Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 20:38

Les résultats du premier tour de l'élection Présidentielle 2017 à Lempdes (tous bureaux confondus).

Analyse et commentaires vont suivre ! Nous sommes impatients de lire les vôtres sur le site du Blog !

Résultats du premier tour de l'élection Présidentielle 2017 à Lempdes (tous bureaux confondus)
Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Elections Politique
commenter cet article
22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 17:58

On a d’abord pensé garder ce qu’on ferait dimanche pour nous, mais on trouve qu’il se passe quelque chose de spécial dans cette campagne, et on s’est dit que le mieux était d’en parler, et de vous dire pour qui on votera à Osons Causer - puisqu’on est tous les trois d’accord - et surtout, pourquoi on pense que ce vote vaut le coup. Pas de sources pour cette vidéo, c’est juste notre avis

Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique Elections
commenter cet article
20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 23:03
Clash à droite : Y a-t-il trop de fonctionnaires ?
Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique Billet d'humeur
commenter cet article
19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 22:35
 La Section PCF de Lempdes - Pont du Château organise la projection du film " LA SOCIALE - VIVE LA SECU " !

En octobre 1945, les ordonnances [à l'époque les ordonnances étaient en faveur du Peuple, contrairement aux sinistres projets de Macron et Fillon, Ndlr] portant la création de la Sécurité Sociale sont votées par le Gouvernement provisoire issu de la Résistance. C’est Ambroise Croizat, ministre du travail, membre du PCF et de la CGT, qui en sera le maître d’œuvre, avec l’appui de millions de militants.

 

Ce film nous raconte l’histoire de la Sécurité Sociale, les difficultés et les combats de ceux qui œuvrèrent pour la mettre en place dans les départements sur la base des propositions du Conseil National de la Résistance à la fin de la deuxième guerre mondiale.

 

La Sécu nous appartient et bénéficie à tous ! Et en pleine actualité électorale, où certains souhaitent remettre en cause le caractère universel de la Sécurité Sociale au profit des assurances privées, à nous de la défendre et de l’améliorer !

 

« La Sécu, on s’est battu pour la gagner, on se battra pour la garder ».

 

 

UN FILM A NE PAS MANQUER !

A VOIR OU A REVOIR !

QUI NOUS CONCERNE TOUS !

 

 

Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique Société Elections
commenter cet article
18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 23:05
Jean-Luc Mélenchon propose de « développer la formation professionnelle sous statut scolaire ». Philippe Huguen/AFP

Jean-Luc Mélenchon propose de « développer la formation professionnelle sous statut scolaire ». Philippe Huguen/AFP

Adrien Rouchaleou - Mardi, 18 Avril, 2017 - L'Humanité

 

Le sujet ne semble pas passionner les candidats à la présidentielle. Pourtant, leurs projets concernant l’école traduisent des visions de société bien différentes. Parmi ceux-ci, celui porté par Jean-Luc Mélenchon se détache tout particulièrement.

Gratuité totale de l’école, abrogation de la réforme du collège, des dizaines de milliers de recrutements… L’équipe de Jean-Luc Mélenchon a détaillé vendredi son programme éducation lors d’une conférence de presse. Un projet qui recoupe parfois celui de Benoît Hamon mais tranche clairement avec les autres candidats à la présidentielle.

 

1. Donner aux enseignants les moyens de la réussite

Presque tous les candidats (à l’exception de Marine Le Pen) parlent de « revaloriser les salaires des enseignants ». Mais pour François Fillon et Emmanuel Macron, il y a des conditions pour cela. D’abord, les deux candidats tablent sur une réduction du nombre de personnels. En proposant de supprimer respectivement 500 000 et 120 000 fonctionnaires, impossible que cela ne concerne pas, de près ou de loin, les personnes travaillant dans les écoles. Le candidat « Les Républicains » ne s’en cache pas d’ailleurs quand il affirme qu’il augmentera le temps de travail des enseignants. Fillon et Macron s’entendent aussi sur l’idée d’une rémunération des enseignants « au mérite », sans que ni l’un ni l’autre ne précise quels seraient les critères d’évaluation. Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon font, eux, de la revalorisation de la rémunération des enseignants une proposition inconditionnelle. À l’inverse des candidats « libéraux », les deux souhaitent aussi recruter : 20 000 postes pour Hamon, 60 000 sur le quinquennat pour Mélenchon, avec pour objectif de faire baisser le nombre d’élèves par classe, notamment dans les établissements relevant de l’éducation prioritaire (pas plus de 20).

