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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 22:35
Européennes : de cette crise politique doit émerger une perspective réelle et crédible à gauche ! A Lempdes nous y sommes prêts !

Nous vous le disions hier, nous publierons prochainement une analyse locale des résultats des élections européennes !

En attendant nous nous permettrons juste une petite réflexion sur les commentaires des médias (merdias disent certain-e-s de nos camarades) qui se complaisent après lui avoir déroulé le tapis rouge à célébrer le FN comme premier parti de France :

  • A lempdes à l'élection présidentielle le FN faisait 17,21 % avec 891 voix
  • A lempdes à l'élection européenne, certes le FN fait 22,5 % mais avec seulement 590 voix

Donc la démocratie n'est pas perdue si le Peuple relève la tête et prend son destin en mains comme l'y invite le Front de Gauche dans une nouvelle forme de " Front Populaire" !

En attendant nous vous proposons de regarder l'excellente vidéo conseillée par notre ami Michel (Rappel : sur ce blog dont les commentaires sont ouverts, nous n'hésitons jamais à publier des textes, des images, des vidéos, progressistes) :

Le scrutin, marqué par le maintien à un très haut niveau de l’abstention et le niveau historique du Front national, confirme que la crise politique et démocratique que traverse notre pays atteint un seuil critique. C’est une nouvelle alerte. La France s’enfonce dans un malaise démocratique inquiétant. Les causes de cette situation sont claires : le rejet massif du modèle libéral de l’Union européenne et le mépris que les tenants de ce modèle ont opposé depuis dix ans à tous ceux qui le contestaient ; l’en¬fermement de François Hollande et de Manuel Valls dans une politique d’austérité désavouée par le pays ; le profond désarroi dans lequel cette situation plonge les classes populaires et l’ensemble des électeurs de gauche. La victoire du Front national, portée par une forte appropriation du mécontentement et une captation des voix de la droite, est un événe¬ment grave au plan national comme européen. Si la droite et l’extrême droite sont en tête, c’est surtout que la majorité gouvernementale est sanctionnée et isolée. La gauche sort très affaiblie de ce scrutin.

 

Dans ce contexte, les résultats du Front de gauche, équivalents à ce qu’ils étaient en 2009, ne permettent pas de relever le défi d’une voix alternative majoritaire à gauche. Un vaste chantier est devant nous. Le PCF lance un appel solennel. De cette crise politique doit émerger une perspective réelle et crédible à gauche sur fond de rupture avec ce sys¬tème rompu aux thèses libérales. La gauche s’est trop éloignée de ses valeurs. Elle ne pourra retrouver le peuple que dans un mouvement social et politique de l’ampleur d’un Front populaire du XXIe siècle.

 

Nous appelons tous ceux qui se sentent malheureux à gauche, toutes les forces vives du pays, la jeunesse et les salariés à s’unir sans attendre. Nous mettons le Front de gauche à leur service. Dans cette visée, les résultats de nos partenaires européens du groupe de la GUE-NGL et la progression de l’idée d’une alternative à gauche en Europe sont des signes encourageants !

 

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Editos
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 23:44

D'abord la réaction nationale du PCF !

 

Les estimations connues à cette heure, marquées par le maintien à un très haut niveau de l'abstention et le niveau historique du Front national, confirment que la crise politique et démocratique que traverse notre pays atteint un seuil critique. C'est une nouvelle alerte. La France s'enfonce dans un malaise démocratique inquiétant. Les causes de cette situation sont claires : le rejet massif du modèle libéral de l'Union européenne et le mépris que les tenants de ce modèle ont opposé depuis dix ans à tous ceux qui le contestaient ; l'enfermement de François Hollande et de Manuel Valls dans une politique d'austérité désavouée par le pays ; le profond désarroi dans lequel cette situation plonge les classes populaires et l'ensemble des électeurs de gauche.

