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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 23:53
Europe: il y a une alternative progressiste ?

La ville de Berlin vient de voter pour les élections régionales. Comme dans plusieurs Länder cette année, et malgré un SPD qui arrive en tête (21,6%), la grande coalition SPD-CDU qui gouvernait à l’Abgeordneten­haus est lourdement sanctionnée (CDU 17,6%). L’AfD, le parti d’extrême droite anti-establisment et anti-immigrés, fait son entrée avec 14,2%, ce qui est très inquiétant dans une ville cosmopolite et ouverte comme Berlin.

La bonne nouvelle, c’est la progression de la liste de Die Linke (15,6%), qui, avec une campagne sociale, de solidarité et de tolérance, a porté haut les couleurs de l’Allemagne fraternelle et bienveillante, celle qu’on a trop peu entendue ces derniers mois. Le Parti communiste français tient à féliciter ses militants.

Ce résultat permettra certainement, avec celui des Verts (15,2%), la constitution d’une « coalition rouge-rouge-verte », qui, à condition d’une profonde réorientation de la politique menée précédemment, pourrait ramener Berlin vers le progrès social, écologiste et démocratique.

Ce que ce scrutin confirme c’est que, partout en Europe, les forces exis­tent pour des politiques alternatives à l’austérité, à la casse des droits sociaux et au repli nationaliste et xénophobe. Partout, des millions de femmes et d’hommes aspirent à la justice sociale, l’égalité et la solidarité et constituent des majorités populaires potentielles qu’il est urgent d’écouter pour refonder l’Union européenne !

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 23:18
Tu serais pas communiste  des fois ?

Dans un polar de cette rentrée (D’ombres et de flammes, Pierric Guittaut, Série noire), deux gendarmes se chamaillent sur la manière de mener leur enquête.

L’un d’eux fait remarquer que les notables du coin lui mettent des bâtons dans les roues, et comme d’habitude, à coup de piston, ils vont s’en sortir.

Et l’autre, son chef, de grogner : « Tu serais pas communiste, des fois ? ».

Superbe remarque. Étonnez-vous de la misère du monde, scandalisez-vous des injustices, râlez contre les inégalités, et vous entendrez forcément la question : « Tu serais pas communiste, des fois ? »

C’est pas nouveau, ça fait plus d’un siècle que ça se dit. Ce qui est intéressant, c’est que ça n’a pas pris une ride et l’on peut parier qu’au cours des lendemains qui déchantent qu’on nous prépare, les indi­gnés s’entendront dire encore et toujours : « Tu serais pas communiste, des fois ? »

Un titre de gloire, en quelque sorte. Vous remarquerez qu’il ne viendrait à l’idée de personne de dire à son voisin, en colère contre l’indignité du monde : « Tu serais pas socialiste, des fois ? » n

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 22:34
Construire un chemin commun pour 2017 !

Face aux multiples candidats à gauche, Pierre Laurent a enjoint ceux-ci, lors de l’université d’été du PCF, à ne pas « brader l’ambition collective ». « L’urgence est à construire un chemin commun ». À contre-courant de l’éparpillement à gauche qui marque cette rentrée, c’est le message en vue de 2017 formulé par le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent « La bataille présidentielle ne s’engage pas pour le moment sous les meilleurs auspices, car […] les forces nécessaires à la construction de cette alternative restent aujourd’hui dispersées », a déploré le dirigeant communiste. Face au décuplement des annonces issues de la gauche qui s’oppose à la politique gouvernementale, Pierre Laurent a enjoint aux candidats éventuels de « ne pas brader la grande ambition collective de changer les choses, de changer la vie des gens, des travailleurs, des jeunes, (pour de) moins grandes ambitions, personnelles et partisanes, toutes légitimes qu’elles soient ». Une exigence d’autant plus essentielle, selon lui, que « des meutes se déchaînent pour nous entraîner sur les dangereux chemins de la peur et du tous contre tous ».

Ce sont aussi des propositions en vue des échéances de 2017 qui ont été au cœur de l’allocution de Pierre Laurent. Éducation, culture, travail, sûreté nationale, VIe République, nouveau pacte républicain, lutte contre la finance, refondation de l’Europe… autant de thèmes qui font parfois débat, à l’instar de la question européenne, mais qui figurent en bonne place dans d’autres programmes à gauche. « Il y a du commun entre nous », a martelé à ce propos le sénateur de Paris, citant notamment Arnaud Montebourg et Jean-Luc Mélenchon.

