Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 juillet 2015 7 05 /07 /juillet /2015 22:51
Maintenant, respectez le "NON" du peuple grec !

Des partisans du "non" au référendum célèbrent leur victoire annoncée, dimanche 5 juillet 2015 à Athènes (Grèce).  (LOUISA GOULIAMAKI / AFP)

Maintenant, respectez le "NON" du peuple grec !

Jusqu'au bout, les sondages ont annoncé un résultat serré. Le camp du « non » a finalement remporté une large victoire lors du référendum, dimanche 5 juillet, alors que les Grecs devaient se prononcer sur de nouvelles mesures d'austérité réclamées par leurs créanciers. Francetv info interprète ces résultats qui précipitent la Grèce, mais aussi l'Union européenne, dans l'inconnu. 

Les négociations avec les créanciers vont-elles reprendre ?

Malgré la victoire du "non", les portes des négociations ne se referment pas. Le gouvernement d'Alexis Tsipras, qui ressort renforcer de ce scrutin, peut entamer de nouvelles discussions avec les membres de la troïka (Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne). Sa position semble davantage évoluer vers la modération - il pourrait négocier un troisième plan d'aide plus favorable à la Grèce en faisant des concessions - que vers la rupture et la sortie de la Grèce de la zone euro. Il souhaite en tout cas la conclusion d'un accord dans les plus brefs délais. "Les négociations qui vont s'ouvrir doivent déboucher très rapidement, peut-être même d'ici 48 heures", a déclaré le porte-parole du gouvernement Gabriel Sakellaridis à la télévision grecque.

Lundi, les directeurs du Trésor de la zone euro ont prévu de se réunir, tandis qu'Angela Merkel et François Hollande réclament un sommet de la zone euro sur la Grèce le lendemain. Les ministres des Finances de la zone euro se réuniront dans la semaine, a annoncé dans la soirée un porte-parole du président de l'Eurogroupe Jeroen Dijsselbloem.

Reste à connaître l'avis des créanciers eux-mêmes. Ceux-ci sont divisés : dans la journée de dimanche, le président du Parlement européen Martin Schulz a évoqué la possibilité d'accorder des prêts d'urgence à Athènes en cas de victoire du "non". Et le ministre des Affaires étrangères italien a déjà tendu une main aux Grecs, sur Twitter : "Maintenant il convient de commencer à tenter à nouveau de trouver un accord. Mais on ne sortira pas du labyrinthe grec avec une Europe faible, qui ne retrouve pas la croissance." Mais la position allemande, elle, est plus dure. De nouvelles négociations avec la Grèce sont "difficilement imaginables", estime Sigmar Gabriel, le ministre de l'Economie allemand.

Les banques grecques vont-elles tenir ?

C'est sans doute la principale menace qui pèse sur le pays. Avec la victoire du "non", en effet, la Banque centrale européenne va-t-elle continuer à alimenter les établissements bancaires grecs en liquidités ? L'institution européenne a maintenu les prêts d'urgence accordés aux banques grecques, mais le 20 juillet, la Grèce devra lui rembourser 3,5 milliards d'euros. Dès dimanche soir, le ministre des Finances Yanis Varoufakis a rencontré les directeurs des banques grecques, sans doute pour évoquer la question.

Selon le porte-parole du gouvernement grec, la Banque de Grèce devait envoyer dès dimanche soir une demande à la BCE, car il y a selon lui "des arguments solides pour faire remonter (le plafond de) l'ELA", l'aide d'urgence aux banques grecques qui sont fermées depuis une semaine et risquent de manquer rapidement de fonds. Cette question est d'autant plus vive que la Grèce sera officiellement en défaut de paiement, le 30 juillet.

Est-ce la fin de la Grèce dans l'euro ?

Cette question est liée, entre autres, à l'attitude de la BCE. En cas de rupture, et pour tenter de recapitaliser des banques à sec, le gouvernement pourrait alors créer des liquidités avec une monnaie "parallèle", les "IOU" (I Owe You). Utiles également pour payer le salaire des fonctionnaires, ces reconnaissances de dette risqueraient de perdre rapidement de la valeur.

Face à l'inflation, les économies des épargnants seraient alors menacés. Sortie de facto de la zone euro, la Grèce pourrait alors revenir à la drachme, même si le ministre des Finances, Yanis Varoufakis, a écarté cette possibilité avant le vote, en rappelant que "les presses ont été détruites". Cette possibilité pourrait toutefois permettre de dévaluer sa monnaie et de relancer les exportations.

L'Union européenne ne prévoit aucun mécanisme de sortie de la zone euro. Mais un "Grexit" de facto pourrait inspirer d'autres pays confrontés à une forte dette, comme le Portugal.

