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17 mars 2015 2 17 /03 /mars /2015 21:33
Les 5 premiers sites "jihadistes" ont été bloqués par le ministère de l'Intérieur lundi Capture d'écran

Les 5 premiers sites "jihadistes" ont été bloqués par le ministère de l'Intérieur lundi Capture d'écran

Le député Urvoas va présenter jeudi en conseil des ministres un projet de loi visant à renforcer énormément les pouvoirs des services de renseignement français. Sous prétexte de prévention du terrorisme, ce texte se révèle vraiment très intrusif.

Le détail du projet de loi est présenté dans Le Figaro du jour, qui a eu accès au texte. Le cœur du document présente les nouveaux pouvoirs et dispositifs techniques auxquels auront accès les agents du renseignement, sans passer par l’aval d’un juge. Et ils sont impressionnants. En matière d’écoutes, les agents auront désormais le droit de placer des mouchards dans les lieux privés, véhicules, data center ou ordinateurs, pour intercepter les conversations ou ce qui est en train d’être exécuté ou écrit sur une machine. En plus de l’accès aux SMS, emails et autres fadettes. Les agents pourront également placer des dispositifs permettant de géolocaliser en temps réel des véhicules et des objets. Toujours plus intrusifs, les agents de renseignements pourront se servir d’outils, appelés IMSI catcher (International Mobile Subscriber Identity), sortes d’antennes téléphoniques qui permettent d’aspirer autour d’elles le trafic de téléphonie mobile comme de suivre les mouvements des propriétaires de téléphones.
Tous ces nouveaux moyens pourront être mis en œuvre sans l’aval d’un juge.  C’est le Premier ministre qui aura le droit de regard final, mais selon l’urgence, il ne pourra donner son accord qu’à posteriori. Les données collectées seraient conservées entre 1 et 5 ans selon les cas.

 

Des terroristes mais pas que…

Evidemment, suite aux attaques de ce début d’année, c’est la prévention du terrorisme qui est mise en avant. Preuve en est, les prisons, où se sont radicalisés les derniers jihadistes qui sont passés à l’acte en France, vont se voir dotées d’équipements de brouillage des télécommunications afin d’empêcher l’usage des téléphones portables ou talkie-walkie introduits illégalement en cellule. Pourtant, ces nouveaux moyens confiés aux services de renseignements français sont loin de ne concerner que les enquêtes pour terrorisme. Les ministères qui pourront ordonner de telles écoutes sont la Défense, l’Intérieur, mais aussi l’Economie et les Finances, notamment pour préserver les « intérêts économiques et scientifiques majeurs » comme dans le cadre de « violences collectives pouvant porter atteinte à la paix publique ».

 

La responsabilité des opérateurs privés

« 90 % de ceux qui basculent dans les activités terroristes le font après avoir fréquenté Internet » martèle régulièrement le ministre de l’Intérieur, pointant d’un doigt  accusateur le Web, pourtant également fréquenté par 90 % des Français… Ainsi le projet de loi entend impliquer fortement les intermédiaires techniques, c'est-à-dire les fournisseurs d’accès à Internet mais aussi les services et les contenus. Orange, Numéricâble, mais aussi Youtube, les réseaux sociaux et les moteurs de recherches vont devoir eux-mêmes surveiller les comportements de leurs utilisateurs et transmettre aux services de renseignements les cas suspects. Toujours sans passer par un juge…
On en arrive à des textes d’un flou consommé : « la consultation habituelle de sites Internet appelant à la commission d’actes de terrorisme » peut constituer une « entreprise individuelle de terrorisme ».  La France se met ainsi à la détection automatique des suspects, digne de la NSA, mais sous-traitée à des opérateurs privés. D’autant plus que l’Etat veut exiger aux fournisseurs de services les clés de chiffrement, ce qui permettrait de lire sans effort les conversations privées. De quoi bafouer totalement le droit fondamental du secret des correspondances sur Internet. Un sujet, comme celui de la durée de conservation des données personnelles, qui risque de heurter la Cour de justice de l'Union européenne.

 

La Quadrature du Net : « Alors que la loi sur le renseignement était annoncée comme une grande loi permettant de protéger les droits fondamentaux, l’instrumentalisation sécuritaire des événements meurtriers de janvier risque d'aboutir à une incroyable dérive du gouvernement en matière de surveillance des citoyens. La Quadrature du Net appelle les citoyens et les députés à y résister. [...] Pour garantir les droits fondamentaux face à cet arsenal de mesures d'intrusion, de surveillance et de profilage, le gouvernement ne prévoit qu'une commission consultative, aux pouvoirs limités, ne permettant des recours qu'a posteriori et sans garanties réelles pour les citoyens.»

