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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 21:22
L'annonce de l'annulation soudaine et immédiate des 46,5 millions d'euros de crédit dédiés à la politique de la ville fait réagir nombre d'élus locaux. (Photo AFP)

L'annonce de l'annulation soudaine et immédiate des 46,5 millions d'euros de crédit dédiés à la politique de la ville fait réagir nombre d'élus locaux. (Photo AFP)

Vendredi, 11 Août, 2017 - L'Humanité

 

Cinquante maires sont les premiers signataires d'une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron dans les pages de l'Humanité. [Nous aurions aimé y trouver la signature du Maire de Lempdes, mais peut-être qu'il n'est pas trop tard ?] Ndlr]

 

Monsieur le président de la République,

 

Élus communaux et intercommunaux, nous sommes stupéfaits et atterrés par l’annonce de l’annulation des 46,5 millions d’euros de crédits du programme 147 du budget 2017 de l’État non encore engagés au 1er juillet, destinés aux programmes d’actions des associations intervenant, dans le cadre des « contrats de ville », en faveur des populations les plus fragiles du pays résidant dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV).

Ces actions concourent à rétablir l’égalité républicaine par la fraternité solidaire de la nation, s’appuyant sur une stratégie de « cohésion des territoires » à laquelle vous avez choisi de dédier un ministère. Elles se déclinent en programmes vers l’économie et l’emploi, la formation, la lutte contre l’illettrisme, l’éducation scolaire et des temps libres, l’accès aux sports et à la culture, la solidarité, la prévention sanitaire et la santé, le vivre-ensemble dans la cité, les mobilités, la vie sociale de l’habitat, la prévention de la délinquance et des radicalisations, l’accès à la justice et au droit, l’aide aux victimes, la citoyenneté, notamment celle des conseils citoyens, et la démocratie de proximité.

En plein milieu d’exercice budgétaire, les conséquences du décret 2017-1182 du 20 juillet du ministre de l’Action et des Comptes publics, conduisant à la perte de 11 % des crédits découlant de l’engagement contractuel de l’État, peuvent être catastrophiques pour la survie des associations qui garantissent la cohésion sociale, pour les bénéficiaires de leurs actions, et plus globalement pour les 5 millions d’habitants des QPV, ainsi que, par voie de conséquence, pour les populations des territoires urbains qui les abritent.

Elles risquent en outre d’entraîner, dans certains territoires, un désengagement de collectivités cosignataires des « contrats de ville » qui accroîtra le danger de rupture grave du climat urbain.

Nous sommes d’autant plus préoccupés que, outre le programme 147, le même décret annule dangereusement les crédits de nombre d’autres missions de l’État indispensables à la prévention de la fracture sociale : l’embauche dans les petites et moyennes entreprises (– 80 millions d’euros), l’intégration et l’accès à la nationalité française (– 40,5 millions d’euros), la police nationale, dont les réservistes volontaires (– 110 millions d’euros), les concours financiers aux communes, dont la « dotation politique de la ville » destinée à soutenir les villes pauvres abritant des populations pauvres (– 209 millions d’euros), l’amélioration de l’habitat (– 130,5 millions d’euros), l’accès au droit et à la justice (– 10 millions), la protection judiciaire de la jeunesse (– 16,8 millions d’euros), l’égalité entre les femmes et les hommes (– 7,5 millions d’euros), la prévention, la sécurité sanitaire et l’offre de soins (– 24,5 millions d’euros), les politiques sanitaires, sociales, du sport, de la jeunesse et de la vie associative (– 69,7 millions d’euros), les services de transport (– 194,7 millions d’euros), la démocratisation de la culture (– 39 millions d’euros).

En cette année 2017, où l’État a chargé le commissariat général à l’Égalité des territoires (CGET) de célébrer le 40e anniversaire de la politique de la ville, nous tenons à vous rappeler que, la seule année, 2005, en quatre décennies où les quartiers populaires ont eu à subir pareil désengagement de la puissance publique, a été celle qui les a vus s’enflammer et connaître les violences urbaines sans précédent qui demeurent dans les mémoires.

Nous vous demandons donc solennellement de faire revenir dans l’urgence le gouvernement sur sa décision d’annulation de ces crédits indispensables à l’équilibre républicain des territoires.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le président de la République, l’expression de notre haute considération.

 

Les signataires :

Gérard Allard, maire de Rezé, Marie-Hélène Aimable, maire de Bagneux, Catherine Arenou, maire de Chanteloup-les-Vignes, François Asensi, maire de Tremblay-en-France, Françoise Baud, maire de Valenton, Patrice Bessac, maire de Montreuil, Jean-Pierre Bosino, sénateur maire de Montataire, Philippe Bouyssou, maire d’Ivry-sur-Seine, Patrick Braouezec, conseiller municipal de Saint-Denis, Damien Carême, maire de Grande-Synthe, Alain Cazabonne, maire de Talence, Gérard Cosme, maire du Pré-Saint-Gervais, Meriem Derkaoui, maire d’Aubervilliers, Patrick Douet, maire de Bonneuil-sur-Marne, Driss Ettazaoui, conseiller municipal d’Évreux, Patricia Fernandez-Pédinielli, maire de Port-de-Bouc, Michel Fourcade, maire de Pierrefitte-sur-Seine, Patrick Jarry, maire de Nanterre, Jean-Claude Kennedy, maire de Vitry-sur-Seine, Bertrand Kern, maire de Pantin, André Laignel, maire d’Issoudun, Patrice Leclerc, maire de Gennevilliers, Gilles Leproust, maire d’Allonnes, Jean-Michel Longueval, maire de Bron, Françoise Marhuenda, maire des Ulis, J ean-Louis Marsac, maire de Villiers-le-Bel, Christian Métairie, maire d’Arcueil, André Molino, maire de Septèmes-les-Vallons, Jean-Marc Nicolle, maire du Kremlin-Bicêtre, Michèle Picard, maire de Vénissieux, Marie-Line Pichery, maire de Savigny-le-Temple, Gilles Poux, maire de La Courneuve, Bertrand Pasciuto, maire de Cournon-d’Auvergne, François Pupponi, député maire de Sarcelles , Marjolaine Rauze, maire de Morsang-sur-Orge, Philippe Rio, maire de Grigny, Clément Rossignol-Puech, maire de Bègles, Christophe Rouillon, maire de Coulaines, Laurent Russier, maire de Saint-Denis, Nicolas Sansu, maire de Vierzon, Renzo Sulli, maire d’Échirolles, Azzédine Taïbi, maire de Stains , Rodolphe Thomas, maire d’Hérouville-Saint-Clair, Frédéric Vigouroux, maire de Miramas, Jean-Claude Villemain, maire de Creil, Marc Vuillemot, maire de La Seyne-sur-Mer, Gérard Weyn, maire de Villers-Saint-Paul.