Maintenant, respectez le "NON" du peuple grec !
André Chassaigne : "La France doit opposer son veto à une sortie de la Grèce de la zone euro"

André Chassaigne : "La France doit opposer son veto à une sortie de la Grèce de la zone euro"

Ce soir, le peuple grec a courageusement dit « Non » aux diktats de la Troïka, « Non » à l’Europe de l’austérité générale et absolue, « Non » à l’Europe des financiers. Par cet acte historique et démocratique, ce peuple qu’on appauvrit et qu’on bafoue adresse avec dignité un message de résistance, mais aussi un message d’espoir : une autre Europe est possible ! Une Europe des peuples, juste et solidaire. C’est aussi notre conviction profonde et nous sommes plus que jamais solidaires de ce peuple dont le destin ne saurait dépendre de dogmes issus de l’orthodoxie financière, celle qui brise l’humain au nom de l’équilibre des comptes publics. Devant l’Histoire, devant les peuples français et européens, il est temps pour notre pays de prendre enfin ses responsabilités face à la rigidité dogmatique de Berlin et de Bruxelles. Il revient au président de la République François Hollande de faire entendre une autre voix, celle de la raison et de la solidarité avec le peuple grec. C’est pourquoi, dans la perspective des prochaines échéances et négociations européennes, il lui revient de rappeler qu’il n’hésitera pas à user de son veto en cas de tentative d’exclusion de la Grèce de la zone euro. Il en va de l’honneur de la France : dire « Non » au « Grexit ». 

Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
commenter cet article
29 juin 2015 1 29 /06 /juin /2015 22:59

Spéciale dédicace aux militants socialistes, aux électeurs socialistes, aux sympathisants socialistes : ne vous réfugiez pas dans l'abstention, dans le refus de la politique et des militants politiques sincères et désintéressés !

Non l'heure n'est pas au "tous pourris, tous pareils" !

C'est de la démocratie dans notre pays dont il s'agit !

Lisez le texte ci-dessous et faites-nous part de vos commentaires (puisque c'est le seul Blog du canton qui les autorise !)
 

Philippe Noguès « Le PS s’est droitisé, je suis resté fidèle à mes convictions » !
Entretien réalisé par Frédéric Durand - Vendredi, 26 Juin, 2015 - L'Humanité
 
Philippe Noguès est le premier député socialiste à franchir le pas en quittant le parti. Selon lui, ses amis frondeurs dépensent « une énergie extraordinaire », pour aucun résultat au final.
Parce que « le parti de Jaurès est devenu le parti de Manuel Valls et Emmanuel Macron ».
AFP/Philippe Chérel

AFP/Philippe Chérel

Vous venez de quitter le Parti socialiste, quel a été l’élément déclencheur ?

Philippe Noguès C’est une décision mûrie de longue date. Depuis qu’on avait monté ce mouvement des frondeurs, je disais à mes camarades que je croyais peu à la possibilité de faire bouger les choses de l’intérieur. J’ai voulu jouer le jeu jusqu’au congrès. Le congrès a donné les résultats que j’attendais, avec la prédominance de son légitimisme d’appareil… Ensuite, la loi sur le renseignement, la loi Macron et l’utilisation du 49.3 ont été la goutte d’eau qui a fait débordé le vase. De toute façon, je serais parti avant la fin de l’année.

 

Vous discutez avec d’autres parlementaires PS, que disent-ils ?

Philippe Noguès Nombre d’entre eux partagent mes convictions et le constat que l’on ne mène pas du tout la politique pour laquelle nous avons été élus. Je pense que quelques-uns vont me rejoindre, mais il faut comprendre que, pour beaucoup, l’attachement au Parti reste très fort, et franchir le pas leur est extrêmement difficile. Malgré tout, si nous étions assez nombreux pour former un groupe au Parlement, je pense que ce serait un acte symbolique important.

 

C’est votre objectif ?

Philippe Noguès Non, ce n’est pas le premier objectif. Je veux surtout redonner aux citoyens le goût de la politique. Pour ça, il faut partir des territoires, parce que la création d’un énième parti groupusculaire ne me semble pas de nature à faire progresser la gauche. Dans mon territoire, je vais essayer de nouer des contacts. D’abord, avec les forces politiques, mais aussi lancer des initiatives sur les projets de ma circonscription et de mon département, parce qu’il faut initier un grand rassemblement qui aille au-delà des partis.

 

Il y a des réactions contrastées à votre départ…

Philippe Noguès Oui, je reçois énormément de messages de soutien depuis deux jours, mais aussi des messages plus sévères. Principalement, certains me reprochent de trahir le PS : « Vous avez été élu par des socialistes… » Moi, je réponds que si trahison il y a, ce n’est pas Philippe Noguès, le député, qui trahit. Car je considère que je suis resté fidèle à mes convictions, aux projets que l’on avait ensemble, à mes valeurs. Mais le PS, lui, s’est droitisé, social-libéralisé, et n’a plus rien à voir avec le parti de 2012. Il suffit de demander leur avis à nos électeurs et de regarder les résultats, élection après élection… Aujourd’hui, le PS en tant que structure n’est plus du tout en mesure de rassembler l’ensemble des forces de gauche.

