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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 21:45
CODE DU TRAVAIL : réforme forcée !

S’il y a bien une promesse de campagne que Macron veut tenir et vite, c’est celle de réformer une nouvelle fois le Code du travail.

Objectif : des salariés toujours plus flexibles ! Le projet de loi lui permettant de gouverner par ordonnances a été présenté mercredi 28 juin en Conseil des ministres. L’objectif principal est d’accorder plus de flexibilité à l’entreprise, autrement dit de fragiliser les droits des salariés.

Ce projet de loi encadre les futures ordonnances, destinées, selon la ministre du Travail Muriel Pénicaud, à assurer « plus de dialogue social et économique, qui amène plus de liberté, plus de sécurité ». Ce qui est sûr, c’est que députés et sénateurs seront privés de débattre sur le fond de la réforme. La majorité est seulement conviée à habiliter l’Élysée et Matignon à légiférer sans en passer par aucun amendement et aucun vote. Un déni de démocratie qui n’est pas sans rappeler que la précédente loi travail, dite loi El-Khomri, était, elle aussi, passée en force, Manuel Valls ayant eu recours au 49-3 pour l’im¬poser.

Les contours de la mouture 2017 promettent de modifier les domaines de négociation réservés à la branche professionnelle et à l’entreprise, de fusionner des instances représentatives du personnel (CE, CHSCT…), de plafonner les dommages et intérêts pour licenciement abusif...

D’autres sujets sont sur la table, comme la rupture de contrat de travail qui pourrait permettre au salarié démissionnaire de percevoir des allocations chômage sous conditions. D’autres pans de « nouveautés » devraient concerner le licenciement économique ou le recours au contrat de chantier (un contrat qui menace le CDI), selon le projet rendu public par le ministère.

Cette réforme va plus loin que la très décriée loi travail, qui avait déclenché l’an dernier la plus grande mobilisation sociale jamais connue sous un gouvernement dit de gauche. Mais, entre-temps, la donne a changé, ce qu’a rappelé le Premier ministre Édouard Philippe en Conseil des ministres. Relevant « l’importance » de cette réforme, il « a tenu à rappeler que ce texte avait une légitimité politique », selon le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner. Effectivement, dans les derniers jours de campagne des élections législatives qui ont vu triompher la République en marche et offert une majorité de députés à Emmanuel Macron, des infos avaient fuitées. Un peu tard pour que l’opinion publique ne prenne conscience du danger, sans doute.

Certes, l’exécutif prend soin d’organiser une série de réunions de concertations entre organisations syndicales et patronales. Elles vont se poursuivre tout l’été. Une période dont chacun sait qu’elle n’est pas propice aux mobilisations. Comment ne pas y voir la raison pour laquelle le gouvernement souhaite aller vite. Le projet de loi d’habilitation sera examiné au Parlement (députés et sénateurs) du 24 au 28 juillet.

Quant aux ordonnances et à leur contenu réel, elles seront présentées « fin août aux partenaires sociaux, ils en auront la primeur », a assuré la ministre lors d’une conférence de presse. Elles doivent être adoptées en Conseil des ministres d’ici le 20 septembre.

Gageons que cette loi Travail sera au cœur des débats de la Fête de l’Humanité qui se déroulera à La Courneuve les 15, 16 et 17 septembre prochains !

Et à Cournon, salle polyvalente du plan d'eau samedi 8 juillet de 14 à 22 h !

Pour signer la pétition c'est là : http://img.humanite.fr/sites/default/files/images/signer_petition_site_473.png

CODE DU TRAVAIL : réforme forcée !
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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 22:24
CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT - des actes !CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT - des actes !

Après les promesses, la société civile demande des actes contre le réchauffement. Elle plaide pour un projet social et revendique des solutions en termes d’emploi.

Dire que l’on soutient l’accord de Paris, c’est bien. Le mettre en œuvre jusque sur le terrain social, c’est mieux : les ONG rassemblées au sein du Réseau action climat (RAC) ont exposé ce qu’elles attendent du gouvernement français en termes de lutte contre le réchauffement.