 

 

 

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique Société
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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 21:06
Des drapeaux nazis, ouvertement brandis samedi en Virginie : une image qui a fait le tour du monde via les réseaux sociaux.

Des drapeaux nazis, ouvertement brandis samedi en Virginie : une image qui a fait le tour du monde via les réseaux sociaux.

Laurence Mauriaucourt - Dimanche, 13 Août, 2017 – Humanite.fr

 

Des violences entre des partisans de l'extrême droite américaine et des contre-manifestants ont causé la mort d'une, voire trois personnes et fait une vingtaine de blessés samedi à Charlottesville en Virginie. La réaction du président Donald Trump qui a renvoyé les deux camps dos à dos, a suscité de vives réactions, dont celle de l’ex-président Obama. Retour sur les faits.

L’information a ajouté l'indignation samedi : une femme de 32 ans a été tuée lorsqu'une voiture a foncé, volontairement selon des témoins, dans une foule de contre-manifestants venus s'opposer à un rassemblement unitaire de la droite radicale américaine: néo-nazis, suprémacistes blancs, Ku Klux Klan (KKK) jusqu'à la droite alternative ou Alt Right, dont une partie au moins avait soutenu Donald Trump à l'élection présidentielle.

Ce sont même trois morts qui sont dénombrés. "Nous avons des gens qui sont venus ici pour provoquer la confusion, le chaos et le trouble, lesquels ont provoqué trois décès", a en effet déclaré Maurice Jones, directeur municipal de Charlottesville, au cours d'une conférence de presse.

Des affrontements entre manifestants des deux camps s'étaient multipliés avant le rassemblement de Charlottesville, finalement annulé mais trop tard par les autorités de cette petite ville historique de l'est des Etats-Unis.

Donald Trump refuse de condamner explicitement les mouvements d’extrême droite

Le président américain Donald Trump a certes condamné les violences de Charlottesville, mais sans se prononcer sur la responsabilité de l'un ou l'autre des camps en présence. "Nous condamnons dans les termes les plus forts possibles cette énorme démonstration de haine, de sectarisme et de violence venant de diverses parties", a-t-il déclaré depuis son golf de Bedminster (New Jersey), où il passe ses vacances.

En semblant renvoyer dos à dos les deux camps, le président américain a provoqué l'indignation chez les Démocrates mais aussi un malaise chez les Républicains, son propre parti. "La haine et la division doivent cesser, et elles doivent cesser immédiatement", a lancé le président. Interpellé par des journalistes, il a refusé de condamner spécifiquement les mouvements d'extrême droite.

La démocrate Hillary Clinton, battue par Donald  Trump à l'élection présidentielle de 2016, l'a critiqué, sans le nommer. "Chaque minute où nous permettons à cela de se poursuivre par un encouragement tacite ou par inaction est une honte et un danger pour nos valeurs", a-t-elle tweeté.

Le sénateur républicain de Floride, Marco Rubio, est lui aussi intervenu sur Twitter. "Très important pour la nation d'entendre le président décrire les événements de Charlottesville pour ce qu'ils sont, une attaque terroriste menée par des suprémacistes blancs".

Barak Obama cite Mandela

L'ex-président Barack Obama est sorti de sa réserve en citant Nelson Mandela: "Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de ses origines, ou de sa religion".

Dans la soirée, le ministre de la Justice Jeff Sessions a dénoncé pour sa part "l'intolérance raciale et la haine". Les violences de Charlottesville "trahissent nos valeurs fondamentales et ne peuvent être tolérées", a-t-il dit.

Le FBI, la police fédérale, a d’abord annoncé l'ouverture d'une enquête sur les circonstances dans lesquelles la voiture a foncé sur la foule, tuant la jeune femme et blessant 19 autres personnes. Le conducteur du véhicule a été placé en garde à vue et la police traite les faits comme un "homicide criminel", a déclaré le chef de la police de Charlottesville, Al Thomas. Selon la chaîne de télévision CNN, le suspect, James Alex Fields Jr, 20 ans, originaire de l'Ohio, a été inculpé de meurtre, de blessures et de délit de fuite. Trois autres personnes ont été arrêtées et inculpées.

Témoignages

La vidéo montrant une voiture de couleur sombre percutant un autre véhicule par l'arrière, qui lui-même rentre dans une troisième voiture devant lui, a fait le tour du monde. La voiture responsable de la collision repart alors vivement en marche arrière au milieu des manifestants paniqués.

"On marchait dans la rue quand une voiture, une berline noire ou grise, nous a foncé dessus, elle a percuté tout le monde. Puis elle a reculé et nous a encore heurtés", a déclaré un témoin à l'AFP.

"Une fille au sol a été mutilée. C'était volontaire, ils ont fait exprès de faire marche arrière", a raconté un autre homme qui avait assisté à la scène.

L'annonce de ce rassemblement de mouvements d'extrême droite, qui voulaient dénoncer le projet de démontage de la statue d'un général sudiste et favorable à l'esclavage de la guerre de Sécession, suscitait les plus grandes inquiétudes.

Il se présentait comme l'un des plus importants de cette mouvance politique depuis au moins une décennie avec des centaines de participants, selon les organisations antiracistes.