Le calendrier de rentrée du PCF a été réaffirmé. D’abord avec l’amplification à la Fête de l’Humanité de la « consultation citoyenne » menée cet été via un questionnaire. « Il s’agit de s’attaquer au sentiment qu’ont les citoyens que les décisions se prennent sans eux », explique Pierre Dharréville, en charge de cette campagne. « On entend beaucoup que la préoccupation majeure porte sur la sécurité, mais dans nos rencontres, on nous parle de travail, de salaires, de services publics », apprécie un militant de Lyon. Après cette première étape, les communistes soumettront, en octobre, à une « votation citoyenne, les bases d’un pacte commun possible pour une alternative de gauche en 2017 », a détaillé Pierre Laurent.

Le tout avant leur conférence nationale, prévue le 5 novembre, où ils feront le choix d’un candidat. « Il n’est pas question pour nous de déserter l’arène présidentielle malgré (les) difficultés, nous ferons notre choix en responsabilité, et nous ferons entendre, quel que soit ce choix, la voix du Parti communiste », a prévenu son secrétaire national, décidé à tout mettre en œuvre d’ici là pour « faire bouger les lignes » et permettre le rassemblement.

Une ambition qui vaut aussi bien pour la présidentielle que les législatives  : « Dans les circonscriptions, a insisté André Chassaigne, le chef de file des députés Front de gauche, il faut sans attendre rassembler au maximum tous ceux qui se retrouvent dans le combat contre le libéralisme ! »

 

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 22:47
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Éditorial par Patrick Apel-Muller :

« Le Medef exige donc des apôtres, des missionnaires, des muezzins médiatiques, des chamans pédagogiques. Dans les dix ans qui viennent, rêvent-ils, chacun devra prier en direction de la Bourse. »

Les missionnaires du culte !

Belle journée à l’université d’été du Medef. Si l’organisation patronale a perdu en Emmanuel Macron son ministre favori, elle a gagné un candidat de plus dans l’écurie des candidats à l’élection présidentielle. C’est l’embouteillage au micro : François Fillon, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire, Alain Juppé… tous baisent la pantoufle de Pierre Gattaz. L’un promet la suppression de l’impôt sur la fortune, l’autre voue les jeunes à des vies en CDD, tous reportent l’âge de la retraite… La corbeille patronale, déjà bien remplie par le pouvoir actuel, déborde de présents et de promesses. Mais les pontes du CAC 40 attendent beaucoup. Donner c’est bien, ligoter les salariés c’est confortable bien sûr… mais ils veulent plus : convaincre. Pour cela, ils ont inventé une nouvelle doctrine, « l’entreprenalisme ». Sous ce charabia de comptable, se cachent un culte des choix patronaux assimilés à l’intérêt général, la dissimulation des intérêts ou des luttes de classes, un totalitarisme qui éliminerait tous les choix qui ne sont pas conformes à l’évangile des marchés. Le Medef exige donc des apôtres, des missionnaires, des muezzins médiatiques, des chamans pédagogiques. Dans les dix ans qui viennent, rêvent-ils, chacun devra prier en direction de la Bourse.

La droite dans la variété de ses chapelles, le gouvernement en procession, ont, durant deux jours, fait acte de conversion. Faut-il mettre à ce compte la croisade contre les syndicalistes, relancée hier au Havre ? En pleine visite du secrétaire général de la CGT dans le port normand, les autorités ont fait arrêter deux dockers, accusés de violences lors des manifestations du 14 juin contre la loi El Khomri. Provocation évidente qui a conduit les salariés à bloquer les installations portuaires.

Bref, tandis que certains se bousculent autour des buffets fins de l’université du Medef, la rentrée sociale renoue avec son printemps.

Autres cieux, autres vies…

Rendez-vous plutôt à ce temps fort, la rencontre inédite des sept dirigeants d’organisations syndicales majoritaires au forum social de la Fête de l’Humanité, à la veille de la journée d’action du 15 septembre.


