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1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 21:06
Vendredi, 29 Mai, 2015 -Humanite.fr
Trains Intercités : L’Auvergne menacée d’enclavement ! (FDG Auvergne) !

Les préconisations portées par le rapport du député Philippe DURON, sont de véritables bombes contre le service public, l’environnement ou encore l’aménagement du territoire. Le réseau ferré national est aujourd’hui menacé par l’esprit d’austérité imposé par la commission européenne.

 

Si nous pouvons partager de nombreux constats relatifs à l’état du réseau ou à la vétusté des trains Corail, nous réprouvons avec force les propositions et les conclusions portées dans ce rapport. Obnubilé par la baisse des dépenses publiques et le dogme libéral de l’ouverture du rail à la concurrence, le document du député DURON va  dans le sens d’un démantèlement continu et accéléré du réseau national de chemin de fer.

 

Avec la fermeture de lignes de trains d’équilibre du territoire, ce sont des régions entières qui sont aujourd’hui menacées d’enclavement. Le Massif Central et l’Auvergne sont encore une fois dans le collimateur de la politique libérale de  l’État. Alors que les régions Auvergne et Rhône-Alpes sont appelées à fusionner dans près de six mois, les possibles fermetures des lignes TET [TET = Train d'Equilibre du Territoire, Ndlr] Lyon-Bordeaux, Clermont-Fd-Béziers, Clermont-Fd-Nîmes et Montluçon-Paris sont des handicaps supplémentaires pour les bassins concernés et pour toute la région Auvergne.

 

Contrairement aux idées portées dans ce rapport et défendues par le Président du Conseil régional d’Auvergne, René Souchon, c’est bien le rôle majeur de l’État dans l’aménagement territorial qui est remis en cause, au nom de la sacro-sainte rentabilité. Comment peut-on défendre, devant les Auvergnat-e-s, la fermeture de lignes ferroviaires structurantes pour le territoire de notre région ? Quelle contradiction entre les propos tenus par René Souchon pour justifier ces fermetures et sa volonté de désenclaver le Massif Central !

 

D’autant que le Conseil régional, l’État et RFF, se sont engagés avec le Plan Rail et le Contrat de Plan État Région, dans la rénovation du réseau ferré régional.

 

Le rapport Duron nous propose donc un formidable gâchis financier en fermant des lignes qu’il juge peu rentables et qui ont pourtant bénéficiées, ces dernières années, d’investissements conséquents. Près de 50 millions d’euros pourraient partir en fumée en suivant les préconisations de M. Philippe Duron.

 

Il préconise également le transfert de liaisons TET au Régions. Cela  marquerait une nouvelle vague de désengagements de l’État sur les collectivités territoriales. Alors que celles-ci sont déjà mises fortement à contribution dans le cadre des restrictions budgétaires (-28 milliards d’euros de dotations en moins d’ici 2017), nous sommes particulièrement dubitatifs sur les compensations financières de ces éventuels transferts aux régions. N’oublions pas qu’à l’occasion de la régionalisation des Trains express régionaux (TER) en 2002, l’État avait également promis des compensations à l’euro près. Il n’en a rien été, les compensations étant figées depuis dix ans.

 

Avec la loi Macron, le rapport de Philippe Duron, s’inscrit dans une dérive libérale et anti-écologique visant à transférer les activités voyageurs et transports de marchandises du rail vers la route. Des centaines de cars et de camions supplémentaires vont donc circuler sur les routes et les autoroutes, aggravant ainsi la crise écologique avec l’accentuation des émissions de gaz à effet de serre.

 

Plus qu’une cure d’austérité, le réseau ferroviaire national a besoin d’un grand débat public afin de l’adapter réellement aux besoins des usagers et des territoires.

 

L’État doit reprendre à son compte la dette contractée par RFF. Il doit surtout reprendre la main sur l’aménagement du territoire en se repositionnant comme le garant de l’égalité et de la solidarité territoriale. En effet il est urgent d’agir pour répondre aux besoins humains et aux défis environnementaux.

 

Éric Dubourgnoux, président du groupe Front de gauche

Trains Intercités : L’Auvergne menacée d’enclavement ! (FDG Auvergne) !
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 22:13

Nous dédicaçons cet article bien sûr à celui qui fut (très brièvement) notre Président avant de devenir (était-ce vraiment si surprenant ?) celui de notre adversaire de classe (et oui "la lutte des classes" non seulement n'est pas terminée mais ce sont les possédants, les grands bourgeois, les capitalistes qui l'ont gagnée), mais aussi à tous les militants, les électeurs socialistes qui ont été victimes d'une "publicité" mensongère !

Donc nous demandons à tous ces militants, ces électeurs socialistes qui ont été victimes d'une "publicité" mensongère de populariser le texte qui suit au maximum, à leur famille, à leurs voisins, à leurs connaissances, pour qu'enfin le "vrai changement" devienne réalité !
 

Les géants et l’autre (suite), sur l’air de « l’Affiche rouge » !

Le blog de Jean Ortiz.

