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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 00:02
Députés PS : la fronde ! Et le Front de Gauche ?

Alors que débute bientôt l’examen du pacte de responsabilité – un plan de rigueur – des députés socialistes plaident à l’inverse pour des mesures en faveur du pouvoir d’achat, ouvrant une brèche dans laquelle s’engouffrent Front de gauche et écologistes.

Le ministre des Finances commence à con­naître le chemin. Michel Sapin est venu une fois de plus devant le groupe socialiste pour déminer le terrain à la veille de la présenta­tion en Conseil des ministres du projet de loi de finances rectificative. Autrement dit, l’ha­billage parlementaire du pacte de responsabi­lité. Les députés PS à l’initiative d’un « Appel des cent » venaient tout juste de ren­dre publiques des propositions fiscales et sociales qui divergent substantiellement de celles présentées. La semaine dernière déjà, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, expédiait une lettre au Premier ministre Manuel Valls et au ministre de l’Économie Michel Sapin pour y exposer les « priorités » du parti, tendant à adoucir les mesures prévues.

Ces députés proposent une réorientation des textes budgétaires à venir portant au total, selon eux, sur « 1 point de PIB », soit 20 milliards d’euros. « La politique économique de la France doit rechercher l’efficacité, elle ne saurait aggraver les inégalités », écrivent-ils. À l’inverse d’une politique de l’offre, ils prônent un « rallumage de la consomma­tion », obtenu en portant le soutien au pou­voir d’achat des ménages à 16,5 milliards (contre 5 milliards prévus actuellement), s’inspirant ouvertement des choix effectués par Matteo Renzi en Italie. Et souhaitent la création d’une CSG progressive calquée sur l’impôt sur le revenu et le financement de 300 000 contrats aidés supplémentaires.

Pour se dépêtrer de la menace que font peser ces parlementaires dits « frondeurs » sur le vote du budget rectificatif, le président du groupe socialiste, Bruno Le Roux, sort l’artil­lerie lourde. Il propose de laver le linge sale en famille en discutant et votant d’abord au sein du groupe les amendements des députés « frondeurs », avant qu’ils n’arrivent en séance publique. S’ils ne sont pas retenus, il attend qu’après débat l’ensemble du groupe vote les textes retenus, s’agissant d’une ques­tion, le budget, qui « détermine l’apparte­nance à la majorité », prévient la porte-parole du groupe PS, Annick Lepetit, assurant qu’une « écrasante majorité » du groupe sou­tient encore le gouvernement. Les députés à l’initiative de l’Appel des cent voient bien le piège et n’ont pas pris part au vote sur la « méthode » voulue par Bruno Le Roux.

La démarche des frondeurs est saisie au bond au Front de gauche. « J’ai envoyé un courrier à certains députés PS. On est prêt à travailler avec 
eux sur des amendements conver­gents », a déclaré le chef de file du Front de gauche à l’Assemblée nationale, André Chas­saigne. Même si les amendements communs qui pourraient être soumis au vote « pour­raient apparaître au final en repli », c’est-à-dire une fois seulement les contre-proposi­tions du Front de gauche défendues, car les « frondeurs » socialistes s’inscrivent en majo­rité dans les objectifs de réduction drastique du déficit budgétaire du gouvernement. L’important, pour le député du Puy-de-Dôme, est bien « d’arriver concrètement à créer des convergences avec tous ceux, du PS aux radi­caux et écologistes, qui s’opposent, à des degrés divers, à la politique gouvernemen­tale ». Afin, précise-t-il, « de montrer qu’on est capable de porter une autre politique de gauche », quand l’électeur la boude dans les urnes.

Il est rejoint en partie par les écologistes qui, s’ils partagent le diagnostic d’une politique « qui n’est pas soutenue par les Français », explique le député François de Rugy, et adhè­rent à l’idée d’une CSG progressive, pointent également l’absence de mesures en faveur de la transition écologique dans la plate-forme alternative présentée par l’Appel des cent, centrée pour l’essentiel sur des mesures de pouvoir d’achat à l’intérieur des marges bud­gétaires actuelles, dans un jeu de vases com­municants via un ciblage du crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice) ou des baisses de cotisations patronales sous condition. Pour le député de Loire-Atlantique, rejoignant ici André Chassaigne et d’autres à gauche, il est temps de tracer une perspective politique nouvelle, et ne plus accumuler simplement « des oppositions successives ».

