préfecture de police". Elle assure avoir pris "les dispositions nécessaires afin de garantir la sécurité des participants à cette manifestation massive". "Plutôt que de faire l'inventaire tendancieux d'éléments à charge contre la CGT, Manuel Valls ferait bien mieux d'entendre la majorité des salariés, des jeunes et plus largement des citoyens qui rejettent ce projet de dumping social et de destruction de notre modèle de société" conclut la CGT, en référence à la loi travail.

 

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 12:22
Mobilisation « monstre » contre la loi travail !

« La mobilisation sera énorme » avait annoncé Philippe Martinez et cette nouvelle journée de lutte contre la loi travail lui a donné raison puisqu'elle a rassemblé 1,3 million de manifestants en France selon la CGT.
L’ Humanité.fr a recueilli les réactions de leaders syndicaux et responsables politique dans un cortège particulièrement festif.

Vidéo :

Loi Travail : un millier d'Auvergnats attendus à Paris pour la manifestation du 14 juin

Partis à l'aube de Clermont-Ferrand et de Saint-Eloy-les-Mines, environ 1 250 Auvergnats ont rejoint mardi Paris pour la manifestation prévue l'après-midi au départ de la place d'Italie contre la loi Travail.

Plus d'un millier de personnes ont quitté l'Auvergne, mardi 14 juin au matin, pour rejoindre la manifestation parisienne prévue le jour même à Paris contre la loi Travail.

Plus d'un millier de personnes ont quitté l'Auvergne, mardi 14 juin au matin, pour rejoindre la manifestation parisienne prévue le jour même à Paris contre la loi Travail.

Ils sont partis tôt (Très, très tôt, Ndlr), mardi matin, de Clermont-Ferrand. Par la route ou par le rail, environ 1 250 Auvergnats ont pris la direction de Paris où une manifestation est organisée dans l'après-midi contre la loi Travail. Le cortège quittera la place d'Italie à 13 heures pour rejoindre l'esplanade des Invalides.

Le parcours de 5,5 km est plus long que lors des précédentes mobilisations. Le préfet de police a dit attendre "plusieurs dizaines de milliers de manifestants, peut-être au-delà de 50 000". Dans le cortège, la CGT auvergnate devrait être représentée par 750 personnes dont Julien Pauliac, son secrétaire départemental pour le Puy-de-Dôme
(200 de la FSU63, Ndlr).

Peu avant le départ du train Clermont-Ferrand/Paris, mardi matin, il réfutait l'idée d'un "baroud d'honneur". "Si le Gouvernement ne siffle pas la fin du bal, nous on reste mobilisés", prévient-il. Le syndicaliste voit davantage dans ce nouveau rassemblement "un coup de pression supplémentaire au moment où le texte rentre au Sénat". Selon lui, "les sénateurs vont bien droitiser le texte" et ce sera "pire que le texte initial".

 

Place d'Italie avant le départ de la manifestation !Place d'Italie avant le départ de la manifestation !

Place d'Italie avant le départ de la manifestation !

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 21:48
Prix des médicaments : la pub que les labos ne veulent pas voir !
Entretien réalisé par Alexandre Fache - Lundi, 13 Juin, 2016 -L'Humanité
 

Pour fustiger les tarifs excessifs de certains traitements, Médecins du monde lance aujourd’hui une pétition accompagnée de slogans chocs. Une campagne étrangement refusée par les grands réseaux d’affichage. De peur de froisser un secteur considéré parmi les plus gros annonceurs ?

«Avec l’immobilier et le pétrole, quel est l’un des marchés les plus rentables ? La maladie » ; « Le cancer du sein, plus il est avancé, plus il est lucratif » ; « Une épidémie de grippe en décembre, c’est le bonus de fin d’année qui tombe »… Voilà quelques-uns des slogans chocs de la campagne que lance ce lundi Médecins du monde contre le prix excessif de certains médicaments. Des affiches au fond bicolore qui invitent à signer la pétition en ligne baptisée « Le prix de la vie », remise ensuite à la ministre de la Santé. Mais ces affiches, vous ne les verrez ni dans les rues, ni dans le métro parisien. Les grands réseaux publicitaires (JCDecaux, Mediatransports, Insert) ont refusé de les diffuser.

Dr Jean-François Corty,

Dr Jean-François Corty,

Entretien avec le Dr Jean-François Corty, directeur des opérations internationales de l’association.

 

Jean-François Corty Notre objectif était de toucher le grand public et, outre la presse et la pétition sur Internet, nous souhaitions que cette campagne soit visible sur les grands réseaux d’affichage. Nous avons contacté nos partenaires habituels et, effectivement, ils ont refusé notre campagne au prétexte qu’elle était trop violente, qu’elle risquait de décrédibiliser le secteur pharmaceutique et qu’elle pouvait être mal comprise par les citoyens. En réalité, c’est parce qu’ils ne voulaient pas froisser les laboratoires. Pourtant, nous ne disons pas que ces derniers ne font pas un métier important. On veut simplement pointer les abus majeurs de certains. On est un peu dubitatif face à cette forme de censure. On ne comprend pas pourquoi cela pose problème d’attirer l’attention sur les pratiques injustifiables de certains laboratoires. Il faut qu’il y ait un débat transparent sur ces sujets, et pour l’instant, c’est impossible.