Dès le début de la journée, de nombreux manifestants arboraient des armes semi-automatiques, comme le permet la loi en Virginie. Et devant de premières échauffourées très violentes, les autorités locales décrétaient l'état d'urgence et l'interdiction du rassemblement.

Drapeaux confédérés et salut nazi

De nombreux partisans de l'extrême droite brandissaient des drapeaux confédérés, que beaucoup d'Américains savent être un symbole de racisme, et certains faisaient le salut nazi.

Les militants anti-racistes agitaient des drapeaux du mouvement Black Lives Matter (BLM), qui proteste régulièrement contre les décès de Noirs victimes d'usage excessif de la force par la police. Ils scandaient des slogans comme "Nous disons non à la peur raciste" ou "Pas de nazis, pas de KKK, pas de fascistes aux USA".

Nazis, go home !

La police a fait usage de gaz lacrymogènes, alors qu'un des contre-manifestants, battu à coups de bâton et de barres en métal, était abandonné baignant dans son sang.

En fin d'après-midi, le centre de Charlottesville était pratiquement désert à part une forte présence des forces de sécurité.

Dans la soirée, le gouverneur de Virginie a attaqué les groupes d'extrême droite. "J'ai un message pour tous les suprémacistes blancs et les nazis qui sont venus aujourd'hui à Charlottesville. Notre message est simple et clair. Rentrez chez vous. Vous n'êtes pas les bienvenus dans cette belle communauté", a-t-il dit.

Si les autorités locales ont finalement fait état d’un bilan de trois morts et 35 blessés, c’est qu’elles y incluent le décès de deux policiers morts dans la chute de leur hélicoptère près de Charlottesville sans qu'un lien explicite avec les affrontements ne soit formellement établi.

Le gouverneur de Virginie Terry McAuliffe en était venu à déclarer l'état d'urgence en raison de la violence des affrontements qui opposaient des centaines de manifestants et de contre-manifestants avant même le début du rassemblement d'extrême droite. Intitulé "Unite the Right Rally", il réunissait des groupes de la droite radicale et identitaire, dont le Ku Klux Klan et des néonazis.

Ces groupes entendaient dénoncer le projet de Charlottesville de déboulonner dans un jardin municipal la statue du Général Lee, un gradé sudiste fervent pro-esclavagiste.

Des centaines de manifestants et de contre-manifestants étaient arrivés dans la matinée à Charlottesville, une ville de l'est de Etats-Unis. Des échauffourées entre les deux camps ont rapidement éclaté, malgré le déploiement de la police anti-émeutes et de la garde nationale.

Des événements prévisibles... 

Le 8 juillet dernier, quelques dizaines de membres encapuchonnés du Ku Klux Klan s'étaient déjà rassemblés dans cette ville décrite comme paisible. Les militants antiracistes se trouvant là furent bien plus nombreux. L’extrême-droite nationaliste, sans aucun doute décomplexée et boostée depuis que Donald Trump s’est installé à la Maison Blanche est apparue davantage rassemblée ce samedi 12 août.

Dans ce contexte, l’on mesure d’autant plus la pertinence du discours prononcé par Angela Davis, lors d’une manifestation féministe et antiraciste, dans les premiers jours après l’élection de Donald Trump.     

 

(Avec AFP) 

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 20:44
André Chassaigne : « Les députés de La République En Marche réalisent qu'ils sont des élus de droite »

Vendredi [4 août 2017, Ndlr] ou mercredi prochain, les trois groupes d'opposition de l'Assemblée (France Insoumise, Nouvelle Gauche et Gauche Démocrate Républicaine) vont porter la réforme de la loi Travail devant le Conseil constitutionnel. Une attaque de la méthode Macron et d'un de ces fers de lance, et un nouvel équilibre au sein de l'hémicycle. Entretien avec André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme et président GDR à l'Assemblée. 

Le communiqué de presse est un peu technique. Vous pouvez nous expliquer pourquoi ce recours ? 

La première chose, ce sont les conditions dans lesquelles les discussions ont été conduites entre l'annonce et le dépôt de l'amendement. C'était un délai très restreint qui n'a pas permis d'étudier le texte. Nous avons eu du 29 juin au 3 juillet pour lire le texte. En plus, c'était en plein congrès. On dit que les lois sont trop longues pour être votées, là, ça s'est fait en 11 jours. 

Et puis, deuxième chose, c'est le fond. La question de la séparation des pouvoirs. Par exemple, le juge pourrait être dépassé dans les décisions prud'homales.

La troisième chose, c'est le flou de la loi d'habilitation (loi dans laquelle le Parlement autorise le gouvernement à prendre par ordonnance des mesures qui relèvent du domaine de la loi, NDLR). Trop de flou permettra au gouvernement d'aller trop loin. Plus loin que prévu dans le texte initial. 

André Chassaigne : « Les députés de La République En Marche réalisent qu'ils sont des élus de droite »

C'est une attaque au cœur des promesses d'Emmanuel Macron. 

Bien sûr. C'est la méthode Macron. Aller vite, par ordonnances. Une sorte de pouvoir de l'exécutif sur le législatif. 

Et vous fixez un nouvel équilibre dans l'hémicycle en promettant de nouveaux recours au Conseil constitutionnel à l'avenir. 

La démonstration qu'on peut faire ces recours sans aller chercher la droite. C'est une menace qui va peser sur le fond. Alors que si on se liait à la droite, on ne pourrait qu'attaquer la forme, comme on n'est jamais d'accord sur le fond. C'est un acte fondateur. 

La gauche n'est pas atomisée, mais peut converger vers des combats communs. 

Par contre, vous finissez d'atomiser le PS qui n'est clairement plus la force d'opposition. 

Oui, mais la Nouvelle Gauche, ce sont aussi d'anciens du PS. Mais ça marque un fossé entre le Parti socialiste et le reste de la gauche. L'anti libéralisme peut enfin revenir. 

À noter que nous sommes trois en Auvergne à avoir voté ce recours : Jean-Paul Dufrègne (député de l'Allier) et Christine Pirès-Beaune (députée du Puy-de-Dôme).