Un point à leurs yeux devrait faire réfléchir les députés de gauche, c’est que, depuis le vote de la confiance, le Premier ministre, désor­mais, n’a plus de « majorité automatique »

 

Députés PS : la fronde ! Et le Front de Gauche ?
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18 juin 2014 3 18 /06 /juin /2014 20:53

« Non à Siemens, non à General Electric, oui à la nationalisation ». À l’issue d’une rencontre « Alstom » du groupe Gauche de l’Assemblée nationale avec les salariés, syndicats CGT invités et le sénateur Pierre Laurent , André Chassaigne, président du groupe, va entamer des démarches parlementaires pour qu’une proposition alternative soit examinée par le gouvernement.

 

Ils étaient une vingtaine autour de la table, dans la salle de conférence réservée au groupe Front de Gauche à l’Assemblée nationale, ce mercredi après-midi. Invités par André Chassaigne, président du groupe Front de Gauche à l’Assemblée nationale, les principales fédérations et syndicats CGT ainsi que quelques salariés d’Alstom avaient à cœur d’évoquer l’avenir de l’entreprise avec le député et Pierre Laurent, sénateur communiste présent pour l’occasion, à un moment où « tous les autres politiciens ont les yeux fixés soit sur General Electric ou Siemens », explique Laurent Santoire, délégué syndical CGT Alstom. À deux jours du conseil d’administration d’Alstom, où la direction devra se positionner face aux différentes offres annoncées pour le rachat de l'entreprise, General Eletric, Siemens et Mitsubishi sont aux aguets. Alors que le PDG de Siemens France, Christophe de Maistre, est persuadé d’obtenir le soutien des salariés après avoir déposé une offre conjointe avec Mitsubishi, le patron de General Electric, Jeff Immelt, arrive demain à Paris pour rencontrer le gouvernement, des clients et les syndicats d’Alstom. "Du grand n’importe quoi", pour Christian Garnier représentant CGT au comité de groupe et délégué syndical central de la branche Transport d'Alstom, qui dénonce les dires du PDG de Siemens France : « Il prend ses désirs pour des réalités. On a rien dit du tout, nous. C’est totalement faux. Ni cette offre ni celle des américains est acceptable  ». Une contestation soutenue par tous les invités, réunis autour de la table, qui refusent que le dossier Alstom soit « un projet purement financier alors qu’il devrait être 100% industriel ».

L’avenir d’Alstom débattu par le groupe Front de Gauche à l’Assemblée

« Proposer une alternative à la hauteur du potentiel d’Alstom », André Chassaigne

 

Tandis que l’Elysée prône pour General Electric, Bercy serait plus favorable à Siemens et Mitsubishi, un duel « Hollande-Montebourg » qui exaspère les syndicats CGT, revendicateurs d’une autre offre; celle du rachat du capital d’Alstom de façon majoritaire par l’Etat. Un projet de « nationalisation » estimé à trois milliards et demi d’euros, soit « pas grand-chose pour l’Etat compte tenu du potentiel et du savoir-faire que représente le fleuron industriel français », explique Yves Dimicoli, économiste et membre du parti communiste, au sénateur et secrétaire national du parti communiste Pierre Laurent et au député du Puy-de-Dôme, André Chassaigne. Face aux nombreuses inquiétudes des salariés présents, qui se « demandent pourquoi l’Etat laisse partir nos emplois et nos technologues », André Chassaigne a pris la parole pour marquer sa position et celle de Pierre Laurent, « il faudrait un schéma de relance du groupe Alstom impliquant l’Etat, les grands groupes publics, les régions afin de créer un schéma politique d’objectif industriel ». Puis se retournant vers son collègue, Marc Dolez, député Front de gauche, il a demandé a ce que cet échange, qui a duré plus d’une heure trente, « soit concrétisé par la mise en œuvre d’une action précise aux outils parlementaires qu’ils disposent ». « On pourrait déposer une proposition de loi, concertée avec le Sénat, avant la fin juin,  effectuer une commission d’enquête parlementaire ou lancer une mission d’information », liste Marc Dolez. Des démarches parlementaires qui répondraient aux attentes des salariés et syndicats qui demandent, comme Laurent Santoire, « l’intervention des sénateurs et députés pour proposer d’autres alternatives dans le rachat d’Alstom et inciter à la nationalisation si l’Etat ne prend pas ses responsabilités ».