Il y a deux semaines, Emmanuel Macron s’était illustré face à Trump et sa sortie de l’accord international sur le climat. Le président français avait alors promis que son pays se montrerait exemplaire et accélérerait sa transition vers une économie décarbonée.

Le geste, apprécié, ne rassasie par une société civile qui exige maintenant des actes. L’instauration d’une taxe sur les transactions financières (TTF) à l’échelle européenne figure sur la liste. « Elle pour¬rait générer jusqu’à 22 milliards d’euros de recettes », rappelle Armelle Lecomte, chargée de plaidoyer pour Oxfam. Emmanuel Macron a promis que le dos¬sier sera gagné dès juillet. « La France doit maintenant agir pour qu’au moins 50% des revenus de cette TTF soient dédiés au climat et à la solidarité inter¬nationale », assène Armelle Lecomte.

Le gouvernement est aussi attendu sur le terrain économique et social. Alimentation, énergie, gestion des terres, transport ou bâtiment : les ONG passent ainsi au crible tous les secteurs pour lesquels les actions restent insuffisantes, voire contre-productives – par exemple la poursuite du développement autoroutier, au détriment de la mise en œuvre du plan d’action pour la mobilité active.

Exigeant une sortie rapide des énergies fossiles, elles interrogent, enfin, les moyens accordés à l’accompagnement social de cette transition. « Le précédent gouvernement a largement péché sur ce point », souligne Pierre Cannet, pour le WWF, lequel avance la proposition de « contrats de transition écologique ». On ne peut plus mettre les salariés au pied du mur de la transition, avancent en subs¬tance les ONG.

« La question à laquelle il nous faut des réponses, immédiates, c’est  : quels nouveaux emplois, tout de suite ? » résume Morgane Créach, directrice du RAC

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 21:48
 
André Chassaigne (PCF) : "Je n'irai pas au congrès de Versailles pour écouter le monarque !"
André Chassaigne mercredi à l'Assemblée nationale. / AFP PHOTO / GEOFFROY VAN DER HASSELT © GEOFFROY VAN DER HASSELT
 
Le député PCF du Puy-de-Dôme, réélu avec 63,55 % face à un « marcheur », a retrouvé cette semaine sa présidence du groupe Gauche démocrate et républicaine. Il sera l’une des figures de l’opposition à l’Assemblée nationale. Interview.

Mercredi dernier, aux premiers jours de la reprise parlementaire, le communiste André Chassaigne a marqué les esprits. Alors que le débat en séance portait sur l’élection du bureau de l’Assemblée nationale, le président du groupe Gauche démocrate et républicaine a pris à partie Richard Ferrand et vigoureusement dénoncé les « petits traficotages » de La République en Marche.

La colère froide d'André Chassaigne à l'Assemblée nationale

En opposant déterminé, André Chassaigne, qui ne compte pas se laisser déborder par Jean-Luc Mélenchon, sera à Versailles lundi 3 juillet. « Je n’irai pas au congrès pour écouter le monarque Macron, prévient-il. J’irai à 14 heures pour manifester sur l’esplanade ! »

Macron s'adresse lundi au Congrès à Versailles

"Le congrès, c'est la matérialisation d'une présidentialisation extrême que le président de la République est en train de mettre en oeuvre", insiste le député auvergnat, dont il faut rappeler qu'il a été réélu le 18 juin dernier pour un quatrième mandat, en recueillant 63,55% face à un candidat de La République en Marche.Dimanche 18 juin, au soir, entouré de ses soutiens et fidèles, André Chassaigne vient tout juste d'apprendre sa réélection.
 

Vous portez toujours la cravate dans l'hémicycle ?...