 

2. faire de L’égalité un réel objectif pour les élèves

Absent des projets de François Fillon et de Marine Le Pen, affublé du complément « des chances » qui en réduit l’ambition dans celui d’Emmanuel Macron, le mot « égalité » ne fait pas vibrer tous les candidats. Mélenchon et Hamon, eux, s’entendent sur la nécessité de redéfinir la carte scolaire pour améliorer la mixité sociale. Mais c’est bien le candidat de la France insoumise qui est le plus précis et le plus ambitieux. Avec la mise en place d’une scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans, il compte faire reculer le nombre de sorties sans diplômes, qui frappent particulièrement les élèves des classes populaires. Mais la plus emblématique de ses propositions est sans doute celle d’une scolarité rendue effectivement gratuite – transports, cantine et activités périscolaires inclus – en fournissant aux élèves les manuels et tout le matériel nécessaire, sans marques pour « assurer une réelle égalité des conditions entre élèves et lutter contre l’intrusion marchande à l’école ».

 

3. Des programmes pour développer l’esprit critique

Cela a aussi à voir avec l’objectif d’égalité : Jean-Luc Mélenchon affirme vouloir « garantir le cadre national des programmes et des diplômes ». Une opposition frontale avec la volonté « d’autonomisation » portée notamment par Emmanuel Macron, qui ne peut qu’aboutir à la mise en compétition des établissements entre eux et à l’aggravation des inégalités déjà existantes. C’est aussi pour cette raison que, contrairement à Benoît Hamon, le candidat de la France insoumise souhaite abroger la réforme du collège, qui a « institué une école dans laquelle les contenus varient d’un établissement à l’autre ». Sur le fond aussi le projet du candidat de la France insoumise détonne : alors que les programmes de Fillon et Le Pen sont parfaitement interchangeables (apprentissages des « fondamentaux », histoire de la France comme un « roman national », suppression de l’enseignement des langues et cultures d’origine…), celui de Macron est particulièrement indigent sur le sujet. Jean-Luc Mélenchon est le seul qui affirme ouvertement une vision de l’école permettant de développer « l’esprit critique ». C’est pour cela que, s’il souhaite « replacer les disciplines au cœur de l’apprentissage », il compte aussi « instaurer un enseignement de sciences économiques et sociales obligatoire en seconde et un enseignement de philosophie de deux heures hebdomadaires en terminale professionnelle » et « intégrer une initiation au droit dans les programmes du collège et du lycée ». Il souhaite aussi la création de 5 000 classes d’enseignement artistique.

 

4. Revaloriser l’enseignement professionnel et scolaire

S’il y a un point sur lequel Jean-Luc Mélenchon se distingue de ses concurrents en matière d’éducation, c’est bien sûr la question de l’apprentissage. Tous souhaitent le développer, plus ou moins « massivement », voire, pour Le Pen et Fillon, abaisser l’âge minimal à 14 ou 15 ans. Comme le candidat de la droite, Emmanuel Macron veut impliquer les branches (donc les patrons) dans la définition du contenu pédagogique. À l’opposé, seul Jean-Luc Mélenchon propose de « développer la formation professionnelle sous statut scolaire ». Son constat : entre un quart et un tiers des contrats d’apprentissage sont rompus avant le terme. Donc sans que l’apprenti ait pu obtenir son diplôme. En revanche, l’accès à la qualification est beaucoup moins chaotique pour les 660 000 jeunes en lycée professionnel, d’autant si cette filière est rallongée à quatre années d’étude, comme le propose le candidat de la France insoumise.