Ravis d’avoir été consultés, entendus, et « d’être entrés dans les bureaux de République », les invités sont repartis convaincus qu’une lutte de « tous les instants » est nécessaire pour faire valoir leurs droits et défendre leur fleuron, au moment où on veut faire d’Alstom « une vente à la découpe ».

 

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 22:45
Recherches de convergences à gauche

Recherches de convergences à gauche

Les convergences se cherchent à gauche entre les mécontents de la politique d’austérité gouvernementale. À l’instar du colloque organisé à Paris par le club des Socialistes affligés. Symbole d’une gauche en rupture avec les desseins de l’exécutif, le think-tank créé par l’ancien député européen Liêm Hoang-Ngoc et le chercheur Philippe Marlière tente de jeter une passerelle entre le PS et le reste de la gauche. « Parce que la gauche est en danger », souligne Philippe Marlière, et parce que s’installe « une lecture nationaliste et ethnique des dominations sociales ». Car le constat est là que l’effondrement du Parti socialiste aux dernières élections n’a pas profité aux autres formations de gauche mais suscité une abstention massive et une forte poussée de l’extrême droite. Et, adossé à cette réalité, l’échec cuisant du gouvernement sur les questions structurantes comme l’emploi, le pouvoir d’achat, la fiscalité, l’éducation…

 

Autrement résumé, la gauche au pouvoir « mène une politique de droite ».

Au-delà du verdict, désormais partagé, proposer une alternative clairement identifiée à gauche suppose de convenir d’un contenu et d’une stratégie pour changer la donne. Car la situation est dorénavant évoquée en termes crus chez les socialistes, bien au-delà du cercle des Socialistes affligés. « Énervés », voire « ulcérés » semblerait d’ailleurs convenir davantage à leur état d’esprit, face à ce qu’ils considèrent comme un véritable hold-up sur le sens du vote des Français de 2012 et, au-delà, sur celui de leur engagement au PS et au sein de la gauche.

En témoignent les propos de Sylvain Mathieu, représentant de l’ensemble des courants de la gauche socialiste à la dernière élection du premier secrétaire du PS, le 15 avril dernier, où il a récolté 32,88 % des voix du Conseil national face à Jean-Christophe Cambadélis. « Tout le monde est déboussolé, voire désespéré, explique ce trentenaire, ex-secrétaire fédéral de la Nièvre, haut lieu du mitterrandisme. Depuis un an, on assiste à une parodie de démocratie au PS, comme sur le projet européen. » Même constat chez Caroline de Haas, militante féministe qui vient tout juste de rendre sa carte et ses responsabilités au PS dans une lettre retentissante. Elle accuse le président de la République et son gouvernement de « faire disparaître les fondamentaux de la gauche ». D’où cette rencontre, en direction des autres forces de gauche qu’ont décidé de faire les responsables des Socialistes affligés. Une première en termes d’affichage public s’agissant d’une initiative de membres ou sympathisants du PS, puisque ce sont les discussions en interne qui, jusqu’ici, prévalaient.

Dirigeants du Front de gauche, écologistes, socialistes ont accepté l’invitation pour s’atteler à la tâche explicitement formulée de « reconstruction de la gauche ». « Pour ceux qui pensent qu’on pourrait se contenter d’une construction tripartite (PS-UMP-FN) avec une seule force de gauche, en agitant le spectre du Front national, c’est une recette vouée à l’échec », prévient Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste. Pour lui, « il y a en France des forces disponibles pour reconstruire une alternative majoritaire de gauche, et le Front de gauche a conscience qu’il doit changer pour être l’un des animateurs de ce travail ».