 

Vous avez récolté le mépris et la honte

Monsieur le président en triant parmi les résistants

Vous avez offensé la mémoire de milliers de martyrs

aveuglé que vous êtes par vos choix politiques

 

L’histoire ne retiendra de vous que le casque

d’une ridicule épopée un soir motorisée

et des trahisons sans nom toutes à répétition

pour servir le pognon de vos amis patrons

 

Un beau jour de printemps où la nation panthéonise

vous vous êtes livré à de petits calculs

réécrivant l’histoire en piètre manipulateur

la dignité de Manouchian n’est pas donnée à tous

 

Vous avez racolé tous les médias de France

pour un discours pourtant bien décevant

et en voulant gommer le sang des communistes

vous avez honoré ceux que vous bannissez

 

Vous croyiez vous grandir Monsieur de la présidence

en amputant une histoire si grande si forte

vous n’avez fait que sombrer et naufrager sans fin

pour complaire aux nantis que vous aimez si bien

 

Ils étaient quatre géants deux hommes et deux femmes

à entrer dans la crypte qu’ils méritaient enfin

Mais vous laissiez derrière eux en exclusion inique

la résistance la nôtre ouvrière et populaire

 

Vous pensiez enterrer le CNR et son programme

pour permettre au Medef d’amasser de l’oseille

mais attention monsieur à vos panthéonnades

votre pantalon est décousu et si ça continue...

 

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 21:38
Constitution européenne : le peuple a bousculé les pronostics !
Europe -Jean-Paul Piérot -Vendredi, 29 Mai, 2015 -L'Humanité
 
 
Il y a dix ans, les Français rejetaient le projet de TCE, dont seule l’Humanité publia le texte.
 
Constitution européenne : le peuple a bousculé les pronostics !

Dimanche 29 mai 2005 à 20 heures tombait le verdict populaire rejetant le projet de constitution européenne par près de 55 % des voix (exactement 54,7 %). La participation au référendum approchait les 70 %. Un véritable coup de tonnerre ébranlait le monde politique et médiatique, qui avait dans sa quasi-totalité soutenu ce projet qui donnait une assise constitutionnelle à l’orientation libérale de l’Union. Ce long texte, qui comptait 448 
articles et définissait les objectifs de l’UE et son fonctionnement, aurait dû, dans l’esprit de ses concepteurs, être ratifié comme une formalité. Qui allait se plonger dans un dédale de formules et renvois ?

La campagne en faveur du oui ne brillait pas par un foisonnement d’arguments : « Si vous êtes pour l’Europe, vous serez d’accord avec un traité qui en fixe les règles. » CQFD. Poser la question ainsi visait à renvoyer tout citoyen de gauche qui conteste dans le camp des « souverainistes » anti-européens et du FN. L’UMP et les centristes de l’UDF se retrouvaient pleinement dans un projet de traité constitutionnel concocté par une convention composée de 210 parlementaires nationaux et européens sous la houlette de Valéry Giscard d’Estaing. À la suite de votes internes, le PS et les Verts se ralliaient au vote oui. Les premiers sondages d’opinion établissaient le niveau de l’approbation à 65 % en septembre 2004. Tout semblait plié, mais…

« Quand on est de gauche, on vote non », lança Marie-George Buffet

Le PCF mit toutes ses forces militantes au profit d’un rassemblement en faveur d’un non de gauche. Marie-George Buffet, alors secrétaire nationale, avait lancé ce mot d’ordre en début de campagne : « Quand on est de gauche, on vote non. » Dans les meetings du non, des personnalités de gauche faisaient estrade commune avec les communistes : Jean-Luc Mélenchon, José Bové, Olivier Besancenot… Des dirigeants socialistes, Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Manuel Valls, Vincent Peillon, avaient également choisi le rejet du TCE.

Au mois d’octobre 2004, l’Humanité a publié le texte intégral du projet dans un numéro hors-série de 88 pages. Cette publication fut la seule dont disposèrent les citoyens pour juger sur pièces. Le débat sur le texte est devenu une grande affaire populaire, donnant lieu à un engagement militant de dizaines milliers de citoyens, jusque dans les plus petits villages, qui ont étudié le texte, ont débattu ensemble, ont forgé leurs arguments, ont convaincu autour d’eux.

Constitution européenne : le peuple a bousculé les pronostics !
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26 mai 2015 2 26 /05 /mai /2015 22:26

Il y a plus de 10 ans, d’anciens membres du Conseil national de la résistance (CNR), Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, et Maurice Voutey, lançaient un appel solennel :

« Créer, c’est résister. Résister, c’est créer ».

Cet appel, venant de figures de la Résistance aussi marquantes, résonne aujourd’hui avec une acuité et une modernité qui n’a pas faiblit. C’est pourquoi, si la plupart de ces figures sont aujourd’hui disparues, leur voix ne doit pas s’éteindre. Elle peut trouver un nouvel écho.

A l’heure où quatre figures de la Résistance vont faire leur entrée au Panthéon, le Parti communiste français et le dessinateur Lardon ont décidé de réaliser ce petit film afin d’illustrer ces paroles lumineuses, adressées avec « affection » aux jeunes générations.

 

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22 mai 2015 5 22 /05 /mai /2015 10:16
Front national et les Le Pen les sales affaires !

Ils se posent en incorruptibles chassant les « élites corrompues».

Mais les juges s’intéressent aux malversations accumulées par le FN : du père, poursuivi pour non-déclaration d’un pactole de 2,2 millions d’euros, à la fille qui semble exceller dans les financements occultes. Et, une fois de plus, les violences des militants, lors de son rassemblement du 1er mai, rappellent la vraie nature du FN.