Vous êtes l'un des anciens de cette assemblée (élu depuis 15 ans), avez-vous perçu de profonds changements depuis l'arrivée de La République En Marche ? 

Il y a une envolée, mais on ne connaît pas l'atterrissage. C'est un groupe hyper puissant qui impose ses vues. Un groupe soumis aux propositions de Matignon et donc de l'Élysée. Il y a une volonté d'hégémonie et donc de soumission. 

Ils cassent les codes. Comme celui de la tradition du partage des responsabilités. Toutes les vice-présidences de l'Assemblée sont de la majorité. Ça ne s'est jamais vu. Idem dans les commissions. 

Mais je suis persuadé que cette majorité peut se fissurer. On le voit, quand on discute avec les élus de la majorité, le malaise est en train de naître. Certains mangent leur chapeau. Ils réalisent qu'ils sont des élus de droite. 

Propos recueillis par Simon Antony

Journaliste de La Montagne

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique Assemblée nationale A. Chassaigne
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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 21:49
Le dossier Cuba paru dans L’Obs du 27 juillet 2017, si médiocrement racoleur, relève plus de l’invention littéraire et de « l’histoire complot » que d’une réflexion sur la vie et la pensée de Che Guevara, ce penseur marxiste de premier plan.

Le dossier Cuba paru dans L’Obs du 27 juillet 2017, si médiocrement racoleur, relève plus de l’invention littéraire et de « l’histoire complot » que d’une réflexion sur la vie et la pensée de Che Guevara, ce penseur marxiste de premier plan.

Jean Ortiz - Mardi, 1 Août, 2017

 

Serge Raffy, romancier, journaliste à l’Obs après être passé par le fidélisme, a changé de trottoir, s’est recyclé : « La Dépêche du Midi », « Elle », « Libération »..., hauts lieux, comme chacun sait, de la pensée critique et anti-système. Il est considéré comme un journaliste indépendant... des classes populaires, donc non domestiqué, « objectif », soucieux d’indépendance par rapport à tout ce qui n’est pas le système. Toujours dans le vent des puissants, il leur tourne autour comme mouche fascinée par lumière d'une ampoule. Il leur donne voix face à la menace des millions de « perdants », revanchards. Il butine, du bon côté de la fleur, toujours prêt à adapter sa veste afin de rester dans le vent... libéral, cela s’entend.

Son sang ne fait qu’un tour lorsque les paramilitaires mexicains, colombiens, massacrent des « subversifs », des journalistes, des jeunes Normaliens, des paysans, lorsque des fosses communes de « communistes » s’ouvrent au Guatemala, à la Madalena, en Colombie, lorsque les centaines de prisonniers palestiniens, turcs, kurdes, menacent de briser le blocus médiatique, lorsqu’au fil des ans, les agressions de Washington contre Cuba ont provoqué près de 3 500 morts...

Ami et biographe de Lionel Jospin puis de François Hollande, Serge Raffy partage avec ce dernier l’amour dévorant de la gauche (de gauche), et la proximité avec les faibles. Pourquoi un journaliste, si talentueux, gâche-t-il autant sa plume à la recherche des « secrets » des « grands » (François et Valérie, Nicolas et Carla, etc.), à la défense « des petits » et de leurs « icônes » : Che, Fidel, Chavez, contre les « les ogres » ? Il s’acharne avec panache contre « l’empoisonneuse » : Valérie Trierweiler. Que de talent gaspillé ! Que d’énergie perdue, qui pourrait être consacrée au combat contre le péril du « populisme » de gauche et « les dictateurs » de gauche, contre ces « grands récits »  qui structurent sa mémoire des peuples : les révolutions, les guérillas, les « libertadors », les gouvernements progressistes, les résistances à l’impérialisme des Etats-Unis... !

 

On sait depuis longtemps que Raffy aime Cuba, Fidel, le Che... comme on aime le steak, bien saignant, avec cette haine froide, calculée, cynique, des champions « libéraux » de la « révolution conservatrice », des droits de l’homme creux, élastiques, et à géométrie variable, jusque dans les travers. Serge Raffy ne loupe aucun « anniversaire », pour nous resservir, en tranches aguicheuses, sa biographie de 2003 « Fidel l’infidèle », le traitre, l’apostat, lui, le dernier des géants, un livre que François Hollande n’aurait parrrait-il pas aimé à l’époque, mais qui ne l'a pas dissuadé de se rendre à Cuba (malin et pragmatique, le « président normal »), business économique et politique obligent. Mais rassurez-vous, cette fois-ci, c’est la dernière. Le dossier de l’Obs s’intitule « Les derniers secrets du Che » ... par Madame Irma, sans doute.

 

 

Plus sérieusement et trêve maintenant de plaisanterie.

 

Le dossier Cuba paru dans L’Obs du 27 juillet 2017, si médiocrement racoleur, relève plus de l’invention littéraire et de « l’histoire complot » que d’une réflexion sur la vie et la pensée de Che Guevara, ce penseur marxiste de premier plan. Voilà ce que Raffy, entre autres, veut évacuer. Che serait un rebelle dur, « mystique », parfois sympathique, mais dépourvu de cause, d’idéologie. Un bourlingueur. Serge Raffy a le droit, comme tout un chacun, d’avoir un point de vue sur tout ce qu’il veut. Mais qu’il nous dise clairement d’où il parle, où il se situe... Le dossier de « L’Obs » repose sur des affirmations péremptoires, des « raffyrinades », des contre-vérités, des rumeurs, des ragots, de la boue qui tourne en rond depuis 1967. Tous les historiens devraient apprécier la dernière trouvaille de Raffy : Fidel aurait monté de toutes pièces « l’incroyable supercherie sur la légende de la Sierra Maestra », il aurait trompé son monde, à commencer par les « intellectuels », dont Raffy, en faisant croire à ses « chimères ». Pourquoi les avoir crues alors ? Le ressentiment est d’autant plus acerbe qu’ils se sont sentis dupés...

 

En vrac, quelques « raffyrinades », relevées dans l’Obs :

1/ « l’ » exécution (du Che) par la police bolivienne », selon Raffy.