Renseignement : une loi très suspecte !
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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 19:49
Olivier Dartigolles, porte parole du PCF - Mardi, 24 Février, 2015

 

L'image lisse que le Front national et Marine Le Pen tentent de se construire ne cesse de se fissurer dans la campagne des départementales. Les déclarations nauséabondes, racistes, et appelant à la violence se multiplient sur les blogs et les comptes des réseaux sociaux de candidats du Front national. La véritable nature du FN réapparait. Ainsi, Fabien Rouquette et Michèle Boisset, candidats dans le canton de Narbonne 2 appellent les « Socialistes, Communistes et musulmans » à faire « Un geste pour la planète : suicidez-vous ! ». « Hihi, un beau rêve » s'autorise même à commenter la candidate FN *. D'autres candidats dans le canton voisin appellent à des « battues contre les arabes »… Ce n'est plus supportable.

 

 

Le Front national n'est pas « anti-système », il est « pro-haine » (Olivier Dartigolles, PCF)

La banalisation et l'ultra-médiatisation du Front national libèrent totalement une parole répugnante, ordurière et violente. Chacun est aujourd’hui devant ses responsabilités et doit regarder la réalité en face : le Front national n'est pas « anti-système », il est « pro-haine ». Marine Le Pen répond que ses candidats ne « sont pas des professionnels de la politique ». Il faut probablement entendre par là qu'ils n'ont pas sa technique pour cacher la véritable nature raciste de son parti.

La foire à la haine des musulmans, des juifs ou des hommes et femmes engagés à gauche doit cesser. Nous appelons les hommes et femmes de ce pays à se mobiliser contre les ennemis de la République.

 

 

Le Front national n'est pas « anti-système », il est « pro-haine » (Olivier Dartigolles, PCF)
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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 21:01
Le ministre de l'Economie et de l'Industrie, Emmanuel Macron (g) et le Premier ministre Manuel Valls, à l'Assemblée nationale Photo Alain Jocard/AFP

Le ministre de l'Economie et de l'Industrie, Emmanuel Macron (g) et le Premier ministre Manuel Valls, à l'Assemblée nationale Photo Alain Jocard/AFP

Manuel Valls a annoncé mardi devant l'Assemblée nationale qu'il engageait sa responsabilité sur le projet de loi Macron, qui sera donc considéré comme adopté en première lecture si une motion de censure ne renverse pas le gouvernement.

Faute de majorité dans son propre camp, le gouvernement s'apprête à commettre un véritable coup de force pour faire passer la loi Macron.  « Le recours au 49.3 montre qu'il n'y avait pas de majorité de gauche pour soutenir une politique d'inspiration libérale », s'insurge le frondeur Laurent Baumel. 

Manuel Valls, a expliqué qu'il faisait ainsi jouer l'article 49-3 de la Constitution, car il ne voulait pas prendre « le risque d'un rejet » de ce texte, sur lequel la majorité était « incertaine ». Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone (PS) a ensuite suspendu le débat dans l'attente du dépôt d'une motion de censure de l'UMP. M. Valls a expliqué avoir été autorisé par le Conseil des ministres, réuni en urgence sous la présidence de François Hollande à 14H30 mardi, à engager la responsabilité de son gouvernement sur ce texte dont les dispositions sont, selon lui, « essentielles pour relancer la croissance » et « lever un certain nombre de blocages dans notre économie ».

Loi Macron : sans majorité libérale Valls passe en force avec l'article 49-3 !

André Chassaigne avait prévenu ce matin même dans les colonnes de l'Humanité : « Des voix sont venues de tous les camps de la gauche pour exprimer leur refus du parti pris libéral. C’est encourageant. C’est la première fois que des députés socialistes, en particulier, s’expriment avec autant de détermination. Un véritable front du refus s’est dessiné avec des convergences qui n’avaient jamais, depuis 2012, été aussi loin à l’Assemblée. On verra le résultat du vote aujourd’hui, mais un vent s’est levé et devrait s’amplifier. »

L'article 49-3 n'a plus été utilisé depuis Dominique de Villepin avec le Contrat première embauche (CPE) en 2006. Il ne peut être utilisé que sur un projet de loi budgétaire, ou, une fois par an seulement, sur un autre texte comme la loi Macron. La tension est montée d'un cran en fin de matinée lorsque Manuel Valls avait affirmé, à la surprise générale, devant le groupe PS « qu'à ce stade, la loi ne passe pas ». Si certains responsables socialistes s'attendaient à un vote serré, personne ne doutait que le texte serait in fine adopté.