Sortir Microsoft des classes...

Jean-Luc Mélenchon veut « déconfessionnaliser l’école du dogme néolibéral ». Et, pour cela, il vise tout particulièrement les partenariats passés entre l’Éducation nationale et les rectorats avec des groupes privés plus ou moins déguisés, comme celui qui implique Microsoft dans la formation au numérique des enseignants, les rendant captifs des systèmes de la firme, au détriment des logiciels libres.

Pour ceux qui n'ayant pu le voir, souhaitent visionner le dernier meeting de Jean-Luc Mélenchon :

 

Cliquer ici

Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Elections Politique
commenter cet article
11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 18:14
À mesure que l’échéance électorale se rapproche, le candidat d’En marche ! dévoile ses véritables intentions. Lionel Bonaventure/AFP

À mesure que l’échéance électorale se rapproche, le candidat d’En marche ! dévoile ses véritables intentions. Lionel Bonaventure/AFP

Maud Vergnol - Lundi, 10 Avril, 2017 - L'Humanité
 

Le candidat d’En marche ! s’aligne sur la droite autoritaire : faire exploser le Code du travail en un été à coups d’ordonnance.

 

Le vrai Macron commence à sortir du bois. À mesure que l’échéance électorale se rapproche, le candidat d’En marche ! est forcé de dévoiler un peu plus clairement ses intentions, quitte à se contredire, et à révéler au grand jour l’imposture de sa « marque » politique. Ainsi, hier, dans un entretien au JDD, l’ancien ministre de l’Économie a été invité à détailler ses premiers mois au pouvoir s’il était élu. Et pour la première fois, il a divulgué son intention de gouverner par ordonnances pendant l’été. Emmanuel Macron souhaite en effet introduire « un projet de loi d’habilitation pour simplifier le droit du travail et décentraliser la négociation ». « Il s’agit de donner plus de place à l’accord majoritaire d’entreprise ou de branche, d’une part, d’encadrer les décisions des prud’hommes, d’autre part », prévient-il. Soit une amplification de la loi El Khomri, imposée sous le quinquennat Hollande à coups de 49-3. Pour éviter une mobilisation syndicale et citoyenne et enjamber le Parlement, il compte « procéder de manière rapide et efficace » en procédant par ordonnances. Or cette pratique est une vieille marotte de Jean-François Copé, reprise par François Fillon pendant les primaires de la droite. Une solution expéditive, rendue possible par l’article 38 de la Constitution, qui consiste à imposer des textes au Parlement, sans qu’ils aient été débattus, ni amendés. Même Nicolas Sarkozy avait mis en garde ses amis de la droite contre une telle méthode. « Il est quand même curieux de dire en juin aux Français (à l’occasion des élections – NDLR), après avoir été élu en mai : “Donnez-moi une majorité pour réformer le pays”, et dire ensuite aux parlementaires : “Vous ne servez à rien, on va faire ce que vous n’êtes pas capables de faire” », raillait alors l’ancien président de la République.

Pas de quoi faire douter Emmanuel Macron, qui reprend sans honte cette pratique convoitée par la droite autoritaire. Pour celui qui promet sur le papier « une révolution démocratique », cette proposition ne manque pas de sel. D’autant qu’elle est absente de son programme officiel. Ainsi, dans le chapitre « Une démocratie rénovée », le candidat ne fait nulle mention de l’usage des ordonnances, mais prévient qu’il généralisera la procédure d’urgence des textes législatifs. Autrement dit : un parlement fantoche, spectateur impuissant des lubies d’un petit César aux manettes de l’État.

 

Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Elections Politique
commenter cet article
9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 18:50
La présidente : une BD à lire avant d'aller voter !

« La Présidente » : Marine Le Pen à l’Élysée, le scénario noir

Une bande dessinée imagine les premiers mois de la présidence de Marine Le Pen en 2017. Si cet exercice de politique-fiction provoque les consciences, il soulève aussi des interrogations sur sa lecture de "l’événement".

