Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 22:12
FRANCE, Valence: A child sits in a classroom at a school in Valence, southern France, on September 1, 2015, the first day of the new school year. - CITIZENSIDE/CHRISTOPHE ESTASSY

FRANCE, Valence: A child sits in a classroom at a school in Valence, southern France, on September 1, 2015, the first day of the new school year. - CITIZENSIDE/CHRISTOPHE ESTASSY

Laurent Mouloud - Lundi, 4 Septembre, 2017 – L'Humanité

 

Douze millions d’élèves font leur retour en classe aujourd’hui. Une rentrée marquée par la mise en place de plusieurs réformes qui suscitent déjà l’inquiétude. Derrière l’activisme du ministre Blanquer se dessine une vision libérale de l’école.

Depuis une semaine, Jean-Michel Blanquer répète en boucle son élément de langage favori : il veut « une école de la confiance ». Mais l’omniprésent ministre de l’Éducation nationale devrait savoir que cette fameuse « confiance » ne se décrète pas, elle se gagne. Or force est de constater que, trois mois après sa nomination, le locataire de la Rue de Grenelle déroute, irrite et inquiète plus qu’il ne rassure. Alors que douze millions d’élèves reprennent aujourd’hui le chemin de l’école, celui que certains surnomment déjà « CTRL-Z » – le raccourci clavier qui efface ce qui a été fait – empile les réformes à rebours du quinquennat précédent. Semaine de quatre jours, redoublement, emplois aidés, évaluations… Le libéral Blanquer, proche de l’Institut Montaigne, avance au pas de charge. Et ravive les tensions. Loin du pragmatisme revendiqué, c’est surtout avec les vieilles lunes néoconservatrices que le gouvernement renoue en cette rentrée scolaire.

Les principales mesures imposées en cette rentrée scolaire témoignent de cette politique de faux-semblant.

Décryptage :

1 - l’imbroglio des classes de CP à douze élèves

Promesse électorale d’Emmanuel Macron, qui en a fait sa réforme phare dans la lutte contre les inégalités sociales à l’école, le dispositif des douze élèves par classe dans les CP et CE1 des réseaux prioritaires (REP) commence à se mettre en place dans 2 500 CP de REP+ (les plus défavorisés). Il continuera de se déployer lors des deux prochaines années. Sur le papier, l’image est belle. Diminuer les effectifs dans les zones en difficulté, qui pourrait être contre ? Mais voilà, le financement de cette mesure ne relève pas d’un vrai choix budgétaire. Il se fait en piochant dans d’autres dispositifs. « C’est un véritable détournement de fond », dénonce Francette Popineau, secrétaire générale du SNUipp-FSU. Pour arriver à ses fins, le ministère a pris dans les postes destinés au remplacement des maîtres, aux Rased (maîtres spécialisés dans la difficulté scolaire), mais aussi à la scolarisation des enfants de moins de 3 ans et dans le dispositif prometteur « Plus de maîtres que de classes ». Ce dernier va, à lui seul, perdre 1 200 postes sur les 4 100 qui lui étaient promis en cette rentrée… « Ces CP dédoublés, c’est très bien si cela ne se fait pas au détriment d’autres améliorations, résume Francette Popineau. Là, on va de nouveau se retrouver avec des maîtresses malades qui ne seront pas remplacées et les élèves seront alors entassés dans d’autres classes. » Les 12 000 postes nécessaires pour déployer l’ensemble de cette mesure dans les années à venir inquiètent. Où le gouvernement les trouvera-t-il, lui qui n’a prévu que 4 500 créations dans l’éducation lors de ce quinquennat ? À Vaulx-en-Velin (Rhône), les enseignants de REP+ seront en grève aujourd’hui pour dénoncer « l’arrivée précipitée des “CP à 12” ». Une mesure qui, par un jeu comptable, occasionne des hausses d’effectifs jusqu’à 27 élèves dans les autres classes que le CP. « Derrière cette mesure, on assiste à un délitement des moyens alloués à l’éducation prioritaire », déplorent ces profs qui n’ont, en revanche, obtenu aucun des postes réclamés dans le secteur éducatif, médical et social…