Je porte toujours la cravate dans l'hémicycle. Un ancien député communiste disait que la classe ouvrière était très attentive à ce que ses représentants apparaissent sous leur meilleur jour. C'est une tradition et une question de respect par rapport au mandat que l'on porte. Pour autant, s'il y avait des oppositions sur la tenue vestimentaire, je ne m'y opposerai pas dans la mesure où les personnes qui rentrent dans l'hémicycle sont habillées correctement, dans le respect des citoyens de notre pays.

Votre opposition sera frontale face à la majorité ? Vous voterez contre la confiance au gouvernement ?

Nous nous sommes déclarés comme un groupe d'opposition. Les députés communistes, bien évidemment, ne voteront pas la confiance au gouvernement. Les députés d'Outre-Mer ont leur liberté de vote et je ne leur ai pas demandé quelle serait leur position.

Dans toutes les mesures régressives qui seront annoncées par le gouvernement et je pense en particulier à la loi travail, qui va être une loi El Khomri XXL, nous serons en opposition frontale, oui.

Maintenant, nous prenons nos décisions sur un texte de loi en fonction de son contenu. Dans toutes les mesures régressives qui seront annoncées par le gouvernement et je pense en particulier à la loi travail, qui va être une loi El Khomri XXL, nous serons en opposition frontale, oui. Nous considérons que ce sont des coups d'une extrême gravité qui vont être portés à la protection des salariés. Mais il est évident que pour des textes qui, pour nous, peuvent aller dans la bonne direction, nous interviendrons pour les améliorer, en donnant notre point de vue pour qu'ils soient les plus justes possibles.Aurelien Morissard / IP3. Paris, France le 27 juin 2017. Rassemblement intersyndical contre la reforme du Code du travail par ordonnances, devant les Invalides. En presence de Andre Chassaigne (G) et Philippe Poutou (D).

Concernant la loi de moralisation, nous avons déjà réfléchi et transmis des propositions au gouvernement pour l'améliorer. Par exemple, qu'on ne puisse pas voter un texte s'il n'y a pas plus de 20% des députés en séance, ou encore qu'il y ait un statut des collaborateurs de députés qui n'existe pas.

Peut-il y avoir des convergences entre votre groupe et celui des socialistes (31 députés), rebaptisé Nouvelle Gauche ?

C'est évident. Nous ne considérons pas qu'il y a deux groupes, celui des Insoumis et le nôtre, qui auraient le monopole de l'opposition de gauche au gouvernement. Les députés communistes travailleront à créer d'autres convergences y compris, nous l'espérons, avec des députés socialistes. C'est un de nos objectifs pour s'opposer à l'amplification de la dérive libérale.

Qu'attendez-vous du nouveau président de l'Assemblée nationale François de Rugy ?

Il a fait mardi un discours extrêmement ambiguë. Il a développé la nécessité qu'il y ait plus de citoyenneté, notamment avec les territoires, dans la construction de la loi, que les citoyens se réapproprient la politique. Ce que des députés comme moi ont déjà engagé dans leur circonscription. Ce qui m'inquiète dans sa déclaration, c'est qu'il a fait allusion à des blocages de fonctionnement de l'Assemblée nationale, et je sais qu'il y a un risque réel de limiter les droits des députés, notamment le droit d'amendement. Je serai très attentif à cela pour qu'il n'y ait pas de réduction des droits du Parlement. Nous ne voulons pas de dérive monarchique avec une hyper présidentialisation.

François de Rugy élu président d'une Assemblée nationale "profondément renouvelée"

Craignez vous une assemblée godillot qui empêche tout débat ?

Je le crains vraiment. Dans les premiers échanges que nous pouvons avoir avec des collègues députés, on fait le constat qu'il y a une volonté de la part des députés de la majorité de serrer les rangs. Ils vont laisser très peu de prises à l'opposition dans les discussions sur les projets de loi. On l'a déjà vu dans la répartition des postes au bureau de l'Assemblée nationale. Il y a une volonté de serrer les boulons, de laisser peu de place aux autres groupes et d'utiliser cette majorité comme un rouleau compresseur qui écraserait tout sur son passage et laisserait peu d'interstices pour qu'on puisse faire émerge des évolutions contradictoires.