 

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 22:28
Les militants communistes sont attendus à Angers, pour un week-end studieux. Photo Patrick Nussbaum

Les militants communistes sont attendus à Angers, pour un week-end studieux. Photo Patrick Nussbaum

Julia Hamlaoui - Vendredi, 26 Août, 2016 - L'Humanité

 

Après de multiples candidatures pour 2017, les formations de gauche en rupture avec la politique gouvernementale se réunissent ce week-end dans leurs universités d’été respectives.

Avec quelques jours d’avance sur les scolaires, une bonne partie de la gauche en rupture avec la politique gouvernementale fait sa rentrée ce week-end. Pas moins de six rendez-vous sont programmés : le PCF sera à Angers pour son université d’été, le Parti de gauche tiendra ses remue-méninges à Toulouse, suivis par le pique-nique de la France insoumise, de Jean-Luc Mélenchon, Ensemble ! se réunira à Guidel, dans le Morbihan, le NPA à Port-Leucate, dans l’Aude, Europe Écologie-les Verts à Lorient, tandis que Benoît Hamon (PS) invite ses troupes à Saint-Denis.

Le signe d’une rentrée pré-élections de 2017 en ordre plus que jamais dispersé ? Si ces différents rendez-vous sont de tradition pour la plupart des formations qui les organisent, la multiplication des déclarations de candidature témoigne bien d’un éparpillement dont certains redoutent qu’il fasse le jeu de la droite, du FN, mais aussi des tenants de la ligne gouvernementale. « Il y a trop de candidats à gauche. Je veux travailler à les faire converger sur un programme », a déclaré cette semaine, sur les plateaux où il était invité, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent.

Le message du PCF en cette rentrée s’inscrit ainsi dans la lignée de son congrès de juin : « Il reste des mois pour faire la démonstration qu’il n’y a aucune fatalité à livrer la France à un second tour droite-FN. Cela demande bien évidemment de construire un espoir qui pour l’heure n’est pas dans les radars », détaille le porte-parole du Parti communiste, Olivier Dartigolles, rappelant qu’« en aucun cas Hollande ou l’un des siens ne peut incarner la gauche et l’avenir ». Sans en préciser les contours, le chef de file des députés PS frondeurs, Christian Paul, a, lui, appelé jeudi, dans une tribune à Libération, à une « stratégie du collectif » : « Les projets cheminent et convergent déjà dans la gauche associative, culturelle, syndicale et politique. Dans un moment proche, sans succomber à l’illusion présidentialiste, il faudra faire mouvement pour une démarche commune et une grande coalition. À défaut, c’est la gauche tout entière qui fera de la figuration en 2017 », écrit-il.

Du côté des partisans de Jean-Luc Mélenchon, l’appréciation est sensiblement différente. « Quelle que soit la qualité de ce que les candidats à la primaire du PS peuvent porter, le cadre de celle-ci in fine est celui du soutien à Hollande en cas de défaite. Seule la candidature de Jean-Luc Mélenchon évite cette contradiction », considère Éric Coquerel, le coordinateur du Parti de gauche (PG). Dans un entretien au Monde de jeudi, le candidat de la France insoumise se dit d’ailleurs « réjoui » d’un tel décuplement des annonces à gauche. « Aujourd’hui, la peur est le seul lien proposé aux Français. Quand surgissent les candidatures d’Hamon, Montebourg, Duflot, Lienemann et Filoche, cela élargit l’espace pour d’autres thèmes » et « améliore la crédibilité et l’écoute de mon programme », estime le député européen, qui se définit dans le lot comme « le bulletin de vote stable et sûr ».

Un calendrier en trois étapes

Au-delà de la seule question des candidatures, ce week-end devrait être l’occasion pour les militants de se pencher sur leurs propositions. « Est-il hors de portée de dire, par-delà nos divergences, que sur un certain nombre de questions essentielles nous sommes d’accord ? » interroge Olivier Dartigolles. Alors que Jean-Luc Mélenchon, à la veille de cette rentrée, a déclaré qu’il n’avait « pas l’intention de (se) priver de la participation des communistes » à sa campagne, le PCF (qui ne doit pas se prononcer sur une candidature, quelle qu’elle soit, avant sa conférence nationale du 5 novembre) devrait mettre des arguments sur la table pour convaincre ses éventuels partenaires de suivre un calendrier en trois étapes : la rédaction d’un « pacte d’engagement » qui listerait les points d’accord essentiels, une « votation citoyenne » qui lui donnerait valeur de « mandat populaire », et enfin seulement la « désignation d’un candidat ».