C’est l’histoire d’un petit clan de bourgeois châtelains, riches à millions, qui se présentent comme des « représentants du peuple », incorruptibles en guerre contre tous ces « pourris ». « Tête haute et mains propres », répètent en boucle depuis des décennies le fondateur du Front national et son héritière, Mme Le Pen.

Longtemps, les affaires et les scandales financiers ont touché de nombreux dirigeants du PS et du RPR, puis de l’UMP : Urba, HLM de Paris, DSK, Tapie, Clearstream et, plus récemment, Cahuzac ou Bygmalion. Autant de symptômes de la corruption et de l’affairisme d’une classe dirigeante discréditée qui permettaient au FN de capitaliser sur cette image de blanche colombe. Une image qui pourrait bien s’effriter… car, depuis 2013, plusieurs affaires concernent directement le FN, sa présidente et plusieurs de ses proches. À commencer par son père.

 

Le goût de l’or

Les premières années de l’ascension politique de Jean-Marie Le Pen avaient déjà été émaillées de doutes quant à son patrimoine. Notamment sur l’origine d’une partie de sa fortune, héritée dans des conditions troubles du cimentier Lambert dans les années 1970. En 1981, déjà, l’ouverture d’un compte en Suisse avait mis la lumière sur ses millions, sans qu’on puisse prouver une fraude fiscale. Mais, cette fois, l’étau se resserre depuis l’ouverture d’une enquête par le parquet de Paris, fin 2013. Et, comme Mediapart le révélait le 28 avril, Jean-Marie Le Pen détenait, via son majordome, 2,2 millions d’euros, dont 1,7 million d’euros déposés en lingots d’or, dans un trust géré depuis la Suisse.

D’autant qu’il a omis de faire figurer sur sa déclaration de patrimoine l’achat de lingots à Paris… Un goût pour l’or qui s’explique par sa certitude d’un effondrement prochain de l’euro. Ces non-déclarations devraient lui valoir une nouvelle enquête, qui s’ajouterait à celle sur son patrimoine. Le lien avec Mme Le Pen existe : elle est la secrétaire générale du microparti Promelec, dont le trésorier n’est autre que… le fameux majordome de son père. Elle n’a pourtant pas hésité à déclarer, le 29 avril, à propos de cette affaire: « Je ne suis au courant de rien, c’est l’affaire personnelle de Jean-Marie Le Pen. » Ou comment se dédouaner en mettant tout sur le dos de « papa ».

 

Mécanisme bien rodé et kits de campagne

C’est l’affaire la plus importante, car elle concerne tout l’état-major du FN : un système de financement occulte est peu à peu révélé par l’enquête ouverte en avril 2014, et dont l’« HD » rend régulièrement compte. À l’origine de cette affaire potentiellement explosive pour le FN puisque Mme Le Pen elle-même pourrait être atteinte, un signalement de la commission des comptes de campagne, début 2014. Les juges d’instruction Aude Buresi et Renaud Van Ruymbeke ont alors ouvert une enquête pour financement illégal, en avril de la même année, portant notamment sur les élections présidentielle et législatives de 2012.

Et le 9 mars dernier, les deux juges ont élargi l’enquête aux faits de financement illégal de parti politique – acceptation par un parti d’un financement provenant d’une personne morale – et financement illégal de campagne électorale. Le mécanisme, bien rodé, est le suivant : Jeanne, un microparti fondé en 2010, achète des « kits de campagne » à Riwal, une société de communication dirigée par Frédéric Chatillon, un ancien du groupe identitaire GUD (Groupe union/défense) et proche de Mme Le Pen.

Puis, le micro-parti revendait ces kits de façon obligatoire aux candidats du FN, qui réglaient les factures en contractant un prêt à 6,5 % d’intérêts… octroyé par Jeanne. Et le micro-parti empochait ces intérêts, tandis que les candidats ayant dépassé les 5% des voix intégraient le remboursement du prêt dans leurs comptes de campagne. Et c’est l’État qui payait la note au final ... En 2012, Jeanne avait ainsi collecté près de 9,6 millions d’euros ! Outre Frédéric Chatillon, plusieurs autres pro­ches de M me Le Pen ont été mis en examen, à commencer par Olivier Duguet et Axel Loustau, les trésoriers successifs de Jeanne.

Et, selon Le Monde, la présidente du FN et deux de ses proches, David Rachline (sénateur et maire de Fréjus) et Nicolas Bay, sont aujourd’hui visés par l’enquête. Fidèle à la tradition de l’extrême droite, Mme Le Pen a dénoncé un complot orchestré par « le pouvoir socialiste (qui) ne manque pas d’imagination face à son opposition politique ». Une accusation que va sans doute apprécier Renaud Van Ruymbeke, qui avait enquêté au début des années 1990 sur le financement occulte… du PS, dans l’affaire Urba.

 

L’UE, la vache à lait

Il faut croire que la « bureaucratie européenne » dénoncée en permanence par Mme Le Pen a du bon, finalement. « Il faut mettre à bas l’UE ! » proclamait-elle encore en mars 2014. Mais, avant cela, il faut profiter au maximum de l’argent que l’UE met à la disposition des députés européens pour payer leurs collaborateurs, soit 21 000 euros par mois par élu.

