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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 21:57
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 23:28
Ouvrons l’ère du commun  ! COP fiscale, CETA, égalité femmes-hommes, retraites agricoles : des député-e-s Front de Gauche utiles jusqu’au bout !

Ouvrons l’ère du commun

Je me réjouis que le résultat final de la primaire socialiste exprime nettement le rejet de la dérive libérale de la politique voulue par François Hollande et mise en œuvre par Manuel Valls. Il confirme aussi que les députés du Front de gauche ont eu raison de s’opposer fermement, depuis 2012, aux projets de loi régressifs portés par le gouvernement, qui concrétisaient le renoncement à affronter la domination de la finance.

C’est aussi un signal fort qu’il est possible de reconstruire une gauche de combat qui amène du progrès social, économique et environnementale. Cette démarche a été la nôtre avec les députés écologistes et socialistes qui se sont désolidarisés en cours du mandat des choix gouvernementaux. Aussi, avons-nous multiplié avec eux des actes politiques convergents jusqu’à notre tentative commune de censurer le gouvernement pour rejeter la loi travail.

Aujourd’hui, dans le même sens, il est indispensable de faire converger dans leur diversité les idées anti-libérales et de transformation de la société.

J’émets le vœu que ces convergences se concrétisent dès les élections présidentielles en dépassant les clivages contre-productifs face au danger que représentent la droite de Fillon et l’extrême droite de Marine Le Pen.

Le peuple de France, le monde du travail attendent un sursaut, un sursaut unitaire de la gauche sociale, écologiste et humaniste. L’heure est au rassemblement de toutes celles et tous ceux qui s’en réclament : communistes, socialistes, insoumis, écologistes, progressistes.

Dans les semaines qui viennent, mettons en débat collectivement nos orientations et nos propositions de rupture avec les politiques d’austérité. Poursuivons dans la durée ce travail de fond, qui ne doit surtout pas s’arrêter à la veille ou au lendemain des élections, mais qui doit voir loin pour construire la France, l’Europe, et le monde de demain.

Le meilleur de la gauche peut mettre en échec le libéralisme de Macron et les desseins anti-sociaux, liberticides de la droite et de l’extrême droite. Il est temps d’ouvrir l’ère du changement radical et du commun dont le peuple de France a besoin, pour une république nouvelle, fraternelle, égalitaire et démocratique.


 

Est-il utile que nous rajoutions quoique ce soit à ce que dit très bien notre député André Chassaigne ?

Est-il utile que nous rajoutions quoique ce soit à ce que dit très bien notre député André Chassaigne ?

A l’aube de 2017, on ne peut raisonnablement aborder les grands enjeux électoraux en France, sans mettre d’abord en avant le constat cynique d’une accumulation sans limite des richesses dans les mains d’une poignée d’hommes et de femmes. Les chiffres affolants de ce partage toujours plus inégal et arbitraire de la richesse issue du travail humain est d’une violence inouïe. Comme chaque année, le rapport de l’ONG Oxfam permet d’entrebâiller la porte sur le silence médiatique et politique coupable qui entoure de telles inégalités. Si nous savons que « depuis 2015, les 1 % les plus riches détiennent autant de richesses que les 99 % du reste de la planète », « 8 hommes détiennent aujourd’hui autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale » soit 3,7 milliards d’êtres humains. Dans son travail de salut public, Oxfam déroule aussi l’évolution de cette dérive : « les revenus des 10 % les plus pauvres ont augmenté de moins de 3 dollars par an entre 1988 et 2011, tandis que l'augmentation des revenus des 1% les plus riches était 182 fois supérieure ».

Ces chiffres ne sont pas seulement des éléments statistiques à commenter, et sur lesquels tout le monde peut faire part de son indignation. Ils doivent servir de révélateur à la terrible violence économique, sociale et écologique qui les accompagne, et qu’exercent les plus riches à l’encontre de l’intérêt du plus grand nombre. Cette « violence des riches », que l’on cherche à rendre invisible, s’appuie sur une lutte idéologique et culturelle, visant à démontrer qu’il n’existerait pas d’alternative possible à la dictature de l’argent-roi et des puissants. Pourtant, la concentration sans précédent des richesses construit un monde de guerres, de conflits et de souffrance dont nous vivons chaque jour les conséquences. Elle préempte surtout chaque jour un peu plus sur les conditions de construction d’un avenir d’humanité, de paix, et de coopération entre les peuples, tout comme sur notre capacité de répondre collectivement aux grands enjeux écologiques et sociaux de notre siècle.