Mais cet optimiste avait été douché en début de matinée par les déclarations de frondeurs, comme Christian Paul, selon lequel « plusieurs dizaines de députés PS » n'allaient pas voter la loi. Selon un autre frondeur, Mathieu Hanotin, « de 25 à 30 députés PS » s'apprêtaient à voter contre et d'autres à s'abstenir, principalement à cause de l'extension du travail dominical.

En outre, la grande majorité des députés écologistes devaient voter contre, de même que les députés Front de gauche opposés à un texte « archaïque et rétrograde ». A droite, « 97 à 98% » des députés UMP devaient voter contre, selon M. Jacob. En revanche, une courte majorité des députés UDI devraient soit s'abstenir, soit voter pour.

Le groupe socialiste compte 288 députés, l'UMP 198, l'UDI 30, les écologistes et radicaux de gauche 18 chacun, le Front de gauche et ses alliés d'outremer 15, et neuf députés ne sont inscrits à aucun groupe.

Si la droite, UMP en tête, a concentré l'essentiel de ses attaques sur la réforme des professions réglementées du droit, dont les notaires, la gauche s'est divisée principalement autour de l'extension du travail dominical, décriée comme une « régression » sociale par Martine Aubry, des nouvelles règles de licenciements collectifs ou de la réforme des prud'hommes.

La création, par décret, de « zones touristiques internationales » où les commerces pourront être ouverts en soirée jusque minuit et tous les dimanche, a aussi irrité la maire PS de Paris Anne Hidalgo.

Sans bouleverser les volets phares du texte, le gouvernement avait accepté des modifications souvent souhaitées par le rapporteur général Richard Ferrand (PS) ou les rapporteurs thématiques, comme sur le mécanisme d'encadrement des tarifs des notaires, la réforme du permis de conduire ou la liberté laissée aux élus d'autoriser l'ouverture des commerces jusque 12 dimanches par an.

Le Premier ministre Manuel Valls est l'invité du 20 heures de TFI ce mardi pour répondre aux questions sur l'engagement de la responsabilité du gouvernement sur le projet de loi Macron, a indiqué la chaîne. Manuel Valls a annoncé mardi devant l'Assemblée nationale le recours à l'article 49-3 de la Constitution sur le projet de loi Macron, qui sera donc considéré comme adopté en première lecture si une motion de censure ne renverse pas le gouvernement. Le débat sur la motion de censure déposée par le groupe UMP devrait avoir lieu jeudi soir.

Manuel Valls et François Hollande ont décidé de passer au-dessus du débat parlementaire.  

Un coup de force s'est immédiatement insurgé Patrick Le Hayric, directeur de l'Humanité et député au parlement européen !

Loi Macron : sans majorité libérale Valls passe en force avec l'article 49-3 !
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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 22:08
Loi Macron : l'Assemblée vote l'extension du travail dominical !

Samedi, 14 Février, 2015 - Humanite.fr

 

Les députés français ont voté ce samedi l'extension du travail du dimanche et en soirée pour les commerces [Députés socialistes, où sont passées vos valeurs ? Ndlr], deux volets parmi les plus contestés de la « loi Macron ».

Le Front de gauche et plusieurs députés frondeurs socialistes ont voté contre.

Cette partie du texte présenté par le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, a été adoptée à l'issue d'un long débat dans lequel l'aile gauche du groupe socialiste a été en pointe contre cet assouplissement du travail dominical. Le nombre de dimanches d'ouvertures des commerces, actuellement de cinq par an, pourra désormais varier « entre 0 à 12 ».
Des amendements visant à supprimer l'article proposant douze dimanches d'ouverture ont été rejetés par 34 voix contre 21. Le groupe Front de gauche notamment a voté pour ces amendements rejetés massivement par le groupe PS.
Des « frondeurs », soutenus par des élus municipaux PS de Paris, ont défendu en vain d'autres amendements visant à rendre aux élus locaux l'initiative de demander la délimitation d'une zone. La maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, a qualifié samedi, dans un communiqué, de « recul démocratique » le fait que sa demande d'un avis conforme du maire pour la création de ZTI n'ait pas été retenue.
Les autorisations d'ouverture dominicale seront prises après avis du conseil municipal jusqu'à cinq, puis, à partir de ce nombre, après avis de l'intercommunalité. Les salariés devront alors être volontaires et payés double. 
Le texte crée des « zones touristiques », « zones commerciales » et « zones touristiques internationales » (ZTI) à délimiter par décret, où les commerces pourront être ouverts le dimanche. Les zones commerciales remplacent les actuels périmètres d'usage de consommation exceptionnelle (PUCE) mis en place par la loi de 2009 sur le travail dominical.