Or, sur les 63 assistants parlementaires européens que compte le FN, une vingtaine occupent des fonctions officielles au siège du parti, à Nanterre, et 31 ont des responsabilités diverses au sein du FN. En clair, l’argent de l’Europe sert à payer des dirigeants frontistes qui ne travaillent pas sur les sujets examinés par le Parlement européen, ni ne mettent les pieds à Strasbourg. Là encore, Mme Le Pen a dénoncé une « opération politique » lors de l’ouverture de l’enquête pour abus de confiance par le parquet de Paris.

 

Des maires pas clairs

Sur les 10 mairies conquises par le FN en 2014 (auxquelles il faut ajouter Béziers, dirigée par Robert Ménard), l’une a vu son élection définitivement annulée et une autre pourrait bientôt l’être. La première, Le Pontet (Vaucluse), pour des problèmes de signature sur les listes d’émargement. La seconde, Hayange (Moselle), est dirigée par Fabien Engelmann – toujours « conseiller social » de Mme Le Pen. Il a été mis en examen pour ses factures de campagne. Ses comptes ont été rejetés par le tribunal de Strasbourg, qui l’a condamné pour manquement aux règles de financement des campagnes électorales. Ayant fait appel, il est toujours maire… pour l’instant.

Reste la question centrale : ces multiples scandales peuvent-ils détourner une partie des électeurs du FN séduits par le discours anticorruption de ses dirigeants ? Rien ne permet de l’affirmer, tant le vote FN semble amalgamer, parfois de façon irrationnelle, de nombreux mécontentements.

 

Front national et les Le Pen les sales affaires !
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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 00:38
« L’ami américain » - Suite et pas fin - Le feuilleton continue !

La semaine même où le gouvernement faisait passer sa loi sur l’espionnage de masse, on apprenait que la NSA, l’agence de renseignement américaine, sous-traitait à la BND, son homologue allemand, une bonne partie de l’espionnage de la France (et d’autres pays européens).

L’écoute entre autres de l’Élysée et du Quai d’Orsay… Cela dure depuis des années.

Le centre opérationnel allemand est situé à Bad Aibling, en Bavière. Selon des infos des médias d’outre-Rhin, les cibles, sur les réseaux de communication, sont définies par leur adresse IP, leur e-mail, leur numéro de téléphone.

Le Süddeutsche Zeitung parle de 40 000 données collectées.

Spiegel croit savoir qu’à l’été 2013, la NSA demandait encore, à ses « clients » allemands, à 12 000 reprises, des infos sur des responsables européens.

 

Que va faire et dire le gouvernement français ?

Porter plainte comme viennent de le faire le gouvernement autrichien, dans le même cas, ou la société Airbus, elle aussi espionnée, ou encore la plate-forme internet DE-CIX, installé à Francfort, un très gros réseau internet ?

 

Ou laisser passer l’orage, faire silence et se coucher ?

« L’ami américain » - Suite et pas fin - Le feuilleton continue !
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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 22:39
Loi renseignement : non à la surveillance généralisée !

Le projet de loi renseignement soumis au vote des députés le 5 mai consacre un dispositif liberticide, qui expose tous les citoyens à la surveillance des services de renseignement, et met en danger toutes les mobilisations sociales et politiques. A l'initiative de l'Observatoire des libertés et du numérique (ONL), de nombreuses organisations, dont notamment la FSU et ses syndicats, appellent à un rassemblement le lundi 4 mai


 

Le 5 mai, les députés sont appelés à voter le projet de loi renseignement. Les débats ont eu lieu du 13 au 16 avril dans le cadre de la procédure d’urgence. A l’issue de cet examen, le texte soumis au vote consacre un dispositif liberticide, qui expose tous les citoyens à la surveillance des services de renseignement, quasiment sans contrôle, et met en danger toutes les mobilisations sociales et politiques :

  • Légalisation massive des pratiques illégales des services de renseignement, permettant une surveillance large et très intrusive pour la vie privée des citoyens.

  • Extension du champ d’action du renseignement intérieur et extérieur, y compris dans des objectifs sans aucun lien avec le terrorisme.

  • Collecte généralisée des données sur Internet, traitées par des algorithmes.

  • Surveillance sans aucun contrôle des communications qui passent par l’étranger, alors que de très nombreux serveurs utilisés par des Français sont installés à l’étranger.

  • Conservation très longue des données collectées.

  • Contrôle des services de renseignement aux seules mains du pouvoir politique (premier ministre), avec avis consultatif d’une commission.

  • La communication gouvernementale ne doit pas nous tromper : en fait d’encadrement, ce projet entérine les pratiques illégales des services et met en place, dans de vastes domaines de la vie sociale, des méthodes de surveillance lourdement intrusives. Le texte donne aux services de renseignement des moyens de surveillance généralisée comparables à ceux de la NSA dénoncés par Edward Snowden, sans garantie pour les libertés individuelles et le respect de la vie privée.

Tous les citoyens sont concernés : ce projet qui assoit encore davantage la criminalisation de l’action syndicale ou sociale est une menace pour les libertés politiques et les mobilisations à venir. La liberté et la sûreté, droits naturels et imprescriptibles reconnus par la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen sont en péril.