2 - Le grand flou des emplois aidés

L’autre inquiétude de cette rentrée est la baisse drastique du nombre d’emplois aidés, annoncée en plein mois d’août. Près de 23 000 (sur 73 000) devraient être supprimés dans l’éducation nationale. Lesquels ? Mystère. La secrétaire d’État en charge des personnes handicapées, Sophie Cluzel, a promis que son secteur ne serait pas touché : 50 000 contrats d’auxiliaires de vie scolaire (AVS) et 30 000 contrats d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (Aesh) seraient « sanctuarisés ». Pour finir de rassurer, Emmanuel Macron et Jean-Michel Blanquer se rendront aujourd’hui dans une école de Forbach (Moselle), exemplaire en matière d’inclusion des élèves handicapés… Bref, les suppressions devraient s’opérer plutôt dans les emplois dédiés à l’administration, notamment l’assistance des directeurs d’école. Du côté des municipalités, le flou demeure. À la suite de la menace de certaines communes de reporter la rentrée face aux difficultés d’organiser le transport scolaire, la cantine ou encore la garderie, le gouvernement a promis de la « souplesse ». « L’État va regarder au cas par cas, les préfets auront l’obligation d’être à l’écoute des maires pour régler les situations particulières », assure l’Association des maires de France. Bref, ceux qui râleront seront servis, les autres devront faire sans… Le règne de l’arbitraire en guise de politique.

3 - Rythmes, évaluations… Le retour des années Sarkozy

Cette rentrée est également marquée par le retour de la semaine de quatre jours pour un tiers des écoles, mais également par une série d’annonces qui renvoient à l’ère Sarkozy. Internats d’excellence, évaluations en CP, redoublement, autonomie des établissements, Marseillaise… Des polémiques éculées qui flattent l’électorat de droite et agacent la plupart des syndicats. « Blanquer se présente comme un homme neuf tout en passant son temps à ressusciter les idées du passé », résume Stéphane Crochet, secrétaire général du SE-Unsa. De son côté, Frédérique Rolet, pour le Snes-FSU, parle d’une «politique brouillée».

En trois mois, ce ministre qui se pique de pragmatisme scientifique a aligné pas mal d’énormités. Le retour du redoublement tout en le gardant exceptionnel ? C’est déjà le cas. La suppression de la méthode de lecture globale ? Elle n’est plus pratiquée depuis longtemps. L’apprentissage de la Marseillaise au CM1 ? Elle figure au programme depuis des années. Les internats d’excellence ? Ils se sont fait étriller par l’inspection générale… Quant aux évaluations en français et maths, en septembre pour les CP et en novembre pour les 6es, elles font déjà soupirer de lassitude tous les observateurs du milieu scolaire. « Le repérage des difficultés n’est pas ce qui pose problème aux enseignants, relève Francette Popineau. Ce sont les solutions pour les surmonter qui manquent et sur ce point le ministère n’apporte aucune réponse. » Le scientifique Blanquer va devoir retourner à ses études…

Laurent Mouloud - Chef de la rubrique société


 

 

Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Editos Société
commenter cet article
30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 22:09
MACRON : bilan des 100 jours !

Que retenir des 100 premiers jours de Macron et de sa majorité parlementaire ?

 

Une avalanche ininterrompue de mesures anti sociales pour financer une politique ultra-libérale en faveur des plus riches. Le nouveau pouvoir frappe tous azimuts avec la réforme du code du travail pour licencier, précariser et généraliser le dumping social. La loi de « moralisation » laisse les mains libres à la finance pour continuer à pourrir notre vie publique. Avec la réforme de l’ISF, les mesures sur la fiscalité des entreprises et du capital, le renoncement face à Google, la France peut devenir une sorte de paradis fiscal nouvelle génération. Des privatisations et de nouvelles dérégulations sont inscrites à l’agenda.

Pas de « changement » ni de « révolution » mais une accélération spectaculaire des politiques d’austérité. Pour le quinquennat, la trajectoire de baisse des dépenses publiques est de 80 milliards d’euros dont 20 dès 2018. Les fonctionnaires sont directement visés, les retraités avec l’augmentation de la CSG, les plus modestes avec la baisse des APL et la casse du logement social. Les collectivités territoriales sont menacées d’une saignée de 13 milliards avec des ressources financières et une liberté d’administration attaquées comme jamais.

Cela va peser pour les élections sénatoriales de septembre. Il faut très concrètement prendre la mesure des terribles conséquences que tout cela peut avoir pour notre société toute entière. On entre dans une zone jusqu’alors inconnue. Le monde associatif peut ne pas y résister avec les effets cumulés des baisses de subventions et de l’arrêt des contrats aidés.

Macron a été élu dans une situation inédite mais non sans une intelligence du moment politique dont il pouvait tirer profit avec l’aide de puissants soutiens économiques et politiques qui demandent aujourd’hui un retour sur investissement ! Il n’y a jamais eu dans le pays une adhésion majoritaire à son projet. Il a entretenu quelques temps l’illusion d’une modernité, d’une politique équilibrée, « de gauche et de droite ». La victoire de Macron n’est pas l’issue de la crise politique et démocratique, ni même de la recomposition politique en cours. Nous sommes toujours sur un volcan avec, à l’horizon, le danger d’une crise financière mondiale de magni¬tude bien plus élevée que celle de 2008. Macron a fait le choix d’une communica¬tion verrouillée, en tenant les journalistes à distance, priorisant les images mais les masques tombent les uns après les autres.