Travail de nuit

Dans les ZTI, le travail le soir, jusqu'à minuit, sera également autorisé. Il sera payé double et les frais de retour et de garde des enfants seront pris en charge par l'employeur. Les commerces de gares connaissant une grande affluence pourront également ouvrir le dimanche. Des compensations sont prévues qui seront arrêtées par accord de branche, d'entreprise ou territorial. De plus, les employeurs devront aménager le temps de travail des salariés travaillant le dimanche pour leur permettre d'exercer leur droit de vote lors des élections.

Le groupe PS a majoritairement adopté les articles composant ce volet, sauf, là encore, plusieurs députés de l'aile gauche et le Front de gauche.  « C'est une marchandisation des relations sociales », a dit le député socialiste « frondeur » Pascal Cherki. « C'est un recul de société », a renchéri Jacqueline Fraysse, du Front de gauche.
Un autre « frondeur », Laurent Baumel, a proposé au ministre de revenir sur les douze dimanches. Emmanuel Macron lui a opposé une fin de non-recevoir. « C'est l'expression d'une forme de technocratie éclairée face à des parlementaires », a dit à Reuters Laurent Baumel.
Le ministre a défendu sa réforme en soulignant qu'elle « systématisait et harmonisait les règles de compensation de manière très protectrice pour les salariés ». « La règle du volontariat est formalisée », a fait valoir Emmanuel Macron. « C'est une approche pleinement, socialement, démocrate. Ce texte, ce n'est pas l'abolition des règles. » L'examen en première lecture par les députés de son projet de loi devrait se terminer dimanche pour permettre à l'Assemblée de se prononcer mardi par un vote solennel sur tout le texte. « Si rien ne bouge politiquement d'ici mardi, un certain nombre d'entre nous votera contre » l'ensemble du texte, a menacé Laurent Baumel.

Tout le monde parle de la loi MACRON mais personne n’en parle comme Gérard FILOCHE. Depuis des semaines, il est en guerre contre « cette loi régressiste, la pire loi que la gauche ait proposée ». Selon des sondages, une majorité de Français y serait pourtant favorables. Militant socialiste et ancien inspecteur du travail, Gérard Filoche était dans LÀ-BAS HEBDO le 21 janvier. Emmanuel MACRON était dans tous les autres médias.

 

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 22:12
Grèce, Espagne  la vague : La France « patrie des droits de l’homme », c’est fini ?

Du moins si l’on suit les déambulations de Manuel Valls en Chine. Business is business, le Premier ministre a invité les milieux d’affaires à venir remplir leur cagnotte dans l’Hexagone. En échange, une promesse : en France, il est facile de licencier, l’emploi est moins protégé qu’en Allemagne, le temps de travail plus élevé.

La compétitivité sur le dos des salariés, voilà ce que le gouvernement « vend » aux milliardaires chinois. La dégringolade sociale pour programme ! Ni la victoire de Syriza en Grèce ni l’ampleur de la marche pour le changement, organisée par Podemos en Espagne ne font transiger le gouvernement sur ses choix économiques. Manuel Valls va, répétant cette incongruité : « La loi Macron est de gauche. »

L’austérité pour programme a pourtant fait grimper la dette grecque de 94 % à 175 % du PIB en cinq ans. Un remède pire que le mal, que la majorité veut continuer d’inoculer à toute force. Mais, comme l’argumentaire austéritaire s’assèche, elle essaie le chantage. « Il n’y a rien de pire que de se diviser à un moment où l’on sent que tout peut basculer », a menacé Jean-Christophe Cambadélis, lors d’une réunion des secrétaires de section du PS.

Oui, tout peut basculer. Mais depuis l’élection de Syriza, il n’est pas écrit que le virage se prenne à droite. Après la victoire du parti anti-austérité en Grèce, le peuple antilibéral était au rendez-vous en Espagne. Ces mouvements, rassemblements des humiliés, des appauvris, des révoltés, des solidaires, participent du renouvellement des pratiques démocratiques. Ils prouvent que la voix des peuples peut s’imposer dans le débat politique. La vague d’un autre possible se lève et elle est déjà assez puissante pour que les partisans de l’austérité ne puissent pas s’y opposer frontalement.

Le grain de sable est dans la machine européenne, et en France ?