Une tâche à mener avec tous les partenaires disponibles « sans préalable d’aucune sorte » !

Recherches de convergences à gauche
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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 22:52
Dans un alignement de caserne, la presse contrôlée par les grands groupes industriels et financiers a repris mot à mot les éléments de langage du pouvoir. « Il faut savoir arrêter une grève ».

Dans un alignement de caserne, la presse contrôlée par les grands groupes industriels et financiers a repris mot à mot les éléments de langage du pouvoir. « Il faut savoir arrêter une grève ».

Ceux qui détruisent la gauche - Par Patrick Apel-Muller - Lundi, 16 Juin, 2014

 

« La gauche peut mourir », a lancé Manuel Valls. Comment ne pas en faire le constat quand, malgré le cri de détresse et de colère de l’électorat de gauche, un président de la République et son premier ministre s’acharnent à en détruire les valeurs, à en brouiller les repères, à la dévitaliser ?

Élues la rose au poing, les deux têtes de l’exécutif en ont arraché les pétales pour finir sur un « pas du tout » destiné aux milieux populaires et sur un « à la folie » susurré au Medef.

Pendant que l’hôte de Matignon tentait de faire peur aux élus socialistes qui rechignent afin qu’ils taisent leurs indignations, la droite accourait au secours du gouvernement contre les grévistes !

Xavier Bertrand appelait à la « fermeté » contre une « grève totalement indécente » et des cheminots « jusqu’au-boutistes ». Hervé Mariton, un autre des nombreux prétendants à la présidence de l’UMP, incitait sa formation à avoir « une attitude responsable », à « essayer de faire en sorte que le gouvernement s’en sorte » en laissant « passer ce texte » au Parlement. Comment, en effet, la droite pourrait-elle refuser que sa politique soit appliquée ?

Dans un alignement de caserne, la presse contrôlée par les grands groupes industriels et financiers a repris mot à mot les éléments de langage du pouvoir. « Il faut savoir arrêter une grève », titre en éditorial le Monde, décalquant l’injonction présidentielle. À sa suite et avec une imagination de photocopieuse, les grands médias reprennent les clichés sur « la journée noire » et le « refus de la réforme »...

«Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue» - Maurice Thorez

«Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue» - Maurice Thorez

« Il y a un moment où il faut savoir arrêter un mouvement ». C'est par une formule qui résonne de manière familière que François Hollande s'est exprimé, vendredi matin, au sujet des grèves qui agitent le pays depuis mardi soir.

Et pour cause : elle est directement inspirée d'une célèbre déclaration du dirigeant communiste Maurice Thorez. « Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue », avait déclaré le leader du PCF lors des grandes grèves de juin 1936, quelques jours après la signature des accords de Matignon.

Dans son plagiat, Hollande oublie, ou fait semblant d'oublier, la suite de cette citation. Je vous cite la déclaration de Maurice Thorez dans son intégralité :

« Si le but est d'obtenir satisfaction pour les revendications de caractère économique, tout en élevant progressivement le mouvement des masses dans sa conscience et son organisation, alors il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue. Il faut même savoir consentir au compromis si toutes les revendications n'ont pas encore été acceptées, mais si l'on a obtenu la victoire sur les plus essentielles et les plus importantes des revendications.» (11 juin 1936) » [Ndlr]

Mais au contraire, les cheminots ont bien une réforme dans leur manche !

Mais au contraire, les cheminots ont bien une réforme dans leur manche !

Mais au contraire, les cheminots ont bien une réforme dans leur manche, audacieuse celle-là, défaisant la dette qui plombe le système ferroviaire, rétablissant l’unité du service public sans laquelle il devient inefficace !

Mais cela, il faut le cacher aux citoyens, rien n’étant plus dangereux, semble-t-il, que la souveraineté populaire.