Face aux contradictions qui s’aiguisent, l’hyperprésidence s’est transformée en un autoritarisme de plus en plus marqué. Avec un gouvernement et un parti prési¬dentiel aux ordres, une haute administra¬tion sous pression, un chef d’état-major des armées humilié, un Parlement méprisé avec la menace d’une réforme très dangereuse pour les droits des parlementaires à élaborer la loi, une démocratie sociale et locale piétinée, une transposition de l’état d’urgence dans la loi ordinaire, les libertés individuelles, la démocratie et notre République sont en danger 

Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Editos Politique
commenter cet article
9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 21:44
Éditorial par Patrick Le Hyaric. Honneur à l’UGTT, syndicat des travailleurs tunisiens, qui empêche et demande de bloquer dans tous les ports européens l’accostage du bateau du racisme.

Éditorial par Patrick Le Hyaric. Honneur à l’UGTT, syndicat des travailleurs tunisiens, qui empêche et demande de bloquer dans tous les ports européens l’accostage du bateau du racisme.

Par Patrick Le Hyaric - Mercredi, 9 Août, 2017 - L'Humanité

 

Honneur à l’UGTT, syndicat des travailleurs tunisiens, qui empêche et demande de bloquer dans tous les ports européens l’accostage du bateau du racisme. Avec eux, brisons partout les barreaux de l’échelle de l’horreur, qui ne semblent pas émouvoir ces puissants qui se barricadent dans ces sommets qui n’accouchent que d’insipides déclarations aux invisibles effets. Alors que l’Union européenne pousse à une gestion répressive des migrations portées par la violence des flammes des guerres ou les sécheresses des misères, elle tergiverse, regarde ailleurs, quand il s’agit de mettre hors d’état de nuire un bateau chargé de militants d’extrême droite, propriété d’un homme d’affaires suédois plusieurs fois condamné pour fraude, naviguant sous pavillon de complaisance mongol. Ce navire fait profession de chasser les réfugiés – migrants en Méditerranée – en repoussant les embarcations des associations humanitaires affrétées pour les secourir. Le périple de ce bateau de la haine et de la barbarie pourrait être interrompu immédiatement avec les patrouilles de l’Otan et de Frontex, devenu utile cette fois. Le droit maritime international interdit de telles embarcations.

À quoi jouent donc les institutions européennes et les gouvernements ? D’un côté ils demandent des « codes de bonne conduite » aux associations qui sauvent des vies ; de l’autre ils sont muets devant le bateau des milices fascisantes. Veulent-ils laisser se développer une guerre civile maritime pour faire prospérer la peur, nouvel argument pour justifier les refus de l’accueil ? Tout y ramène, qu’il s’agisse du plan européen pour éloigner les demandeurs d’asile, des renvois organisés vers la Turquie, de l’érection de murs et de barricades.

Qu’il s’agisse aussi de la condamnation de Cédric Herrou parce qu’il tend une généreuse main à celles et ceux qui fuient l’indicible… que le ministre de l’Intérieur prétend « trier » !

Élevons la voix pour la liberté, la tolérance et l’accueil.

Patrick Le Hyaric - Directeur de l'Humanité


 

Éditorial. Le bateau de la haine et de la honte !
Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Editos Société
commenter cet article
9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 21:14
Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, aux côtés du Premier ministre Édouard Philippe. Photo AFP.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, aux côtés du Premier ministre Édouard Philippe. Photo AFP.

Samedi, 8 Juillet, 2017 - Humanite.fr

 

Comme on pouvait s’y attendre, c’est l’annonce faite par le ministre de la Transition écologique de la fin des véhicules à essence et au gazole pour 2040 qui a fait les titres de la presse audiovisuelle et écrite après sa conférence de presse d’hier midi. Toutefois, à l’examen du catalogue de mesures proposées par Nicolas Hulot, on ne trouve pas dans ce « Plan climat » une réflexion prospective structurée concernant les mille et une manières de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Ce plan charrie beaucoup trop de contradictions pour être efficace. Par Gérard le Puill (*)

 

Pour tenter d’analyser la faisabilité de la proposition phare de Nicolas Hulot sur l’abandon des véhicules diesel et a essence en 2040, mieux vaut avoir en tête ce qu’est le parc automobile français aujourd’hui. En janvier 2015, il se composait de 38.408.000 véhicules dont 31,8 millions de véhicules particuliers, 5,98 millions de véhicules utilitaires et 628.000 bus, cars et gros camions de plus de cinq tonnes. L’augmentation du nombre de véhicules en circulation est constante. Elle a augmenté de 8 millions d’unités entre 1995 et 2015 et de 0,6% entre le début de l’année 2015 et le début de l’année 2016. La mise en place des cars Macron durant le quinquennat de François Hollande est un facteur aggravant pour les prochaines années en termes d’émissions de CO2.