 

Vous auriez pu vous tourner vers le Front de gauche ou les Verts…

Philippe Noguès Quand vous avez milité pendant longtemps dans un parti, pouvoir dire, le lendemain de votre démission, que vous allez adhérer à tel ou tel autre, c’est une nouvelle difficulté. Par contre, je pense qu’il faut que nous ayons des discussions, mais je crois aussi qu’il faut dépasser les partis. Ce système est épuisé et, pour réussir, il faut à tout prix ramener les citoyens à la politique.

 

Du coup, François Hollande ne sera pas votre candidat en 2017 ?

Philippe Noguès Je me vois assez mal aujourd’hui défendre la candidature et faire la campagne de François Hollande après avoir combattu sa politique pendant cinq ans. Même si, malheureusement, on a du mal à voir émerger, pour l’instant, un candidat de gauche crédible pour 2017.

Avez-vous un message à adresser aux frondeurs qui restent au PS ?

Philippe Noguès Nous avions un dîner, mardi soir, je leur ai dit, certes un peu sur le ton de la plaisanterie : « Je vous lance un appel, rejoignez moi ! Le parti de Jaurès est devenu le parti de Manuel Valls et Emmanuel Macron, et je ne crois plus qu’on soit capable de le réformer de l’intérieur. Il est tombé du mauvais côté de la force… » Emmanuel Maurel, Laurent Baumel et bien d’autres dépensent une énergie extraordinaire pour quel résultat ? Gagner 4 ou 5 % en interne et, au final, ça ne change rien !

Je crois qu’il faut qu’on se réunisse avec le Front de gauche et les écologistes pour repenser ensemble une refondation de la gauche, et pas forcément sous une forme similaire à celle des partis classiques…

Philippe Noguès « Le PS s’est droitisé, je suis resté fidèle à mes convictions » !
Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
commenter cet article
27 juin 2015 6 27 /06 /juin /2015 23:31
L’Élysée à portée d’oreilles de la NSA  !
Bruno Odent - Jeudi, 25 Juin, 2015 - L'Humanité

Paris juge « inacceptable » l’espionnage sur les trois derniers chefs de l’État français mais se contente de réclamer le respect d’engagements antérieurs de Washington. Il appelle en même temps à « la mesure ».

L'espionnage de dirigeants français par les États-Unis et la directive européenne « secret des affaires » ont donné du grain à moudre à Maurice Ulrich, journaliste à l'Humanité. Réalisation : Abrahim Saravaki

Les téléphones des trois derniers présidents français ont été placés sur écoute par les services de la NSA, l’Agence nationale de sécurité des États-Unis. Les documents émanant du site WikiLeaks du lanceur d’alerte Julian Assange, publiés récemment par le quotidien Libération, sont sans appel. Aucune des démarches des trois chefs d’État, y compris celles qu’ils auraient souhaitées les plus confidentielles, n’a échappé aux grandes oreilles de Washington.

Après une série de scandales du même type, ces révélations prennent, cette fois, une dimension encore plus explosive et concrète. La preuve est apportée d’actes de barbouzerie systématiques au sommet de l’État par une puissance réputée alliée. « Inacceptable » , a dit le Conseil de défense réuni hier par le président français qui se contente toutefois de s’en remettre à un entretien téléphonique avec Barack Obama pour « rappeler que des engagements avaient été pris » par Washington, en 2013, après de premières révélations sur l’espionnage des télécommunications des Français.

Trop graves, des conséquences doivent être tirées immédiatement d’un tel comportement. À commencer par « stopper toutes les négociations sur le traité de libre échange transatlantique », a déclaré hier André Chassaigne, chef de file des députés PCF/Front de gauche à l’Assemblée.

Paris en appelle au respect des engagements pris par Washington en 2013 quand une première vague de révélations de WikiLeaks avait dévoilé l’ampleur du système d’espionnage des télécommunications des Français par la NSA. Dans le communiqué publié à l’époque, François Hollande et Barack Obama avaient souligné : « Les opérations de collecte de renseignements doivent être encadrées, notamment dans un cadre bilatéral, pour servir efficacement la seule lutte qui vaille, c’est-à-dire la lutte contre le terrorisme. » Sauf à considérer comme légitime de porter des soupçons de terrorisme sur leur personne, l’espionnage des trois derniers chefs de l’État français est en complète contradiction avec cette déclaration solennelle. Jane Hartley, la locataire de l’ambassade des États-Unis, dont le toit semble truffé des instruments d’écoutes les plus sophistiqués derrière un grossier dispositif de camouflage, a été convoquée. Il ne semble surtout pas question pour autant d’en tirer des conséquences plus tangibles. « Il faut qu’on garde la mesure », a aussitôt tempéré hier le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, invoquant « les liens historiques entre les deux pays » et, une fois encore, « le combat commun contre la menace terroriste... »

L'Oncle Sam espionne la France et le pouvoir se couche !