 

Imaginer Marine Le Pen présidente de la république, aujourd’hui, ce n’est plus jouer à se faire peur. Cette éventualité devient de moins en moins improbable au fil des mois [1], dans un contexte de droitisation générale, d’hystérie identitaire, de discrédit des politiques et d’impuissance du pouvoir. La banalisation du Front national, c’est aussi celle de son éventuelle prise du pouvoir.

Malgré tout, cette possibilité reste abstraite, parce qu’on refuse de s’y confronter ou parce que l’on trouve encore des raisons rationnelles de l’écarter. Peut-être pour l’exorciser, plus sûrement pour en prendre la mesure, François Durpaire et Farid Boudjellal ont choisi d’en faire une bande dessinée. La Présidente prend ainsi l’élection de Marine Le Pen frontalement, à l’instar de sa couverture, qui reproduit la photographie officielle imaginée par les auteurs. Difficile d’imaginer image plus dérangeante, plus directe, que ce portrait de la présidente du FN qui devrait être accroché dans tous les bâtiments de la République.

Le pire des cas

Provoquer le lecteur, le confronter au pire : le dessein de l’ouvrage consiste en effet à projeter, dans un futur dangereusement proche, ce worst case scenario. Dès son entame, le 7 mai 2017 au second tour de l’élection (un face-à-face entre François Hollande et Marine Le Pen), la précipitation des événements suscite quelque vertige, tant elle semble finalement plausible, voire logique : dispersion des voix de la droite au premier tour entre les candidatures de François Fillon, Nicolas Sarkozy et François Bayrou, échec de l’appel à un "front républicain", abstention record de 37,5% …

Le cauchemar prend consistance avec l’enchaînement des cérémonies de passation du pouvoir, les ralliements de la "droite dure" (Gérard Longuet premier ministre, Nadine Morano ministre de la Famille et la Natalité), la passation des alliances, l’obtention d’une majorité aux législatives, le triomphe des intellectuels réactionnaires … Le récit s’appuie ensuite sur le programme du FN pour décrire la reprise en main des médias, les mesures répressives contre les migrants, la création d’une garde nationale de réservistes, l’intensification des mesures de surveillance, l’arrestation des rappeurs jugés extrémistes, l’application de la "priorité nationale", le fichage ethnique, la suppression du droit du sol et, bien sûr, la sortie de l’euro.

La gauche disparue ?

Cependant, l’exercice prête nécessairement le flan dès lors qu’il doit choisir entre des dizaines de scénarios possibles, ce choix induisant des lectures politiques particulières. Avec son parti pris de politique fiction, La Présidente n’expose quasiment pas les raisons de l’arrivée au pouvoir du FN, sinon sous forme de rappels chronologiques de l’ascension du parti depuis le début des années 70. Ce qui revient à occulter la responsabilité des politiques menées par la droite et la gauche de gouvernement depuis des décennies, à effacer la participation de la contre-révolution libérale à ce désastre.

Ainsi, la gauche radicale est-elle quasiment absente du tableau, laminée lors des élections législatives (2%) avec un Jean-Luc Mélenchon qui annonce sa retraite politique. Par la suite, les acteurs du mouvement social ne jouent que des rôles de figuration, en dehors d’une grève à Radio France et France Télévisions. On peut aussi s’étonner que les seules réactions de masse soient des manifestations contre les discriminations et les atteintes aux droits de l’homme, et qu’il ne se passe rien dans les banlieues, les entreprises et les services publics. La BD choisit en revanche de raconter l’embrasement de la Nouvelle-Calédonie – hypothèse intéressante au demeurant, mais qui décrit des événements pour le moins périphériques [Hypothèse qui prend une toute autre signification à l'heure des évènements de Guyane. Ndlr].