A l'occasion des prochaines élections départementales,avec vous, nous allons mettre un tas de sable dans la machine !

 

 

Grèce, Espagne  la vague : La France « patrie des droits de l’homme », c’est fini ?
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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 22:13
Élections départementales dans le canton de Pont du Château : le Front de Gauche en sera !

Dans quelques semaines se tiendront des élections départementales.

Aujourd'hui, beaucoup de notre vie quotidienne dépend de décisions qui sont prises au niveau départemental : collèges, action sociale (RSA, APA,..), petite enfance, voirie, logement, culture,..

C'est très concret pour nos vies.

Il s'agit donc d'une élection de grande importance, car le « vivre ensemble » auquel nous aspirons dépend beaucoup des politiques qui sont et seront menées dans notre département.

Or ces politiques sont menacées :

• Menacées par l'austérité exigée par le gouvernement qui vient de supprimer 11 milliards de subvention aux collectivités.

• Menacées par la droite revancharde et l'extrême droite qui surfe sur la haine.

• Menacées par la réforme des collectivités décidée par le gouvernement. En effet, le projet de réforme des collectivités porté par le gouvernement porte un coup décisif à deux briques importantes de la vie démocratique de notre pays : les communes et les départements.

Présentée par le gouvernement comme la poursuite de la décentralisation, c'est tout le contraire qui est en train de se mettre en œuvre : une recentralisation autoritaire.

Les élections départementales seront l'occasion de s'opposer fermement à ce recul démocratique.

 

Pour représenter le Front de Gauche à ces élections dans le canton de Pont du Château, Michel BOUCHET, enseignant retraité et responsable syndical, sera associé à Marie-Joëlle DUMONT, adjointe au maire de Pont-du-Château, chargée de la jeunesse.

Ils auront respectivement pour remplaçants Michel PAYS, enseignant, conseiller municipal de Pont-du-Château et Rosemonde Wojciechowski, syndicaliste.

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 19:41
 Les Chantiers d’espoir : redonner des couleurs à la gauche

Convaincus qu’une alternative est possible, 500 personnalités de la gauche politique, sociale, associative, syndicale, intellectuelle ont signé un Appel pour reconstruire une perspective commune.

 Les Chantiers d’espoir : redonner des couleurs à la gauche

Cette initiative résulte d’un travail conjoint entre militants politiques, du Front de gauche, d’Europe écologie les Verts, de socialistes affligés ainsi que de Nouvelle donne, d’altermondialistes et militants des sans, de syndicalistes, associatifs, personnalités du monde culturel, intellectuels.

Pour tous, il y a un même refus de laisser les responsables politiques au pouvoir mener le pays dans le mur ; tous veulent dépasser la résignation ; tous croient aux valeurs d’égalité, de justice de solidarité dont la gauche est porteuse ; tous se prononcent pour un autre partage des richesses et des ressources, une transition écologique, l’égalité entre les individus, la construction d’une vraie démocratie. Tous disent « qu’il est possible de faire autrement en dessinant les mesures urgentes de transformation sociale et écologique que mettrait en œuvre un gouvernement qui ne renonce pas face à la finance ».

Un appel, large, des 500 premiers signataires, a été publié sur Médiapart. On y retrouve les premiers responsables du PCF, d’EELV, du PG, d’Ensemble, de Nouvelle donne, mais aussi des militants comme Isabelle Atard, Liem Hoang Ngoc et Philippe Marlière des socialistes affligés, Frédéric Hocquart conseiller de Paris PS, de nombreuses personnalités telles que Caroline De Haas, Jean Auroux, Annie Ernaux, Philippe Meirieu, Gérard Aschieri, Susan George, Bernard Cassen, Robert Guédiguian, Jean Pierre Dubois, Marie Jean Sauret, Roland Gori....

L’Appel tient compte de l’attentat contre Charlie, de la mobilisation du 11 janvier. On a assisté en effet à une formidable mise en mouvement citoyenne, suite aux attentats, et cette mobilisation ne doit pas rester sans suites. Les enjeux du vivre ensemble, de la fraternité, de l’égalité et de la laïcité sont essentiels pour rendre possible une véritable république, une société plus juste et plus démocratique. Une question a émerge avec force des rassemblements qui ont eu lieu : dans quelle société voulons-nous vivre ? Donc le travail envisagé à travers les Chantiers de l’espoir paraît plus nécessaire que jamais.

Les suites de cet appel ? D’abord d’élargir encore l’appel (voir le lien ci-dessous) ; et puis il est proposé de susciter, vite, des rencontres partout en France, dès début février, pour tracer ce nouveau chemin commun.