 

 

 

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 10:30

Le Modef a organisé hier, jeudi, une vente de fruits et légumes dans toute l'île-de-France à des prix équitables pour les consommateurs et les producteurs tout en dénonçant la concurrence déloyale de la grande distribution. Reportage place de la Bastille à Paris.

La vente solidaire de fruits et légumes organisée jeudi par le Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef) et le Parti communiste français (PCF) marque leur volonté concrète d’allier la rémunération du travail paysan avec l’exigence de produits de qualité au prix juste.

« Attention, voilà une cagette de tomates ! » « Ramenez des sacs de pommes de terre ! » Place de la Bastille, à Paris, les militants du Parti communiste et les paysans du Modef (Mouvement de défense des exploitants familiaux) n’ont pas les deux pieds dans le même sabot pour satisfaire la demande des Parisiens qui font la queue dès 8 heures, ce jeudi matin. « Une vente du producteur au consommateur, c’est ça qui nous motive à venir », expliquent Élisabeth et Michelle, toutes deux infirmières à l’hôpital Saint-Antoine et qui font le plein de fruits et légumes tous les ans.

Une initiative « qui touche à la question de la vie chère »

D’autres, comme Frédéric, Parisien sans emploi à qui sa sœur a conseillé de venir profiter des prix intéressants, sont là pour la première fois. Les prix, 2 euros le kilo de haricots verts, 1,50 euro le kilo de prunes ou encore 1,50 euro le kilo de poires, permettent à cette autre cliente de « manger des fruits et légumes pour la première fois depuis deux semaines », confie-t-elle. D’où l’importance de cette initiative qui met au jour un vrai sujet, selon le porte-parole du PCF Olivier Dartigolles, « qui touche à la question de la vie chère dans un contexte de rentrée difficile pour de nombreuses familles, mais aussi à la question de la santé publique ». Il ajoute : « Dans le même temps, nous sommes dans un moment d’accélération de la crise agricole et les mesures du gouvernement n’ont pas été à la hauteur. » Parmi elles, la décision prise par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, il y a moins d’un mois, de limiter le paiement redistributif à 10 % des aides du premier pilier de la PAC pour 2017. Soit privilégier l’agriculture de rente en gelant les subventions des petits et moyens paysans.

À l’inverse de ce renoncement politique, le PCF refuse que la sueur des exploitants familiaux qui travaillent dans les vergers et dans les champs ne coule pour rien. « Dès la rentrée parlementaire, les communistes porteront l’exigence de l’encadrement des prix de la grande distribution et la mise en place de prix rémunérateurs », garantit Olivier Dartigolles, ainsi que les tracts distribués par les militants en même temps que les sachets de fruits. Une exigence que les agriculteurs du Modef veulent coupler avec des mesures sur les produits d’importation traités avec des produits phytosanitaires interdits en France. Raymond Girardi, lui-même producteur de fruits et légumes dans le Lot-et-Garonne et vice-président du Modef, s’indigne : « Il y a des produits importés dans lesquels on retrouve du lindane et du DDT (deux puissants ­insecticides – NDLR) ! Des produits dangereux et interdits en France depuis des lustres. » Un dumping sanitaire contre lequel le syndicat agricole demande à l’État de prendre des mesures « fermes et urgentes » en interdisant les importations de fruits et légumes touchées par des produits phytosanitaires interdits en France. C’est l’objet de la lettre au premier ministre que le Modef a envoyée, le 1er août, et qui demande de « faire procéder à une enquête internationale qui définira pays par pays les molécules utilisées et le mode de contrôle mis en place dans ces pays pour respecter les préconisations du fabricant », ajoutant que « le devoir de transparence est pour nos concitoyens une valeur essentielle afin que chacun puisse acheter des fruits et légumes en toute sécurité ». Une revendication soutenue par la Confédération paysanne qui la juge « de bon sens ». À Paris, les élus communistes vont traduire en actes cette aspiration des citoyens consommateurs à plus de traçabilité et la nécessité de manger sainement pour un prix accessible. « C’est tout l’objet des halles alimentaires qui ouvriront dans les 10e, 14e et 20e arrondissements », annonce Nicolas Bonnet-Oulaldj, président du groupe communiste-Front de gauche à la Ville de Paris. Des halles qui inscriront dans le temps le principe de l’action politique et syndicale annuelle organisée ce jeudi, et qui proposeront de quoi remplir de provisions saines à prix équitables les paniers des familles populaires auprès desquelles elles seront implantées.