Quel regard portez-vous sur les cinquante premiers jours du Président Emmanuel Macron ?

Il y a eu beaucoup d'annonces, et une contradiction, un décalage entre les propos qu'il a pu tenir avant et les prises de position aujourd'hui. Un exemple : il avait montré une opposition à l'état d'urgence en disant que cette mesure ne pouvait pas durer, qu'il fallait en sortir, que la loi permettait de répondre aux dangers du terrorisme. Aujourd'hui, il n'a plus ce discours et va même plus loin en laissant entendre que les mesures de l'état d'urgence pourraient entrer dans la loi.
De la même façon, il avait dit qu'il fallait donner plus de pouvoirs au Parlement, plus de pouvoirs à la représentation nationale. Aujourd'hui, ce qu'il met en oeuvre, c'est une présidentialisation accrue, une forme de monarchie républicaine quand, par exemple, il réunit le congrès pour développer son orientation politique. Ce n'est pas aller vers plus de démocratie parlementaire. C'est au contraire considérer que les pouvoirs doivent être entre les mains du président de la République.Elections législatives - Débat France Bleu La Montagne André Chassaigne vs Sébastien Gardette photo Fred Marquet 13/06/2017

Vous iriez jusqu'à parler de miroir aux alouettes ?

Oui, il y a une forme de miroir aux alouettes et d'illusion sur laquelle il continue à surfer. Mais je pense que très très rapidement, on va se rendre compte que si l'envolée est belle l'atterrissage sera beaucoup plus difficile !

Etre communiste, c'est vouloir faire du commun. Il faut avoir l'intelligence d'expliquer ce que c'est que d'être communiste

Le PCF veut se réformer, se "transformer", selon le secrétaire national Pierre Laurent. Dans quel but ? Juste continuer à exister ?

Qu'il puisse y avoir des évolutions du PCF, je n'y suis pas opposé. Toute organisation politique se doit d'évoluer. Mais la première chose que le Parti communiste devrait faire avant de mettre en oeuvre une forme de mutation, c'est d'abord être lui-même ! Qu'il arrête de se décider en fonction d'autres. Par nature, sa politique doit être une politique du rassemblement et ouverte sur la société, et non pas de repli sur soi. Si on est nous-mêmes dans notre façon d'être, dans notre pratique politique, dans notre ouverture aux autres, on retrouvera les fondamentaux de notre parti. Nous aurons alors déjà fait un grand chemin, avant toute illusion de transformation.

Pierre Laurent veut aussi ouvrir le débat sur le nom du parti. Certains n'assument plus ce terme "communiste" ?

Etre communiste, c'est vouloir faire du commun. Il faut avoir l'intelligence d'expliquer ce que c'est que d'être communiste. S'il faut changer de nom ? On me le dit souvent. Mais ce n'est pas la question du nom qui est important. Ce qui l'est, c'est ce qu'on met derrière ce nom, notre pratique, quelle démonstration on peut faire. Je ne sais pas si le sujet se posera. A priori, je ne suis pas fermé aux évolutions, mais l'essentiel n'est pas là. L'essentiel est dans le vécu de notre parti, dans l'image que l'on donne de notre parti.

Attention donc au marketing politique...

La mode, aujourd'hui, c'est de changer de sigle, de choisir un sigle en fonction de ce qui est porteur au niveau d'une communication souvent ponctuelle. Essayons plutôt de travailler dans la durée.

Avec dix autres députés PCF et cinq ultramarins divers gauche, André Chassaigne a réussi à sauver le groupe dela Gauche démocrate et républicaine à l'Assemblée nationale, qu'il préside. "L’élément nouveau, indique le député du Puy-de-Dôme, c’est que les députés PC sont passés de sept à onze. Dans ce groupe, la composante communiste aura son expression propre, avec une liberté de vote, puisque nous avons un accord technique avec les cinq députés d’Outre-Mer qui ont choisi de nous rejoindre. Nous allons pouvoir avoir une lisibilité dans notre expression. Cela ne signifie pas un repli sur soi, puisque la composante communiste du groupe envisage de travailler de concert avec celui de la France Insoumise".