Il va s’agir d’échanger, d’inventer ensemble un projet, une stratégie pour mettre un coup d’arrêt à la droite et l’extrême droite. Au plan national. Au plan départemental (vous savez que vous pouvez compter sur le Front de Gauche du canton de Pont-du-Château pour cela).

Et, comme dit l’appel, « de redonner des couleurs, de la saveur et du tranchant aux valeurs d’égalité et de liberté, de faire émerger une alternative à gauche porteuse d’une politique citoyenne, féministe, écologiste et solidaire »


 

 Les Chantiers d’espoir : redonner des couleurs à la gauche
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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 23:47
Prolonger le mouvement citoyen du 11 janvier !

À l’égal de grands moments de son histoire, le peuple français s’est dressé uni pour crier « Même pas peur ! » aux fanatiques assassins, pour clamer aussi son attachement à la liberté de critiquer, de s’exprimer et de polémiquer.

La dignité et le respect pour ceux qui sont tombés l’ont emporté partout… sauf à Beaucaire. Le 11 janvier restera dans notre histoire pour cela, pas pour la cohorte de dirigeants étrangers – pour certains massacreurs et censeurs à souhait, comme Benjamin Netanyahou, Ali Bongo, Viktor Orban ou le Premier ministre turc. Mais désormais, il faut savoir que faire de cet élan.

Déjà, les spécialistes de l’amalgame, les pourfendeurs de l’immigration, les agitateurs de paniques sont à l’œuvre. Marine Le Pen ainsi a ouvert l’échoppe de la haine, avec la peine de mort en tête de gondole. Prenant prétexte des mesures de sécurité nécessaires, des ténors de l’UMP veulent mettre en place des lois qui écorneraient les libertés, comme si résister aux terroristes était réaliser leur souhait le plus vif.

Les jours qui viennent mettront aux prises les humanistes, les républicains, aux croisés de la guerre des civilisations. L’usage même du mot guerre mériterait d’être soigneusement soupesé…

Désormais, les grands sujets sont sur la table. La République doit s’établir sur des faits, des actes et non seulement sur un triptyque gravé sur ses frontons. Elle ne sera solide qu’à la condition que cessent les discriminations, les suspicions, les relégations, les misères, les inégalités. Sans cela, elle court le péril de devenir un songe creux, rejetée par ceux qu’engloutissent les frustrations, les mises à l’écart, les souffrances. La citoyenneté ne peut être réduite à l’addition de communautés, séparées par des parois étanches. La France doit devenir la promotrice dans le monde d’un nouvel ordre qui bannisse ces interventions impérialistes qui ont semé les germes du terrorisme, celles d’Irak et de Libye notamment. La liberté d’expression ne doit pas rester une fleur de rhétorique pour ceux qui la découvrent après le massacre, mais étaient prêts à laisser cre­ver ce journal qui, comme tous les titres de la presse rebelle et indépendante, était menacé dans son existence. Le pluralisme ne peut plus rester lettre morte.

Les progressistes ont du pain sur la plan­che pour que cette vague populaire porte ses fruits. Ainsi, pourra-t-on assurer avec Pablo Neruda : « Ils pourront couper toutes les fleurs mais ils n’empêcheront pas le printemps » !

 

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25 janvier 2015 7 25 /01 /janvier /2015 22:01

Nous avions prévu de parler ce soir des élections départementales, mais l'actualité en provenance du pays qui inventa la démocratie nous enclin plutôt à donner la parole à notre amie Rosa Moussaoui de l'Humanité :

Photo Orestis Panagiotou/AFP

Photo Orestis Panagiotou/AFP

Avec autour de dix points d’avance sur Nouvelle démocratie, Syriza incarne l’aspiration des Grecs 
à la dignité, après cinq années de mise sous tutelle par la troïka.
 
Athènes (Grèce), envoyée spéciale. Il y avait hier soir à Athènes quelque chose de léger dans l’atmosphère, qui éclairait les visages et réchauffait les cœurs. Après cinq années de calvaire social, de gâchis économique et de tutelle politique, le peuple grec a exprimé un rejet sans appel des politiques d’austérité qui ont laissé le pays exsangue. Ils ont placé leurs espoirs bien à gauche, en offrant une victoire historique à Syriza. Avec 35,5 à 39,5 % des suffrages, selon les premiers sondages à la sortie des urnes, le parti d’Alexis Tsipras devance de plus de dix points la Nouvelle Démocratie du premier ministre conservateur Antonis Samaras (23 à 27 %), sévèrement sanctionné.
 