En France, depuis des décennies, la distance entre le lieu de travail et le domicile des millions de Français qui se rendent au travail en voiture ne cesse de croître. Cette croissance résulte du fait que les « pôles de compétitivité » que tendent à devenir les capitales régionales concentrent de plus en plus d’emplois tandis que la cherté des logements dans ces agglomérations oblige les travailleurs à se loger entre les lointaines banlieues et les villages pavillonnaires que les promoteurs immobiliers font pousser comme des champignons en milieu rural.

 

Des voitures neuves en France, les « vielles caisses » en Afrique ?

En attendant la suppression des véhicules diesel et à essence à l’horizon 2040, Nicolas Hulot a déclaré hier que « le gouvernement étudiera les modalités de la mise en place d’une prime à la transition pour remplacer les véhicules qui ne sont pas éligibles à la vignette Crit’Air (véhicules essence d’avant 1997 et diesel d’avant 2001) par un véhicule neuf ou d’occasion moins polluant et plus économe en carburant. Cette mesure s’intégrera au système de bonus-malus qui a fait ses preuves pour réduire les émissions du parc automobile français et développer l’acquisition de véhicules électriques», lit-on dans le dossier de presse remis hier aux journalistes.

Certes, ces véhicules à vignette « Crit’Air » pollueront moins que les « vieilles caisses » du XXème siècle. Mais, si ces dernières continuent d’être expédiées en Afrique , entières ou en pièces détachées , pendant qu’il faudra accélérer en France la production de véhicules neufs avec ce que cela comporte d’extraction et de transformation industrielle de minerai, une légère baisse de bilan carbone de la bagnole dans notre pays sera loin de compenser les émissions supplémentaires de GES induites par la processus de fabrication des nouveaux véhicules dont peu seront encore des voitures électriques dans les prochaines années.

A l’issue de la conférence de Paris sur le climat, la France disait vouloir diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Hier, Nicolas Hulot a indiqué qu’il visait la neutralité carbone à cette date. Cela voudrait dire que notre économie devrait à cette date stocker d’un côté autant de carbone qu’elle en libère de l’autre. D’où, probablement cette idée d’en finir avec les véhicule à essence et diesel dès 2040. Mais sans parvenir à diviser par cinq ou six la circulation sur les routes de l’Hexagone, cela relève de la mission impossible. C’est l’une des nombreuses faiblesses du « Plan climat» du ministre. Il faut ici imaginer ce que représente la production de plus de 30 millions de voitures électrique individuelles dans les années précédant 2040 si le parc de voitures ne diminue pas par rapport au 6 juillet 2017, jour de la présentation de ce plan ! A supposer que nous ayons tous ces véhicules électriques en 2040, quel sera le bilan carbone de la surconsommation de matières premières diverses et variées, transformées en moteurs et en carrosseries ? Une fois ces véhicules en circulation, comment sera produit le courant électrique qui chargera toutes ces batteries de jour comme de nuit ?

 

L’équation insoluble de la production électrique sans le nucléaire

S’agissant de la production électrique, Nicolas Hulot a repris à son compte le projet du précédent quinquennat consistant à réduire la part du nucléaire à 50% de notre mix énergétique à l’horizon 2025. Le dossier de presse, sans mentionner cet objectif, promet par ailleurs de fermer rapidement les dernières centrales au charbon et indique que « la France soutiendra aussi le développement des énergies renouvelables, en prévoyant des appels d’offre permettant d’atteindre l’objectif de 32% d’énergies renouvelables en 2030… ». Acceptons cette hypothèse en sachant que ces 32% sont une moyenne annuelle s’agissant des éoliennes et de panneaux solaires dont la production peut être très fluctuante. A supposer que le nucléaire nous fournisse encore 50% de notre électricité en 2030, nous aurons 82% de notre production électrique sans CO2 , soit nettement moins qu’aujourd’hui avec plus de 70% provenant du nucléaire à quoi s’ajoutent l’hydraulique , les éoliennes , les panneaux solaires et la méthanisation .