Cédric Gourin

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique Assemblée nationale A. Chassaigne
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 21:38

La folie boursière explique la croissance démesurée des plus grandes fortunes de France en 2017. Une accumulation au détriment des investissements utiles qui fait courir le risque d'une nouvelle crise, alors qu'Emmanuel Macron prévoit des allègements sur l'ISF. La fortune de quelques-uns face aux besoins de tous les autres.

Comparatif :

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 18:07
L’Assemblée nationale a connu une longue journée faite de coups fourrés et de suspensions. G. van der Hasselt/AFP

L’Assemblée nationale a connu une longue journée faite de coups fourrés et de suspensions. G. van der Hasselt/AFP

Lionel Venturini - Vendredi, 30 Juin, 2017 - L'Humanité

 

Les vice-présidents ainsi que les trois questeurs sont tous issus de la majorité. La désignation des postes clés suscite à gauche un boycott du Congrès, lundi.

D’un côté le feu, de l’autre la glace. À l’Assemblée, la nomination aux présidences de commissions révèle assez peu de surprises. C’est le côté glace, avec Éric Woerth, député LR de l’Oise et ancien ministre du Budget, élu président de la commission des Finances au titre de l’usage voulant que le poste revienne au premier groupe d’opposition. Marielle de Sarnez, éphémère ministre des Affaires européennes, a été désignée présidente de la commission des Affaires étrangères. Sans surprise non plus, des candidats LREM ont été désignés aux diverses présidences de commission.

Contestations à droite comme à gauche

Côté feu, en revanche, le fait que la majorité LREM-Modem truste toutes les vice-présidences, les trois postes de questeurs, met la droite et la gauche d’opposition vent debout. Du coup, ni les députés et sénateurs communistes, ni le groupe parlementaire de la France insoumise ne se rendront au Congrès convoqué par Macron à Versailles le 3 juillet. Idem pour Jean-Christophe Lagarde (patron de l’UDI), qui dénonce une intervention présidentielle qui « rabaisse le gouvernement ». Exit en revanche, selon le Monde, l’interview télévisée du 14 juillet, « la pensée complexe » du président, explique-t-on à l’Élysée, se prêtant mal au jeu des questions et réponses avec des journalistes… Plus complexe donc que l’un de ses maîtres à penser, Paul Ricœur, qui répondit à des journalistes à la télévision.

L’Assemblée a vécu ces dernières 48 heures des coups de Trafalgar comme rarement. « Quarante députés En marche appliquent la consigne de voter #Ruffin en commission économique contre #LR », a tweeté, en colère, le député LR Julien Dive, alors que François Ruffin (la France insoumise) a été élu parmi les secrétaires de cette commission. La droite estime devoir lui revenir un poste de questeur (organisation administrative de l’Assemblée) parmi les trois offerts. Thierry Solère (« constructifs ») a été élu aux dépens du candidat du groupe LR Éric Ciotti. Le groupe de la droite demande une nouvelle élection du bureau de l’Assemblée, faute de quoi ils n’y siégeront pas, selon le député de l’Ain Damien Abad. L’UDI, de son côté, rompt déjà le pacte qui la lie aux « constructifs » pro-Macron au sein d’un groupe commun, et compte ainsi « déposer un recours » devant le Conseil constitutionnel « pour contester l’élection des vice-présidents », tous issus de la majorité LREM-Modem, recours incertain juridiquement. Lors de la précédente législature, deux postes de vice-présidents étaient ainsi revenus à l’opposition. André Chassaigne (GDR, PCF), fort de son expérience de député depuis 2002, s’est dit « assez époustouflé par le fonctionnement qu’on a aujourd’hui », dénonçant « des petits traficotages (…) qui ne méritent qu’un adjectif : petit ». Pour Jean-Luc Mélenchon (FI), nous assistons au « franchissement d’un seuil dans la direction pharaonique de la monarchie présidentielle ». La publication hier du portrait présidentiel officiel, avec un Emmanuel Macron affirmé, empoignant des deux mains son bureau élyséen, n’apportait aucun démenti ; travaillé explicitement, entre la lumière tombant sur le visage et les accessoires apparents – deux smartphones posés, trois livres, une pendule de celui qui se veut le « maître des horloges » –, comme le tableau d’un sacre royal.