Si les électeurs ont entendu l’appel de Tsipras à donner à la gauche anti-austérité un mandat clair, une ombre terrible plane, comme au printemps dernier, sur ces élections, c’est le score des néonazis d’Aube dorée, qui disputent la troisième place aux libéraux de To Potami (6,4 à 8 %). Concurrencés par Syriza, les communistes du KKE maintiennent leur base électorale et devraient être représentés au Parlement, avec 4,5 à 5,7 %. Les sociaux-démocrates du Pasok, eux, paient au prix fort leur participation à la coalition d’Antonis Samaras (4,2 à 5,2 %).
 
Il y a dans ce scrutin dont les résultats résonnent sur tout le continent un irrépressible élan de dignité. Par-delà les clivages politiques et les bulletins choisis dans l’isoloir, tous les électeurs rencontrés hier nous ont fait part du sentiment d’humiliation créé par la mise sous tutelle du pays par la troïka (Banque centrale européenne, FMI, Commission européenne). Dans le laboratoire grec, les politiques de privatisation, de démantèlement du droit du travail, de précarisation, de compression des dépenses sociales ont provoqué une véritable crise humanitaire, sans pour autant alléger le fardeau de la dette, passé de 115 % du PIB en 2009 à 175 % aujourd’hui. Dans ces conditions, comment les Grecs auraient-ils pu acquiescer aux exhortations déplacées à consentir encore de nouveaux «  sacrifices  » ?
 
En prônant la renégociation et l’effacement partiel d’une dette non viable, Alexis Tsipras est paradoxalement apparu comme le responsable politique le plus réaliste. « J’ai l’espoir que ma patrie se libère de la dictature des marchés. Les Grecs ne sont pas les profiteurs paresseux décrits pour justifier le choc d’austérité que nous avons subi. Les responsables de cette faillite sont les usuriers qui se font de l’argent sur la dette. Unies, les forces de gauche peuvent ouvrir un autre chemin, non seulement pour la Grèce, mais pour toute l’Europe », nous confiait hier Kostas Katramanos, un habitant de Petroupoli, dans la banlieue d’Athènes. Ancien cadre de l’industrie pharmaceutique, passé par trois interminables années de chômage, il a vu ses revenus divisés par trois depuis 2011. En votant pour Syriza, cet ancien électeur du Parti communiste grec (KKE) dit aussi vouloir « mettre fin à la trahison de ceux qui ont vendu la Grèce à vil prix ». C’est sans doute là l’une des clés de cette victoire de la gauche anti-austérité. Elle a su promouvoir de nouveaux visages, qui tendent un cruel miroir aux vieux responsables politiques jugés corrompus, dogmatiques et serviles face aux injonctions de la troïka.
 
Après cette large victoire, pour Syriza et pour Alexis Tsipras, le plus difficile commence aujourd’hui. La gauche s’est engagée à former, qu’elle dispose ou non de la majorité absolue au Parlement, « un gouvernement de tous les Grecs ». Avec une extrême droite tapie en embuscade, la gauche anti-austérité n’a pas le droit à l’erreur. Dans les bureaux de vote d’une école d’Ambelokipi, près du stade de football qu’occupe le Panathinaikos, les militants d’Aube dorée pariaient déjà, hier, sur l’échec. « Tsipras ne fera rien pour les pauvres, pour ceux qui ont vu leurs retraites et leurs salaires amputés. Le seul espoir pour nettoyer la Grèce des immigrés, sortir de l’euro et retrouver les fondements de notre civilisation chrétienne, c’est Aube dorée », écumait Hélène, une nostalgique de la dictature des colonels, entrée dans l’organisation néonazie il y a cinq ans, alors qu’était entériné le premier plan d’austérité.
 
Guetté à Bruxelles et à Berlin, attendu au tournant par ses adversaires politiques autant que par une partie de l’oligarchie qui redoute ses promesses de justice sociale et fiscale, Alexis Tsipras espère pouvoir compter sur la mobilisation du peuple grec pour imposer la renégociation de la dette et rompre avec des choix néolibéraux destructeurs. C’est sans doute là que réside le plus grand défi pour Syriza, jeune parti au fragile enracinement social et militant.
Par-delà les frontières du pays, c’est aussi l’avenir européen d’une gauche capable de se confronter aux forces de l’argent qui se joue sur la scène grecque. Les attentes sont immenses, la tâche est prométhéenne.
25 janvier 2015 : Un souffle d’espoir 
pour tourner la page 
de l’austérité !