Comment alors fournir de l’électricité aux ménages, aux entreprises, aux écoles, aux services publics en général et assurer la montée en charge du parc de véhicules électriques entre 2030 et 2040 ? L’équation est insoluble sans importer massivement du fioul et du gaz pour alimenter une partie de nos centrales. On émettra beaucoup de CO2 par pouvoir charger les batteries des voitures électriques après en avoir émis énormément pour produire ces nouvelles voitures et leurs batteries consommatrices de lithium ! Sur ce sujet comme sur quelques autres, le « Plan climat » de Nicolas Hulot manque de cohérence et révèle de nombreuses carences.
 

(*) Journaliste et auteur. Dernier ouvrage paru, « Devant l’urgence climatique, bousculons les politiques » , éditions du Croquant , mars 2017 , 184 pages , 16€


 

Gérard Le Puill

Carences et incohérences du « Plan Climat » de Nicolas Hulot !
Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Editos Politique
commenter cet article
26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 22:03
PCF : Se réinventer !

La nouvelle situation politique interpelle directement toutes les forces politiques, et pour ce qui nous concerne, elle pose directement la question du rôle et de l’avenir de notre parti. Dans un contexte de profondes divisions de la gauche de transformation sociale, divisions que le PCF, malgré ses initiatives, n’a pas été en mesure de résorber, le Parti communiste essuie un véritable échec électoral même si l’élection et la réélection de 11 député-e-s manifestent une réelle capacité de mobilisation, de rassemblement et de résistance. Notre parti reste confronté aux problèmes institutionnels du présidentialisme qu’il n’a pas su à ce jour résoudre.

Le Conseil national du PCF tient à remercier chaleureusement les 524 candidates et candidats, les secrétaires fédéraux qui les ont appuyés dans leurs campagnes, les milliers de militantes et militants du Parti qui sont allé-e-s partout à la bataille pour arracher des avancées électorales, et la victoire dans les 11 circonscriptions de nos député-e-s. Le Conseil national félicite ces derniers pour leur élection ainsi que toutes celles et ceux élu-e-s au second tour grâce au rassemblement de la gauche auquel le PCF a contribué. Nous saluons également l’entrée au Parlement européen de notre camarade Marie-Pierre Vieu qui vient renforcer le groupe GUE-NGL dont Patrick Le Hyaric est vice-président. Nous voulons enfin adresser nos amitiés aux député-e-s sortant-e-s du groupe GDR qui ne se représentaient pas ou n’ont pas été réélu-e-s.

Nos député-e-s et le groupe qu’elles et ils ont décidé de former avec 4 député-e-s des Outre-Mer seront un point d’appui précieux pour les luttes qui s’annoncent et les conquêtes à venir du mouvement social et citoyen de notre pays. Leur volonté de rassemblement reste intacte puisque les député-e-s communistes proposent la création d’un « comité de liaison » avec le groupe France insoumise afin de coordonner au mieux l’activité législative et de faire obstacle efficacement aux mauvais coups du gouvernement d’Édouard Philippe.

Le Parti communiste français est appelé à se réinventer s’il tient à contribuer dans les mois et années à venir à l’amorce d’un processus de transformation sociale au service des intérêts populaires de notre pays. Le PCF se doit de remettre en chantier une stratégie et des pratiques de conquêtes et de victoires durables pour la transformation sociale. Cela exige de notre part de nous réinventer pour être un parti communiste du XXIe siècle à la hauteur de cet objectif tout en travaillant à l’émergence d’une construction politique, à vocation majoritaire, de l’ensemble de la gauche de transformation sociale.

Le Conseil national du PCF invite les communistes à ouvrir dès à présent un processus de débats, d’actions et d’élaboration collective qui verrait son aboutissement en 2018 par la tenue d’un congrès national extraordinaire dont les thèmes et questions à trancher seront élaborés par les adhérents du Parti eux-mêmes !

PCF : Se réinventer !
Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Editos Politique
commenter cet article
10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 22:13
Éditorial. Le vent se lève !

Par Patrick Apel-Muller - Lundi, 10 Avril, 2017 – L'Humanité

 

Un rameau d’olivier à la main, Jean-Luc Mélenchon a réuni une foule immense, hier, sur le Vieux-Port de Marseille

Un rameau d’olivier à la main, Jean-Luc Mélenchon a réuni une foule immense, hier, sur le Vieux-Port de Marseille. Il a invoqué le cortège des réfugiés noyés en Méditerranée, les morts qui jalonnent les guerres sur ses rives, les peuples au développement entravé. Aux drames et aux périls qui se profilent, le candidat a opposé l’élan humaniste d’Homère et Averroès. Aux tirades furieuses des belliqueux, il a répliqué par le goût de la paix, des choix rationnels, l’impératif du dialogue et l’indépendance de la France contre l’alignement sur les calculs des superpuissances. Le verbe avait du souffle et la foule de l’allant.