La victoire du Front national, portée par une forte appropriation du mécontentement et une captation des voix de la droite, est un événement grave au plan national comme européen.

Si la droite et l'extrême droite sont en tête, c'est surtout que la majorité gouvernementale est ce soir sanctionnée et isolée. La gauche sort très affaiblie de ce scrutin.

Dans ce contexte, les résultats du Front de gauche, équivalents à ce qu'ils étaient en 2009, ne permettent pas de relever le défi d'une voix alternative majoritaire à gauche. Un vaste chantier est devant nous.

Ce soir, le Parti communiste français lance un appel solennel. De cette crise politique doit émerger une perspective réelle et crédible à gauche sur fond de rupture avec ce système rompu aux thèses libérales. La gauche s'est trop éloignée de ses valeurs. Elle ne pourra retrouver le peuple que dans un mouvement social et politique de l'ampleur d'un Front populaire du XXIème siècle. Nous appelons tous ceux qui, ce soir, se sentent malheureux à gauche, toutes les forces vives du pays, la jeunesse et les salariés à s'unir sans attendre. Nous mettons le Front de gauche à leur service.

Dans cette visée, les résultats de nos partenaires européens du groupe de la GUE-NGL et la progression de l'idée d'une alternative à gauche en Europe sont des signes encourageants.

Parti communiste français, 25 mai 2014.

Maintenant une première réaction d'un communiste lempdais !

 

Dans notre bonne ville de Lempdes, quelques-uns des résultats les plus importants en pourcentage (nous publierons les résultats complets dans quelques jours) :

  • Front de Gauche : 8,5 %
  • Front National : 22,5 %
  • UMP : 17,64 %
  • PS : 17,6 %
  • UDI-Modem : 11, 73 %

Même si nos résultats lempdais sont en quelque sorte "moins pire" que les résultats nationaux, il n'en demeure pas moins qu'ils nous donnent un peu envie de vomir !

 

En guise de conclusion le clip de Ridan que nous avons découvert grace à notre amie "Black Dahlia" !

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 22:11
ÉLECTIONS EUROPÉENNES, DIMANCHE 25 MAI, POUR DIRE « STOP » À L’AUSTÉRITÉ -

À rebours de commentateurs pour qui l’élection est déjà jouée en France, entre abstention record et poussée du Front national, nous avons choisi les raisons de voter demain dimanche et de soutenir une gauche qui, en Europe, incarne une alternative à l’austérité.

 

Le frémissement de l’indice de participation des Français aux élections européennes de dimanche, mesuré par plusieurs instituts de sondage (entre 
3 et 4 points supplémentaires en une semaine), témoigne-t-il d’un regain d’intérêt pour le scrutin ? Pourtant, tout aura été mis en œuvre pour en détourner les électeurs. Campagne réduite à quelques semaines après les élections municipales, absence de débat sérieux sur les choix politiques en présence, et cela au moment où l’Europe souffre d’un discrédit jamais vu (seuls 39 % des Français estiment qu’elle est une bonne chose, selon Ipsos pour le Monde, le Cevipof et Terra Nova), nombre de médias réduisant la soi-disant « alternative » proposée à un duel entre l’extrême droite xénophobe et europhobe et le « bloc central » du Parlement européen actuel, incarnant la poursuite de l’austérité qui asphyxie l’Europe. Comme s’il ne fallait pas ouvrir le débat sur une autre voie possible pour l’Europe, comme il y a neuf ans quand le camp du oui au référendum avait tenté de l’étouffer.

Une preuve de plus ? l'avertissement du CSA (Conseil Supérieur de l'Audiovisuel que l'on ne peut soupçonner d'être un nid de  gauchistes révolutionnaires !)

 

Et pour toutes celles et ceux qui demain encore hésitent à aller mettre leur bulletin dans l'urne (le bulletin Front de Gauche) une denière vidéo !