C’est pourtant là, dans le coude à coude des luttes, dans les échanges qui éclosent dans la gauche fière de l’être, dans la construction d’alternatives au libéralisme que l’espoir germera.

Pour que la gauche et notre peuple aient de beaux jours devant eux.

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 22:04
Réforme ferroviaire : les raisons d’une grève massive !

Réforme ferroviaire : les raisons d’une grève massive !

Marion d'Allard

Dimanche, 15 Juin, 2014

 

Sixième jour de grève pour les cheminots contre le projet de réforme ferroviaire. Le texte doit être présenté mardi à l’Assemblée. La CGT et SUD rail appellent à amplifier le mouvement.

 

Frédéric Cuvillier voulait croire à une « sortie de crise » jeudi soir, à l’issue de sa rencontre avec les syndicats de cheminots. Les maigres engagements pris par le secrétaire d’État aux Transports ne suffiront pas. « Pour la première fois, lors de notre rencontre avec Frédéric Cuvillier, la question du financement du système a été évoquée », relevait, vendredi soir, Gilbert Garrel, secrétaire général de la CGT des cheminots. Mais évoquer n’est pas régler. Pour le reste, le secrétaire d’État a mis sur la table certaines propositions pouvant faire l’objet d’amendements lors du vote du projet de loi que le gouvernement continue de vouloir présenter demain à l’Assemblée nationale. Des propositions « qui comportent de nombreuses failles », résument la CGT et SUD rail qui ont appelé les cheminots « à poursuivre et à amplifier le mouvement ». « Le gouvernement affirme que les réponses apportées dans ce texte proposé à la signature sont de nature à répondre aux légitimes préoccupations des usagers et des cheminots. (...) il est évident que ce ne sont pas des engagements de Monsieur Cuvillier sur des amendements soumis à une validation éventuelle des parlementaires qui peuvent permettre de mettre un terme à ce conflit », écrivent Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT, et Gilbert Garrel, dans une adresse à François Hollande.

 

Gouvernement et direction de la SNCF ont beau communiquer à l’envie sur une réforme permettant la « réunification » d’un système éclaté depuis 1997 et la création de RFF, en mettant en place deux établissements publics (Épic) chapeautés par un troisième dit « Épic de tête », le projet de loi propose, de fait, de réunifier deux entreprises en en créant trois. « Le gestionnaire du réseau (RFF – NDLR) et le transporteur (SNCF – NDLR) seraient deux entreprises distinctes avec chacune leur propre conseil d’administration, des contrats distincts avec l’État et une production séparée qui ne permettra pas d’assurer un transport ferroviaire de qualité tout en réalisant les travaux utiles sur les voies », rappelle la CGT. Par ailleurs, le projet de loi n’aborde pas la question du désendettement du système ferroviaire lesté de plus de 40 milliards d’euros de dette en grande partie contractée par l’État lors du développement des lignes à grande vitesse dans les années 1980, se bornant à en « stabiliser » le montant. Une question du financement pourtant primordiale en ce qu’elle conditionne le volet social de cette réforme. En grève reconductible depuis six jours, les cheminots se battent aussi pour ne pas devenir la variable d’ajustement d’un système 
à l’asphyxie.

 

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14 juin 2014 6 14 /06 /juin /2014 12:25
Réforme ferroviaire : « Il faut reporter le débat parlementaire ! »

Réforme ferroviaire : « Il faut reporter le débat parlementaire ! »

 

Samedi, 14 Juin, 2014

 

Alors que le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent s'était prononcé, vendredi, pour un report du débat parlementaire sur la réforme ferroviaire, au cœur du mouvement de grève à la SNCF, le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen lui a opposé une fin de non-recevoir.