Citoyens et parlementaires doivent refuser ce simulacre de débat et exiger une discussion démocratique protégeant chacun contre les dérives d’une société de surveillance et assurant un contrôle strict et indépendant de l’activité des services de renseignement.

Voir ici : https://sous-surveillance.fr/#/

Signataires (au 24 avril) : OLN (Cecil, Creis-Terminal, LDH, La Quadrature du Net, Syndicat de la magistrature, Syndicat des avocats de France) – ATTAC – Amnesty International – Mrap – CSF – CGT – CGT Police Paris – DAL – Fondation Copernic – Genepi – SNPES/PJJ – SNEPAP/FSU - SUD – SOLIDAIRES – SNJ – SNJ/CGT – SNUCLIAS/FSU – FSU

Un rassemblement contre la loi renseignement était organisé ce lundi 4 mai 2015, à partir de 18h30 - Esplanade des Invalides (sortie métro Invalides). Il n'est pas sûr que vous en entendiez parler aux J.T.

Loi renseignement : non à la surveillance généralisée !
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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 22:03

Groupe Front de gauche-Gauche citoyenne

Session du Conseil départemental du Puy de Dôme des 20,21 et 22 Avril 2015

 


 

Vœu en faveur de la protection et de

l’accompagnement des femmes victimes de violences.

 

 

La politique, c'est la transparence ! Non ? (suite 2)

Voici notre dernière publication concernant la séance du Conseil Départemental du Puy de Dôme des 20,21 et 22 Avril 2015.

Nous sommes conscients des imperfections de ces trois publications. Il manque notamment les commentaires de nos camarades et (en lien avec ceux-ci) les résultats des votes parfois plus que surprenants.

Mais l'exercice est nouveau pour nous comme pour nos nouveaux élus et (surtout grâce à vos commentaires) nous allons nous efforcer de nous améliorer !

Considérant que chaque année en France, plus de 200 000 femmes âgées de 18 à 59 ans sont victimes de violences morales, physiques et/ou sexuelles de la part de leur conjoint actuel ou ancien et que, parmi ces femmes victimes, seules 16% d’entre elles déposent plainte à la gendarmerie ou au commissariat de police;

Considérant que notre territoire n’est pas exempt de telles atteintes aux personnes, comme en attestent les faits divers qui s’accumulent dans le Puy de Dôme depuis le début de l’année 2014 ;

Considérant l’engorgement du système d’hébergement d’urgence, la création de seulement 2 hébergements spécifiques dédiés aux femmes victimes de violences (depuis janvier 2015), il n’existe pas de véritable mesure de protection et d’accompagnement des femmes, avec ou sans enfant, victimes de violences ;

Considérant qu’avec un seul poste de référent « violences conjugales » sur le département, l’absence d’antenne ou de relais en milieu rural, il n’existe pas d’accompagnement suffisant pour les femmes souhaitant sortir d’une situation de violence ;

Considérant, qu’outre l’hébergement, il faut procurer à ces femmes un véritable accompagnement à moyen et long terme, grâce à une structure leur permettant de se reconstruire, de bénéficier d’un suivi psychologique afin de prendre en charge les situations de stress post-traumatique et d’être accompagnées dans un projet de réinsertion sociale et professionnelle ;

L’assemblée départementale appelle à la mobilisation locale des acteurs et des moyens pour lutter contre les violences faites aux femmes et demande notamment :

  • Que les acteurs concernés par cette question se rencontrent pour coordonner leurs actions

  • Qu’ils mettent rapidement en place dans le Puy de Dôme, des lieux d’accueil et d’hébergements durables, répartis sur l’ensemble du département, dédiés aux femmes victimes de violences, avec ou sans enfant, proposant un accompagnement adapté et la possibilité d’une réinsertion sociale et professionnelle.

  • Qu’ils construisent une politique d’éloignement des agresseurs permettant la sécurité et le maintien des femmes et de leurs familles au sein du domicile familial.

Nous rappellerons juste ici que les communistes du département avec beaucoup d'associations (Le Planning familial, Osez le féminisme,...) ont été à l'origine d'interpellations et de pétitions destinées au Préfet pour exiger la création dans le département de lieux d’accueil et d’hébergements durables pour les femmes victimes de violences !

 

En ce jour de commémoration de la libération du Vietnam nous nous sentons obligés de saluer ici une vietnamienne qui a toute notre admiration "Tran To Nga" pour qui la violence faite aux femmes, à elle comme à ses filles et à toutes ses camarades de combat, parle tout particulièrement. Mais nous vous en reparlerons !

Pour Tran To Nga, la prise de Saigon par les communistes fut aussi une délivrance personnelle. Depuis sa prison, la résistante viêt-cong vit les dernières heures du régime sud-vietnamien à travers l’angoisse de ses bourreaux. Son combat se poursuit contre les producteurs de l’agent orange.

Pour Tran To Nga, la prise de Saigon par les communistes fut aussi une délivrance personnelle. Depuis sa prison, la résistante viêt-cong vit les dernières heures du régime sud-vietnamien à travers l’angoisse de ses bourreaux. Son combat se poursuit contre les producteurs de l’agent orange.