ÉLECTIONS EUROPÉENNES, DIMANCHE 25 MAI, POUR DIRE « STOP » À L’AUSTÉRITÉ -
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Elections
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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 19:40

 Pour le candidat du Front de gauche, Patrick Le Hyaric, jamais peut-être les élections européennes de dimanche n’auront impliqué de tels enjeux. Le futur Parlement aura notamment à se prononcer sur le traité de grand marché transatlantique (TAFTA), négocié en secret et qui menace les règles sociales, environnementales, alimentaires et sanitaires françaises et européennes. Un bon résultat du FG pourrait faire capoter ce projet destructeur.

 

La question du traité transatlantique, c’est-à-dire la nature des liens qui doit régir les relations entre l’Europe et les États-Unis d’Amérique, a surgi dans la campagne électorale.

C’est vrai et il était temps. Depuis des mois, j’alerte personnellement nos concitoyens sur les dangers d’un tel accord. Il y avait un véritable blocus médiatique face à cette alerte. Nous avons enfin réussi à ouvrir les portes de fer derrière lesquelles les dirigeants européens et français voulaient masquer ce projet maléfique. Les mouvements citoyens, d’éducation populaire, syndicaux, des parlementaires ici, en Allemagne, en Espagne, aux États-Unis, depuis des années, sont en train de faire bouger les lignes.

 

Ce texte a été négocié dans le plus grand secret. Son objectif est simple : redonner un nouveau souffle au capitalisme en crise en créant le plus grand marché mondial de circulation des capitaux et de marchandises et en élargissant le champ de la concurrence au maximum d’activités humaines. C’est la guerre économique généralisée pour que les plus grosses multinationales se régalent, pour l’essentiel celles basées de l’autre côté de l’Atlantique et quelques-unes du côté européen. Les petites et moyennes entreprises, celles qui peuvent développer l’emploi, ne seront pas invitées au festin. Ce projet de traité menace toutes nos règles sociales, environnementales, alimentaires et sanitaires. C’est l’ouverture forcée de nos frontières aux OGM, à la viande clonée, aux poulets lavés au chlore, au nom de la libre circulation des marchandises. Il envisage d’imposer des tribunaux d’arbitrage privés permettant aux multinationales de faire condamner un État ou une collectivité, pour toute loi sociale, sanitaire ou environnementale qui pourrait nuire à ses intérêts. Le droit des affaires se substituerait aux droits humains. Nous le refusons !

 

Rien n’est joué puisque le Parlement européen aura à se prononcer sur ce projet d’accord qu’il pourra donc rejeter. Raison de plus de ne pas rater le coche dimanche. Désormais la presse elle-même s’empare de cette affaire aux conséquences très graves pour nos vies quotidiennes. Nos alertes, leur reprise par la presse, ce mouvement fait déjà bouger la Commission européenne. La panique s’empare des milieux dirigeants.

 

Alors, imaginez un bon résultat du Front de gauche pour mettre ce projet en échec au Parlement européen ! Les électeurs peuvent avoir un poids décisif sur l’avenir de ce traité États-Unis–Europe. Ceux qui refusent que l’Amérique dicte sa loi aux Européens, ceux qui veulent l’installation d’une Europe sociale et écologique ont le moyen concret de faire valoir leur refus et leur volonté, dimanche, en votant pour les candidats du Front de gauche. Il ne faut pas laisser passer cette occasion décisive.

 

Votez pour l'Europe sociale
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château
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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 21:59
Marché transatlantique: le Front de gauche contraint de voter contre sa résolution !

Politique -  André Chassaigne

 

Assemblée nationale - Sarah Sudre - Mercredi, 21 Mai, 2014

 

Le Front de Gauche a été contraint de voter contre sa propre résolution européenne portant sur les négociations transatlantiques, « vidée de sa substance par le PS ». Ecœuré de « la dérive atlantiste du gouvernement », André Chassaigne, président du groupe, assume ses responsabilités d'avoir voter contre un texte qui demande seulement plus de transparence.

