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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 23:03
Jeudi soir, plusieurs organisations syndicales et militantes ont annoncé un rassemblement national à la veille du premier tour de l’élection présidentielle. Une initiative inédite qui a pour but de mettre la question sociale au cœur des enjeux politiques.

Jeudi soir, plusieurs organisations syndicales et militantes ont annoncé un rassemblement national à la veille du premier tour de l’élection présidentielle. Une initiative inédite qui a pour but de mettre la question sociale au cœur des enjeux politiques.

Marion d'Allard - Dimanche, 19 Février, 2017 - Humanite.fr

 

Le 22 avril prochain, à la veille du premier tour d'élection présidentielle, « tous ceux qui n'en n'ont pas fini avec la loi Travail » seront rassemblés à Paris, pour « mettre la question sociale au cœur des enjeux des échéances politiques à venir », explique Romain Altmann, secrétaire général d'Info com CGT, qui organise, avec cinq autres organisations militantes – dont la CGT Goodyear, Sud PTT 92, ou encore la Compagnie Jolie Môme -, ce « premier tour social ». L'idée, reprend Romain Altmann, « c'est de se réapproprier la deuxième besogne de la Charte d'Amiens qui invite à militer pour la transformation sociale. »

Jeudi dernier, le théâtre de la Belle Etoile, à Saint-Denis, accueillait le lancement de cette initiative. Une grande mobilisation « inédite à la veille d'une élection ».

« Ca fait trente ans qu'on entend parler de troisième tour social. Et rien ne vient. Aujourd'hui, nous prenons les choses en main avant le premier tour », a ainsi déclaré au micro Mickaël Wamen, de la CGT Goodyear. Selon lui, « nous sommes à la fin d'un quinquennat qui s'est avéré destructeur pour le monde du travail » et la convergence des luttes est plus que jamais nécessaire pour faire bouger les lignes. Devant une salle pleine à craquer, Mickaël Wamen a insisté sur les multiples cas de répression anti-syndicales qui ont émaillé, durant des semaines, le combat contre la loi El Khomri et a appelé à la création « partout », de « collectifs militants pour réussir cette action du 22 avril prochain » et « reprendre la rue ».

Entre applaudissements et petit air de guitare, syndicalistes, artistes engagés et militants citoyens se sont succédé au micro, pour défendre, d’un côté, une lutte sociale dans son entreprise, de l’autre, détailler les activités du collectif auquel il appartient. Ainsi, Annie, femme de chambre dans un hôtel de Chevilly-Larue (Val-de-Marne) et syndiquée à la CNT est revenue sur ses conditions de travail. « Nous sommes nombreuses avec des contrats à temps partiel de quatre heures. Seulement, la charge de travail ne nous permet pas de finir dans les temps. Nous restons souvent plusieurs heures de plus pour finir, sans être payées » explique-t-elle. « Nous n'avons pas de visite médicale et lorsque nous le disons au patron sa réponse est sans appel : c'est à prendre ou à laisser », poursuit Annie. Particulièrement touché par les coupes budgétaire et au cœur de la casse du service public, le secteur de la santé souffre « des réformes successives qui ne prennent jamais en compte les besoins de la population », a enchainé Isabelle Bosseman, du CHRU de Lille. Signe révélateur, « plus de 50 préavis de grève ont été déposés dans l'établissement par la seule CGT au cours de l'année 2015 », détaille la syndicaliste.

Salariée de la FNAC, professeur en zones d'éducation prioritaire (ZEP), syndicaliste du Havre, de Mulhouse ou d'ailleurs, militants d'Attac ou du DAL, ils sont tous venus appeler à une large mobilisation, estimant qu'il n'est plus temps de faire des constats et qu'il faut désormais agir. « Ce n'est qu'un point de départ vers une société où nous prendrons possession des outils de création de richesses » conclut l'appel lancé en amont de ce premier tour social, le 22 avril, place de la République.