L'Oncle Sam espionne la France et le pouvoir se couche !

Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
commenter cet article
23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 23:26
PHOTO MICHEL GANGNE / AFP. C’est Henry Ford qui a dit un jour : « Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire. 
Car, si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. »

PHOTO MICHEL GANGNE / AFP. C’est Henry Ford qui a dit un jour : « Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire. 
Car, si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. »

Les 350 000 signatures venant parapher le texte lancé par Élise Lucet sont un véritable événement et une force. Mais l’affaire ne peut être du seul ressort des journalistes et des gens les mieux informés. Car le secret des affaires n’est pas une anomalie du système, il en est certainement même l’une des conditions. Les lois du profit et de l’exploitation, pour les appeler par leur nom, le capitalisme dans sa logique la plus profonde ne peuvent faire bon ménage avec la transparence sans révéler leur véritable nature. Qu’en est-il de la mise à genoux des pays les plus pauvres, de la spéculation sur les matières premières, du travail des enfants pour de grands groupes cotés en Bourse, des atteintes sans vergogne à l’environnement, etc. C’est Henry Ford qui a dit un jour : « Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire. Car, si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. » Ce qui n’est pas, soit dit en passant, sans rapport avec la Grèce.

Il y a un loup dans la loi Macron.

 

Le projet de loi actuellement discuté à l’Assemblée nationale contient un amendement, glissé en catimini dans le texte, qui menace d’entraver le travail d’enquête des journalistes et, par conséquent, l’information éclairée du citoyen. Sous couvert de lutte contre l’espionnage industriel, le législateur instaure comme nouvelle arme de dissuasion massive contre le journalisme un « secret des affaires » dont la définition autorise ni plus ni moins une censure inédite en France.

 

Selon le texte, le « secret des affaires » recouvre « une information non publique, qui fait l’objet de mesures de protection raisonnables » et qui a « une valeur économique ». Notre métier consistant a révéler des informations d’intérêt public, il sera désormais impossible de vous informer sur des pans entiers de la vie économique, sociale et politique du pays.

 

Le texte, qui a été préparé sans la moindre concertation, laisse la libre interprétation aux seules entreprises de ce qui relèverait désormais du « secret des affaires ». Autrement dit, avec la loi Macron, vous n’auriez jamais entendu parler du scandale du Médiator ou de celui de l’amiante, de l’affaire Luxleaks, UBS ou HSBC sur l’évasion fiscale, des stratégies cachées des géants du tabac, mais aussi des dossiers Elf, Karachi, Tapie-Crédit Lyonnais, ou de l’affaire Amésys, du nom de cette société française qui a aidé une dictature à espionner sa population. Et on en passe… La simple révélation d’un projet de plan social pourrait, en l’état, elle aussi, tomber sous le coup de la loi Macron.

 

Avec ce texte, un juge saisi par l’entreprise sera appelé à devenir le rédacteur en chef de la Nation qui décide de l’intérêt ou non d’une information. Une disposition spéciale prévoit même que la justice puisse empêcher la publication ou la diffusion d’une enquête. Dans le cas où le journaliste viole ce « secret des affaires », il encourt 3 ans d’emprisonnement et 375 000 euros d’amende. La mise est doublée en cas d’atteinte à « la souveraineté, à la sécurité ou aux intérêts économiques essentiels de la France ». Une triple notion suffisamment vague pour autoriser toutes les dérives liberticides.

 

Même tarif pour les lanceurs d’alerte, les fameuses sources sans lesquelles certaines affaires ne sortiraient pas. Ce texte inacceptable est mis au vote alors même qu’une loi prévoyant le renforcement de la protection des sources des journalistes a été discrètement enterrée l’été passé.

 

Nous, journalistes, refusons de nous contenter de recopier des communiqués de presse pour que vous, citoyens, restiez informés. Et comme disait George Orwell : « Le journalisme consiste à publier ce que d’autres ne voudraient pas voir publié : tout le reste n’est que relations publiques ». C’est pourquoi nous demandons le retrait pur et simple de ce texte.

 

Je signe la pétition

Pour consulter la liste des signataires et signer en ligne, cliquez ici

 

Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
commenter cet article
15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 21:59
Congrès PS : phrases ronflantes et reniement !

À peine séchée l’encre de la motion A qui refuse l’extension du travail le dimanche, que Manuel Valls la déchirait, proclamant à la tribune du congrès socialiste que la loi Macron serait adoptée rapidement.

Ainsi aurait pu se résumer le rendez-vous de Poitiers, à un socialisme Canada Dry et aux phrases ronflantes aussitôt reniées.

Les ténors l’assuraient : la messe était dite et les voix critiques auraient à choisir la trappe ou l’extrême-onction. Mais ces assises ne se concluent pas sur le triomphe du tandem gouvernant et l’alignement en colonne par deux derrière François Hollande.