 

« Il suffit que le président de la République dise: Nous reportons d'une semaine ou de quinze jours le débat parlementaire qui doit commencer mardi et on prend ce temps-là pour mettre tout le monde autour de la table et négocier jusqu'au bout », a lancé Pierre Laurent, hier au micro de la chaîne parlementaire LCP. « Qu'est-ce qui oblige à avoir une négociation qui a duré trois heures jeudi et puis ensuite, circulez, il n'y a plus rien à voir? » s'est-il exaspéré. « On pourrait reporter le débat », a-t-il insisté avant d'enchaîner : « S'il n'est pas reporté, nous allons nous battre dans l'hémicycle pour changer ce projet et répondre aux questions très sérieuses qui sont posées par les cheminots. Mais effectivement, on pourrait donner du temps à la négociation. On aurait pu le faire avant ».

 

 

Interrogé vendredi sur BFM-TV sur l'éventualité d'un report, le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen a répondu « non, bien sûr que non ». « Évidemment, nous discuterons de ce projet de loi la semaine prochaine », a-t-il encore dit. « Il a été préparé de longue date, il a été discuté avec les organisations syndicales, il y a eu encore hier des discussions pour améliorer la qualité du texte avec la direction de la SNCF, avec les organisations syndicales, avec les groupes politiques », a-t-il poursuivi. « J'ai consulté beaucoup de personnes au parlement, tout le monde m'a dit cette réforme elle est attendue, elle est nécessaire », a-t-il dit. « Elle va donc se faire et elle sera votée majoritairement très largement, y compris, et d'abord, par la gauche », a-t-il prévu.

 

Destinée à stabiliser la dette du secteur ferroviaire (44 milliards d'euros) et à préparer son ouverture totale à la concurrence, la réforme ferroviaire prévoit de regrouper dans une même entité la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère le réseau. Les organisations syndicales (CGT, FO, SUD-RAIL et CFDT), exigent de « vraies négociations » et demandent un débat télévisé avec Frédéric Cuvillier. La CGT Cheminots et SUD-RAIL ont appelé à « poursuivre et amplifier le mouvement », lancé depuis mardi 10 juin.

 

« On peut trouver une sortie de crise ce week-end ». Le secrétaire général de la CGT Thierry Lepaon en appelle au président de la république François Hollande pour ouvrir « de vraies négociations » dans le conflit à la SNCF, estimant qu'on peut « trouver une sortie de crise ce week-end », dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui de samedi. « Pour cela, il faut ouvrir de vraies négociations dès aujourd'hui (samedi) avec la CGT », insiste-t-il. Le numéro un de la CGT, dans un courrier au chef de l’État, co-écrit avec le secrétaire général de la fédération CGT des cheminots, Gilbert Garrel, précise que « la CGT n'a jamais demandé le report ni le retrait du projet de loi » sur la réforme ferroviaire. « On a simplement expliqué que s'il fallait plus de temps au gouvernement, il pouvait reporter de plusieurs jours les discussions » prévues à partir de mardi à l'Assemblée nationale. « On n'est pas contre une loi, mais contre son contenu ».

Réforme ferroviaire : « la lutte pour le service public est l'affaire de tous » !

Réforme ferroviaire : « la lutte pour le service public est l'affaire de tous » !

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 19:47

Il n’y a pas à gratter longtemps le nouveau vernis du FN pour que reparaisse son penchant ultralibéral et son amour pour le fric: Jean-Marie Le Pen est ainsi sous le coup d’une enquête pour «enrichissement personnel jugé inexpliqué».

 

En marge du pas de deux qu’il joue avec sa fille, Jean-Marie Le Pen surveille ses avoirs financiers. La commission pour la transparence financière de la vie politique aussi. Selon Mediapart, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire, fin 2013, sur signalement de la commission, qui notait «un enrichissement jugé inexpliqué» du leader d’extrême droite : 1 127 000 euros en plus sur les comptes de Jean-Marie Le Pen en cinq ans, selon la déclaration de patrimoine remplie par l’élu frontiste lui-même, soit la durée de son mandat de député européen entre 2004 et 2009. 1,1 millions que le président d’honneur du FN a investis massivement dans des Sicav.