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 21:07

Comme vous bien sûr, nous sommes bouleversés par le départ de Jean-Pierre Raffarin et par Manuel Valls qui quitte courageusement le PS, aussi, pour vous remonter le moral, voyez ce qui s’est passé hier soir [26 juin, Ndlr] à la Bourse du travail à Paris, Clémentine Autain, Éric Coquerel, André Chassaigne, François Ruffin… un début en fanfare !

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 20:32
Le pays où les communistes n’existent pas !

Ce pourrait être un sujet de roman.

Imaginer un endroit où une catégorie de la population serait invisible. Effacée. Transparente. C’est un peu l’impression qu’on a eu parfois, ces derniers mois, en parcourant les médias. Les communistes ont eu beau se bouger, tracter, dénoncer, proposer, dialoguer, les informateurs en vogue regardaient ailleurs. L’art du contournement des communistes était devenu une véritable discipline journalistique.

On se souvient que des journalistes, au cours de cette campagne, nous ont fait part des consignes de silence à l’égard du PCF que leur imposaient leurs hiérarchies.

On a retrouvé un peu le même procédé au lendemain de l’annonce de la création d’un groupe communiste à l’Assemblée.

Dans Le Figaro du 22 juin, pas un mot, pas une ligne, sur ce geste républicain qui est pourtant un petit événement. Le Monde, avec ses manières habituelles de faux-cul, n’était pas mal non plus en écrivant : « Cette décision ne surprendra pas grand monde ».

Tout au contraire, cher confrère, cette décision va en surprendre beaucoup, à commencer par vos lecteurs qui, à force de vous suivre, pensaient sans doute que les cocos, ça n’existait plus que dans les livres d’histoire !

Nos lecteurs se souviennent d'un article ancien où suite à une déclaration de François Hollande en Grande Bretagne disant que les communistes étaient morts, je m'étais posé la question de savoir si j'étais encore vivant. L'ami Michel m'avait rassuré en m'écrivant "Ne t'inquiète pas, tu es bien vivant, je t'ai croisé à la boulangerie ce matin". C'est en pensant à cet ancien article que j'ai souhaité publier celui-ci !

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 22:03
PCF : Se réinventer !

La nouvelle situation politique interpelle directement toutes les forces politiques, et pour ce qui nous concerne, elle pose directement la question du rôle et de l’avenir de notre parti. Dans un contexte de profondes divisions de la gauche de transformation sociale, divisions que le PCF, malgré ses initiatives, n’a pas été en mesure de résorber, le Parti communiste essuie un véritable échec électoral même si l’élection et la réélection de 11 député-e-s manifestent une réelle capacité de mobilisation, de rassemblement et de résistance. Notre parti reste confronté aux problèmes institutionnels du présidentialisme qu’il n’a pas su à ce jour résoudre.

Le Conseil national du PCF tient à remercier chaleureusement les 524 candidates et candidats, les secrétaires fédéraux qui les ont appuyés dans leurs campagnes, les milliers de militantes et militants du Parti qui sont allé-e-s partout à la bataille pour arracher des avancées électorales, et la victoire dans les 11 circonscriptions de nos député-e-s. Le Conseil national félicite ces derniers pour leur élection ainsi que toutes celles et ceux élu-e-s au second tour grâce au rassemblement de la gauche auquel le PCF a contribué. Nous saluons également l’entrée au Parlement européen de notre camarade Marie-Pierre Vieu qui vient renforcer le groupe GUE-NGL dont Patrick Le Hyaric est vice-président. Nous voulons enfin adresser nos amitiés aux député-e-s sortant-e-s du groupe GDR qui ne se représentaient pas ou n’ont pas été réélu-e-s.