La tribune d’Arnaud Montebourg et Matthieu Pigasse, un réquisitoire de la politique conduite sur une pente libérale, a fait rentrer la réalité dans l’entre-soi du congrès. Les frondeurs – et même Martine Aubry, pourtant bien atone ces dernières semaines – refusant de poser sur la photo destinée à figurer un parti unanime, leurs critiques et leur annonce qu’ils continueraient à ferrailler au Parlement, la détermination de certains d’entre eux à dialoguer avec les forces de gauche qui cherchent une alternative dessinent des lendemains à la contestation interne.

Jean-Christophe Cambadélis n’en sera pas quitte en brandissant la carotte de « l’alliance populaire » qu’il veut édifier. L’électorat de gauche déserte les urnes, des dizaines de milliers de militants socia­listes votent avec leurs pieds en quittant un parti qui ne leur ressemble plus et c’est le tête-à-queue politique de François Hollande qui aiguise la crise politique et non les indignations qu’il suscite. Rue de Solférino, la boussole a perdu le nord, affolée par l’aimantation que produit le Medef sur ses ministres.

Les urgences que vivent les couches populaires, saisies par les bas salaires, l’injustice sociale et le chômage, imposent aux démocrates de trouver d’autres chemins que l’impasse où nous jettent les hiérarques socialistes !

 

Congrès PS : phrases ronflantes et reniement !

Manuel Valls va engager à nouveau ce mardi la responsabilité du gouvernement, via l'article 49-3 de la Constitution, pour permettre l'adoption sans vote du projet de loi Macron en nouvelle lecture. Les députés front de gauche appellent à la riposte.

Plus d'un millier d'amendements ont été déposés par les députés en vue de l'examen à partir de mardi du projet de loi Macron par l'Assemblée. Mais ceux-ci ne seront pas débattus puisque Manuel Valls va à nouveau avoir recours à l'article 49-3 de la Constitution, qui permet de faire adopter un texte sans vote.

 

Extrait du communiqué des députés Front de gauche :

« Il est temps que la gauche s’insurge contre ces artifices de procédure et mette fin aux postures qui voudraient laisser croire que la politique du gouvernement est différente de celle que mènerait la droite. Le Gouvernement va nous priver de discussion sur un texte, qui symbolise à lui seul la dérive libérale d’une majorité pourtant censée incarner une alternative à la politique de Sarkozy et mener une guerre contre la finance. Sans compter toutes les mesures régressives introduites par la droite au Sénat et par le Gouvernement, au cours de cette nouvelle lecture, qui sont autant d’atteintes graves portées au pacte social. L’urgence économique alléguée par le gouvernement, qui vise à satisfaire les attentes du patronat et de Bruxelles, ne saurait prendre le pas sur l’exigence démocratique. »

 

 

Congrès PS : phrases ronflantes et reniement !
Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
commenter cet article
8 juin 2015 1 08 /06 /juin /2015 23:57
Pierre MIQUEL, cheminot de 35 ans, ancien responsable syndical et élu de Clermont-Ferrand désigné secrétaire départemental et Boris BOUCHET, 35 ans, enseignant, élu de Riom désigné porte-parole, se sont vus confiés la responsabilité de diriger et d’animer la Fédération du Parti Communiste Français du Puy-de-Dôme. Ils reprennent le flambeau tenu pendant 9 ans par Cyril CINEUX à la tête de la Fédération. Ils seront épaulés par un conseil départemental de 35 membres, une équipe de militants des 4 coins du Puy-de-Dôme.
Outre le débat sur l'organisation, le sujet des prochaines élections régionales a été abordé. Suite aux discussions l'appel ci-dessous a été voté.
 
Les membres du conseil départemental autour de Pierre Miquel, nouveau secrétaire départemental, et de Boris Bouchet, porte-parole. Parmi eux, le député André Chassaigne, président du groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale. - Jean-Louis GORCE

Les membres du conseil départemental autour de Pierre Miquel, nouveau secrétaire départemental, et de Boris Bouchet, porte-parole. Parmi eux, le député André Chassaigne, président du groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale. - Jean-Louis GORCE

RASSEMBLER ET CONSTRUIRE  AVEC LE FRONT DE GAUCHE  UN PROJET SOLIDAIRE ET POPULAIRE POUR LA REGION AUVERGNE-RHONE-ALPES
 
Les prochaines élections régionales auront lieu les 6 et 13 décembre 2015. A quelques mois de ce nouveau scrutin, la grande majorité des partis politiques entend personnaliser au maximum cette élection, en omettant de mettre dans le débat public la question des attentes et des besoins des habitantes et habitants de la région, des politiques publiques qu’ils souhaiteraient voir mises en œuvre demain au niveau régional.
 
Alors que les politiques d’austérité conduites au niveau européen, comme national, tournent le dos aux aspirations populaires et rendent la vie quotidienne toujours plus difficile, que les inégalités sociales et professionnelles entre territoires explosent, que tant de nos concitoyens expriment un rejet grandissant de la parole politique, les électrices et électeurs vont se trouver confrontés à des régions aux périmètres et aux compétences qu’ils n’ont pas choisis, et pour lesquels ils n’ont jamais été consultés.
 