Alors que la campagne présidentielle de 2017 occupe depuis quelques mois déjà tous les écrans, il serait sans doute nécessaire de revenir sur ce cœur du commun combat politique à mener, pour une France en commun, pour une Europe en commun, pour un monde en commun, pour un avenir en commun. Ce cœur du combat c’est celui de la bataille contre une finance, des multinationales et des multimilliardaires qui dictent aujourd’hui les conditions d’avenir de toute l’humanité. Seuls l’engagement collectif et l’action en faveur de la création de larges rapports de force, sans exclusive, contestant cette domination, doivent permettre de produire des réponses concrètes et des actes pratiques depuis la rue jusque dans les institutions. Je suis pour ma part convaincu que des forces considérables, individuelles, associatives, syndicales, politiques y sont prêtes. Elles peuvent converger, et elles doivent converger. Il faut pour cela une très ferme volonté commune, et des actes d’engagement qui placent la recherche de la convergence des intérêts de tous les dominés, bien au-dessus des enjeux boutiquiers et électoralistes de courte-vue. Sans cette démarche de commun, nous sommes condamnés à voir les forces réactionnaires et du marché poursuivre leur combat de classe, et leurs stratégies de domination culturelle et idéologique l’emporter.

Les 10 député-e-s du Front de Gauche ont depuis 2012 toujours été de ces combats, et nous nous attachons, pas seulement dans les paroles, mais dans les actes, à les mener avec les moyens et la représentation que nous a confiés le mandat populaire. Nous les poursuivrons jusqu’à la fin de cette législature, notamment ce jeudi 2 février, à l’occasion de notre dernière « niche » annuelle réservée aux groupes parlementaires. Nous avons mis en débat 4 textes :

- Une « proposition de résolution européenne pour une Conférence des parties (COP) de la finance mondiale, l’harmonisation et la justice fiscales » reprenant une partie des propositions dAlain et Eric Bocquet, député et sénateur, auteurs de « Sans domicile fisc » et anciens rapporteurs de commissions d’enquête parlementaires sur l’évasion fiscale.

- Une « proposition de résolution européenne pour un débat démocratique sur l’accord économique et commercial global (CETA) entre le Canada et l’Union européenne », dont le rapporteur est Marc Dolez, demandant notamment au Gouvernement d’organiser un referendum populaire au sujet de l’autorisation de ratification du CETA.

- Une « proposition de loi en faveur de l’égalité professionnelle et salariale entre hommes et femmes », dont la rapporteure est Marie-George Buffet, et proposant de prendre au plus vite sept mesures urgentes, faciles à mettre en œuvre, pour lutter contre le sexisme qui s’exprime directement ou indirectement dans les relations de travail et pour renforcer le pouvoir des salarié-e-s face aux logiques du marché qui s’en nourrissent.

- Enfin, une « proposition de loi visant à assurer la revalorisation des pensions de retraites agricoles en France continentale et les Outre-mer », dont je serai le rapporteur, et prévoyant notamment de garantir un niveau minimum de pension à 85 % du SMIC, avec de nouvelles ressources en mettant à contribution les revenus financiers, et une revalorisation des pensions de retraites agricoles dans les départements et régions d’Outre-mer dont les agriculteurs et salariés agricoles sont aujourd’hui victimes de très graves inégalités.

Ce 2 février, nous disposons de la journée pour poursuivre notre travail de fourmis sur ces enjeux majeurs, et mettre en débat devant la représentation nationale ces sujets de fond. Une journée seulement. Mais une journée qui n’existerait pas si nous n’avions pas pu réunir 15 députés pour constituer en 2012 un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale !

 

 

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 18:26
André Chassaigne, au centre, à côté de Boris Bouchet, conseiller régional, lors de sa rencontre avec les producteurs de tabac et les salariés de la Seita, dont l’usine de cigarettes est menacée de fermeture. Photo : Jérôme Chabanne

André Chassaigne, au centre, à côté de Boris Bouchet, conseiller régional, lors de sa rencontre avec les producteurs de tabac et les salariés de la Seita, dont l’usine de cigarettes est menacée de fermeture. Photo : Jérôme Chabanne

Aurélien Soucheyre - Lundi, 30 Janvier, 2017 - L'Humanité

 

Le chef de file du groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale se représente dans le Puy-de-Dôme. Identifié comme un élu combatif, il bénéficie d’un fort ancrage local. Notre reportage.