Les observateurs médiatiques – pour beaucoup convertis à l’extrême marché – sont contraints d’en convenir : un vent se lève. Le trio confortable – Macron, Le Pen, Fillon – auquel l’élection devait se résumer est désormais bousculé par l’irruption de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, par l’espoir qu’elle suscite, au-delà des militants, de sortir des ornières. Sur le Vieux-Port, des clameurs accueillaient toutes les dispositions sociales avancées comme une perspective de reprendre la marche vers le progrès humain, de retrouver dans son éclat le triptyque qui fait la République, « liberté, égalité, fraternité ».

Comment diable refaire le coup qui avait marché en 2012, celui du vote utile, s’interrogent les stratèges des nuances de la droite. Alors, François Hollande avait détourné une partie des voix qui désiraient un vrai changement. Mais les cartes rebattues et les expériences faites, le pays se méfie des joueurs de flûte et du tintamarre des casseroles.

De nombreux électeurs, à moins de deux semaines du premier tour, hésitent encore, cherche la voie efficace pour changer leur vie. Les partis dominants sont largement discrédités. L’hypothèse Mélenchon séduit.

Un grand coup de collier des communistes, des Insoumis, des démocrates, des syndicalistes… peut tout bousculer.

Il n’y a pas de temps à perdre mais beaucoup à gagner !


 

Éditorial. Le vent se lève !
Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Editos Elections
commenter cet article
16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 23:07
Sur la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement) : une invitation du député André Chassaigne !

UN RECUL INACCEPTABLE DES DOTATIONS

 

Je suis régulièrement intervenu pour m’opposer aux baisses de dotation de l’État qui mettent les collectivités, plus particulièrement les communes et communautés de communes, dans des situations budgétaires alarmantes. J’ai dénoncé les arguments injustes et quelquefois démagogiques qui culpabilisent les collectivités, en les rendant responsables de l’endettement public. Elles sont pourtant à l’initiative de 71% de l’investissement public du pays, tandis qu’elles ne représentent que 10% de l’endettement.

 

LES CONSÉQUENCES

 

Les conséquences de ces restrictions de dotations se font durement sentir dans les entreprises du BTP : les carnets de commande se vident et l’emploi recule. De plus, ces coupes sombres dans la DGF mettent à mal le bouclier social que sont nos communes et l’action de leurs élus, privés de moyens pour lutter contre les inégalités.

En cumul, de 2014 à 2017, l’Association des Maires de France estime à 28 milliards d’euros le manque à gagner pour les collectivités. Il est bien difficile de ne pas mettre ce chiffre en parallèle avec les 41 milliards si généreusement distribués sans contreparties aux entreprises, plus particulièrement les plus importantes, dont on mesure l’inefficacité pour créer des emplois.

 

FUSIONNER LES COMMUNES ?

 

Le recul de ces dotations imposées par l’État, répond aussi à d’autres objectifs. Sans l’avouer, le gouvernement veut conduire les maires vers la fusion des communes avec le risque de faire disparaître la dernière collectivité de proximité à laquelle les habitants restent profondément attachés.

Ainsi, la récente modification législative sur les « communes nouvelles » fige les baisses de dotation pour inciter les communes à s’engager dans une démarche de fusion. Mais qui peut croire que cette mesure, symbolique et limitée dans le temps, compensera les effets désastreux des politiques d’austérité imposées aux collectivités depuis 3 ans ?

 

NOTRE COMMISSION D’ENQUÊTE SUR LES CONSÉQUENCES DE LA BAISSE DES DOTATIONS AUX INTERCOMMUNALITÉS ET AUX COMMUNES

 

Durant le deuxième semestre 2015, le groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine, que je préside, a été à l’initiative d’une commission d’enquête, dont le rapporteur a été mon ami Nicolas Sansu, Maire de Vierzon, député du Cher. Avec la volonté d’apporter un éclairage sans parti- pris sur les conséquences de la baisse des dotations aux communes et aux intercommunalités, 30 auditions ont été réalisées, des déplacements ont été organisés dans des collectivités, des entretiens ont eu lieu avec des associations d’élus et avec les syndicats de la fonction publique territoriale. Durant près de 6 mois, c’est un vrai travail d’investigation qu’ont conduit les membres de cette commission.

Les conclusions contenues dans le rapport final prouvent la nocivité de la cure d’austérité imposée aux collectivités.

Sur les 42 000 chômeurs supplémentaires du mois de novembre 2015, 50% viennent du BTP et l’État n’économisera que 5 milliards sur les 11 espérés, avec la perte de recettes due à la baisse d’activité.