Maître de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale, permis par la « niche parlementaire », André Chassaigne, président du groupe « Gauche démocrate et républicaine » et membre du Parti communiste, était prêt à défendre haut et fort sa proposition de résolution européenne contre le marché transatlantique, rédigée également par François Asensi, Alain Bocquet, Bruno Nestor Azerot, Huguette Bello, Marie-George Buffet, Jean-Jacques Candelier, Patrice Carvalho, Gaby Charroux, Marc Dolez, Jacqueline Fraysse et Nicolas Sansu, débattue en séance publique demain dans l’hémicycle. « Fier de ce texte », avant que les commissions des affaires européennes et étrangères du gouvernement ne s’en emparent, André Chassaigne évoquait « sa responsabilité politique, de mettre sur la place publique ce grand sujet ; à un moment où le gouvernement français et l’Union européenne entament des négociations avec les États-Unis dans la plus grande opacité ». Mieux, à quatre jours des élections européennes, le président de GDR se satisfaisait de « placer le Tafta au cœur du débat parlementaire pour sortir les Français de l’obscurité ». En dénonçant les dangers du marché transatlantique, il espérait un vote majoritaire de l’Assemblée en faveur de cette résolution européenne. Mais ça, c’était hier.

Retournement de situation. Aujourd’hui, André Chassaigne s’est exprimé, devant la presse, avec amertume. Écœuré de la manière dont le texte, proposé par le Front de Gauche et certains députés EELV, a été modifié par les commissions des affaires européennes et étrangères du gouvernement, à tel point qu’il ne reconnaît plus ses écrits, il a annoncé, le ton éreinté : « nous avons été contraint de voter contre ce texte. Entre le dépôt de notre résolution et le résultat de celle-ci après le passage dans les mains de la commission des affaires étrangères, il y a un fossé. Nous avons pris nos responsabilités de voter contre un texte entièrement destitué de sa substance ».

 

Un texte édulcoré par le PS

La question du marché transatlantique est la grande absente des campagnes électorales, pour les européennes 2014, du PS et de l’UMP ; reflétant les négociations opaques qui se trament outre-Atlantique. Certains « jugent que notre débat sur le marché transatlantique est opportuniste », ajoute André Chassaigne. Même, le journal Le Monde titrait récemment : « « Halte aux fantasmes sur le traité transatlantique ». Et pourtant, « c’est un impératif démocratique d’évoquer ce traité », s’insurge le président du groupe à l’Assemblée. Une transparence exigée, d’ailleurs, par sept Français sur dix, d’après le dernier sondage CSA pour l’Humanité.

Souhaitant mettre un terme à ce traité, les rapporteurs du groupe « Gauche Démocrate et Républicaine » évoquent « des conséquences désastreuses pour les peuples européens si ce traité allait jusqu’au bout de ses idées », telles que la suppression des droits de douanes, notamment dans le secteur agricole, l’élimination des barrières non tarifaires « allant à l’encontre des normes sociales, alimentaires, sanitaires, environnementales, instaurées par l’appareil législatif de l’Union européenne » et la possibilité pour les multinationales privées d’attaquer en justice les différentes institutions politiques. Une réglementation européenne perçue comme « un véritable obstacle à la libre concurrence », remédiable par « le marché transatlantique qui va faire sauter les verrous », déplore André Chassaigne. Voulant défendre « notre souveraineté », le texte du Front de Gauche exige donc, par plusieurs amendements, la suspension des négociations transatlantiques. Or la commission des affaires étrangères a refusé de nombreux points revendiqués par le groupe. « La demande de suspension des négociations n’est plus dans le texte. Tout comme, le retrait de l’arbitrage d’état investisseur. Enfin, des demandes qui relèvent du bon sens de la sécurité de nos services publics ont été supprimés », détaille André Chassaigne, démontrant que le gouvernement a fait « le choix du dogme libéral ». Au final, il ne reste pas grand-chose de la résolution d’origine, même si le gouvernement a annoncé qu’il « serait vigilant au mécanisme d’arbitrage et qu’il s’engagerait à défendre nos intérêts ».