 

LE PCF, grand « oublié »  des autres médias  Alors que la participation des membres du PCF permet à la vente solidaire annuelle de fruits et légumes de se déployer dans près de 30 villes d’Île-de-France, plusieurs médias « ont volontairement occulté la solidarité des militants communistes et préfèrent ouvrir quotidiennement leurs micros aux représentants du FN », dénonce Nicolas Bonnet-Oulaldj, élu PCF de Paris.
Des étals pour changer l’agriculture et l’alimentation

Des étals pour changer l’agriculture et l’alimentation

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11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 23:49
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Jean Ortiz - Jeudi, 11 Août, 2016

 

Si Sarko, l’homme au karcher le dit... Les « Barbares » nous attaquent. Aux armes camarades « civilisés ! ». Les « Barbares » ce sont tous les autres, les Arabes, les Africains, les Latinos, les migrants, les pauvres, les syndicalistes de classe, tous ceux qui ont une histoire incomplète (dixit jadis Sarko), tous ceux qui ne sont pas « civilisés », agenouillés devant nous, « l’Occident », le nombril du monde, tous ceux qui ne font pas partie de cet « Occident » si civilisateur, colonisateur altruiste, cultivé, généreux, solidaire, exemplaire, modèle des modèles, imposant, si besoin l’exige, « notre civilisation » à coups de « Mirages », de « Rafales », d’outils pédagogiques aussi émancipateurs que les bombes sur l’Irak, la Syrie, la Libye, les armes les plus modernes donc civilisatrices, aussi tolérant avec les « bons Barbares », le Qatar, l’Arabie Saoudite ...

Ah si les prochaines présidentielles pouvaient se jouer sur la lutte contre la «  barbarie », l’Islam, amalgamé à la violence, le « terrorisme », l’insécurité, dans un climat de trouille exacerbée et d’angoisse attisée. Ah si l’on pouvait évacuer du débat la « barbarie » sociale, le pire des terrorismes, celui de l’argent (dixit le pape François), du capitalisme. Le capitalisme est un crime, social, économique, culturel, humain...

Depuis Bologne, Lisbonne, Barcelone, etc etc, depuis plus de 20 ans, l’Université Sarko-PS-Républicains n’est plus un ascenseur social, un service public assurant la sélection des « meilleurs » par la promotion de tous, mais une usine à gaz qui reproduit grosso modo les inégalités sociales, qui clone, qui chasse l’esprit critique de ses murs, qui crève du manque délibéré, organisé, de moyens (les « héritiers », fils de bourges, passent par les « grandes écoles) ; une usine à gaz qui marchandise le savoir, les diplômes, les contenus, qui est gérée comme une entreprise : DRH, chemises impeccables, flexibilité, compétition, concurrence mortelle entre collègues, labos, structures, universités, grands pôles et petits points, hiérarchie étouffante, autoritarisme soft et parfois hard, médiocratie, sprint à « l’excellence » (bien avant les JO), primes aux plus « flexibles », obligation de « résultats », de « rendement », individualisation en marche des statuts, des carrières, des salaires, guerre de tous contre tous, saccage de la recherche, privatisation rampante...
Voilà ce qu’il faudrait « voiler » aux yeux du plus grand nombre ! Voilà ce que voudraient voiler tous les nouveaux pétainistes, tous les néosociauxultralibéraux. Tout ça pour racoler les électeurs du FN, quitte à tout renier, tout démolir... On t’a déjà vu au charbon Sarko !! Certains pyromanes devraient se voiler la face de honte au lieu de privilégier la force, le cynisme, sur l’esprit, l’irresponsabilité sur le « tous ensemble », au lieu de jouer avec les fractures sociales béantes que leur politique a provoquées, afin de maintenir leur système criminel.

Il ne faut rien lâcher ! (expression à la mode !). Il faut s’opposer à tout prosélytisme religieux à l’Université, certes, défendre et pratiquer une laïcité ouverte, plurielle, qui refuse l’exclusion, l’endoctrinement, l’ostracisme; il faut que la religion relève de la sphère privée, certes, mais il faut surtout relancer la machine à intégrer, à réduire les inégalités, à créer du lien social, et clairement indiquer un cap, avec du souffle, du rêve, de la passion : une société qui en finisse avec la barbarie du capitalisme et de tous ses petits soldats karchérisés, thatchérisés.