« La campagne ? Mais on est tout le temps en campagne. On est constamment sur le terrain, pour être utile aux gens, créer un climat d’action politique et aider ceux que la société rend vulnérables. » Jeudi dernier, André Chassaigne, député PCF et de nouveau candidat dans la 5ème circonscription du Puy-de-Dôme, se préparait à une journée classique, lorsqu’il n’est pas à l’Assemblée nationale. « Je passe la matinée à ma permanence de Thiers. Puis je vais à la rencontre d’un agriculteur qui fait du tabac et des salariés de la Seita, dont l’usine de cigarettes est menacée de fermeture. La véritable campagne des législatives, avec 132 réunions prévues dans les 132 communes de la circonscription, c’est pour plus tard. »

L’élu communiste file à Saint-Laure. « Il faut courir pour le suivre ! » lance un de ses assistants parlementaires. En cette journée où le soleil succède à la neige, l’agriculteur Hervé Rougier lui ouvre la porte avec bienveillance : « Je suis ravi de vous accueillir. Vous êtes connu et reconnu dans le milieu. » La veille, la proposition de loi déposée par André Chassaigne et Huguette Bello, visant à revaloriser les retraites agricoles, avait été adoptée en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale. Mais la question du jour, c’est le tabac. « Racontez-moi tout », invite le député.

Hervé, dont les parents faisaient déjà pousser des plans, s’inquiète des projets de la multinationale Imperial Tobacco, qui veut fermer l’usine toute proche de Riom (239 salariés) et prévoit de ne plus acheter aucun tabac cultivé en France à partir de 2018. L’histoire est souvent la même : les savoir-faire sont là, les outils aussi, la rentabilité n’est pas en cause, et ceux qui travaillent sont attachés à ce qu’ils font. Hervé montre les fruits de son labeur et pose sur la table de belles et longues feuilles de tabac, couleur bois. Avec Jean-Louis Duron, cultivateur, et Stéphanie Séguin, de la coopérative Périgord Tabac, ils font exactement les mêmes constats que les salariés et syndicalistes de la Seita, rencontrés juste ensuite par André Chassaigne à Varennes-sur-Morge.

 

« Nous sommes là pour les gens, et ils le savent... »

« C’est une question de santé publique. Le tabac est nocif mais autorisé, donc il faut s’assurer qu’il soit le moins dangereux possible. L’État doit reprendre des parts dans la Seita pour maîtriser le produit final et sa traçabilité », pointent le délégué du personnel Stéphane Allègre et le président du comité de soutien Bernard Pereira. « On sait que la façon dont est cultivée la plante joue beaucoup sur sa nocivité. En usine, des composants interdits en France ne le sont pas dans d’autres pays producteurs. Imperial Tobacco veut aussi fermer son centre de recherche de Fleury-les-Aubrais (Loiret – 87 salariés), qui contrôle les taux de goudron et d’additifs. On se met en situation de ne pas savoir ce qu’il y aura dans les 47 000 tonnes de tabac fumées chaque année en France », poursuivent-ils, alors que la contrebande progresse tous les ans.

Le défi est de taille. La récupération des marques Gauloises ou Gitanes semble exclue, et la création d’une scop, proposant une « cigarette française », se heurte au paquet neutre et à l’interdiction de faire la publicité de la cigarette. « Il nous faut travailler sur un cahier des charges pointu en matière environnementale et sociale pour garantir une production en France », abonde André Chassaigne, avant de rappeler que le plan social prévu en mars risque d’être expéditif depuis la loi travail, en plus de déplorer les 3 millions d’euros de Cice offert par le gouvernement à Imperial Tobacco, sans aucune contrepartie…

Le député cherche déjà un moyen de faire remonter la question à Paris. Mais l’heure est à un retour en permanence. « On articule toujours le local et le national. Répondre aux difficultés ici, c’est souvent répondre à celles du pays », mesure-t-il. Fils d’ouvrier chez Michelin, il a été professeur de lettres et d’histoire-géographie à Saint-Amant-Roche-Savine, dont il est devenu maire en 1983. La commune vibre alors avec le festival Saint-Amant-Rock-ça-vibre. « Dédé », comme tout le monde l’appelle ici, est plébiscité pour plusieurs mandats. « Cette circonscription n’avait jamais été communiste. J’ai été candidat aux législatives pendant vingt-quatre ans avant de gagner. On a progressé à chaque élection de 1978 à 2002. Et ça continue depuis, parce qu’on ne lâche rien, parce qu’on ne fait pas semblant. On est là pour les gens, et ils le savent. On fait avec eux, en co-élaboration. On se bat tout le temps », rappelle-t-il.