En fait, c’est un sous-officier de l’armée, Mario Teran, qui est chargé de le mitrailler, de l’assassiner, après sa capture, blessé ; Che attend, une nuit durant, prisonnier dans la petite école du village de La Higuera. On promet à Teran un voyage aux Etats-Unis. Le Che était traqué depuis des semaines, encerclé par des agents de la CIA, par les troupes spéciales boliviennes (Les « Bérets verts »), formées par des instructeurs nord-américains présents sur le terrain.

 

2/ la guérilla en Bolivie : pour Raffy : « une vingtaine de « desperados », en majorité « Cubains », proches du Che depuis la « Sierra ». C’est faux... la majorité sont des Boliviens.

Et puis le climax !! A mourir de rire : Che Guevara voulait (paraît-il) fonder une « Union des Républiques socialistes d’Amérique latine ». Celle-là, Raffy est allée la chercher loin !!

En fait, le maquis, rassemblait au plus haut une cinquantaine de guérilleros, dont 17 ou 18 Cubains. La majorité des guérilleros étaient des Boliviens, et le groupe nullement des « desperados », mais des combattants très aguerris et politiques, porteurs du projet anti-impérialiste, internationaliste, de la révolution cubaine. Ils ont enduré les pires épreuves. La visée du Che, comme celle de Bolivar, de Marti, était continentale et la base de Ñancahuasu destinée à former des guérilleros vers l’Argentine, le Pérou... mais de là à vouloir créer une URSS latino-américaine, il y a la distance qui sépare la raison de la déraison, du fantasme.

 

3/ Che était considéré en Bolivie par les paysans comme « un bandit des grands chemins ».

En fait, les paysans boliviens, qui gardaient quelques miettes de la Révolution de 1952, collaborèrent peu avec le Che, c’est vrai (barrière culturelle, peur, etc.). En 1967, le régime bolivien était une dictature militaire, celle du général Barrientos. Che pouvait apparaître comme un guérillero, un révolutionnaire « étranger », mais nullement comme « un bandit ». C’est prendre les paysans boliviens pour des imbéciles.

 

4/ « l’escapade pékinoise du Che », sur décision personnelle, afin de rencontrer Chou en Laï.

Comment peut-on imaginer une seconde que Che ait pu voyager à Pékin sans information ou/et accord du « Comandante en chef »? C’est inventer des affrontements, des ruptures imaginaires. Che et Fidel, globalement sur la même longueur d’onde, partageaient les mêmes approches... mais il était difficile à Fidel, étant donnée sa position, d’avoir la même liberté de ton et de contenu que le ministre Che. Che s’amuse lui-même de la réputation de maoïste et de trotskiste que certains lui font. Lors de son dernier voyage en Chine, début 1965, les Chinois le battent froid, et n’annonceront sa mort que longtemps après octobre 1967.

 

5/ Au retour du Séminaire d’Alger (février 1965, où il prononça une critique implacable du modèle et de l’attitude soviétiques) : un entretien houleux (avec Fidel) qui aurait duré deux jours

« les deux hommes en vinrent quasiment aux mains » (source : Maria la femme de ménage cachée dans une armoire, ou Serge Raffy écoutant par le trou de la serrure ?) Cette thèse de « la rupture » avec Fidel, qui se débarrasse « d’un rival », de surcroît belle gueule, est contredite par toutes les déclarations des deux hommes, de Mexico à la mort de Fidel.

« Le dialogue Che-Fidel, une alchimie révolutionnaire féconde, a connu des tensions, parfois des divergences, mais jamais de rupture (...), de mise à l’écart du Che, comme des voyeuristes l’écrivent sans preuve » (Jean Ortiz, Vive le Che !, p. 219), sans mesurer la force des liens de confiance, d’empathie, d’admiration, qui unissaient les deux hommes.

Che se trouvait déjà en Bolivie lorsque « Granma », en mars 1967, publia quatre éditoriaux contre la bureaucratie ; de même lorsque se tint à La Havane la conférence Tricontinentale (avril 1967), présidée par Fidel, et lors de la première Conférence de l’OLAS, en juillet 1967... Che a choisi la Bolivie de son plein gré, ce pays « maillon faible ». Il avait annoncé à Fidel, dès l’entraînement au Mexique, que lorsque la révolution l’aurait emporté à Cuba, il rejoindrait « d’autres terres » pour y continuer le combat. Fidel a consacré d’importants moyens à la mise en place de la guérilla en Bolivie. Dans le ravin du Yuro, début octobre 1967, rien n’était possible pour sauver le Che.

 

6/ « Che est un mystique au caractère « suicidaire, sacrificiel » Il a « une conception religieuse du pouvoir »

(source : archevêché de La Havane ? ou  Docteur Freud ?) Bref un Che raffyriné, un Che de « zarzuela », d’opérette, un Che relevant de la psychiatrie lourde. Il suffit de lire les textes du Che, les témoignages de ses compagnons, d’être attentif à ses hauts faits du maquis, à son courage inouï, pour comprendre que Che éduque par son exemple, qu’il risque la mort par conviction politique sans compromis, qu’il assume un engagement total porté par l’intime certitude que la lutte peut être victorieuse.

 

7/ « le camp de Segundo Cazalis » : « un centre de réhabilitation pour ouvriers et paysans ».

Les rumeurs venues du camp prétendaient que le Che y formait « par le cachot et la privation de nourriture », des « hommes neufs », une nouvelle catégorie de prolétaires : « les esclaves ouvriers ». Ce terrible camp là, il semble que seul Serge Raffy le connaisse, mais il ne le situe pas. Des biographes de premier plan comme l’Américain Jon Lee Anderson, Pierre Kalfon, Taibo Segundo, n’en font pas état.

Che ministre combat durement l’absentéisme, la bureaucratie, la corruption parmi le personnel , à commencer par les vice-ministres, les « petits chefs », les cadres... Aux coupables de négligence ou de petits délits, Che impose des sanctions disciplinaires : du travail manuel durant quelques semaines dans un « camp de travail » à Guanahacabibes, à l’extrême ouest de Cuba, à 94 km de Pinar del Rio.  Les sanctionnés qui acceptent  de venir couper la canne reviennent ensuite à leur poste de travail au Ministère de l’Industrie. Ceux qui refusent cette sanction par le travail seront livrés à la justice ordinaire, mais ne retrouveront pas leur emploi au terme de leur condamnation.  