 

Le « premier tour social » des anti-loi Travail !
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société Politique
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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 23:25

« Moi, Souris ! Des méchants vous ont dit ces nouvelles. Grâce à l'Auteur de l'Univers, je suis oiseau ; voyez mes ailes.... ».  La concordance de la fable de La Fontaine - dans laquelle une chauve-souris essaye atteindre son objectif  en changeant d'identité deux fois de suite afin de mieux adapter son personnage aux circonstances (un oiseau puis une souris) - avec le "ni-ni" d'Emmanuel Macron a donné du grain à moudre à Maurice Ulrich, journaliste à l’Humanité.

Réalisation : Abrahim Saravaki

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique Billet d'humeur
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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 20:08

C'est sous les huées et aux cris de «Escroc ! Rembourse tes dettes ! Escroc ! » qu'a été accueilli l’ancien premier ministre en visite à l’usine Le Coq Sportif à Romilly-sur-Seine (Aube) ce mardi après midi. La réaction de Sylviane, une ouvrière de l'usine, comparant son salaire de 1000 euros aux centaines de milliers d'euros d’argent public en question dans ce contentieux a donné du grain à moudre à Maurice Ulrich, journaliste à l'Humanité.

Réalisation : Abrahim Saravaki

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Elections Politique
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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 21:39
Elections 2017 : Pour que plus jamais il ne se produise ce qui est conté ci-dessous : 14 juillet 1953, 17 octobre 1961, 8 février 1962 : ici la police tue les manifestants

Rencontre avec Daniel Kupferstein qui, avec ses trois films « les balles du 14 juillet », « 17 octobre 1961. Dissimulation d'un massacre », et « Mourir à Charonne, pourquoi ? », fouille les entrailles de la sombre histoire coloniale de la France au XXe siècle. Le réalisateur a retrouvé des témoins, fait parler les historiens afin de reconstituer au mieux le déroulement de ces massacres occultés où le nom de Maurice Papon n’est jamais loin, et de comprendre comment le mensonge d’État a si bien fonctionné.

 

A voir et à faire voir absolument avant les prochaines élections de l'année 2017 (Personne ne pourra dire, je ne savais pas !)

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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 22:17

Le Pénélope Gate et Louis de Funès !

C'est Canteloup du 30 janvier 2017 - Penelopegate (suite) et les Fillon vus par Sarkozy

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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 22:25

L’image du « gendre idéal » à démonter de toute urgence comme celle du candidat « honnête, bon catholique et intègre » du candidat Fillon l’a été par l’actualité !

 

« Emmanuel Macron » démasqué sur LE PETIT JOURNAL / François Asselineau !
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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 21:57
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 23:28
Ouvrons l’ère du commun  ! COP fiscale, CETA, égalité femmes-hommes, retraites agricoles : des député-e-s Front de Gauche utiles jusqu’au bout !

Ouvrons l’ère du commun

Je me réjouis que le résultat final de la primaire socialiste exprime nettement le rejet de la dérive libérale de la politique voulue par François Hollande et mise en œuvre par Manuel Valls. Il confirme aussi que les députés du Front de gauche ont eu raison de s’opposer fermement, depuis 2012, aux projets de loi régressifs portés par le gouvernement, qui concrétisaient le renoncement à affronter la domination de la finance.

C’est aussi un signal fort qu’il est possible de reconstruire une gauche de combat qui amène du progrès social, économique et environnementale. Cette démarche a été la nôtre avec les députés écologistes et socialistes qui se sont désolidarisés en cours du mandat des choix gouvernementaux. Aussi, avons-nous multiplié avec eux des actes politiques convergents jusqu’à notre tentative commune de censurer le gouvernement pour rejeter la loi travail.

Aujourd’hui, dans le même sens, il est indispensable de faire converger dans leur diversité les idées anti-libérales et de transformation de la société.