Combattante Viet-cong

Combattante Viet-cong

Souvenir, souvenir cette chanson de Jean Ferrat tellement censurée !

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 19:56

Dans la suite de notre article d'hier, nous publions deux autres contributions de nos camarades du groupe Front de Gauche - Gauche citoyenne du Conseil Départemental.

Lecture toujours aussi instructive !
 

La politique, c'est la transparence ! Non ? (suite 1)

Groupe Front de gauche-Gauche citoyenne

Session du Conseil Général du Puy de Dôme des 20,21 et 22 Avril 2015
 

Discours de politique générale
 

En préambule de ce premier discours de politique générale, nous voulons tout d’abord souhaiter la bienvenue à l’ensemble des conseillères et conseillers départementaux. Pour bon nombre d’entre nous, il s’agit de notre premier mandat dans cette collectivité ; le renouvellement des élus nous semble un bienfait pour la démocratie et un élément essentiel pour le bon exercice de notre mission.

Pour ce faire, les élus se doivent de refuser l'accaparement du pouvoir dans le temps afin que le plus grand nombre puisse accéder aux responsabilités politiques et que vive une pleine démocratie alimentée par notre diversité.

Ce nouveau mode de scrutin intégrant la parité a ouvert une porte, sous la contrainte, certes, mais c’est une évolution bénéfique sur le fond. Au-delà d’une soi-disante sensibilité différente, les femmes représentent la moitié du genre humain. Une égale représentation n’est que justice.

50% des femmes dans les conseils départementaux, c’est mieux que les 13,8% qui y siégeaient auparavant, mais faut-il rappeler que seulement 10 départements sur 101 sont présidés par des femmes, et qu’une seule femme est présidente de région ?

15 ans après la loi sur la parité, les postes à responsabilité que ce soit dans la politique ou les sphères du travail restent majoritairement réservés aux hommes.

Oui, il fallait forcer le destin en obligeant la parité par une loi. Les parlementaires en imposant la parité à l’Assemblée Nationale et au Sénat enverraient un signal fort à nos concitoyens. Nous en ferions de même en intégrant au règlement intérieur du Conseil Départemental du Puy de Dôme une co-présidence mixte des groupes politiques.

Mesdames, je souhaite que nous trouvions toutes notre juste place dans cette assemblée et que chacune d’entre nous puisse faire entendre sa voix dans sa singularité avec la ferme volonté d’être actrice à part entière de cette mandature, car les femmes sont une chance pour le renouvellement démocratique.

Ces élections départementales ont été une nouvelle occasion pour les électeurs d’envoyer un message clair au gouvernement et à toute la classe politique. Le verdict est sans appel :

- une victoire relative de la droite et du centre ;

- une quatrième défaite pour les partis de la majorité présidentielle après celles des Municipales, des Européennes et des Sénatoriales. Des départements symboles du pouvoir ont été perdus, notamment la Corrèze, chère au président Hollande et l’Essonne, terre d’élection de Manuel Valls : il faudrait que le pouvoir en place y voit un signe !

- le Front National a poursuivi son enracinement dans le pays.

- enfin, l’élément politique majeur à retenir de ces élections est l’abstention. Près d’un électeur sur deux ne s’est pas déplacé pour élire les conseillers départementaux. Parmi les votants, 8% d’entre eux, au second tour, n’ont pas souhaité choisir et ont usé de votes blancs ou nuls. Il s’agit d’un rejet inédit de notre système démocratique tel qu’il est vécu aujourd’hui : une 5ème République à bout de souffle.

A l’énoncé de ces constats, remettons en cause nos certitudes et gardons nous d’être arrogants, que nous soyons dans la majorité ou dans l’opposition.

Demandons-nous quelles sont les raisons du vote des abstentionnistes et de ces nouveaux électeurs du FN, au lieu de les montrer du doigt par facilité, voire paresse intellectuelle : quelle est la mécanique qui les amène à franchir ce pas ?

Ne considèrent-ils pas ceux qui nous gouvernent comme des énarques parisiens oublieux - voire ignorants - de ce que vivent les gens dans les cités, les usines, les campagnes où disparaissent petit à petit les services publics de proximité, et qui parfois sont contraints de vivre dans des endroits fracassés où il n’y a plus rien ?

Et toutes ces promesses non tenues : mon ennemi c’est la finance, la renégociation du traité européen, l’abandon de ceux de Florange … : ces élections viennent de nous rappeler que la désespérance et le non respect de la parole engagée ont un prix.

Nous sommes certains que pour combattre l'abstention massive et le vote contestataire, il est urgent de faire une autre politique mais également de faire de la politique autrement, d'inventer de nouvelles formes d’actions et de réflexion (forum participatif, ciné discussion, assemblée citoyenne), en remettant le citoyen au cœur de nos décisions. Voilà une de nos ambitions pour ce mandat et nous la mettrons en œuvre dans nos cantons.

Pourtant, notre bonne volonté et notre engagement politique ne sauront être à la hauteur sans les moyens techniques, humains et financiers nécessaires.

Les réformes engagées depuis le début du quinquennat sont synonymes de mauvais coups pour les français et de cadeaux pour le MEDEF.

Pour quels résultats ?

Aucun emploi créé, les chiffres du chômage l'attestent.