Une alternative morbide

De fait, l’essentiel de la "pédagogie dissuasive" de l’ouvrage réside dans la crise économique provoquée par le programme du Front national, centré sur la sortie de l’euro. Et là est toute l’ambivalence, non pas seulement de la BD, mais de la question elle-même de la monnaie européenne et de l’Union européenne en général. Ce sont précisément les gardiens patentés de ces dernières, économistes et experts médiatiques, qui sont appelés pour discréditer le programme frontiste en mettant en exergue ses effets délétères sur l’emploi, le commerce extérieur et nos multinationales… Le FN ou le statu quo, telle est bien l’alternative morbide qu’annonce la présidentielle 2017. Sachant par ailleurs que l’on peut douter de l’incompatibilité de ce programme avec le libéralisme, comme de l’éloignement du lepénisme avec les milieux d’affaires.

C’est finalement en s’ancrant dans la fiction que La Présidente convainc le mieux. Avec ces personnages qui, depuis Belleville à Paris, vivent les débuts du pouvoir frontiste dont ils sont victimes, tout en tâchant de lui résister. Et surtout avec son épilogue qui, aussi rocambolesque soit-il, se réfère à bien des précédents historiques : une tentative de coup d’État de la part de factions qui jugent la nouvelle présidente trop modérée…

 

La Présidente , de François Durpaire et Farid Boudjellal, Les Arènes BD / Demopolis, 20 euros.

Notes

[1] En début d’année, Virginie Despentes estimait sur ces pages [dans la revue Regard. Ndlr] que « dans les milieux d’élite, tout le monde ou presque semble se préparer à l’arrivée de Marine Le Pen au pouvoir ».


 

Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Elections Politique
commenter cet article
6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 18:44
Prendre la mesure du danger lepéniste !

L’ouvrage Front national, l’imposture. Droite, le danger. 20 répliques à leurs programmes de Pierre Laurent, Alain Hayot et Marc Brynhole (L’Atelier) suscite de très nombreuses rencontres. L’opinion du co-auteur Alain Hayot.

Ce qui me frappe, moi, c’est qu’on parle essentiellement du FN, et très peu de Fillon, ou alors comme ombre portée du FN sur la droite républicaine. Tous les débats tournent autour du racisme, de la préférence nationale, des discriminations. On a l’impression que maintenant le danger du FN commence à être concret. On voit ce qui se passe dans les mairies FN, on s’intéresse à ce que dit réellement Marine Le Pen, on n’est plus dans le renvoi globalisant : “C’est les fachos !”.

On entre avec ce bouquin dans des questions comme : comment ça se fait qu’elle arrive à parler au nom du peuple ? Pourquoi le racisme et les discriminations ont pris une telle ampleur ? Et ce qui est intéressant, c’est qu’on a des témoignages des « acteurs » associatifs, militants, confrontés aux idées lepénistes, et qui ont démarré les soirées. Comme ce syndicaliste de la RATP, à Pantin, qui est en face d’un syndicaliste faisant du prosélytisme pour le FN ; ou ces militants d’association d’origine africaine, à Marseille, qui interviennent pour dénoncer le racisme au quotidien ; ou ces enseignants qui évoquent le racisme se développant dans leur lycée. Ou le rejet des émigrés, des migrants.

Je suis frappé du fait que les témoignages sont de plus en plus concrets ; on a pris une mesure concrète du danger FN. Pas seulement l’influence électorale mais l’influence au quotidien. Mon souci, dans ces débats, c’est de politiser l’enjeu. Montrer que le racisme n’est pas qu’une opinion, c’est un rapport social, de domination. Le racisme est aussi un instrument de division.

Et il y a une autre dimension que j’ai touchée du doigt, c’est l’idée que le combat antiraciste et le combat social, ce n’est pas la même chose mais ce sont des combats qui doivent impérativement se nourrir l’un l’autre.


 

Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Elections Politique
commenter cet article
2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 17:54
AFP

AFP

Jean Ortiz - Vendredi, 31 Mars, 2017

 

OUI 15% et 10%, cela peut faire 25% !

"Le seul vote utile, au premier tour, et pas par défaut, est celui qui a le contenu politique le plus élevé, qui met en mouvement des milliers d’insoumis, de cocos, de rebelles, de militants de la lutte des classes, d’anticapitalistes, de simples citoyens progressistes..."