Il y a des petits messieurs qui ne seront jamais des aigles !


 

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 23:15
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Les mots qui fâchent, par Philippe Torreton :

« Oui la campagne va être belle les amis, nous allons assister à un festival de populisme, une fête à neu-neu de la pensée politique, un concours du plus gros diseur de conneries, et en face, du côté journalistes il n'y aura personne pour les faire taire, il n'y aura que des présentateurs. »

La campagne va être belle les amis, un vent putride et imbécile souffle déjà sur la droite et d'heure en heure il rend fou tout ce beau monde, même les moins prompts à faire de la surchauffe identitaire s'y mettent, ils ont peur sans doute de laisser passer l'échappée qui va tuer le tour.

Ils n'y vont pas gaiement car il ne faut pas donner l'impression de se réjouir trop vite et puis l'heure est grave et martiale, non, ils y vont avec le regard sévère du gars qui en a dans le froc et l'air grave du grand homme qui est en phase avec l'Histoire tragique de son pauvre pays qui souffre.

La droite ouvre le répertoire à conneries qui n'ont pas marché, le manuel des remèdes pires que les maux, le bréviaire des solutions qui font du bien à ce qu'il y a de pire chez le citoyen affolé, l'almanach Vermot des pensées qui sont à la politique ce que les flatulences sont à la digestion une décongestion qui soulage...

Oui la campagne va être belle les amis, nous allons assister à un festival de populisme, une fête à neu-neu de la pensée politique, un concours du plus gros diseur de conneries, et en face, du côté journalistes il n'y aura personne pour les faire taire, il n'y aura que des présentateurs. 

Enfermer les fiches S, virer ceux qui ne sont pas français, ouvrir des camps de détention (comme en Algérie, maintenant que Rocard n'est plus là pour faire chier avec ses rapports humanitaires), leur mettre un bracelet électronique aux pattes, les forcer à rester chez eux, je m'étonne qu'un nostalgique de Michel Debré n'ai pas encore proposé de rafler leurs mômes pour repeupler un coin de France désertique.

On attend la suite avec impatience un couvre-feu permanent, le port d'arme pour tous les non-musulmans, le rétablissement de la peine de mort, la fermeture d'une mosquée pour chaque nouvel attentat, le retrait du permis de conduire pour tous les musulmans etc...

Il est curieux que la droite n'évoque jamais la nécessité de doter la justice française de moyen humain nécessaire pour que tous les dossiers soient maîtrisés d'un bout à l'autre de la chaîne judiciaire...

Qui voulait en finir avec les juges d'instruction déjà ? Ah oui l'ancien président de la république Nicolas Sarkozy.

Qui a fait des services de renseignements un instrument politique ? Ah oui Nicolas Sarkozy.

Qui a semé le chaos en Libye avec un empressement qui laisse pantois plus d'un observateur quelques mois seulement après avoir invité avec les honneurs de la république son leader terroriste et faisant du même coup de ce pays un autre territoire de guerre pour Daesh ? Ah oui Nicolas Sarkozy.

Est-ce qu'il y a un français, un seul, qui devrait impérativement fermer sa gueule en ce moment ? Ah oui Nicolas Sarkozy...

 

Les mots qui fâchent : Présidentielle 2017 !
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26 juillet 2016 2 26 /07 /juillet /2016 18:55

Jean-Emmanuel Ducoin - Mardi, 26 Juillet, 2016 - L'Humanité

Scandale d’État !

L'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin. 

 