Nous le savons, la fusion précipitée des régions françaises n’a qu’un objectif : réduire la dépense publique et concentrer les pouvoirs et les richesses pour répondre aux injonctions de la finance.
Comme membre du Front de gauche, nous nous sommes frontalement opposés à ces fusions imposées sans respect de nos valeurs républicaines, sans démocratie, sans concertation avec les élus locaux, qui vont à contre-sens des exigences de rapprochement des citoyens de leurs représentants.
Mais cette fusion de nos régions Auvergne et Rhône-Alpes, désormais actée par la loi, ne doit pas contribuer à renforcer la résignation et le repli politique. La future région Auvergne-Rhône-Alpes sera ce que les habitantes et habitants voudront en faire.
 
Nous savons que la région disposera de compétences essentielles pour la vie quotidienne de 7,7 millions d’habitants, en matière de transports, d’environnement, d’aménagement du territoire, de développement économique, d’éducation et de formation professionnelle…
L’enjeu de ces élections est donc bien de mobiliser le plus largement autour de la construction d’un projet d’alternative aux politiques d’austérité, de solidarité, de développement équilibré et partagé et de transition écologique pour la nouvelle région.
 
La pire des situations serait de voir la campagne de ces élections régionales se limiter à des face-à-face entre quelques personnalités ou thématiques préétablies.
La Fédération PCF du Puy-de-Dôme refuse le corsetage de la démocratie de proximité et de l’intervention populaire dans la décision politique.
 
Nous souhaitons placer les enjeux de maintien et de développement des services publics, de solidarité entre les métropoles et les zones rurales, de transition écologique et sociale et de développement économique partagé, au cœur du débat de ces élections régionales.
 
Aussi, nous lançons aujourd’hui un appel à toutes les forces politiques de gauche, sociales, associatives et syndicales à ouvrir le débat régional en bousculant, par l’intervention citoyenne, le cadre imposé, pour garantir demain au sein de la future assemblée régionale la mise en œuvre de politiques publiques de progrès pour toutes et tous.
 
C’est pourquoi nous appelons à engager dès maintenant un véritable travail de co-élaboration pour une large liste de rassemblement avec le Front de gauche, les écologistes, des citoyen-ne-s engagé-e-s,  des syndicalistes et  des  forces politiques disponibles pour porter un projet social et écologique, alternatif aux politiques d’austérité.

 

Ce samedi 6 juin à Saint Bonnet les Allier, les communistes ont élu un binôme de dirigeants tous deux âgés de 35 ans !
Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
commenter cet article
7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 21:05
Photo : Éric Feferberg/AFP

Photo : Éric Feferberg/AFP

Par Jean Ortiz. Le 3 juin 2015 un « Jardin des combattants de la Nueve » a été inauguré à Paris, près de l’Hôtel de Ville, par Anne Hidalgo, maire socialiste, issue de Cadix, et par un chef d’État illégitime, non élu, qui plus est un monarque, fils de l’héritier de Franco, désigné par un assassin dont les crimes contre l’humanité restent encore impunis, protégés par une loi d’amnistie (en fait d’impunité).

Lorsque Sa Majesté éléphantophyle Juan Carlos abdiqua, en juin 2014, le « successeur » Felipe 6 ne fut pas soumis à référendum mais imposé par la caste bipartite qui verrouille le système espagnol (fissuré aujourd’hui) et protège l’impunité du franquisme et les « affaires » de la monarchie, si peu « immaculée », si peu « modélique ».

La Neuvième compagnie de la 2ème DB, composée majoritairement de Républicains espagnols, oui de Républicains et de révolutionnaires, la plupart anarchistes et communistes entra dans Paris le 24 août 1944 au soir, en premier, sur ordre du général Leclerc, pour rejoindre l’Hôtel de Ville et participer aux ultimes combats. Paris était déjà quasiment libérée, pas par « La Nueve » comme cela a pu être souvent écrit, mais par une insurrection de sa population, répondant notamment à l’appel des communistes, qui jouèrent un rôle de premier plan, et du large Comité de Libération . Un ancien des Brigades internationales, communiste, le colonel Henri Rol Tanguy, joua un rôle crucial et signa même avec les Allemands leur reddition.

L’initiative de Anne Hidalgo bien que tardive était la bienvenue. La présence provocatrice d’un usurpateur l’a dénaturée ; elle participe du révisionnisme historique ambiant et de l’entreprise pour vider cette histoire, ce « grand récit », de son contenu politique « rouge », le dépolitiser, le consensualiser.

Que dans son discours le monarque n’ait pas prononcé une seule fois les mots « République », « Républicains », relève de la profanation. Nos parents et grands-parents combattirent le fascisme, la plupart en tant que « soldats de la République espagnole ». Oublier cette dimension, c’est les enterrer encore plus profond, c’est tuer le contenu par la « célébration ».