Oui 15% et 10% cela peut faire 25% (cela peut), s’il y a une forte dynamique populaire, unitaire, et une campagne claire de pédagogie politique sur les besoins, les enjeux, tournée vers surtout les abstentionnistes et les électeurs en colère, tentés par le Front national. Oui il faut mettre autour d’une table, qui ne soit pas bancale, Hamon, Mélenchon, Jadot, Pierre Laurent,  et tenter de parvenir à une plateforme partagée, à quelques objectifs communs de rupture par rapport aux politiques menées depuis 30 ans, par les uns et les autres.

Certes Benoît Hamon a infléchi vers la « modération » son discours, assume désormais une partie du bilan hollandais, reste atlantiste, ambigu, hésitant sur la politique « européenne » (il n’est pas le seul) et internationale, et est allé voir la dame Merkel... Son positionnement relève cependant d’une social-démocratie « de gauche ». (soyons généreux).

Mélenchon mène une campagne tambour battant, sur un programme proche de celui de feu le Front de gauche ; il a fait se lever des forces jeunes, plurielles, nouvelles, et porte l’espoir de la gauche de transformation sociale, de la gauche debout. Certes on pourra lui reprocher son supposé « populisme » (ce mot valise a un contenu positif en Amérique latine, et j’y adhère), son excessive « personnalisation », ce qui tient à la nature de la Cinquième République, et à son charisme incontestable et, avouons-le, qui fait du bien. Ici, le charisme du leader sert à tirer vers le haut le « peuple de gauche », vers un charisme et une implication collectifs. Je sais... « il n’y a pas de sauveur suprême », et gnagnanan et gnagnanan, mais la révolution cubaine aurait elle été possible sans le rôle de Fidel Castro ?

Le seul vote utile, au premier tour, et pas par défaut, est celui qui a le contenu politique le plus élevé, qui met en mouvement des milliers d’insoumis, de cocos, de rebelles, de militants de la lutte des classes, d’anticapitalistes, de simples citoyens progressistes... Oui la droite collabo est de retour, mais arrêtons la manipulation hypocrite, la dramatisation à outrance. On fera les comptes au soir du premier tour. Menons vraiment, en attendant, la bataille des présidentielles. Oui Marine le Pen, Fillon, Valls, Macron, veulent liquider définitivement le « modèle social français » issu du CNR, mais notre peuple le sent, le sait. Proposons lui une vraie alternative.

Une majorité d’électeurs de gauche (53%) souhaite que Mélenchon devienne le candidat commun de la gauche de rupture. Il a pris les devants en investissant le terrain depuis des mois. Hamon, poussif, est affaibli par « les siens », (loin derrière Mélenchon), et il nous propose une alliance de « ralliement » à lui, caporalisée en coups lisses par Cambadélis. Il est torpillé, trahi par « les siens », qui tombent définitivement les masques. Aujourd’hui, « les siens », c’est plutôt nous...

Conclusion évidente : Mélenchon est le mieux placé, le plus « central », pour faire « revenir à gauche » des milliers d’électeurs en colère et prêts à tout, même au pire. Penser que seul le plus mou-mollasson peut rassembler large, c’est une vision néolibérale de la politique.

 

 

Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Elections Politique
commenter cet article
30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 19:37
Emmanuel Macron à Paris, le 2 mars 2016. Photo Laurent Troude pour «Libération»

Emmanuel Macron à Paris, le 2 mars 2016. Photo Laurent Troude pour «Libération»

Lors de sa conférence de presse du mercredi 1er mars, Emmanuel Macron se défendait d’être le «candidat de l’oligarchie financière». A bien regarder ses propositions, il y a pourtant de quoi ravir les banquiers...

L’affaire est connue : tournant le dos à ses promesses du Bourget, François Hollande s’est employé, pendant son mandat, à défendre les intérêts des grandes banques françaises et de la place financière de Paris. Dans une période pourtant favorable à la régulation financière, il a désamorcé toute velléité de réforme bancaire ambitieuse, sur le plan français comme européen. Il a aussi freiné des quatre fers le projet de taxe européenne sur les transactions financières.