Pourtant, avec l’ANI, le CICE, la Loi Macron à venir, les salariés ont fait, font et feront des sacrifices énormes. Un exemple local illustre l’impasse dans laquelle nous sommes engagés.

En 2014, l’entreprise Aubert et Duval bénéficie de 1,2 millions d’euros au nom du CICE ; dans le même temps, cette entreprise licencie plus de 80 personnes et le même nombre de départs est prévu pour 2015. Des dizaines de mesures de protection pour les salariés ont disparu et permis au patronat de licencier et de fermer des sites de productions français. Nous pensons également aux salariés d’ELBA à La Monnerie-le-Montel et d’Oberthur à Puy-Guillaume.

Nous le répétons depuis 3 ans : l’austérité aggrave et prolonge la crise sociale et crée les conditions d'une crise économique.

En réduisant la dépense publique, les déficits publics ne baissent pas. Pire, ils continuent leur progression car les rentrées fiscales n’atteignent pas les objectifs fixés et génèrent un nouveau déficit plus important, déficit qui entraîne ensuite de nouvelles coupes budgétaires.

Le cercle vicieux et contre-productif imposé par la baisse des dépenses publiques : baisse des investissements, baisses d'activité pour les entreprises, baisse des recettes fiscales conjuguée à la hausse du chômage aboutit entre autres à l’augmentation des allocations de solidarité.

Nous avons bien compris que le gouvernement s'attache à répondre aux attentes des grands financiers plutôt que de prendre la hauteur d'esprit nécessaire à une réflexion globale qui conduirait à une réelle politique de gauche.

Une politique d’investissements publics massifs permettrait de relancer l’activité et la création d’emplois, et ainsi d’augmenter les ressources fiscales.

Au contraire, en cette période marquée par les inégalités et la précarité croissantes au nom d’un « Programme de stabilité budgétaire » qui augmente les prélèvements sur les citoyennes et citoyens tout en restreignant les budgets des collectivités territoriales, ceux, parmi nous qui ont du boucler le budget municipal ces jours-ci ne le savent que trop bien, l’Etat entraîne les collectivités locales dans le cercle vicieux de l'austérité.

Le conseil départemental du Puy de Dôme doit faire face à une réduction de sa dotation globale de fonctionnement de pratiquement 10 millions d'euros. Le projet de budget primitif a le mérite d'annoncer la couleur. Dans sa conclusion page 49, il est écrit «  Faute de choix courageux et responsables qui s'imposeront non seulement à nos actions mais aussi à nos partenaires, lesquels ne peuvent pas être exemptés de participer également à la maîtrise des comptes publics, l'équilibre de notre budget au sens du code général des collectivités territoriales pourrait être rapidement menacé. Cela n'est bien évidemment pas envisageable. »

Quels partenaires seront mis à contribution ?

Pour quels montants ?

Existe-t-il aujourd'hui des trésors cachés dans des associations ou organismes que nous finançons ?

Nous ne le pensons pas. En réalité, nous allons assister à la baisse de la qualité et à la dévalorisation du service rendu aux bénéficiaires et en conséquence au développement de mauvaises pratiques.

Ce contexte particulier doit nous obliger à travailler davantage avec nos partenaires en favorisant avant tout l’échange, dans un climat d’écoute et de confiance réciproques.

Alors que notre pays et ce monde n'ont jamais créé autant de richesses, elles n'ont jamais été aussi mal réparties. Leur accaparement par une minorité ne peut perdurer, les chiffres sont indécents : 1 % de la population mondiale qui détient 50 % des richesses, 108 milliardaires de plus en 2014, 650 milliards supplémentaires pour ces milliardaires :

Qui croit encore à la soi-disante crise économique ? Une crise, oui mais pas pour tous !!

Nous sommes à un moment où le capitalisme a réussi à s’organiser pour ne plus verser sa part au bien public. Fraudes et évasions fiscales se comptant en milliards d’euros, il n’y a plus d’argent dans les caisses et l’état social a de plus en plus de mal à fonctionner.

La pente dans laquelle nos gouvernants nationaux nous engagent est dangereuse pour les puydômoises et puydômois. Notre département et notre pays ne sortiront pas indemnes de cette période.

Ceux qui ne se rebelleront pas aujourd’hui contre ces diktats ne pourront plus demain se plaindre de leurs conséquences : c'est aujourd'hui qu'il faut faire connaître notre refus de ces politiques mortifères qui ont pour conséquence directe pour les départements de faire exploser les dépenses sociales obligatoires : RSA, APA, PCH.
 

Puisque l’état se désengage de plus en plus et manque à son obligation de compenser certaines charges, ne faut-il pas, comme l’a fait en avril 2010 – et pour les mêmes motifs - l’ancien Président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis et actuel Président de L’Assemblée Nationale, Claude BARTOLONE, avoir le courage politique - même si la loi nous l’interdit - de voter le budget en déséquilibre ?

Vœu demandant l’abandon de la Loi Macron.

Le 9 Avril dernier, 4200 salariés du privé et du public ont répondu à l’appel des organisations syndicales CGT, FO, Solidaires et FSU à Clermont-Ferrand. Les mots d’ordre étaient l’emploi, les salaires et les conditions de travail ainsi que la mobilisation contre la Loi Macron. Les élu-e-s du Front de gauche-Gauche citoyenne du Conseil départemental soutiennent la mobilisation des salariés du Puy-de-Dôme et demandent le retrait de la loi Macron.