Le camp ferme en 1965 lorsque le Che « disparaît ». Dans ce camp, le travail et la discipline s’avéraient durs, mais il est malhonnête d’en faire quasiment un camp de concentration.

 

Approximations :

8/ pseudonyme en Congo « Tato »

En réalité « Tatú »

 

9/ « Son corps est exposé sur la place publique dans la commune de Vallegrande » ...

Non, sur une paillasse à la laverie du petit hôpital de Vallegrande

 

 

Le mensonge ultime :

10/ « il (Che) a ordonné l’exécution d’une centaine d’opposants » lorsqu’il dirigeait la forteresse du port de La Havane. Ah ! « le boucher de La Cabaña ».

Ce bobard va tourner en boucle. Lorsque le Che rentre avec sa colonne à la Havane, Fidel le nomme chef militaire de la forteresse (La Cabaña) qui défend l’entrée du port. C’est ici que vont avoir lieu les procès, certes rapides, mais légaux, de « l’épuration ». Dans les premiers jours de la victoire, le peuple cubain se fait justice par lui-même contre des criminels de guerre, des sbires, des tortionnaires, des « bêtes ». Il se venge des bourreaux. La France a connu cela, l’épuration, à partir de l’été 1944, contre les « collabos », les miliciens, les fascistes français. Entre 10 000 victimes, hypothèse basse et près de 112 000 (enquête de gendarmerie de 1948). A Pamiers, par exemple, dans l’Ariège, les cinq premiers jours de la Libération, le 18 août 1944, un « tribunal du peuple », improvisé, condamne à mort 42 collabos de Vichy. La dictature de Batista (1952-premier janvier 1959) relevait du régime terroriste. Chacun peut consulter la presse de l’époque et se faire une opinion. Parler « d’opposants » exécutés relève d’un ignoble détournement historique. 20 000 morts victimes de la terreur d’Etat batistienne, pour environ 6 600 000 habitants fin 1958. Une proportion faramineuse.

Près de 500 criminels, jugés par des tribunaux constitués, selon l’urgence du moment, sont exécutés. La peine de mort avait été rétablie par le dictateur Batista. La colère populaire grondait. Les lynchages se multipliaient. Fidel Castro met rapidement fin à « l’épuration sauvage » et exige que les procès des bourreaux soient les plus normaux possibles dans une situation de totale anormalité. Jorge Castañeda, le biographe mexicain du Che, devenu néo-libéral après avoir été communiste, écrit dans La vida en rojo (1997) : « il n’y eut pas de bain de sang : (   ) ce qui est surprenant, c’est que le nombre des morts soit resté si petit » (p. 183)

 

Pour salir, criminaliser, les grandes figures de l’histoire des peuples, les révolutionnaires, encore faudrait-il s’appuyer sur autre chose que des a priori idéologiques, des approximations partisanes, de la haine fermentée.

 

 

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 22:08

Comme chaque 31 juillet, Patrick le Hyaric a rendu hommage à Jean Jaurès, devant le café du Croissant où a été assassiné cet homme de paix qui, entre mille combats, créa il y a 113 ans le journal l'Humanité. Tandis que l’actuel directeur du journal rappelait l’engagement de son fondateur pour les droits des travailleurs, nous sommes allés à la rencontre de celles et ceux pour lesquels la pensée et l’œuvre de Jaurès sont plus que jamais d’actualité.

 

Hommage à Jean Jaurès ! [Comme chaque année, combien je regrette de ne pas avoir assisté à cet hommage : Note de Michel Bouchet]
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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 23:23
VENEZUELA : le bain de sang approche. Que fait la gauche internationale ?

Un pays pétrolier qui résiste à l’Empire depuis plus de quinze ans et qui a sorti du néant ses « fils de rien »

 

Il ne faudra pas venir pleurer demain lorsque l’on assassinera, torturera, « disparaîtra », les militants chavistes. Les précédents historiques sont malheureusement nombreux. (Tout le monde a oublié ? Le Chili ? Salvador Allende ? Pablo Neruda ?... Ndlr)

Les classes dominantes vénézuéliennes veulent une revanche sociale, liquider la « révolution bolivarienne », ou ce qu’il en reste, afin que le peuple des anciens « invisibles » ne relève plus jamais la tête. L’oligarchie veut que ces « fils de rien », auxquels le chavisme a donné statut et dignité, retournent au néant.

On peut émettre des critiques sur la gestion, sur la stratégie du président Maduro. Mais il a été élu, certes de peu, mais élu. Donc légitime. Il propose le dialogue, et a le droit de se défendre contre des émeutiers. La plupart des médias vénézuéliens et étrangers s’acharnent à donner une image chaotique du pays, à mettre sur le dos des chavistes les exactions commises par des groupes violentissimes, masqués, souvent armés, les « guarimbas », qui veulent la guerre civile.

L’opposition vénézuélienne n’est pas toute favorable à ce coup d’Etat permanent, qui va déboucher sur un massacre. Mais les secteurs qui dominent cette opposition sont parvenus à la radicaliser, à instrumentaliser le dépit de secteurs populaires éprouvés. Ils sont majoritairement d’ultra-droite. Ils veulent en découdre, et rapidement désormais. Ouvertement encouragés par la brute va-t-en guerre Trump, ils redoublent d’exactions, de sabotages, de destruction de bâtiments et de services publics, de violences en tout genre.

Le pays étant encore en grande partie capitaliste, l’oligarchie, les propriétaires, les possédants, organisent la guerre économique sur des produits ciblés, et font porter la responsabilité des difficultés structurelles, des pénuries et des queues interminables sur le gouvernement, qui n’est pas tout blanc, mais qui cherche, par la Constituante, une issue pacifique à la crise abyssale.