Nos député-e-s et le groupe qu’elles et ils ont décidé de former avec 4 député-e-s des Outre-Mer seront un point d’appui précieux pour les luttes qui s’annoncent et les conquêtes à venir du mouvement social et citoyen de notre pays. Leur volonté de rassemblement reste intacte puisque les député-e-s communistes proposent la création d’un « comité de liaison » avec le groupe France insoumise afin de coordonner au mieux l’activité législative et de faire obstacle efficacement aux mauvais coups du gouvernement d’Édouard Philippe.

Le Parti communiste français est appelé à se réinventer s’il tient à contribuer dans les mois et années à venir à l’amorce d’un processus de transformation sociale au service des intérêts populaires de notre pays. Le PCF se doit de remettre en chantier une stratégie et des pratiques de conquêtes et de victoires durables pour la transformation sociale. Cela exige de notre part de nous réinventer pour être un parti communiste du XXIe siècle à la hauteur de cet objectif tout en travaillant à l’émergence d’une construction politique, à vocation majoritaire, de l’ensemble de la gauche de transformation sociale.

Le Conseil national du PCF invite les communistes à ouvrir dès à présent un processus de débats, d’actions et d’élaboration collective qui verrait son aboutissement en 2018 par la tenue d’un congrès national extraordinaire dont les thèmes et questions à trancher seront élaborés par les adhérents du Parti eux-mêmes !

PCF : Se réinventer !
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Editos Politique
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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 22:32
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Sylvie Ducatteau - Vendredi, 23 Juin, 2017 – Humanite.fr

La CGT de l’AP-HP a anticipé la réunion du CHSCT extraordinaire consacrée aux suicides dans les hôpitaux de l’Assistance publique, vendredi 23 juin, pour dénoncer l’explosion de la souffrance au travail dans les établissements parisiens.

Les responsables des cinquante six syndicats CGT des hôpitaux de l’AP-HP ont décidé de « camper » toute la journée, devant le siège de l’Assistance publique,  avenue Victoria à Paris, où se déroule, ce vendredi, un comité d’hygiène,  de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) consacré au suicide.    En février dernier, un infirmier s’était  défenestré du 8e étage de l’hôpital européen George Pompidou, comme l’avait fait quatorze mois plus tôt,  un cardiologue, le professeur Megnien.  En mars,  un mois plus tard, le 7 mars, une ex infirmière,  s’était pendue dans son bureau de l’hôpital Cochin.  Pour chacun, le lien de leur geste fatal avec le travail faisait peu de doute. 

Depuis ces drames, les syndicats demandaient la tenue d’un CHSCT sur le sujet. La CGT y ajoutant une rencontre bilatérale avec le Directeur général, Martin Hirsch. « Non seulement nous ne voulons plus que les suicides soient un tabou dont on ne veut pas parler mais nous connaissons les causes de l’explosion de la souffrance au travail, a expliqué Rose May Rousseau, la secrétaire de la CGT de l’AP-HP. Les restructurations en cours sont certes silencieuses mais violentes et les pratiques managériales inspirées de l’entreprise sont inadaptées à l’hôpital. Le travail perd tout sens pour les soignants. ».

En clair, pour la CGT, la seule prévention des risques psycho-sociaux ne suffira pas à enrayer le phénomène des suicides. Et à affronter l’ensemble des signes de mal être au travail, la multiplication des cas de dépression, les tensions entre personnels à l’origine de violences, de harcèlement… Il n’est donc pas surprenant que l’abrogation de la réforme des 35 heures et le principe de la journée à 12 heures (L’arrêté du 1er avril 2016 sur le temps de travail et de repos à l’Assistance publique) soit la première des revendications du syndicat. «Chacun de nous a perdu huit jours de RTT, les effectifs ont progressé de seulement 0,8 % tandis que l’activité est en hausse de 2,5%. Comment voulez-vous que cela marche ? », interpelle André Guisti, membre du CHSCT central.