J’émets le vœu que ces convergences se concrétisent dès les élections présidentielles en dépassant les clivages contre-productifs face au danger que représentent la droite de Fillon et l’extrême droite de Marine Le Pen.

Le peuple de France, le monde du travail attendent un sursaut, un sursaut unitaire de la gauche sociale, écologiste et humaniste. L’heure est au rassemblement de toutes celles et tous ceux qui s’en réclament : communistes, socialistes, insoumis, écologistes, progressistes.

Dans les semaines qui viennent, mettons en débat collectivement nos orientations et nos propositions de rupture avec les politiques d’austérité. Poursuivons dans la durée ce travail de fond, qui ne doit surtout pas s’arrêter à la veille ou au lendemain des élections, mais qui doit voir loin pour construire la France, l’Europe, et le monde de demain.

Le meilleur de la gauche peut mettre en échec le libéralisme de Macron et les desseins anti-sociaux, liberticides de la droite et de l’extrême droite. Il est temps d’ouvrir l’ère du changement radical et du commun dont le peuple de France a besoin, pour une république nouvelle, fraternelle, égalitaire et démocratique.


 

Est-il utile que nous rajoutions quoique ce soit à ce que dit très bien notre député André Chassaigne ?

Est-il utile que nous rajoutions quoique ce soit à ce que dit très bien notre député André Chassaigne ?

A l’aube de 2017, on ne peut raisonnablement aborder les grands enjeux électoraux en France, sans mettre d’abord en avant le constat cynique d’une accumulation sans limite des richesses dans les mains d’une poignée d’hommes et de femmes. Les chiffres affolants de ce partage toujours plus inégal et arbitraire de la richesse issue du travail humain est d’une violence inouïe. Comme chaque année, le rapport de l’ONG Oxfam permet d’entrebâiller la porte sur le silence médiatique et politique coupable qui entoure de telles inégalités. Si nous savons que « depuis 2015, les 1 % les plus riches détiennent autant de richesses que les 99 % du reste de la planète », « 8 hommes détiennent aujourd’hui autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale » soit 3,7 milliards d’êtres humains. Dans son travail de salut public, Oxfam déroule aussi l’évolution de cette dérive : « les revenus des 10 % les plus pauvres ont augmenté de moins de 3 dollars par an entre 1988 et 2011, tandis que l'augmentation des revenus des 1% les plus riches était 182 fois supérieure ».

Ces chiffres ne sont pas seulement des éléments statistiques à commenter, et sur lesquels tout le monde peut faire part de son indignation. Ils doivent servir de révélateur à la terrible violence économique, sociale et écologique qui les accompagne, et qu’exercent les plus riches à l’encontre de l’intérêt du plus grand nombre. Cette « violence des riches », que l’on cherche à rendre invisible, s’appuie sur une lutte idéologique et culturelle, visant à démontrer qu’il n’existerait pas d’alternative possible à la dictature de l’argent-roi et des puissants. Pourtant, la concentration sans précédent des richesses construit un monde de guerres, de conflits et de souffrance dont nous vivons chaque jour les conséquences. Elle préempte surtout chaque jour un peu plus sur les conditions de construction d’un avenir d’humanité, de paix, et de coopération entre les peuples, tout comme sur notre capacité de répondre collectivement aux grands enjeux écologiques et sociaux de notre siècle.

Alors que la campagne présidentielle de 2017 occupe depuis quelques mois déjà tous les écrans, il serait sans doute nécessaire de revenir sur ce cœur du commun combat politique à mener, pour une France en commun, pour une Europe en commun, pour un monde en commun, pour un avenir en commun. Ce cœur du combat c’est celui de la bataille contre une finance, des multinationales et des multimilliardaires qui dictent aujourd’hui les conditions d’avenir de toute l’humanité. Seuls l’engagement collectif et l’action en faveur de la création de larges rapports de force, sans exclusive, contestant cette domination, doivent permettre de produire des réponses concrètes et des actes pratiques depuis la rue jusque dans les institutions. Je suis pour ma part convaincu que des forces considérables, individuelles, associatives, syndicales, politiques y sont prêtes. Elles peuvent converger, et elles doivent converger. Il faut pour cela une très ferme volonté commune, et des actes d’engagement qui placent la recherche de la convergence des intérêts de tous les dominés, bien au-dessus des enjeux boutiquiers et électoralistes de courte-vue. Sans cette démarche de commun, nous sommes condamnés à voir les forces réactionnaires et du marché poursuivre leur combat de classe, et leurs stratégies de domination culturelle et idéologique l’emporter.