On peut, voire il faut, critiquer les erreurs du régime, mais n’oublions jamais que les chavistes et le peuple (même si une partie peut s’en éloigner) sont sous le feu permanent d’une véritable guerre menée par les Etats-Unis contre un pays aux énormes ressources pétrolières, et qui a osé résister à « l’Empire » pendant plus de quinze ans et chercher une autre voie que celle de l’inféodation, vers l’indépendance, la justice sociale, le socialisme. Qui a eu le culot, par la voix d’Hugo Chavez, de remettre les dirigeants des Etats-Unis (« ¡Váyanse pal carajo, yanquis de mierda ! ») à leur place.

N’est-il pas temps que la gauche dans son ensemble se ressaisisse et manifeste sa condamnation de l’ingérence étrangère dans un pays souverain, et affirme sa solidarité, fût-elle critique, voire conditionnelle (ni dans l’aveuglement, ni donneuse de leçon), avec la révolution bolivarienne ?

« La solidarité est la tendresse des peuples » disait Che Guevara. Il faut être aveugle, ou inconséquent, pour ne pas saisir ce qui est aujourd’hui en jeu au Venezuela.

Jean ORTIZ, Maître de conférences, université de Pau.

 

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 22:25
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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 20:09
Montage AFP

Montage AFP

Le Parti communiste a déploré samedi la venue du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, aux commémorations du 75e anniversaire de la rafle du Vel'd'Hiv.

 

Le 16 juillet, Emmanuel Macron et le premier ministre israélien [ont commémoré] ensemble la rafle du Vél’d’Hiv de 1942, où 13 152 personnes juives, parmi lesquelles plus de 4 000 enfants, ont été arrêtées par la police de Pétain pour être déportées. Ce moment de recueillement devrait envoyer un message fort de paix, selon le PCF, qui souligne que Netanyahou, « dont l’obédience d’extrême droite n’est plus un secret » et « qui, chaque jour, fait obstacle à la construction d’un processus de paix, juste et durable, entre Israéliens et Palestiniens », n’est pas l’homme de ce message. « Nul n’a oublié qu’en octobre 2015, il avait provoqué une indignation unanime, jusqu’au gouvernement allemand, en affirmant, au mépris de la réalité historique et des faits, qu’Hitler n’(avait) pas souhaité exterminer les juifs », rappelle le communiqué. En janvier, le premier ministre israélien avait refusé de participer à la conférence internationale sur le Proche-Orient, la qualifiant l’événement « d’imposture ».

 

Maud Vergnol - Chef de la rubrique Politique

 

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 21:14
Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, aux côtés du Premier ministre Édouard Philippe. Photo AFP.

Le ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot, aux côtés du Premier ministre Édouard Philippe. Photo AFP.

Samedi, 8 Juillet, 2017 - Humanite.fr

 

Comme on pouvait s’y attendre, c’est l’annonce faite par le ministre de la Transition écologique de la fin des véhicules à essence et au gazole pour 2040 qui a fait les titres de la presse audiovisuelle et écrite après sa conférence de presse d’hier midi. Toutefois, à l’examen du catalogue de mesures proposées par Nicolas Hulot, on ne trouve pas dans ce « Plan climat » une réflexion prospective structurée concernant les mille et une manières de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES). Ce plan charrie beaucoup trop de contradictions pour être efficace. Par Gérard le Puill (*)

 

Pour tenter d’analyser la faisabilité de la proposition phare de Nicolas Hulot sur l’abandon des véhicules diesel et a essence en 2040, mieux vaut avoir en tête ce qu’est le parc automobile français aujourd’hui. En janvier 2015, il se composait de 38.408.000 véhicules dont 31,8 millions de véhicules particuliers, 5,98 millions de véhicules utilitaires et 628.000 bus, cars et gros camions de plus de cinq tonnes. L’augmentation du nombre de véhicules en circulation est constante. Elle a augmenté de 8 millions d’unités entre 1995 et 2015 et de 0,6% entre le début de l’année 2015 et le début de l’année 2016. La mise en place des cars Macron durant le quinquennat de François Hollande est un facteur aggravant pour les prochaines années en termes d’émissions de CO2.

En France, depuis des décennies, la distance entre le lieu de travail et le domicile des millions de Français qui se rendent au travail en voiture ne cesse de croître. Cette croissance résulte du fait que les « pôles de compétitivité » que tendent à devenir les capitales régionales concentrent de plus en plus d’emplois tandis que la cherté des logements dans ces agglomérations oblige les travailleurs à se loger entre les lointaines banlieues et les villages pavillonnaires que les promoteurs immobiliers font pousser comme des champignons en milieu rural.

 

Des voitures neuves en France, les « vielles caisses » en Afrique ?

En attendant la suppression des véhicules diesel et à essence à l’horizon 2040, Nicolas Hulot a déclaré hier que « le gouvernement étudiera les modalités de la mise en place d’une prime à la transition pour remplacer les véhicules qui ne sont pas éligibles à la vignette Crit’Air (véhicules essence d’avant 1997 et diesel d’avant 2001) par un véhicule neuf ou d’occasion moins polluant et plus économe en carburant. Cette mesure s’intégrera au système de bonus-malus qui a fait ses preuves pour réduire les émissions du parc automobile français et développer l’acquisition de véhicules électriques», lit-on dans le dossier de presse remis hier aux journalistes.

Certes, ces véhicules à vignette « Crit’Air » pollueront moins que les « vieilles caisses » du XXème siècle. Mais, si ces dernières continuent d’être expédiées en Afrique , entières ou en pièces détachées , pendant qu’il faudra accélérer en France la production de véhicules neufs avec ce que cela comporte d’extraction et de transformation industrielle de minerai, une légère baisse de bilan carbone de la bagnole dans notre pays sera loin de compenser les émissions supplémentaires de GES induites par la processus de fabrication des nouveaux véhicules dont peu seront encore des voitures électriques dans les prochaines années.