 

Plus de 1 000  dossiers individuels sont traités par an, à la permanence

Dans le coin, l’élu se fait souvent interpeller : « Je ne suis pas de votre bord politique, mais vous, vous bougez ! » apprécient les citoyens. À la permanence, plus de 1 000 dossiers individuels sont traités par an, ce qui faisait dire à l’ancien ministre socialiste et ex-sénateur du Puy-de-Dôme, Michel Charasse, que « Chassaigne, c’est un service public à lui tout seul ! » Servir l’intérêt général, c’est ce que les élus n’auraient jamais dû arrêter de réaliser. « Pour faire de la politique, il n’y a pas de secret : il faut aimer les gens », confirme Laurent, assistant parlementaire. « Ici, on reçoit, on écoute, on écrit des courriers personnalisés et circonstanciés, on s’appuie sur les droits des citoyens sans jamais faire de passe-droits. La baisse des services publics et la dématérialisation font que l’on est devenu un relais identifié et indispensable. »

André Chassaigne, qui a coutume de dire qu’« on compte les bouses à la fin de la foire », n’est pas très inquiet pour sa circonscription. L’avenir du groupe où siègent les communistes à l’Assemblée le préoccupe davantage. « C’est jouable. Il nous faut trouver un accord avec la France insoumise et travailler avec eux comme on a travaillé avec Ensemble ! sur ce qui nous rassemble. Ne pas avoir de groupe serait terrible : invisibilité pendant les questions au gouvernement, fin de la niche parlementaire, de la possibilité d’être rapporteur comme Alain Bocquet sur la question de la fraude fiscale… Nous avons fait la preuve de notre utilité lors de ce quinquennat. Nous nous sommes opposés à toutes les lois régressives, en proposant à chaque fois une alternative. Si on avait eu 30 ou 40 députés, le mandat n’aurait pas été le même. Alors si on parvenait à bâtir une autre majorité de gauche et à s’imposer… »

 

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 21:34
Chassaigne (GDR) fait référence à Wolinski pour expliquer son opposition à la loi Macron !

26/01/2015 - par - Maxence Kagni

Le chef de file des députés communistes à l'Assemblée a cité lundi soir une caricature du dessinateur tué lors de l'attentat à Charlie Hebdo.

André Chassaigne, le président du groupe GDR à l'Assemblée nationale, a pris la parole lundi soir, lors de la première journée d'examen en séance publique du projet de loi Macron.

Le député communiste a cité une caricature de Georges Wolinski, dessinateur tué lors de l'attentat qui a visé Charlie Hebdo, pour expliquer la différence qu'il y a selon lui entre le Parti socialiste et le Parti communiste.

"Réparer le toit"

Le député du Puy-de-Dôme décrit le dessin : "On y voit une femme blottie sous les draps qui s'exclame 'il pleut sur mon lit'. D'après les communistes, il faudrait réparer le toit (...) Écoutez plutôt le Parti socialiste : il suffit de déplacer le lit."

Selon André Chassaigne, cette histoire illustre "deux attitudes et deux conceptions du travail politique". "La première consiste à s'attaquer aux problèmes et au système. L'autre à les déplacer dans le système en place, voire à le conforter (...) Votre texte, monsieur le ministre, appartient à la seconde catégorie".

Une évocation qui ne manque pas de faire rire !

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 00:00

Le dernier débat télévisé entre les deux finalistes, Benoît Hamon et Manuel Valls, avant le scrutin de la primaire PS du dimanche 29 janvier a donné du grain à moudre à Maurice Ulrich, journaliste à l'Humanité. Réalisation : Abrahim Saravaki.

Débat Hamon-Valls : Le fantôme du capitalisme !
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 22:45
Photo Jean-François Monnier/AFP

Photo Jean-François Monnier/AFP

Mercredi, 25 Janvier, 2017 - Humanite.fr

 

Personne n’a vu Penelope Fillon au travail comme attachée parlementaire entre 1998 et 2006. Pourtant, le salaire brut mensuel de l’épouse du candidat à la présidentielle de 2017 est passé de 3 900 euros en 2001 à 7 900 euros en 2006. Que faut-il alors penser du candidat Fillon qui trouve que le Smic augmente trop vite dans notre pays et que les Français ne travaillent pas assez ?