 

Explication de l’intéressé : le FN aurait renoncé en 2006 à lui réclamer une dette de 198 000 euros contractée en 1991, sans en apporter de preuve. Son microparti, Cotelec, lui aurait viré presque 300 000 euros en 2008, là encore sans fournir de justificatifs. Une étude notariale de sa commune de Saint-Cloud lui aurait versé quant à elle, en 2008, 150 000 euros. Enfin, 50 000 euros auraient été prétendument encaissés d’une banque lorraine, dont il n’a pas justifié la provenance et, pour faire le compte, une « remise gracieuse » d’impôts d’environ 400 000 euros lui aurait été octroyée. Beaucoup d’aubaine en peu de temps…

 

Le Pen s’enrichit de 
1,1 million d’euros en un mandat
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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 18:42
Ce que cache la réforme territoriale !

Cet article est emprunté au blog de notre excellent ami et camarade, néanmoins Député, André Chassaigne. Il nous a semblé qu'il complétait fort bien notre article précédent du mercredi 3 juin !

Ce que cache la réforme territoriale !

Jeudi 12 juin 2014 - Ce que cache la réforme territoriale

 

Malgré les cinglantes défaites subies par le gouvernement aux élections municipales et européennes, marquées par l’abstention et le vote d’extrême-droite, le Président de la République et le Premier ministre ont décidé d’accélérer leur politique libérale. Plutôt que répondre aux souffrances des Françaises et des Français en mettant en œuvre une politique conforme aux engagements pris devant les électeurs en 2012, ils viennent d’annoncer une « grande » réforme territoriale qui va accentuer les difficultés de nos concitoyens en brisant la proximité qu’ils entretiennent avec leurs élus. Entérinée en quelques heures à l’Elysée, et rendue publique ce 3 juin 2014, la réforme est dans sa mise en œuvre « une politique de gribouille ». Sur le fond, elle s’apparente à un vaste plan d’ajustement des territoires aux exigences du capitalisme mondialisé. De plus, la précipitation avec laquelle elle est annoncée, sans débat de fond dans le pays, et sans qu’aucune consultation populaire n’ait été ne serait-ce qu’évoquée, témoigne d’un mépris démocratique dramatique extrêmement dangereux au regard de la situation sociale et politique du pays.

 

Il y avait déjà eu un précédent !

Il y avait déjà eu un précédent !

Ainsi, François Hollande s’apprête à charcuter les régions, à supprimer les départements, et à créer des mégas structures intercommunales. Le passage de 22 à 14 grandes régions va diminuer le nombre d’élu-e-s au service de nos concitoyens et préparer le terrain aux privatisations des services publics locaux pour le plus grand bonheur des grands groupes privés. Nos institutions locales risquent, à court terme, d’être écrasées par ces mastodontes territoriaux que vont être les métropoles et les futures régions.

 

Cette réforme ne permettra pas de répondre aux attentes populaires. Les économies évoquées, pour justifier ces bouleversements, ne sont qu’un alibi pour mieux inscrire la France dans la restriction des dépenses publiques, dictées par l’Europe libérale, et destinées à financer les énormes cadeaux fiscaux offerts aux groupes industriels et financiers, au nom de la prétendue baisse du coût du travail.

 

Cette réforme territoriale, qui s’inscrit dans la même logique que le pacte de responsabilité, va accentuer le démantèlement des acquis républicains pour mieux livrer les territoires à la concurrence. La France, qui a pu limiter les conséquences désastreuses de la crise grâce au rôle d’amortisseur qu’ont joué les collectivités territoriales s’apprête ainsi à liquider un des derniers boucliers sociaux dont elle dispose.

 

Notre pays ne souffre pas d’un millefeuille indigeste ou d’un centralisme étouffant. Au contraire, il souffre de l’austérité et du libéralisme. Les élu-e-s communistes et du Front de gauche sont fermement opposés à la grande braderie territoriale annoncée par le chef de l’Etat. Cette réforme doit être repensée dans sa globalité. Elle doit associer la population et les forces vives du pays dans le cadre d’un grand débat républicain, validé par un référendum. Elle doit s’accompagner d’une grande réforme fiscale pour donner aux collectivités les moyens financiers de remplir leurs missions et de développer leurs compétences. A la compétition entre les territoires doit se substituer la coopération à tous les échelons démocratiques de nos institutions (communes, intercommunalités, départements et des régions)

Mieux inscrire la France dans la restriction des dépenses publiques, dictées par l’Europe libérale !