Considérant qu’elle prive de leurs droits et de la défense de ces droits les travailleurs : détachés touchant moins que le smic, travaillant le dimanche, sans repos hebdomadaire, avec des journées sans limites d'heures

Considérant que la loi Macron signe la mort programmée des accords collectifs au profit d’un accord à l’amiable entre patron/salarié sans référence nécessaire au code du travail, abandonnant la consultation des élus du personnel lors du licenciement de moins de 10 salariés;

Considérant qu’elle facilite la transgression du code du travail par le patronat en proposant un « référentiel de condamnations forfaitaire » qui permettra de prendre l'exacte mesure « coût-bénéfices » de cette transgression ;

Considérant qu’elle favorise le « transfert au secteur privé », soit la privatisation d'entreprises sensibles comme le GIAT, Groupement Industriel des armements terrestres, les aéroports, sans oublier la privatisation d'étages entiers de nos hôpitaux à des fins de tourisme médical ;

Considérant enfin qu’elle contourne les règles de protection de l’environnement, allégeant les contrôles et la prévention des risques qui réglementent les projets de constructions dans nos zones touristiques ;

Considérant qu’elle délégitime le tribunal administratif, en refusant le versement d’indemnités ou la réintégration dans l’entreprise lors d'un licenciement jugé injustifié ;

Considérant qu’avec cette loi, l'ordonnance gouvernementale prévaudra désormais sur le vote parlementaire, qu'il s'agisse du droit du travail, de privatisations ou de l'environnement, le gouvernement ayant obtenu de légiférer 23 fois par ordonnance sur l'ensemble de ces sujets, et constitue un déni de démocratie qu'il est bon de refuser ;

Nous demandons l’abandon de la loi Macron, au nom des valeurs fondamentales de notre République, dernier rempart contre le désintérêt grandissant des citoyennes et les citoyens pour la chose politique, contre la croissance de la précarité.

La politique, c'est la transparence ! Non ? (suite 1)
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
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23 avril 2015 4 23 /04 /avril /2015 22:24
François la gaffe ?

Jean Ortiz, universitaire - Jeudi, 23 Avril, 2015 - Humanite.fr

 

Nos lecteurs réguliers se souviennent de notre article :

« http://lhumainavanttoutcantondepontduchateau.over-blog.com/2015/04/le-temps-du-deshonneur-speciale-dedicace-aux-responsables-socialistes-de-lempdes-pont-du-chateau-du-puy-de-dome.html »

Article où nous interpellions les responsables socialistes de Lempdes, du canton de Pont du Château, du département du Puy de Dôme.

Est-il surprenant que nous n'ayons toujours pas de réponses ? Notre électorat s'en souviendra le moment venu ! Comme dit le sage " On peut mentir tout le temps à une personne mais on ne peut pas mentir tout le temps à tout le monde ! "

Mesdames, messieurs les social-traîtres ne l'oubliez pas !

 

 

François la gaffe ?

Une tribune de Jean Ortiz, universitaire.

François Hollande aurait gaffé en assimilant les communistes aux fascistes (pour faire court).

Non, non, mille fois non, il a été sincère.

Il renvoie l’extrême droite et le PCF, assimilé à « l’extrême gauche », volontairement dos-à-dos, et... balle au centre.

Cette théorie de l’équidistance, des « deux totalitarismes », fait florès chez tous les gestionnaires joyeux, zélés, loyaux, nouveaux et anciens convertis, apostasiques, du capitalisme, du CAC 40, de la valse des profits, de la corruption structurelle, des travailleurs kleenex, de la marchandisation galopante, de l’horreur libérale.

Remercions François Hollande de ce parler-vrai. Il y a belle lurette qu’il a passé sa pseudo-gauche à droite et que les socionéolibéraux ont renoncé à remettre en cause le capitalisme, qu’ils présentent comme un véritable état de la nature, comme le meilleur (ou le moins pire) des mondes possibles.

L’histoire de la social-démocratie, devenue sociolibérale, démontre que son principal objectif reste d’affaiblir, de discréditer, de faire taire tous ceux qui veulent une rupture avec le système d’aliénation et d’exploitation ; et ainsi se débarrasser de toute alternative vers un socialisme du 21ième siècle, un « écosocialisme », peu importe l’appellation.

L’objectif est de rendre éternel le bipartisme, cette « dictature molle », où l’on se passe la balle à tour de rôle sans marquer des buts contre le système prédateur, liberticide, affameur. Il est présenté comme « le seul possible » et peut ainsi continuer à détruire les hommes et la planète au nom de la « libre entreprise », de la « liberté du marché », du « pragmatisme »...

Aujourd’hui, on appelle la trahison « pragmatisme », « réalisme »... La « novlangue » a du mal à cacher la perversion de la sémantique et des valeurs de gauche.

Mais que faisons-nous dans cette galère ?

Le fils de résistant étranger que je suis crie sa colère.

Larguons les amarres ! Refusons d’être malgré nous « socialo-dépendant », assimilés à cette politique politicarde cradingue, aux relents d’égout, de collaboration de classe, de capitulation devant les maîtres et les saigneurs du monde.

 

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