 

Une explication à l'attitude des parlementaires socialistes ?

Aujourd'hui lors de la séance publique, les députés de la Gauche Démocrate et Républicaine ont tenté de « redonner force aux amendements de la résolution d’origine ». En vain. « La majorité socialiste a approuvé une nouvelle version du texte rédigée par ses commissions des affaires étrangères et européennes qui ne réclament plus la suspension des négociations mais demande à la Commission européenne d'assurer la transparence des négociations », détaille l'AFP. « Assumant notre responsabilité vis-à-vis de nos concitoyens, nous avons été contraints de voter contre cette proposition de résolution. À l’inverse, nous notons que les députés socialistes ont préféré dénaturer notre texte car ils n’assumaient pas de voter une dénonciation de la dérive libérale et atlantiste du Gouvernement », se révoltent les députés du groupe front de gauche à l'Assemblée nationale.

Même s'ils « se félicitent d’avoir été à l’origine de ce débat qui a prouvé combien les inquiétudes s’exprimaient sur tous les bancs, et combien le scrutin du 25 mai prochain était décisif sur l’avenir de ce traité ».

L'indispensable vote de dimanche !

L'indispensable vote de dimanche !

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Info presse
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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 19:51

 "Les citoyens restent ultra-lucides dès qu’il s’agit des échanges commerciaux entre les États-Unis et l’UE."

 

Bornons-nous à prendre l’empreinte du paysage, ce qui a l’avantage au moins de nous donner de la hauteur. À cinq jours des européennes, alors que le climat paraît plutôt « mauvais » pour la démocratie française comme pour une grande partie du continent, les résultats d’un sondage nous arrivent comme une bénédiction, au moins pour ce qu’il nous laisse espérer – ce qui est déjà énorme.

 

Selon l’institut CSA, non seulement les citoyens restent ultra-lucides dès qu’il s’agit des échanges commerciaux entre les États-Unis et l’UE, mais, pour ceux qui connaissent les enjeux du maudit traité transatlantique, ils se montrent carrément inquiets et réticents à l’idée que le libre-échange généralisé ne se transforme encore un peu plus en domination sans partage du grand capital sur les êtres humains et l’environnement. Notons au passage, sans surprise, que ce sont les sympathisants du Front de gauche qui connaissent le mieux les dangers du fameux TTIP, ce sont d’ailleurs les mêmes qui le contestent le plus.

 

Nous sentons même, à l’instar du traité constitutionnel de 2005, qu’un mouvement citoyen d’ampleur peut naître dans les semaines qui viennent. Tôt ou tard, les peuples devront s’exprimer directement pour contrer la main invisible du marché, qui a déjà provoqué tant de ravages, et pour éviter qu’elle ne bride définitivement le droit des Parlements. Imaginez par exemple ce que constituerait l’instauration d’une justice privée qui pourrait empêcher, à la demande des grandes entreprises, les États de fixer leurs priorités politiques…

 

Alors, ce sondage fait-il le printemps ? Certainement pas. Mais comment ne pas s’en réjouir, à défaut de s’enthousiasmer ? Car l’élection de dimanche, dont on nous dit qu’elle est déjà scellée, est une étape primordiale pour « bloquer le missile transatlantique », comme le dit Patrick Le Hyaric, tête de liste du Front de gauche en Île-de-France. Et contester l’hégémonie de la finance en Europe.

Traité Transatlantique
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château
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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 18:31
Grèce : percée de Syriza aux élections locales ! Et en France dimanche ?

Ce dimanche, de nombreux Grecs étaient appelés à voter dans 325 municipalités et 13 régions. Le parti de gauche Syriza s’est affirmé comme la première force politique dans la région d’Athènes, qui compte un tiers des électeurs grecs.