Et nous terminerons par la déclaration de Patrick Le Hyaric :

Député, Vice président du groupe de la Gauche Unitaire européenne et gauche Verte Nordique


Les pressions de toutes sortes, les menaces, les chantages, venues du monde de la finance, de la commission de Bruxelles, de la chancelière Allemande ne sont pas parvenues à faire reculer le peuple grec. Nous nous en félicitons. En choisissant nos amis du parti anti-austérité Syriza les citoyens de Grèce viennent de signifier clairement qu’ils rejetaient la potion empoisonnée de « La Troïka », qu’ils aspiraient à retrouver leur souveraineté et à ouvrir un nouvel avenir progressiste. Nous adressons nos plus vives félicitations aux militants de Syriza, et à notre ami Alexis Tsipras. Nos vœux de réussite, mais surtout notre solidarité active. Ils en auront besoin tant va s’ouvrir un violent bras de fer pour leur demander de s’aligner sur les dogmes européens considérés par l’oligarchie comme intangible. L’enjeu est énorme pour chaque citoyenne et citoyen européen. Réussir à briser les chaînes de l’austérité en Grèce, signifierait qu’on peut le faire ailleurs, dans chaque pays européen. Ce serait la voie ouverte pour refonder L’Europe afin de placer l’intérêt général, le bien public; la vie humaine au dessus du seul intérêt des marchés financiers. Elle encourage à poser avec force partout, des collectivités locales jusqu’aux institutions européennes les questions liées à la nature et à la légitimité des dettes publiques et du système bancaire et financier.

Une nouvelle période peut s’ouvrir dans L’union Européenne. La réussite d’un nouveau gouvernement de la gauche alternative nous concerne toutes et tous. Comme parlementaire, avec mes collègues de Syriza au Parlement européen je ne ménagerai aucun effort dans le déploiement de cette indispensable solidarité aux côtés du peuple Grec.


Un maillon de la chaîne austéritaire vient d’être brisé. C’est toute la chaîne qu’il faut maintenant casser !

 

 

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24 janvier 2015 6 24 /01 /janvier /2015 23:12
ELECTIONS DEPARTEMENTALES DES 22 ET 29 MARS : un enjeu très important !

Comme nous vous le disions, les élections départementales sont programmées les 22 et 29 mars prochains.

A moins de deux mois du scrutin, le gouvernement et les médias ne font vraiment pas grand-chose pour sensibiliser les Français sur l’importance de ces élections départementales. Cette attitude n’est pas le fruit du hasard. Elle participe à l'évidence d’un objectif de « dévitalisation » du département initié par les réformes territoriales en cours, alors que tout montre que cet échelon territorial est un atout majeur pour développer la démocratie locale et apporter des réponses publiques essentielles dans le quotidien des populations.

Après les municipales, la droite et l’extrême droite veulent faire de ce scrutin une nouvelle étape de conquête politique, avant les régionales et dans la perspective des échéances nationales de 2017.

C'est pourquoi les candidat-e-s « Front de Gauche » du canton de Pont du Château ont une double exigence politique : mobiliser et rassembler largement dans la campagne en priorisant une dynamique contre la crise et l’austérité, une dynamique pour une réorientation des principaux choix stratégiques du gouvernement actuel, pour qu’au final, la droite et le FN soient largement battus avec un maximum d’élu-e-s porteur de nos ambitions alternatives au libéralisme.

L’élection d’un maximum d’élu-e-s contre l’austérité et pour le progrès social est un enjeu considérable.

En effet, les conseiller-e-s qui seront élu-e-s pour 6 ans (ou moins ?) seront en responsabilité de compétences confirmées dans le domaine social et de la cohésion territoriale. Le département est un moteur essentiel de l’investissement public en France et de l’emploi qui en résulte. C’est plus de 72 milliards d’euros de dépenses dédiées chaque année aux besoins populaires et à la modernisation des territoires.

Dans un esprit profondément démocratique, nous voulons le maintien de la compétence générale du département.

Maintenir le doute sur l’avenir des départements constitue une très grave erreur qui va à l’encontre de la réalité et des besoins qu’expriment nos concitoyens.

Oui, les départements sont utiles. Ils en font la preuve au quotidien par leur accompagnement à tous les âges de la vie, en intervenant sur tous les territoires pour y restaurer l’égalité et les solidarités.

Dans notre canton, les élu-e-s du Front de gauche seront disponibles pour avancer, pour innover, pour être force de proposition avec vous, pour résister, agir et lutter avec vous !

 

 

 

Ce pourquoi nous luttons !

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