Le Canard enchaîné de cette semaine nous apprend que François Fillon a inventé une forme de revenu universel unique pour sa femme et pour l’aisance financière de son ménage. Penelope Fillon, qui a toujours dit qu’elle se contentait d’être une mère au foyer de famille nombreuse, percevait de 1998 à 2002 un salaire de « collaborateur de député ». Son employeur était François Fillon, député de la Sarthe. La chose n’est pas illégale, mais personne n’a vu Penelope Fillon dans l’exercice de cette fonction. En 2001, son salaire brut mensuel était de 3 900 euros. En 2002, il passait à 4 600 euros, soit une augmentation de 700 euros d’un coup, ce qui fait près de 20 %. Même la grève de 1968 n’avait pas donné lieu à de telles augmentations, sauf pour le Smic qui demeure aujourd’hui trop élevé aux yeux de François Fillon.

En 2002, la droite gagne l’élection présidentielle et les législatives. Fillon devient ministre du Travail et vient habiter à Paris. Sa femme le suit pour ne pas rester seule dans la Sarthe. Il ne l’embauche pas dans son ministère. Mais ayant la chance de lui succéder comme député, son suppléant Marc Joulaud embauche officiellement Penelope « à plein temps » avec un salaire brut mensuel de 6 900 euros. Problème, de 2002 à 2007, les deux autres collaborateurs du député Joulaud n’ont jamais vu Penelope au travail. « Je n’ai jamais travaillé avec elle. Je ne la connaissais que comme femme de ministre », a déclaré au Canard Jeanne Robinson-Behre, qui travaillait pour Joulaud à l’Assemblée comme dans sa circonscription de la Sarthe. En 2006, la rémunération mensuelle brute de Penelope passe néanmoins à 7 900 euros par mois.

Pourquoi ce nouveau coup de pouce ? Le Canard ne le dit pas. Mais il faut ici savoir qu’en début d’été 2005, François Fillon ne fait pas partie du nouveau gouvernement formé par Dominique de Villepin après la démission du gouvernement Raffarin, suite au référendum perdu sur le traité européen en juin. À l’époque, un député ne peut pas retrouver son siège laissé à son suppléant en cours de mandat. Fillon doit donc attendre l’automne 2005 pour se faire élire sénateur. Voilà peut-être une des raisons de l’augmentation du salaire de madame en 2006.

Pour le reste, le Canard nous apprend que Penelope a été « embauchée », à partir de 2012, à la Revue des deux mondes de Marc Ladreit de Lacharrière, riche homme d’affaires et ami de François Fillon. Elle y a signé deux ou trois notes de lecture. Mais personne ne se souvient de l’avoir vue y travailler bien qu’elle percevait un salaire brut de 5 000 euros par mois.

On sait que le projet présidentiel de François Fillon prévoit de supprimer l’impôt sur la fortune, de supprimer les 35 heures et d’aligner la durée hebdomadaire du travail sur 48 heures, comme c’est le cas dans certains pays européens. Il prévoit d’augmenter de 2 % la TVA que les plus pauvres paient aussi sur tout ce qu’ils achètent, ce qui réduira leur pouvoir d’achat. Il faut enfin citer ce qu’il propose dans son livre (1) concernant le Smic : « Je pense également qu’il faut revoir le mécanisme de revalorisation du Smic qui, même sans “coup de pouce”, augmente mécaniquement chaque année, en étant indexé à la fois sur l’inflation et sur 50 % des gains de pouvoir d’achat du salaire horaire moyen des ouvriers et employés. Ce dispositif doit pouvoir être révisé en prenant en compte la pression de la compétition internationale et l’état de nos performances par comparaison avec nos principaux concurrents. »

Le Smic augmente trop aux yeux de François Fillon. Pour reprendre ses arguments, « les performances » de Penelope Fillon comme assistante parlementaire n’ont jamais pu être comparées avec ses « principaux concurrents » auprès de Fillon et même de Joulaud, puisqu’elle n’a jamais été vue au travail.

Ces dernières semaines, François Fillon a souvent mis en exergue sa foi chrétienne pour tenter de se présenter aux yeux des Françaises et des Français comme un homme charitable. Mais, pour reprendre une formule bien connue aux yeux de François Fillon, c’est toujours « charité bien ordonnée commence par soi-même ». Le doublement de la paie de Penelope en cinq ans le prouve alors que son activité professionnelle reste à prouver.