 

Dans la région de l'Attique qui compte trois des dix millions d'électeurs du pays, la candidate de Syriza Rena Dourou arrive en tête pour le poste de préfet avec près de 24% des suffrages. Le candidat de la gauche anti-austérité Gabriel Sakellaridis à la mairie d'Athènes, est lui en position de se maintenir au second tour avec 20%, soit un point de retard sur le maire sortant soutenu par le Pasok, Georges Kaminis. Pour la première fois dans la capitale, la droite de Nouvelle Démocratie ne sera pas au second tour. En revanche, le candidat et porte-parole du parti néonazi Aube dorée, Ilias Kassidiaris, arrive en quatrième position avec un score inquiétant de 16% malgré son inculpation, comme la plupart des parlementaires du parti, pour participation à "une organisation criminelle".

 

Le succès de Syriza s’amplifierait encore pour les Européennes, selon un sondage à la sortie des bureaux de vote pour l'hebdomadaire Vima. La gauche anti-austérité réaliserait dimanche prochain aux européennes 27,4% contre 22,7% pour la droite qui arriverait en deuxième position. Le scrutin des Européennes coïncide avec le second tour des élections locales, ce qui offre de beaux espoirs pour Syriza qui se maintient dans cinq régions. Huit provinces sont actuellement détenues par le Pasok qui limite la casse au niveau local, alors que les intentions de vote au niveau national et pour les européennes le font apparaître en chute libre.

 

Avec jusqu’à 9 % des voix au niveau national, et 10,6% dans l’Attique, le KKE [Parti communiste grec, Ndlr] se dit satisfait et double son score depuis les législatives de 2012. Il devrait être en mesure de se maintenir au second tour dans plusieurs municipalités.

 

 

Alexis Tsipras, président de Syriza

Alexis Tsipras, président de Syriza

Un espoir pour les Européennes

 

Pour Syriza, un tel succès est un signal fort. « Les gens ont, avec leur vote, ouvert une nouvelle voie pour le gouvernement local » s'est réjouit Alexis Tsipras, président de Syriza. « Les élections du 25 mai seront le référendum qui n'a jamais eu lieu sur la politique d’austérité. Ce sera le votre grâce auquel notre pays va retrouver la dignité et une voix en Europe ». Notre pays va envoyer un signal fort à l'Europe et au monde, et la participation sera élevée, plus fort sera le message. Et ce message est : la Grèce n'appartient à personne sauf à ses citoyens. Ils ont le droit de définir leur politique avec comme premier critère le bien commun et les intérêts et les besoins de sa propre population. »

 

Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent s'est réjoui des résultats de Syriza. « C'est un premier pas vers une bonne implantation locale qui sera déterminante pour protéger les populations de l'austérité et renforcer la solidarité de proximité. C'est également un bon signe pour les échéances politiques du week-end prochain. Tout indique que Syriza peut remporter les élections européennes dimanche. C'est un formidable encouragement pour toutes les listes qui, en Europe sont rassemblées derrière la candidature d'Alexis Tsipras à la Présidence de la Commission européenne. Nous pouvons être la bonne surprise du 25 mai ! ».

Jean-Luc Mélenchon a également promptement salué le succès de Syriza. « Pour la première fois en Europe a craqué la chaîne libérale qui étouffe les peuples, celle de la complicité de la droite et du PS pour appliquer ensemble les politiques d’austérité. A Athènes et sa région, notre Front de Gauche grec passe en tête ! Jour historique. L’effet domino peut commencer en Europe. Enfin du neuf, enfin autre chose que l’alternative entre le soi-disant « vote utile » et l’extrême droite. Les élections européennes peuvent tout accélérer sur le continent. Nous travaillons à en faire l’événement français de l’autre gauche européenne. »

Grèce : percée de Syriza aux élections locales ! Et en France dimanche ?