Les 10 député-e-s du Front de Gauche ont depuis 2012 toujours été de ces combats, et nous nous attachons, pas seulement dans les paroles, mais dans les actes, à les mener avec les moyens et la représentation que nous a confiés le mandat populaire. Nous les poursuivrons jusqu’à la fin de cette législature, notamment ce jeudi 2 février, à l’occasion de notre dernière « niche » annuelle réservée aux groupes parlementaires. Nous avons mis en débat 4 textes :

- Une « proposition de résolution européenne pour une Conférence des parties (COP) de la finance mondiale, l’harmonisation et la justice fiscales » reprenant une partie des propositions dAlain et Eric Bocquet, député et sénateur, auteurs de « Sans domicile fisc » et anciens rapporteurs de commissions d’enquête parlementaires sur l’évasion fiscale.

- Une « proposition de résolution européenne pour un débat démocratique sur l’accord économique et commercial global (CETA) entre le Canada et l’Union européenne », dont le rapporteur est Marc Dolez, demandant notamment au Gouvernement d’organiser un referendum populaire au sujet de l’autorisation de ratification du CETA.

- Une « proposition de loi en faveur de l’égalité professionnelle et salariale entre hommes et femmes », dont la rapporteure est Marie-George Buffet, et proposant de prendre au plus vite sept mesures urgentes, faciles à mettre en œuvre, pour lutter contre le sexisme qui s’exprime directement ou indirectement dans les relations de travail et pour renforcer le pouvoir des salarié-e-s face aux logiques du marché qui s’en nourrissent.

- Enfin, une « proposition de loi visant à assurer la revalorisation des pensions de retraites agricoles en France continentale et les Outre-mer », dont je serai le rapporteur, et prévoyant notamment de garantir un niveau minimum de pension à 85 % du SMIC, avec de nouvelles ressources en mettant à contribution les revenus financiers, et une revalorisation des pensions de retraites agricoles dans les départements et régions d’Outre-mer dont les agriculteurs et salariés agricoles sont aujourd’hui victimes de très graves inégalités.

Ce 2 février, nous disposons de la journée pour poursuivre notre travail de fourmis sur ces enjeux majeurs, et mettre en débat devant la représentation nationale ces sujets de fond. Une journée seulement. Mais une journée qui n’existerait pas si nous n’avions pas pu réunir 15 députés pour constituer en 2012 un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale !

 

 

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 18:26
André Chassaigne, au centre, à côté de Boris Bouchet, conseiller régional, lors de sa rencontre avec les producteurs de tabac et les salariés de la Seita, dont l’usine de cigarettes est menacée de fermeture. Photo : Jérôme Chabanne

André Chassaigne, au centre, à côté de Boris Bouchet, conseiller régional, lors de sa rencontre avec les producteurs de tabac et les salariés de la Seita, dont l’usine de cigarettes est menacée de fermeture. Photo : Jérôme Chabanne

Aurélien Soucheyre - Lundi, 30 Janvier, 2017 - L'Humanité

 

Le chef de file du groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale se représente dans le Puy-de-Dôme. Identifié comme un élu combatif, il bénéficie d’un fort ancrage local. Notre reportage.