Même quand on a toujours voté à droite, il peut probablement paraître difficile de voter pour François Fillon cette année. 

 
(1) Faire  de François Fillon , page 127 , Albin  Michel.

Gérard Le Puill

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 22:26

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise, a décidé de présenter des candidats dans toutes les circonscriptions pour les législatives. Une décision qui agace le Parti communiste français. Les deux formations se réunissaient lundi [hier, Ndlr] pour en discuter.

Le député communiste André Chassaigne et Jean-Luc Mélenchon, le 14 mars 2012 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)

Le député communiste André Chassaigne et Jean-Luc Mélenchon, le 14 mars 2012 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). (THIERRY ZOCCOLAN / AFP)

Thomas Baïetto France Télévisions

« On se tire une balle dans le pied. » Le communiste André Chassaigne, député de la cinquième circonscription du Puy-de-Dôme ne comprend pas pourquoi le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise, présente un candidat contre lui aux législatives de juin. Après quelques tergiversations et un vote des militants communistes, les deux formations se sont en effet alliées pour la présidentielle. "J'évacue toute forme d'aigreur ou de réticence, j'appelle à voter Mélenchon", assure celui qui militait pour une candidature communiste. Si rien ne change, deux candidats du défunt Front de gauche se disputeront donc une place pour le second tour.

Cette incongruité n'est pas limitée à cette circonscription auvergnate. Contrairement à 2012, Jean-Luc Mélenchon et le Parti communiste n'ont signé aucun accord politique. Dimanche 15 janvier, le Parti communiste français a investi 253 candidats aux législatives, alors que la France insoumise ambitionne de présenter des candidats dans les 577 circonscriptions."C'est une élection nationale, nous souhaitons que l'ensemble des candidats soient en cohérence avec notre candidature à l'élection présidentielle", justifie auprès de franceinfo Alexis Corbière, porte-parole de Jean-Luc Mélenchon et candidat à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

 

« On signerait l'arrêt de mort de notre parti »

Pour assurer cette cohérence, les candidats doivent signer une charte détaillée, qui pose plusieurs problèmes aux communistes. Elle prévoit le rattachement de chaque candidat à l'association de financement de la France insoumise, un point-clé pour obtenir des financements publics. "Je ne vois pas comment un communiste pourrait signer cela. Ce serait l'arrêt de mort de notre organisation politique", estime André Chassaigne. La charte intime également au futur député de "respecter la discipline de vote du groupe". "Depuis des décennies, il y a une liberté de vote au PCF", rappelle le député.

Ce serait un retour en arrière. On ne peut pas dire que c'est stalinien mais on reviendrait à la IIIe internationale, avant la guerre

André Chassaigne à franceinfo

S'il dit ne pas craindre pour son siège, André Chassaigne redoute que cette division "suicidaire" empêche la gauche anti-libérale d'envoyer à l'Assemblée nationale les 15 députés nécessaires pour former un groupe, source d'avantages politiques. "L'enjeu, c'est d'avoir un groupe de résistance face à un président de droite ou d'extrême droite. On en aura besoin", martèle celui qui préside aujourd'hui le groupe Gauche démocrate et républicaine. Cet éparpillement pourrait compromettre les chances de victoire dans les anciens fiefs communistes, conquis par les socialistes en 2012.

 

« L'intelligence collective l'emportera »

C'est précisément le cas de la septième circonscription de Seine-Saint-Denis, où se présente Alexis Corbière. « C'est une circonscription importante pour nous, face au porte-parole du Parti socialiste, Razzy Hammadi. Je ne me présente pas contre untel ou untel, sauf le candidat sortant », assure le professeur d'histoire. En face, le candidat soutenu par les communistes, Gaylord Le Chequer, assure avoir appris la nouvelle « de manière sereine ». « Le dépôt officiel des candidatures est en mai. Entre temps, l'intelligence collective l'emportera », déclare, philosophe, cet adjoint à la mairie de Montreuil auprès de franceinfo.