 

Un membre de la rédaction ayant passé quelques jours en Espagne, s'est senti obligé de mettre l'image ci-dessus dans l'article. Le texte, bien qu'en espagnol, est tout à fait compréhensible !

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Info presse
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 19:50
Hollande : tout va très bien, madame la marquise !

Une opération de communication politique et d’enfumage est à l’œuvre pour le deuxième anniversaire, de l’élection de François Hollande au poste de président de la République Française. Pour l’occasion, le Jour­nal du Dimanche a mis les petits plats dans les grands. Sur trois pages, des messages du président, des confidences de « proches » et de « conseillers » jamais nommés, les témoignages de Jean-Michel Ribes, Stéphane Le Foll, Robert Hue, Robert Zarader, Jean-Pierre Mignard qui nous racontent comment François Hollande est devenu président... Mais d’abord, sur une grande photo à la une du JDD, un François Hollande souriant et volontaire nous annonce la bonne nouvelle « Le retournement arrive ».

 

Hollande : tout va très bien, madame la marquise !

Ainsi, sur l’air de « Tout va très bien, madame la marquise », le président l’a « confié » au JDD, ça y est : « On est entré dans la deuxième phase du quinquennat, le redressement n’est pas terminé, mais le retournement économique arrive ». Ainsi, explique François Hollande, « Cette phase doit se traduire par une croissance plus forte, une compétitivité plus importante, une redistribution du pouvoir d’achat par une baisse des impôts ». Les fonctionnaires dont le point d’indice est gelé apprécieront, pas de hausse en vue, ni du côté du SMIC. Quelques jours après le vote, avec une majorité divisée et l’appui des centristes, du pacte de stabilité actant de 50 milliards d’économies, dans les services publics, dans les remboursements et les prestations de la Sécurité sociale et dans les budgets des collectivités locales, un proche du chef de l’État ose cette contre-vérité : « On a évité l’austérité dans la première phase… » Et l’opération de communication se poursuit… En fait pour l’Élysée, tout ça c’est dans la tête. « Le principal problème de la France, c’est qu’elle doute de son avenir… En fait, le plus dur, c’est que, bien qu’on n’ait pas connu l’austérité en France, le doute et le pessimisme sont plus fort ici qu’en Grèce, en Italie ou en Espagne. »

Hollande : tout va très bien, madame la marquise !

La baisse du pouvoir d’achat, l’augmentation du chômage, les suppres­sions d’emplois, les retraites de misère, la dégradation des conditions de travail, les difficultés de vie qui s’accroissent pour le plus grand nombre des Français… Non, tout cela, ce n’est pas dans la tête. Ce sont les conséquences des politiques libérales et austéritaires auxquels les parle­mentaires du Front de gauche, socialistes également, ainsi que les mani­festants du 1er mai, demandent qu’on tourne le dos. Enfin, les salariés d’Alstom pourront chercher, dans les trois pages consacrées à cet anni­versaire de l’élection du président de la République, François Hollande, pas un mot sur le projet de vente à la découpe de ce fleuron de l’industrie française des transports et de l’énergie.

À part ça, « Tout va très bien, madame la marquise » !

La solution ? Le bulletin de vote de dimanche prochain 25 mai !

La solution ? Le bulletin de vote de dimanche prochain 25 mai !

Hollande : tout va très bien, madame la marquise !
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 19:12

A six jours des élections européennes, tous les compteurs s’affolent : prévision d’une abstention record, montée de l’euro-scepticisme, poussée des partis populistes.

 

L’Union européenne s’est bâtie sur une promesse de paix mais la guerre est aujourd’hui à ses portes en Ukraine. Elle a inscrit dans ses traités l’objectif du plein emploi et le chômage gangrène sa cohésion sociale. Elle a érigé la concurrence libre et non faussée en sésame pour retrouver la croissance économique et la pauvreté explose. L’Europe sociale, main­tes fois évoquée, jamais réalisée, laisse place dans la réalité à celle du dumping entre les travailleurs. Depuis les dernières élections, en 2009, le seul horizon porté par la Commission européenne est celui de l’austérité. Pour les peuples, elle apparaît bien souvent comme une contre démons­tration face à laquelle il ne suffit pas d’asséner, comme le fait Manuel Valls, qu’il faut « porter le rêve européen ».