Mieux inscrire la France dans la restriction des dépenses publiques, dictées par l’Europe libérale !

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 17:49

Les chefs d’états ne semblent plus vouloir respecter le vote des peuples, ni le choix des parlementaires élus ! Jusqu’à présent, le président de la Commission européenne était désigné par les chefs d’états presque « indépendamment » du résultat des élections européennes. Le candidat choisi devait ensuite être « élu » par la majorité des parlementaires, qui n’avait finalement que le pouvoir de le retoquer. Les chefs d’états avaient alors un mois pour proposer au parlementaire un autre candidat... En bref, les chefs d’états choisissaient le président du Parlement européen et les parlementaires n’avaient plus qu’à « avaliser » ce choix. Lors de la dernière campagne européenne, il a été promis par les chefs d’états qu’ils respecteraient le verdict des urnes et que le président de la Commission européenne serait choisi par les parlementaires. C’était un pas démocratique supplémentaire que le président de la Commission européenne soit choisi par les parlementaires et logique qu’il soit choisi dans le groupe politique arrivait en tête. C’est avec cette ambition que l’ensemble des forces politiques qui acceptent le jeu de la démocratie européenne, à l’exception de l’extrême droite, ont choisi un candidat et l’ont fait connaitre à leurs concitoyens.

 

Avec l’ensemble des forces progressistes européennes, le Front de gauche avait désigné Alexis Tsipras pour s’opposer à cette Europe de l’austérité et de la casse sociale, et pour porter le projet d’une reconstruction européenne qui place l’humain au cœur de ses priorités. Mais les chefs d’états européens se sont réunis pour notamment évoquer le nom du futur président de la Commission européenne. Ils ne semblent plus vouloir respecter le vote des peuples, ni le choix des parlementaires élus ! Ils prennent note des résultats, mais se cachent derrière des « arguments juridiques » pour garder seuls la main sur la décision du chef de l’exécutif européen. En arguant que la personne choisie pour présider la Commis­sion européenne comptait peu, les chefs d’États européens ont décidé de réflé­chir seuls aux orientations future de l’Union européenne ; et après viendra le temps de désigner le pantin qui les mettra en musique. 

 Europe : des chefs d’États sourds à la colère

Auraient-ils déjà oublié qu’on a voté ou font-il juste abstraction du vote de millions d’Européens ? Ont-ils déjà oublié l’abstention massive des Européens (56,91% en moyenne dans les 28 pays, atteignant 87% en Slovaquie) ou encore du fort score des nationaux-populistes dans certains pays, même s’ils restent minoritai­res dans le Parlement ? De la colère sociale qui s’est exprimée dans les urnes, des peuples qui souffrent de l’Europe telle quelle se fait, de la misère et du chô­mage qui sont le fruit des politiques d’austérité mené, pas un mot. Du vote de défiance des citoyens européens, pas une conclusion. Pour seule réponse à une telle défiance, ils annoncent la poursuite des mêmes orientations: la compétitivité, la croissance, la défense, les frontières. Et la poursuite des politiques d’austérité qui ravagent les peuples européens !

 

A Bruxelles va se construire le nouveau groupe parlementaire de la Gauche uni­taire européenne/Gauche verte nordique. Alors que tous les groupes politiques qui ont fait ces politiques d’austérité sont en contraction, il passe de 34 à au moins 43 députés. Et accueille de nouvelles nationalités, dont les compagnons de la gauche italienne. Renforcer ce groupe pour porter un nouveau rapport de force au Parlement européen, utiliser ses pouvoirs de législateur pour bloquer la casse sociale et porter un projet de reconstruction de l’Union européenne au service des peuples et non de la finance, c’est l’objectif de ce groupe au service de toutes celles et ceux, syndicalistes, militants associatifs et progressistes, toutes celles et ceux qui souhaitent que leur vie s’améliore

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 22:03
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