« La campagne ? Mais on est tout le temps en campagne. On est constamment sur le terrain, pour être utile aux gens, créer un climat d’action politique et aider ceux que la société rend vulnérables. » Jeudi dernier, André Chassaigne, député PCF et de nouveau candidat dans la 5ème circonscription du Puy-de-Dôme, se préparait à une journée classique, lorsqu’il n’est pas à l’Assemblée nationale. « Je passe la matinée à ma permanence de Thiers. Puis je vais à la rencontre d’un agriculteur qui fait du tabac et des salariés de la Seita, dont l’usine de cigarettes est menacée de fermeture. La véritable campagne des législatives, avec 132 réunions prévues dans les 132 communes de la circonscription, c’est pour plus tard. »

L’élu communiste file à Saint-Laure. « Il faut courir pour le suivre ! » lance un de ses assistants parlementaires. En cette journée où le soleil succède à la neige, l’agriculteur Hervé Rougier lui ouvre la porte avec bienveillance : « Je suis ravi de vous accueillir. Vous êtes connu et reconnu dans le milieu. » La veille, la proposition de loi déposée par André Chassaigne et Huguette Bello, visant à revaloriser les retraites agricoles, avait été adoptée en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale. Mais la question du jour, c’est le tabac. « Racontez-moi tout », invite le député.

Hervé, dont les parents faisaient déjà pousser des plans, s’inquiète des projets de la multinationale Imperial Tobacco, qui veut fermer l’usine toute proche de Riom (239 salariés) et prévoit de ne plus acheter aucun tabac cultivé en France à partir de 2018. L’histoire est souvent la même : les savoir-faire sont là, les outils aussi, la rentabilité n’est pas en cause, et ceux qui travaillent sont attachés à ce qu’ils font. Hervé montre les fruits de son labeur et pose sur la table de belles et longues feuilles de tabac, couleur bois. Avec Jean-Louis Duron, cultivateur, et Stéphanie Séguin, de la coopérative Périgord Tabac, ils font exactement les mêmes constats que les salariés et syndicalistes de la Seita, rencontrés juste ensuite par André Chassaigne à Varennes-sur-Morge.

 

« Nous sommes là pour les gens, et ils le savent... »

« C’est une question de santé publique. Le tabac est nocif mais autorisé, donc il faut s’assurer qu’il soit le moins dangereux possible. L’État doit reprendre des parts dans la Seita pour maîtriser le produit final et sa traçabilité », pointent le délégué du personnel Stéphane Allègre et le président du comité de soutien Bernard Pereira. « On sait que la façon dont est cultivée la plante joue beaucoup sur sa nocivité. En usine, des composants interdits en France ne le sont pas dans d’autres pays producteurs. Imperial Tobacco veut aussi fermer son centre de recherche de Fleury-les-Aubrais (Loiret – 87 salariés), qui contrôle les taux de goudron et d’additifs. On se met en situation de ne pas savoir ce qu’il y aura dans les 47 000 tonnes de tabac fumées chaque année en France », poursuivent-ils, alors que la contrebande progresse tous les ans.

Le défi est de taille. La récupération des marques Gauloises ou Gitanes semble exclue, et la création d’une scop, proposant une « cigarette française », se heurte au paquet neutre et à l’interdiction de faire la publicité de la cigarette. « Il nous faut travailler sur un cahier des charges pointu en matière environnementale et sociale pour garantir une production en France », abonde André Chassaigne, avant de rappeler que le plan social prévu en mars risque d’être expéditif depuis la loi travail, en plus de déplorer les 3 millions d’euros de Cice offert par le gouvernement à Imperial Tobacco, sans aucune contrepartie…