 

Dans la construction politique de l’Union, le Parlement occupe une place à part. Ses élus, plus sensibles aux rapports de forces que les fonction­naires de Bruxelles, ont su parfois s’opposer aux diktats libéraux. Ils ont par exemple, grâce à une intense bataille de la gauche antilibérale, rétabli la dotation du fonds d’aide aux plus démunis. Mais dans une enceinte où la cogestion entre la droite et les sociaux-démocrates pèse lourdement, les combats sont rudes à gagner.

 

L’idée d’une autre Europe, bâtie à partir de l’intérêt des peuples, peut être à portée de bulletin. Pour peu qu’on s’en serve

Europe
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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 19:09

L’État vient de prononcer une peine de déchéance à l’encontre de Christian Delépine, conseiller prud’homal à Arras depuis 1998. La riposte s’organise avec la CGT.

 

En avril, Christian Delépine apprenait que la République l’avait déchu de sa fonction de juge prud’homal (section industrie), exercée à Arras depuis 1998. « Il s’agit d’une première dans l’histoire de la prud’homie ! Un scandale national. Jamais encore un conseiller n’avait été déchu sans avoir au préalable porté atteinte au droit » insiste Roger Veste, de l’union locale CGT de Lilles, à l’initiative d’un meeting de soutien à cet enfant du pays. « On me reproche d’avoir voulu appliquer avec trop de rigueur le code du travail, constamment bafoué » lance Christian Delépine, 50 ans. Ses ennuis débutent en 2007 lorsqu’il imagine mettre en application les « consignes, dictées par l’organisme de formation Prudis, d’une CGT soucieuse d’élever le niveau de connaissances d’élus trop souvent livrés à eux mêmes ». Cet ouvrier de l’agroalimentaire (Fraisnor) tente alors d’imposer le respect de l’ordre du rôle, la présence des parties, l’alternance des bureaux. Des pratiques novatrices qui indisposent le Medef et une grande partie du barreau arrageois.

 

Bousculer les habitudes

En s’attaquant frontalement aux privilèges que s’octroyaient des patronaux et avocats au mépris de la législation, « nous avons en effet bousculé bien de mauvaises habitudes » révèle son collègue Christian Orlowiez, qui vient de démissionner « par solidarité ». Christian Delépine devient l’homme à abattre, d’autant que la CGT du Pas-de-Calais lui a confié une mission de formateur. La tension monte alors d’un cran. À l’heure où ses adversaires multiplient les recours, la CGT lui manifeste un soutien ostentatoire (blocage de l’entrée du conseil, occupation des locaux, etc.). La lutte des classes s’ancre ainsi dans les salons d’ordinaire feutrés du tribunal.

Un nouveau coup porté aux prud’hommes

« L’INSTITUTION PRUD’HOMALE EST UN OUTIL SYNDICAL »

Après une première tentative avortée, le procureur d’Arras formule un nouvel avis de déchéance, finalement partagé par la ministre de la Justice. Une sanction motivée par « des incidents de séance pourtant provoqués par les patrons, ou pour avoir entonné l’Internationale en manifestation comme si ce chant était interdit ! » s’indigne la CGT, qui balaie un à un les arguments prétextes à sa destitution. Tout comme Christian Delépine réfute les accusations de « harcèlement » à l’encontre de greffiers pas toujours coopératifs.

 

Il envisage désormais de faire appel de cette décision, plus que jamais persuadé que « l’institution prud’homale est un outil syndical dont il faut apprendre à se servir. Tout comme le code du travail dont 80 % des dispositions sont favorables aux travailleurs ».

 

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