Pourquoi vous engagez-vous sur cette thématique ?

Jean-François Corty Notre réflexion a démarré avec l’arrivée des nouveaux traitements contre l’hépatite C, les antiviraux à action directe, il y a deux ans. Ces médicaments révolutionnaires (qui guérissent 90 % des patients, sans effets secondaires) avaient le potentiel de casser la dynamique de l’épidémie, en France comme dans le monde. Sauf que la première molécule mise sur le marché, le sofosbuvir (vendu sous le nom de Sovaldi, par Gilead) était facturée en France 41 000 euros la cure de douze semaines, alors que son coût de production était estimé à 100 euros. Un écart inacceptable que les autorités françaises n’ont pas suffisamment combattu, préférant limiter l’accès des malades au traitement. Cette stratégie du tri menace aujourd’hui de s’étendre à d’autres traitements, contre le cancer par exemple, et va donc concerner des populations de plus en plus importantes. Nous vivons ce qu’ont vécu des pays comme le Brésil ou l’Inde avec les premiers antirétroviraux contre le sida : l’impossibilité de soigner tout le monde à cause des tarifs.

Vous avez déjà commencé à agir contre ces rationnements ?

Jean-François Corty Oui, sur l’hépatite C, nous avons lancé en février 2015 une démarche d’opposition aux brevets auprès de l’Office européen des brevets, à Munich. On attend les résultats pour septembre ou octobre de cette année. Cette campagne en est la suite. L’idée est de porter ce débat au cœur de la campagne présidentielle. Car le prix des médicaments met en péril notre système de santé solidaire. Aujourd’hui, 30 % de Français retardent leurs soins pour des raisons financières. Quant aux dépenses de médicaments en France, elles représentent 27 milliards d’euros. Cela vaut le coup de regarder d’un peu plus près ce poste budgétaire.

Sur l’hépatite C, la ministre a promis, sous la pression des associations, un accès universel aux traitements. Où en est-on ?

Jean-François Corty C’était une très bonne nouvelle, annoncée le 25 mai lors de la journée de lutte contre les hépatites virales. Il doit y avoir une première avancée dans les prochains jours, avant que l’accès universel ne soit effectif, a priori, en septembre ou octobre. Reste le prix. Marisol Touraine a dit qu’elle voulait le renégocier. Mais pour l’heure, il est toujours de 41 000 euros…

Le gouvernement dit vouloir porter cette question du prix des médicaments au G7 santé, prévu en septembre au Japon. Vous y croyez ?

Jean-François Corty On espère qu’il s’opposera à des prix dictés uniquement par la capacité de tel ou tel État à payer. Ainsi, les tarifs n’ont rien à voir, par exemple, avec le financement de la recherche. Ils sont juste soumis à une logique de marché. Est-ce que le gouvernement s’élèvera contre ça ? À voir. Il faut, en tout cas, réfléchir à un nouveau modèle. Continuer de financer la recherche publique, mais éviter que ce qu’elle produit ne soit phagocyté par les grands labos et revendu ensuite à prix fort. Et ne pas s’interdire d’utiliser l’arme de la licence obligatoire, qui permet de contourner les brevets quand il y un problème d’accès au traitement.

La solution n’est-elle pas de créer un vrai pôle public du médicament qui irait au-delà de la recherche et se lancerait dans la production ?

Jean-François Corty Pourquoi pas. Le problème aujourd’hui, c’est que la fixation du prix des médicaments est totalement opaque. D’un côté, le Leem, le syndicat des labos pharmaceutiques, parvient à mettre ce débat sous l’éteignoir. De l’autre, le Comité économique des produits de santé (Ceps), qui est chargé de fixer les prix, reste totalement fermé et obscur. Résultat : le débat est impossible. D’où notre campagne, qui rappelle que c’est un scandale d’avoir à payer un médicament 400 fois son coût de production, 200 fois pour d’autres molécules.

Le groupe JC Decaux a peur de «choquer» le public. Nous avons tenté d’obtenir des explications de la part des trois réseaux d’affichage (JCDecaux, Mediatransports, Insert) qui ont refusé la campagne de Médecins du monde. Seul le premier nommé nous a répondu, indiquant que sa « décision » avait été « fondée sur une recommandation de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité » pointant certains « risques ». Lesquels ? « Les sources des chiffres cités (dans la campagne) ne sont pas mentionnées. » Et « la référence à des maladies graves, dans ce contexte, peut être perçue comme choquante par le public, notamment par les personnes souffrant de ces pathologies (exemples : “L’hépatite C, on en vit très bien”, “Chaque année en France, le cancer rapporte…”, etc.) ». Des malades qui, bien sûr, ne seront pas choqués d’être exclus du traitement pour des raisons économiques…

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