 

Jean Ortiz, universitaire, fils de Enrique, Albacete, combattant de la Tercera Brigada Mixta, guerrillero de l’AGE-FFI dans l’Aveyron, passage au Val d’Aran... qui voulut garder jusqu’au bout la nationalité espagnole, et porta la revendication d’une troisième République sociale, fédérale, plurinationale...

 

 

Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
commenter cet article
1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 21:06
Vendredi, 29 Mai, 2015 -Humanite.fr
Trains Intercités : L’Auvergne menacée d’enclavement ! (FDG Auvergne) !

Les préconisations portées par le rapport du député Philippe DURON, sont de véritables bombes contre le service public, l’environnement ou encore l’aménagement du territoire. Le réseau ferré national est aujourd’hui menacé par l’esprit d’austérité imposé par la commission européenne.

 

Si nous pouvons partager de nombreux constats relatifs à l’état du réseau ou à la vétusté des trains Corail, nous réprouvons avec force les propositions et les conclusions portées dans ce rapport. Obnubilé par la baisse des dépenses publiques et le dogme libéral de l’ouverture du rail à la concurrence, le document du député DURON va  dans le sens d’un démantèlement continu et accéléré du réseau national de chemin de fer.

 

Avec la fermeture de lignes de trains d’équilibre du territoire, ce sont des régions entières qui sont aujourd’hui menacées d’enclavement. Le Massif Central et l’Auvergne sont encore une fois dans le collimateur de la politique libérale de  l’État. Alors que les régions Auvergne et Rhône-Alpes sont appelées à fusionner dans près de six mois, les possibles fermetures des lignes TET [TET = Train d'Equilibre du Territoire, Ndlr] Lyon-Bordeaux, Clermont-Fd-Béziers, Clermont-Fd-Nîmes et Montluçon-Paris sont des handicaps supplémentaires pour les bassins concernés et pour toute la région Auvergne.

 

Contrairement aux idées portées dans ce rapport et défendues par le Président du Conseil régional d’Auvergne, René Souchon, c’est bien le rôle majeur de l’État dans l’aménagement territorial qui est remis en cause, au nom de la sacro-sainte rentabilité. Comment peut-on défendre, devant les Auvergnat-e-s, la fermeture de lignes ferroviaires structurantes pour le territoire de notre région ? Quelle contradiction entre les propos tenus par René Souchon pour justifier ces fermetures et sa volonté de désenclaver le Massif Central !

 

D’autant que le Conseil régional, l’État et RFF, se sont engagés avec le Plan Rail et le Contrat de Plan État Région, dans la rénovation du réseau ferré régional.

 

Le rapport Duron nous propose donc un formidable gâchis financier en fermant des lignes qu’il juge peu rentables et qui ont pourtant bénéficiées, ces dernières années, d’investissements conséquents. Près de 50 millions d’euros pourraient partir en fumée en suivant les préconisations de M. Philippe Duron.

 

Il préconise également le transfert de liaisons TET au Régions. Cela  marquerait une nouvelle vague de désengagements de l’État sur les collectivités territoriales. Alors que celles-ci sont déjà mises fortement à contribution dans le cadre des restrictions budgétaires (-28 milliards d’euros de dotations en moins d’ici 2017), nous sommes particulièrement dubitatifs sur les compensations financières de ces éventuels transferts aux régions. N’oublions pas qu’à l’occasion de la régionalisation des Trains express régionaux (TER) en 2002, l’État avait également promis des compensations à l’euro près. Il n’en a rien été, les compensations étant figées depuis dix ans.

 

Avec la loi Macron, le rapport de Philippe Duron, s’inscrit dans une dérive libérale et anti-écologique visant à transférer les activités voyageurs et transports de marchandises du rail vers la route. Des centaines de cars et de camions supplémentaires vont donc circuler sur les routes et les autoroutes, aggravant ainsi la crise écologique avec l’accentuation des émissions de gaz à effet de serre.

 

Plus qu’une cure d’austérité, le réseau ferroviaire national a besoin d’un grand débat public afin de l’adapter réellement aux besoins des usagers et des territoires.

 

L’État doit reprendre à son compte la dette contractée par RFF. Il doit surtout reprendre la main sur l’aménagement du territoire en se repositionnant comme le garant de l’égalité et de la solidarité territoriale. En effet il est urgent d’agir pour répondre aux besoins humains et aux défis environnementaux.

 

Éric Dubourgnoux, président du groupe Front de gauche

Trains Intercités : L’Auvergne menacée d’enclavement ! (FDG Auvergne) !
Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
commenter cet article
30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 22:13

Nous dédicaçons cet article bien sûr à celui qui fut (très brièvement) notre Président avant de devenir (était-ce vraiment si surprenant ?) celui de notre adversaire de classe (et oui "la lutte des classes" non seulement n'est pas terminée mais ce sont les possédants, les grands bourgeois, les capitalistes qui l'ont gagnée), mais aussi à tous les militants, les électeurs socialistes qui ont été victimes d'une "publicité" mensongère !