Il est difficile d’estimer le rôle joué par Emmanuel Macron, conseiller de François Hollande, secrétaire général adjoint à l’Elysée, puis ministre des Finances, dans la volte-face de celui qui se disait «l’adversaire de la finance». Mais il suffit de considérer les prises de position du désormais favori à la présidentielle pour constater ses bonnes dispositions à l’égard des marchés.

Dans un entretien publié dans Libération le 24 mars, Emmanuel Macron annonce la couleur : pour lui, la taxe européenne sur les transactions financières (TTF) «n’est pas la priorité». Le candidat considère que les négociations autour du Brexit pourraient sonner le glas de la TTF. Alors que les négociations de cette taxe abhorrée par les banques françaises et les marchés s’enlisent, cette déclaration sonne comme un mauvais présage.

Lobbies financiers

D’autant qu’Emmanuel Macron avait déjà pris des positions tranchées sur les questions de régulation financière. Lors d’un débat organisé par la Confédération des PME le 6 mars, il annonce qu’il souhaite assouplir les règles qui ont été imposées aux banques et assureurs après la crise financière. Celles-ci n’auraient «qu’un objectif de réduction du risque» et les auraient «désincité à financer l’économie». Or c’est précisément le discours des lobbies financiers, qui dénoncent la réglementation financière pour mieux faire l’impasse sur le rôle néfaste de la spéculation ou de la rigueur budgétaire sur l’économie.

Autre aspect et pas des moindres : la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Pour Emmanuel Macron, il faut le «réformer en profondeur» en supprimant «la part qui finance l’économie réelle», et en particulier la détention d’actions, pour en faire un «impôt sur la rente immobilière». L’impôt sur le patrimoine immobilier représente pourtant la partie la plus «injuste» de l’ISF. Il arrive que, suite à un héritage et du fait de la hausse des prix de l’immobilier, des ménages modestes soient assujettis à l’ISF. La détention d’un patrimoine important sous forme d’action est, quant à elle, synonyme de «vraie» richesse. Mais pas forcément de financement de l’économie ! Depuis les années 2000, la contribution des marchés d’action au financement de l’économie est quasi-nulle en France. Il s’agit donc ni plus ni moins d’amputer l’ISF de sa part la plus significative, pour des motifs fallacieux ! Et pour le plus grand bénéfice des actionnaires.

Une politique de rigueur douloureuse

Ces mêmes actionnaires ont dû accueillir avec ravissement la proposition d’Emmanuel Macron de supprimer la progressivité de l’impôt sur les revenus du capital – c’est-à-dire sur les intérêts, les dividendes… Le candidat propose par ailleurs de baisser le taux d’impôt sur les sociétés de 33,3% à 25%, indistinctement de la taille de l’entreprise. Pourtant, le poids de l’impôt sur les sociétés est en France l’un des faibles parmi les pays avancés, en raison de l’«optimisation» des grandes entreprises qui profitent d’une assiette mitée par de nombreuses niches fiscales.

Bref, Emmanuel Macron souhaite multiplier les dépenses fiscales au bénéfice des actionnaires et des plus riches, tout en imposant une politique de rigueur douloureuse pour le reste de la société ; à l’inverse, un rapport publié cette semaine montre qu’il serait possible de récupérer près de 200 milliards d’euros pour financer les services publics et les urgences écologiques et sociales, notamment grâce à une véritable TTF et à la lutte contre l’évasion fiscale.

Encore un effort, M. Macron, pour ne pas apparaître comme le candidat de la finance !

Dominique Plihon Professeur émérite en sciences économiques à l'université Paris-XIII , Frédéric Lemaire Doctorant en économie à l'université Paris-XIII, membre d'Attac

 

 

Emmanuel Macron : son amie la finance - Tribune publiée dans "Libération"
Repost 0
L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique Info presse
commenter cet article