Expulser les Roms par tous les moyens : pour les lecteurs de l’Humanité, l’information sur les pratiques souvent inacceptables du pouvoir ne surprendra personne. Mais ce que nous révélons aujourd’hui dans nos colonnes démontre point par point jusqu’où peut aller la perversité de la puissance publique soumise aux diktats d’une politique d’immigration qui rejette, presque par principe, l’idée du respect des procédures de droit, quitte à entraver les règles républicaines les plus sacrées. L’affaire se passe à Montpellier, mais comment croire que ces méthodes soient circonscrites à cette seule grande métropole. Jugez-en : les procès-verbaux que nous nous sommes procurés prouvent que, pour chasser le Roms le plus vite possible, à moindre coût et évidemment en masse pour « faire du chiffre », le procureur de la République de Montpellier et la préfecture de l’Hérault ont littéralement monté un système de collusion, au moins depuis 2012. Pris dans les rouages de cette machine à détruire des individus, les citoyens roumains servent de cobayes à des actes qui enfreignent et/ou détournent toutes les procédures pénales et légales. Juste un exemple parmi d’autres : certaines OQTF – les fameuses « Obligations de Quitter le Territoire Français » – sont datées le jour même du contrôle de police de certains Roms, ce qui signifie qu’elles sont prérédigées, avant les recours normaux, comme recevoir l’appui juridique d’un avocat… sans parler de PV carrément illégaux ! Un véritable scandale d’État.

Nous le savons, 2015 avait déjà été une année difficile pour les Roms. Près de 11 000 demandes d’OQTF, des milliers réalisées par la force.

D’après les associations, les premiers mois de 2016 s’annoncent plus terribles encore, alors que les discours officiels, la main sur le cœur bien sûr, vantent l’« intégration » des populations concernées. Que des mots.

Réduits aux bidonvilles et habitués aux expulsions à répétition, aux déplacements contraints, les Roms peinent ainsi à se sédentariser et à s’inscrire durablement dans les cursus classiques, éducatifs ou autres, comme l’entrée dans le monde du travail, là où des tentatives sont désormais à l’œuvre.

L’État mène une guerre qui ne dit pas son nom et trahit ses missions élémentaires :

  • Celle de l’urgence de solidarité.

  • Celle du devoir d’accueil dans des conditions humaines.

Scandale d’État !
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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 19:04
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MARC DE MIRAMON - Jeudi, 21 Juillet, 2016 - Humanité Dimanche


 

« L’exécutif français, débordé par son opposition de droite, s’enferme dans un verbe martial, et réunit en urgence des conseils de défense, comme si la solution aux carnages attribués à une nébuleuse islamiste se situait dans les arsenaux de Dassault ou Lagardère. »

La « guerre sera longue » et il y aura « d’autres attentats », ont en substance martelé François Hollande, Manuel Valls dans les heures qui ont suivi le massacre commis à Nice sur la promenade des Anglais. Comme George W. Bush ou Donald Rumsfeld prophétisaient une guerre qui durerait des décennies au lendemain des attaques du 11 septembre 2001, l’exécutif français, débordé par son opposition de droite, s’enferme dans un verbe martial, et réunit en urgence des conseils de défense, comme si la solution aux carnages attribués à une nébuleuse islamiste se situait dans les arsenaux de Dassault ou Lagardère. Peu importe qu’un récent rapport du Parlement britannique accuse, secret de Polichinelle, l’Arabie saoudite de tolérer les financements de ses sujets à l’« État islamique », via des « systèmes informels de transfert de fonds ». Manuel Valls, qui s’inquiète que la France ait « fermé les yeux sur le salafisme », brandit fièrement son alliance « stratégique » avec l’ami saoudien, premier client des armureries françaises, et principal diffuseur de l’idéologie salafiste à l’échelle planétaire. Peu importe que le ministère français des Affaires étrangères, via Jean-Marc Ayrault, se soit scandalisé et ému de l’encerclement en cours de la ville d’Alep par l’armée syrienne, où cette dernière combat pourtant les fanatiques du Front al-Nosra, la branche syrienne d’al-Qaida. Parfaitement au fait de la nature réelle de l’opposition armée au régime, où les djihadistes dominent depuis au moins 2012, le Quai d’Orsay n’a cessé de la soutenir politiquement, voire militairement, obsédé par la chute d’un dictateur (Bachar Al Assad), dont la tête était sans cesse réclamée par les roitelets du Golfe et le sultan Erdogan de Turquie. « Il y a des questions qui se posent et nous les poserons. Il y a une part de fiabilité et une part de suspicion » dans la « sincérité » de la lutte contre l’« État islamique » en Turquie, a déclaré le même Jean-Marc Ayrault au lendemain de l’attentat de Nice. Une lucidité bien tardive qui ne doit pas exonérer la diplomatie française d’un même devoir d’inventaire, Paris n’ayant jamais révisé ses alliances problématiques avec les sponsors officieux du terrorisme international.


 

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