André Chassaigne espère également que des désistements de part et d'autre permettront de régler le problème. Mais il redoute que Jean-Luc Mélenchon et ses soutiens ne se laissent griser par leur bonne campagne. « Ils sont persuadés qu'ils vont balayer le paysage politique, comme Podemos en Espagne, observe-t-il. Il peut y avoir un vent qui se lève, mais je ne pense pas que ce sera une bourrasque qui emportera tout sur son passage ». Le député estime à l'inverse que ce désaccord pourrait coûter quelques voix à Jean-Luc Mélenchon : « Cela paralyse la campagne. Comment mettre sur le terrain des militants communistes pour défendre Mélenchon alors qu'il présente un candidat contre le député sortant ? » Une réunion entre les deux formations était prévue ce lundi 23 janvier pour aborder le problème.


 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 22:08
Spéciale dédicace aux électrices et électeurs qui ont voté hier, qui voteront dimanche prochain et dans quelques semaines : Robert Ménard remporte le Grand Prix 2016 du «menteur en politique»

Le maire de Béziers a été sacré pour ses mensonges répétés sur l’immigration. Il succède à Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy.

 

Le maire de Béziers a été sacré pour ses mensonges répétés sur l’immigration. Il succède à Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy.

Après Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy, Robert Ménard a remporté le Grand Prix du meilleur menteur en politique 2016. Il a été distingué pour son incroyable constance dans le mensonge lorsqu’il évoque l’immigration.
 Notamment lorsqu’il imagine qu’un festival réserve une zone aux femmes… à cause des migrants, lorsqu’il prétend que 75% de l’immigration actuelle vient du Maghreb et de Turquie
, lorsqu’il soutient que le regroupement familial représente 40% de l’immigration
, lorsqu’il imagine que les cours de turc et d’arabe remplacent les cours de français
 et lorsqu’il manipule des chiffres pour montrer que les demandeurs d’asile hébergés à Béziers « ne repartiront jamais ».

 

Manuel Valls, grand dauphin

L’ancien Premier ministre aujourd’hui candidat à la primaire du PS est 1er grand dauphin du prix du mensonge en politique 2016. Une position qu’il doit notamment à "ses affirmations souvent hasardeuses, toutes délivrés pendant sa campagne pour la primaire de gauche", explique Le Point. Le magazine précise également que le choix a été difficile entre lui et Robert Ménard et que l’ancien chef du gouvernement a bien failli remporter le premier prix, notamment pour avoir proposé "la suppression du 49-3 car « son utilisation est brutale et dépassée » alors qu'il l'avait utilisé 6 fois".

François Fillon a quant à lui reçu le prix "Jacques Dutronc" qui récompense le plus beau retournement de veste. Le candidat de la droite a ainsi été reconnu pour "sa volte-face sur la réforme de la Sécurité sociale".

Nicolas Sarkozy, qui avait remporté le Grand Prix en 2015, a obtenu à l’unanimité le prix spécial du jury pour l’ensemble de sa carrière. Nicolas Bay et Florian Philippot sont arrivés à égalité pour le prix du jeune espoir, qui récompense le meilleur menteur de moins de 45 ans.

Ce prix du menteur en politique, créé en 2015 à l’initiative du politologue Thomas Guénolé, vise à inciter la classe politique à moins mentir et encourager le grand public à vérifier les discours politiques.

 

 

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 21:56
André Chassaigne déplore des candidatures du Mouvement France Insoumise de Mélenchon contre des députés communistes sortants (Paris Normandie, 10 janvier)

La mobilisation des communistes sur le terrain pour Jean-Luc Mélenchon pourrait pâtir de « l’incompréhension » née de candidatures aux législatives au nom de « La France insoumise », mouvement du candidat à la présidentielle, contre des communistes sortants, a estimé mardi [dernier, 11 janvier, Ndlr] André Chassaigne, patron des députés Front de gauche.

« Pour les parrainages, je pense que c’est réglé pour Jean-Luc Mélenchon -il ne lui en manquerait que quatre ou cinq- et qu’il ne va pas courir après les parrainages PCF », a déclaré M. Chassaigne, lors d’une conférence de presse.

Mais « la mobilisation pose problème sur le terrain, quand on apprend par exemple que des députés sortants ont des candidats Insoumis contre eux, comme dans ma circonscription ou dans celle de Nicolas Sansu » [ou encore à Montreuil, Ndlr], a-t-il expliqué.

Cette situation suscite « de grandes interrogations, une incompréhension, alors qu’il y avait chez des militants très attachés au Front de Gauche une volonté de s’inscrire dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon après le choix majoritaire des adhérents PCF » de le soutenir pour 2017, a poursuivi le député du Puy-de-Dôme.