« Toutes les catégories de personnel sont concernées, soignants mais également personnel administratif, technique, le corps médical. Personne n’est épargné par ces conditions de travail extrêmement dégradées. Il est temps que tous refusent que certains se tuent pour le travail », insiste Valérie Froberger, également membre du CHSCT central de l’AP-HP.

Les syndicalistes ont aussi demandé l’arrêt du démantèlement des crèches du personnel et une politique d’aide à l’accès au logement. Sur ce point, les intervenant ont dénoncé la quasi impossibilité pour les agents de l’AP-HP de se loger y compris dans la première couronne parisienne compte tenu du prix des loyers et de la faiblesse des salaires. L’allongement des trajets domicile/travail, les difficultés de circulation en transport en commun à des horaires atypiques, de nuit ou le week-end, le problème de garde des enfants alimentant encore contraintes et stress.

Le suicide ne doit plus être un sujet tabou à l'EHPAD de Lempdes comme ailleurs !

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 21:12
Élections législatives - 18 juin 2017 - Une voix libre et combative !

Les Français peuvent compter sur 11 député-e-s communistes qui ont été élu-e-s, Jean-Paul Dufrègne (03), Pierre Dharréville (13), André Chassaigne (63), Fabien Roussel et Alain Bruneel (59), Jean-Paul Lecoq, Sébastien Jumel et Hubert Wulfranc (76), Elsa Faucillon (92), Marie-George Buffet et Stéphane Peu (93) et sur les député-e-s qui formeront, avec eux, un groupe parlementaire d’opposition au gouvernement pour permettre à cette voix libre et combative de servir les intérêts populaires.

Les députés communistes travailleront dès cette semaine [ont travaillé dès aujourd'hui 21 juin. Ndlr] à constituer ce groupe et agiront sans attendre en faveur des propositions alternatives qu’ils ont élaborées durant leurs campagnes. Le groupe PCF/Front de gauche (GDR) est le seul groupe parlementaire qui progresse [qui est déclaré depuis ce soir, 21 juin. Ndlr].

La cote d’alarme démocratique est une fois encore dépassée, avec une nouvelle baisse de la participation. Le Parti communiste français demande d’urgence l’ouverture d’un débat national sur le changement de nos institutions, à commencer par l’instauration de la proportionnelle. Tout doit être repensé pour sortir progressivement de la présidentialisation à outrance et pour mieux représenter nos citoyens dans leur diversité.

Les résultats confirment par ailleurs que le président de la République va disposer d’une majorité écrasante de députés. Le paradoxe est qu’elle ne correspond à aucune majorité dans le pays, ni chez les salariés, ni chez les jeunes et les privés d’emplois qui aspirent à une sécurité d’emploi et de formation pour une vie digne. C’est inquiétant. Nous appelons à une riposte immédiate la plus large possible pour empêcher que l’été soit celui des mauvais coups.

En effet, dès cet été, les députés d’En Marche ! vont être sommés d’obéir au doigt et à l’œil au président et au Premier ministre pour leur donner les pleins pouvoirs, au service des milieux financiers et du MEDEF, pour casser le Code du Travail par ordonnances et liquider des acquis que le mouvement progressiste et populaire a gagnés dans notre pays de haute lutte.

Au-delà, les résultats appellent les forces de transformation sociale à ouvrir un immense chantier de reconstruction politique. Le Parti communiste français prendra pour sa part des décisions dès son Conseil national des 23 et 24 juin.

La Fête de l’Humanité, en septembre, sera un moment fort de cette riposte et de cette reconstruction !

 

Élections législatives - 18 juin 2017 - Une voix libre et combative !
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