 

Ce rapport a malheureusement été rejeté par les élus de la majorité socialiste.

Comment expliquer ce rejet ?

 

 

 

 

Sur la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement) : une invitation du député André Chassaigne !

Nous n'osons pas aller jusqu'à l'image ci-dessous, quoique ? Votre avis ? [Ndlr]

Sur la DGF (Dotation Globale de Fonctionnement) : une invitation du député André Chassaigne !

Du fait de ce vote, nous n’avons même pas le droit de citer ce rapport au risque d’être poursuivis pénalement.

Heureusement, toutes les auditions sont consultables sur le site de l’Assemblée nationale. Je vous invite à les consulter pour mesurer la colère et le désarroi de nombreux maires, de toutes appartenances politiques.

Il faut donc poursuivre et amplifier la résistance contre cette politique qui prive nos communes des investissements indispensables à la population. La dépense publique est une politique décisive pour la qualité de vie et pour l’équilibre des territoires. Nous devons en défendre le caractère vertueux pour que la future réforme de la DGF réponde réellement aux besoins de nos collectivités.

 

UNE ÉVOLUTION LÉGISLATIVE EST PLUS QUE JAMAIS D’ACTUALITÉ POUR UNE DGF ÉQUITABLE

 

Il nous faut donc poursuivre un travail d’analyse et de vérité sur les conséquences de la baisse des dotations d’Etat. C’est pourquoi nous invitons largement les élue-s du département et les habitant-e-s à assister à :

DEBAT PUBLIC

Jeudi 18 février 2016 à 18 heures

Salle d’honneur de la Mairie de Pont-du-Château

Avec :

André CHASSAIGNE, député du Puy-de-Dôme

Nicolas SANSU, Maire de Vierzon, Député du Cher et rapporteur de la commission d’enquête sur les conséquences de la baisse des concours de l’Etat aux communes et aux EPCI sur l’investissement public et les services publics de proximité

 

Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Editos
commenter cet article
15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 21:09
Remaniement : Incapable de juguler la crise le pouvoir fait diversion !

Il y a quelques mois, l’exécutif se livrait à des gymnastiques d’astrologues pour prédire la décrue du chômage, grâce à un extraordinaire « alignement des planètes » euro et cours du pétrole.

La cruelle épreuve du temps en a vite fait litière : le nombre des chômeurs explose, la croissance reste encalminée et le ralliement aux thèses sécuritaires de la droite, loin de fortifier la position du président de la République, accélère son isolement à gauche.

Au sein de la droite, la tentation de pousser l’avantage rend moins plausible l’hypothèse d’une majorité des trois cinquièmes des parlementaires en faveur de la constitutionnalisation de l’état d’urgence.

Même le coup de Ripolin d’un remaniement ministériel ne parvient pas à masquer les lézardes et à faire oublier la démission pour « désaccord fondamental » de Christiane Taubira.

À peine François Hollande espérait-il tenter Nicolas Hulot avec un portefeuille aux attributions élargies qu’il rencontre aussitôt un refus poli.

L’Élysée en est réduit à brûler ses derniers vaisseaux et exposer le fidèle Stéphane Le Foll à toutes les polémiques.

Tout conspire à lui nuire, déplore son entourage, où l’on voit avec inquiétude une gauche fidèle à ses engagements chercher une issue pour notre peuple.

Manuel Valls, qu’on sait en délicatesse avec l’histoire, en est réduit au plus mauvais des procès à l’encontre de Cécile Duflot, coupable d’avoir rappelé que le précédent épisode de déchéances de nationalité était l’œuvre de Vichy.

Et surtout il est demandé à Jean-Christophe Cambadélis d’essayer de perdre dans des artifices les débats qui accompagnent la revendication d’une primaire à gauche pour une politique enfin de gauche. Pour qu’elle ne voit pas le jour, il s’en fait subitement le promoteur pour exiger que François Hollande – qui n’en veut pas – puisse y concourir…

Dérisoire diversion pour occulter les controverses de projets et enclore la contestation des frondeurs socialistes.

 

Personne n’oserait parier qu’il y parviendra !