Le chef de file des députés Front de Gauche compte discuter mercredi de cette situation « extrêmement compliquée » liée aux législatives avec le numéro un du PCF, Pierre Laurent.

« J’espère que chacun prendra ses responsabilités dans les élections législatives », a déclaré de son côté mardi M. Laurent sur LCP, regrettant des décisions pour l’instant « ultra-centralisées » de la part de la France insoumise.

« Nous voulons être présents dans le pays avec nos idées, avec nos candidats. (...) On aura tellement besoin d’un groupe communiste, du Front de gauche et d’autres alliés peut-être demain, dans l’Assemblée nationale, il faut que tout le monde se rassemble autour de ces candidatures », a poursuivi le secrétaire national.

« Nous travaillons de manière ouverte et rassembleuse avec tous ceux qui sont disponibles », a-t-il promis, promettant qu’il s’adressait « aux militants de la France insoumise », a-t-il assuré.

« Mais pour le moment, j’ai compris que leur décision était ultra-centralisée, donc j’espère que le dialogue national sur ce point sera aussi possible », a-t-il déclaré.

Il a assuré que des « contacts » étaient prévus « au cours du mois de janvier ». Le Parti communiste réunit son conseil national samedi [14 janvier, Ndlr] au cours duquel il devrait avaliser une première série d’investitures pour les législatives.

Regrettant que le PCF fasse « une séparation très nette entre les élections présidentielle et législatives », M. Chassaigne a estimé qu’il n’y avait « pas de négociations avec Jean-Luc Mélenchon, qui ne souhaite pas négocier et qui a pris acte du soutien du PCF, point ».

Il a assuré qu’il n’aurait néanmoins « pas un comportement en opposition avec la décision prise majoritairement par les adhérents de son parti » en faveur de la candidature Mélenchon, à laquelle il était opposé.

Mais, a-t-il prévenu, il n’ira « pas en première ligne avec le drapeau à la main et le mégaphone », préférant se concentrer sur les législatives.

André Chassaigne déplore des candidatures du Mouvement France Insoumise de Mélenchon contre des députés communistes sortants (Paris Normandie, 10 janvier)
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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 09:55
Meilleurs vœux des communistes du canton de Pont du Château !

À chacune et à chacun, les communistes du canton de Pont du Château présentons nos meilleurs vœux de santé, de réussite, de prospérité, de paix et de solidarité. Dans cette société et ce monde en plein bouleversements, secoués par de multiples fractures et ruptures « régressives », par ces bruits de bottes qui reviennent, par ces naufrages silencieux de migrants à moins de mille kilomètres d’ici, par l’inquiétant réchauffement climatique, par les divisions et les replis, par les colères détournées par les pires adversaires des citoyens et des travailleurs, nos souhaits ne peuvent se concrétiser sans un effort considérable de réflexions, d’élaborations nouvelles, et surtout d’actions communes et unitaires pour faire bouger positivement la situation.

Un monde est finissant. Un autre est à inventer ! Ce devrait être le grand chantier de tous les progressistes rassemblés. En finir avec les horreurs du terrorisme et des guerres qui se nourrissent l’un l’autre appelle le retour de la mobilisation politique et populaire, de la diplomatie. Les haines entretenues, les divisions, les simplismes et la résurgence des populismes d’extrême droite ne servent que le dieu Argent, qui pille, spolie, domine, exploite, sème partout la misère, les désolations, les rancœurs et ouvre le cratère brûlant d’un volcan gros de risques. Le cynisme grandissant des hyperpuissances, qui jouent avec les êtres humains comme dans un jeu de Mono­poly, doit laisser place à une nouvelle Organisation des Nations unies respectée et démocratisée au service des droits humains et environnementaux. Il n’y aura pas de communauté de destin possible sans un implacable combat pour que chacune et chacun puisse avoir droit à un travail ou à une activité et sans refaire de l’égalité et de la justice le grand projet politique universel.

Ce début d’année devrait être le moment privilégié d’un débat approfondi non seulement pour empêcher la régression, la division et le repli proposés par la droite et l’extrême droite, mais surtout sur les moyens de changer à gauche pour améliorer la vie de chacune et chacun et pour préserver l’environnement.

L’heure est au rassemblement populaire pour une rupture positive d’avec l’ordre actuel, en utilisant la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle et celle de notre candidat présenté par le PCF aux législatives, André Chassaigne !

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