Donc nous demandons à tous ces militants, ces électeurs socialistes qui ont été victimes d'une "publicité" mensongère de populariser le texte qui suit au maximum, à leur famille, à leurs voisins, à leurs connaissances, pour qu'enfin le "vrai changement" devienne réalité !
 

Les géants et l’autre (suite), sur l’air de « l’Affiche rouge » !

Le blog de Jean Ortiz.

 

Vous avez récolté le mépris et la honte

Monsieur le président en triant parmi les résistants

Vous avez offensé la mémoire de milliers de martyrs

aveuglé que vous êtes par vos choix politiques

 

L’histoire ne retiendra de vous que le casque

d’une ridicule épopée un soir motorisée

et des trahisons sans nom toutes à répétition

pour servir le pognon de vos amis patrons

 

Un beau jour de printemps où la nation panthéonise

vous vous êtes livré à de petits calculs

réécrivant l’histoire en piètre manipulateur

la dignité de Manouchian n’est pas donnée à tous

 

Vous avez racolé tous les médias de France

pour un discours pourtant bien décevant

et en voulant gommer le sang des communistes

vous avez honoré ceux que vous bannissez

 

Vous croyiez vous grandir Monsieur de la présidence

en amputant une histoire si grande si forte

vous n’avez fait que sombrer et naufrager sans fin

pour complaire aux nantis que vous aimez si bien

 

Ils étaient quatre géants deux hommes et deux femmes

à entrer dans la crypte qu’ils méritaient enfin

Mais vous laissiez derrière eux en exclusion inique

la résistance la nôtre ouvrière et populaire

 

Vous pensiez enterrer le CNR et son programme

pour permettre au Medef d’amasser de l’oseille

mais attention monsieur à vos panthéonnades

votre pantalon est décousu et si ça continue...

 

Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
commenter cet article
29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 21:38
Constitution européenne : le peuple a bousculé les pronostics !
Europe -Jean-Paul Piérot -Vendredi, 29 Mai, 2015 -L'Humanité
 
 
Il y a dix ans, les Français rejetaient le projet de TCE, dont seule l’Humanité publia le texte.
 
Constitution européenne : le peuple a bousculé les pronostics !

Dimanche 29 mai 2005 à 20 heures tombait le verdict populaire rejetant le projet de constitution européenne par près de 55 % des voix (exactement 54,7 %). La participation au référendum approchait les 70 %. Un véritable coup de tonnerre ébranlait le monde politique et médiatique, qui avait dans sa quasi-totalité soutenu ce projet qui donnait une assise constitutionnelle à l’orientation libérale de l’Union. Ce long texte, qui comptait 448 
articles et définissait les objectifs de l’UE et son fonctionnement, aurait dû, dans l’esprit de ses concepteurs, être ratifié comme une formalité. Qui allait se plonger dans un dédale de formules et renvois ?

La campagne en faveur du oui ne brillait pas par un foisonnement d’arguments : « Si vous êtes pour l’Europe, vous serez d’accord avec un traité qui en fixe les règles. » CQFD. Poser la question ainsi visait à renvoyer tout citoyen de gauche qui conteste dans le camp des « souverainistes » anti-européens et du FN. L’UMP et les centristes de l’UDF se retrouvaient pleinement dans un projet de traité constitutionnel concocté par une convention composée de 210 parlementaires nationaux et européens sous la houlette de Valéry Giscard d’Estaing. À la suite de votes internes, le PS et les Verts se ralliaient au vote oui. Les premiers sondages d’opinion établissaient le niveau de l’approbation à 65 % en septembre 2004. Tout semblait plié, mais…

« Quand on est de gauche, on vote non », lança Marie-George Buffet

Le PCF mit toutes ses forces militantes au profit d’un rassemblement en faveur d’un non de gauche. Marie-George Buffet, alors secrétaire nationale, avait lancé ce mot d’ordre en début de campagne : « Quand on est de gauche, on vote non. » Dans les meetings du non, des personnalités de gauche faisaient estrade commune avec les communistes : Jean-Luc Mélenchon, José Bové, Olivier Besancenot… Des dirigeants socialistes, Laurent Fabius, Henri Emmanuelli, Manuel Valls, Vincent Peillon, avaient également choisi le rejet du TCE.

Au mois d’octobre 2004, l’Humanité a publié le texte intégral du projet dans un numéro hors-série de 88 pages. Cette publication fut la seule dont disposèrent les citoyens pour juger sur pièces. Le débat sur le texte est devenu une grande affaire populaire, donnant lieu à un engagement militant de dizaines milliers de citoyens, jusque dans les plus petits villages, qui ont étudié le texte, ont débattu ensemble, ont forgé leurs arguments, ont convaincu autour d’eux.

Constitution européenne : le peuple a bousculé les pronostics !
Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
commenter cet article