A l’issue de la conférence de Paris sur le climat, la France disait vouloir diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050. Hier, Nicolas Hulot a indiqué qu’il visait la neutralité carbone à cette date. Cela voudrait dire que notre économie devrait à cette date stocker d’un côté autant de carbone qu’elle en libère de l’autre. D’où, probablement cette idée d’en finir avec les véhicule à essence et diesel dès 2040. Mais sans parvenir à diviser par cinq ou six la circulation sur les routes de l’Hexagone, cela relève de la mission impossible. C’est l’une des nombreuses faiblesses du « Plan climat» du ministre. Il faut ici imaginer ce que représente la production de plus de 30 millions de voitures électrique individuelles dans les années précédant 2040 si le parc de voitures ne diminue pas par rapport au 6 juillet 2017, jour de la présentation de ce plan ! A supposer que nous ayons tous ces véhicules électriques en 2040, quel sera le bilan carbone de la surconsommation de matières premières diverses et variées, transformées en moteurs et en carrosseries ? Une fois ces véhicules en circulation, comment sera produit le courant électrique qui chargera toutes ces batteries de jour comme de nuit ?

 

L’équation insoluble de la production électrique sans le nucléaire

S’agissant de la production électrique, Nicolas Hulot a repris à son compte le projet du précédent quinquennat consistant à réduire la part du nucléaire à 50% de notre mix énergétique à l’horizon 2025. Le dossier de presse, sans mentionner cet objectif, promet par ailleurs de fermer rapidement les dernières centrales au charbon et indique que « la France soutiendra aussi le développement des énergies renouvelables, en prévoyant des appels d’offre permettant d’atteindre l’objectif de 32% d’énergies renouvelables en 2030… ». Acceptons cette hypothèse en sachant que ces 32% sont une moyenne annuelle s’agissant des éoliennes et de panneaux solaires dont la production peut être très fluctuante. A supposer que le nucléaire nous fournisse encore 50% de notre électricité en 2030, nous aurons 82% de notre production électrique sans CO2 , soit nettement moins qu’aujourd’hui avec plus de 70% provenant du nucléaire à quoi s’ajoutent l’hydraulique , les éoliennes , les panneaux solaires et la méthanisation .

Comment alors fournir de l’électricité aux ménages, aux entreprises, aux écoles, aux services publics en général et assurer la montée en charge du parc de véhicules électriques entre 2030 et 2040 ? L’équation est insoluble sans importer massivement du fioul et du gaz pour alimenter une partie de nos centrales. On émettra beaucoup de CO2 par pouvoir charger les batteries des voitures électriques après en avoir émis énormément pour produire ces nouvelles voitures et leurs batteries consommatrices de lithium ! Sur ce sujet comme sur quelques autres, le « Plan climat » de Nicolas Hulot manque de cohérence et révèle de nombreuses carences.
 

(*) Journaliste et auteur. Dernier ouvrage paru, « Devant l’urgence climatique, bousculons les politiques » , éditions du Croquant , mars 2017 , 184 pages , 16€


 

Gérard Le Puill

Carences et incohérences du « Plan Climat » de Nicolas Hulot !
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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 22:59
Fête de l’Humanité : un acte de résistance à la Courneuve comme à Cournon d'Auvergne dans le Puy de Dôme !

La Fête de l’Huma, ce sont les programmes de la grande scène. Leur choix répond à des critères de qualité, de diversité et de popularité, aptes à satisfaire un large public soucieux de se distraire, se cultiver et faire la fête pour une dépense raisonnable. Mais cette dimension ne suffit pas à expliquer que, chaque année, des dizaines de milliers de personnes se retrouvent ensemble pour faire cette Fête. Il y faut en plus une capacité, unique en son genre, à correspondre à un moment particulier de la vie nationale et internationale. Plus précisément, aux attentes, colères ou espoirs que suscite ce contexte dans le monde du travail, de la culture, comme chez les chômeurs ou dans la jeunesse. Cette année, la Fête arrive après une longue séquence électorale qui aura bousculé beaucoup de choses et au moment où le nouveau pouvoir s’apprête à remettre en cause des droits essentiels pour la vie des travailleurs et de leurs familles. Venir à la Fête sera donc un acte de résistance, un moyen de construire un rassemblement large et unitaire pour dire non. Nul besoin de passeport pour en être, sinon une envie de ne pas se laisser faire et d’être respecté.

Pour que le non résonne très fort et très loin, il doit être porteur d’autre chose, qui va commencer à se défricher dans les multiples débats et confrontations auxquels chacune, chacun, en toute liberté, est invité à prendre part. Chacun ressent combien s’impose le besoin de reconstruire, d’innover, d’inventer pour tenir tête aux forces de l’argent-roi présentes comme jamais dans tous les pores de la société et de ses institutions. En s’y mettant dès maintenant, il est possible de sensibiliser autour de nous nos concitoyens, qui, très nombreux, continuent de porter des valeurs de solidarité, d’égalité, de paix et de défense de la planète.

Les grandes Fêtes de l’Humanité, leur retentissement, se jouent dans la multitude de petites rencontres qui, dans les mois qui les précèdent, permettent de parler de la situation, du programme et des objectifs de l’événement. Nous y sommes ! Alors, ne négligeons aucune occasion de placer le bon de soutien au travail, dans la famille ou auprès de nos voisins. « Chaque homme est une humanité, une histoire universelle », écrivait Michelet. Comment s’accomplir vraiment si ce n’est en conjuguant les espérances et expériences collectives de luttes et libre développement de chacun par le partage d’émotions ?

Partager, voilà, en somme, ce que proposera la Fête de l’Humanité les 15, 16 et 17 septembre prochain. En y venant nombreux, en y conviant ceux que nous côtoyons, nous nous donnerons l’énergie dont nous pressentons avoir grand besoin dans les mois à venir

Fête de l’Humanité : un acte de résistance à la Courneuve comme à Cournon d'Auvergne dans le Puy de Dôme !

En attendant la fête de l'Humanité de la Courneuve nous vous attendons très nombreux à la fête de l'Humanité du Puy de Dôme samedi prochain de 14 h à 22 h à Cournon d'Auvergne (voir le programme sur l'affiche ci-dessus !

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