Le député cherche déjà un moyen de faire remonter la question à Paris. Mais l’heure est à un retour en permanence. « On articule toujours le local et le national. Répondre aux difficultés ici, c’est souvent répondre à celles du pays », mesure-t-il. Fils d’ouvrier chez Michelin, il a été professeur de lettres et d’histoire-géographie à Saint-Amant-Roche-Savine, dont il est devenu maire en 1983. La commune vibre alors avec le festival Saint-Amant-Rock-ça-vibre. « Dédé », comme tout le monde l’appelle ici, est plébiscité pour plusieurs mandats. « Cette circonscription n’avait jamais été communiste. J’ai été candidat aux législatives pendant vingt-quatre ans avant de gagner. On a progressé à chaque élection de 1978 à 2002. Et ça continue depuis, parce qu’on ne lâche rien, parce qu’on ne fait pas semblant. On est là pour les gens, et ils le savent. On fait avec eux, en co-élaboration. On se bat tout le temps », rappelle-t-il.

 

Plus de 1 000  dossiers individuels sont traités par an, à la permanence

Dans le coin, l’élu se fait souvent interpeller : « Je ne suis pas de votre bord politique, mais vous, vous bougez ! » apprécient les citoyens. À la permanence, plus de 1 000 dossiers individuels sont traités par an, ce qui faisait dire à l’ancien ministre socialiste et ex-sénateur du Puy-de-Dôme, Michel Charasse, que « Chassaigne, c’est un service public à lui tout seul ! » Servir l’intérêt général, c’est ce que les élus n’auraient jamais dû arrêter de réaliser. « Pour faire de la politique, il n’y a pas de secret : il faut aimer les gens », confirme Laurent, assistant parlementaire. « Ici, on reçoit, on écoute, on écrit des courriers personnalisés et circonstanciés, on s’appuie sur les droits des citoyens sans jamais faire de passe-droits. La baisse des services publics et la dématérialisation font que l’on est devenu un relais identifié et indispensable. »

André Chassaigne, qui a coutume de dire qu’« on compte les bouses à la fin de la foire », n’est pas très inquiet pour sa circonscription. L’avenir du groupe où siègent les communistes à l’Assemblée le préoccupe davantage. « C’est jouable. Il nous faut trouver un accord avec la France insoumise et travailler avec eux comme on a travaillé avec Ensemble ! sur ce qui nous rassemble. Ne pas avoir de groupe serait terrible : invisibilité pendant les questions au gouvernement, fin de la niche parlementaire, de la possibilité d’être rapporteur comme Alain Bocquet sur la question de la fraude fiscale… Nous avons fait la preuve de notre utilité lors de ce quinquennat. Nous nous sommes opposés à toutes les lois régressives, en proposant à chaque fois une alternative. Si on avait eu 30 ou 40 députés, le mandat n’aurait pas été le même. Alors si on parvenait à bâtir une autre majorité de gauche et à s’imposer… »

 

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 21:34
Chassaigne (GDR) fait référence à Wolinski pour expliquer son opposition à la loi Macron !

26/01/2015 - par - Maxence Kagni

Le chef de file des députés communistes à l'Assemblée a cité lundi soir une caricature du dessinateur tué lors de l'attentat à Charlie Hebdo.

André Chassaigne, le président du groupe GDR à l'Assemblée nationale, a pris la parole lundi soir, lors de la première journée d'examen en séance publique du projet de loi Macron.

Le député communiste a cité une caricature de Georges Wolinski, dessinateur tué lors de l'attentat qui a visé Charlie Hebdo, pour expliquer la différence qu'il y a selon lui entre le Parti socialiste et le Parti communiste.

"Réparer le toit"

Le député du Puy-de-Dôme décrit le dessin : "On y voit une femme blottie sous les draps qui s'exclame 'il pleut sur mon lit'. D'après les communistes, il faudrait réparer le toit (...) Écoutez plutôt le Parti socialiste : il suffit de déplacer le lit."

Selon André Chassaigne, cette histoire illustre "deux attitudes et deux conceptions du travail politique". "La première consiste à s'attaquer aux problèmes et au système. L'autre à les déplacer dans le système en place, voire à le conforter (...) Votre texte, monsieur le ministre, appartient à la seconde catégorie".

Une évocation qui ne manque pas de faire rire !

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