 

Remaniement : Incapable de juguler la crise le pouvoir fait diversion !
Remaniement : Incapable de juguler la crise le pouvoir fait diversion !
Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Editos
commenter cet article
15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 00:05
Photo AFP/FETHI BELAID

Photo AFP/FETHI BELAID

Par Jean-Paul Piérot - Jeudi, 14 Janvier, 2016 - L'Humanité

 

« La révolution tunisienne ne doit rien à la diplomatie française. Et s’en porte plutôt mieux que d’autres pays gagnés par l’espoir d’un printemps arabe, où les ingérences extérieures, notamment françaises, ont débouché sur des désastres, en Libye et en Syrie »

 

C’était il y a cinq ans. Un avion décollait précipitamment de Tunis et mettait le cap sur Riyad. À son bord, un dictateur, ses proches et une fortune volée au peuple tout au long des vingt-trois ans de règne. L’édifice policier qui protégeait Ben Ali semblait, quelques semaines auparavant, encore inexpugnable, au point que ses amis étrangers n’avaient guère manifesté d’inquiétude quand les premiers défilés de manifestants affrontaient les balles de la répression. Ce n’est qu’à la veille de l’épilogue que la ministre des Affaires étrangères française, Michèle Alliot-Marie, proposa le 12 janvier, devant l’Assemblée nationale… d’offrir les services du savoir-faire français à la police tunisienne pour « régler les questions sécuritaires ». La révolution tunisienne ne doit donc rien à la diplomatie française. Et s’en porte plutôt mieux que d’autres pays gagnés par l’espoir d’un printemps arabe, où les ingérences extérieures, notamment françaises, ont débouché sur des désastres, en Libye et en Syrie.

Tout avait commencé le 17 décembre 2010 avec l’immolation d’un jeune vendeur de fruits et légumes, dont des policiers avaient confisqué la carriole qu’il traînait dans les rues de Sidi Bouzid. En dépit du silence d’une presse muselée, l’information s’était répandue parmi la jeunesse qui se reconnaissait dans le drame de Mohamed Bouazizi. Une fois n’est pas coutume, le jeune chômeur eut raison du satrape du palais de Carthage.

Depuis, les forces progressistes ont résisté aux tentatives de déstabilisation et de détournement ourdies par tous les ennemis de la démocratie. Le masque « modéré » d’Ennahdha, porté au pouvoir après la chute de Ben Ali, se brisa lors de l’assassinat des militants de gauche Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi en 2013.

Les attaques terroristes au Bardo, à Sousse et dans le centre de Tunis, en novembre, n’ont pas découragé les forces sociales, la jeunesse, les femmes, les syndicalistes.

Elles n’ont pas empêché les Tunisiens de se doter d’une Constitution dont ils sont légitimement fiers.

D’autres combats attendent le peuple pour surmonter d’immenses difficultés. Mais le jasmin de la révolution est toujours en fleurs !

 

Le jasmin est toujours en fleurs !
Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Editos
commenter cet article
7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 22:46
JOEL SAGET / AFP

JOEL SAGET / AFP

Par Patrick Apel-Muller - Jeudi, 7 Janvier, 2016 - L'Humanité

 

« La communion générale autour de l’autel de la liberté d’expression s’est vite dispersée et, tandis que des magnats mettaient la main sur l’essentiel de la presse d’information générale, l’audiovisuel se réinstallait dans la censure sourde des idées contestatrices dont témoigne par exemple la quasi-exclusion de notre titre [l'Humanité] des antennes du service public. »

 

Ils ne sont plus Charlie.

Oubliés les protestations de fraternité, le refus des amalgames, l’exaltation de l’arme démocratique.

On voyait, ce 11 janvier 2015, des responsables politiques jouer des coudes pour apparaître au premier rang des chefs d’État. Aujourd’hui, les mêmes se bousculent pour grimper l’escalier sécuritaire, surenchérir sur les mesures policières ou les symboles ravageurs comme la déchéance de la nationalité ou l’apatridie.

Les voilà qui font mine de déplorer l’essor du Front national tandis qu’ils en justifient les thèmes les plus brutaux. « Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes », écrivait Bossuet…

 

Et pourtant, Charlie n’est pas mort.

Si la lueur du journal satirique luit encore malgré les rafales meurtrières, c’est aussi que court toujours, en mille ruisselets, l’esprit de liberté, d’égalité et de fraternité qui s’était alors rassemblé.

En témoignent les protestations contre les discriminations portées par la déchéance de nationalité pour les binationaux, les mobilisations naissantes contre l’éternisation de l’état d’urgence dans la Constitution, la réticence de nombreux progressistes d’emboîter le pas cadencé de l’état de guerre que proclame matin, midi et soir le premier ministre.

La sidération et le réflexe d’autodéfense induits par les sanglants attentats du 13 novembre ou la confusion entre besoin de sécurité et ordre sécuritaire ne perdureront sans doute pas.

Et seront alors mieux entendues les voix qui réclament plus de république, plus de démocratie, plus de solidarité et de partage.

 

Celles de ceux qui sont toujours Charlie !

 

 

7 janvier 2015 - 7 janvier 2016 : Toujours Charlie !
Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Editos
commenter cet article