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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 20:31
Les salarié-es de Cora en grève en octobre !

Les salarié-es de Cora en grève en octobre !

DIMANCHE 8 JANVIER 2017 à 9H, Cora sera le 1er hypermarché du département à ouvrir ses portes TOUS les dimanches et privera ainsi des centaines de salariés du repos dominical.


C'EST UNE PREMIÈRE SUR LE DÉPARTEMENT !



À cette occasion, la CGT, le PCF appellent à un grand rassemblement à l’entrée de CORA LEMPDES entre 9h et midi ce 8 Janvier pour dénoncer cette régression sociale.
 


ÉLU-E-S – CITOYEN-NE-S – MILITANT-E-S – SALARIÉ-E-S – RETRAITÉ-E-S... TOUTES ET TOUS CONCERNÉ-E-S POUR DÉFENDRE LE REPOS DOMINICAL !



A DIFFUSER LARGEMENT !

On ne LÂCHE rien, ni personne !

Décryptage :

La position de la CGT [position que nous partageons complètement, Ndlr] sur le travail du dimanche

Elle est souvent caricaturée par des médias complaisants ou peu informés et décrite comme étant ringarde et rétrograde, sans prise avec la réalité. La CGT aurait la volonté d’entraver la liberté de travail des salariés…

Le prétendu effet bénéfique sur l’emploi.
L’ouverture des magasins le dimanche ne crée pas d’emplois. Cela est démontré à la fois par les statistiques et par la simple… logique : le pouvoir d’achat des consommateurs n’est pas extensible. Quel que soit le jour de la semaine où il effectue ses achats, un consommateur qui dispose de 50€ pour effectuer ses achats ne disposera que de…50€ ! Pas plus de pouvoir d’achat signifie pas plus de chiffre d’affaires. Et pas plus de chiffre d’affaires (globalement) signifie pas plus d’emplois, (à moins que les patrons ne soient soudain devenus philanthropes).
L’ouverture de certains magasins le dimanche crée de l’emploi, précaire, dans ces magasins et détruit des emplois stables chez ceux qui n’ouvrent pas.


Sur les salariés « volontaires »
Les salariés « volontaires » se divisent en trois catégories :

 

- Ceux qui n’ont pas le choix : dans beaucoup d’enseignes, l’acceptation du travail du dimanche figure sur le contrat de travail. On peut sans difficulté imaginer que le postulant qui refuse ne sera pas embauché.

- Ceux qui sont séduits par les majorations de salaires. Le code du travail ne prévoit ces majorations que pour les ouvertures « exceptionnelles ». La cour de cassation a récemment décidé qu’en cas d’ouverture habituelle, la majoration n’était pas due. La proposition de loi Lellouche prévoit une majoration maximale de 100% mais… pas de minimum. Il suffira au patron, pour respecter la loi, de majorer le salaire de 10 centimes d’euro par dimanche travaillé. Cette hypothèse n’est pas fantaisiste car le « choix » de travailler le dimanche résultera d’une négociation individuelle entre le salarié et le patron. Enfin, nous l’avons vu, la « garantie » donné par la proposition de loi « Karoutchi » ne tient que tant que la loi ne sera pas modifiée.


- Les catégories de salariés qu’un travail limité au week-end peut tenter, comme certains étudiants, par exemple. Outre le fait que la somme d’intérêts particuliers peut contrevenir à l’intérêt collectif, nous n’estimons pas que la meilleure façon de financer ses études soit de travailler en magasin le week-end. Un tel travail génère de l’échec et beaucoup de salariés de nos secteurs sont d’anciens étudiants qui ont fini par abandonner leurs études. Nous pensons que des bourses d’études suffisantes seraient une solution beaucoup plus adaptée à leurs besoins.

 

DIMANCHE 8 JANVIER 2017 à 9H, Cora sera le 1er hypermarché du département à ouvrir ses portes TOUS les dimanches !
DIMANCHE 8 JANVIER 2017 à 9H, Cora sera le 1er hypermarché du département à ouvrir ses portes TOUS les dimanches !
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société Politique
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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 20:40

A voir et à partager sans modération :

L' Humanité.fr vous fait revivre quelques temps forts de l'actualité 2016 à travers une sélection de reportages de cette année à nulle autre pareille.

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 22:05
AFP

AFP

Sébastien Crépel - Vendredi, 30 Décembre, 2016 - L'Humanité

 

Quand le candidat critique vertement les effets des lois qu'il a imposées en tant que chef du gouvernement !

 

 

Le cas de la caissière d’Auchan City Tourcoing qui a fait une fausse couche sur son lieu de travail (voir l’Humanité du 28 décembre) a ému jusqu’à l’ex-premier ministre. Sur sa page Facebook, Manuel Valls a trouvé des mots forts et justes pour dénoncer le « manque total de décence, d’humanité » de sa direction, et rappeler que « la modernité, ce n’est pas demander toujours plus à ceux qui donnent déjà tant ».

Valls des villes et Valls d’Auchan !

D’accord !

Il reste alors à revenir sur l’autorisation faite aux entreprises de dépasser la durée maximale de travail quotidien et de baisser la rémunération des heures supplémentaires, de fixer selon leur bon vouloir les compensations des temps de pause et d’habillage et tout ce qui a trait aux congés ou à la mise en place du temps partiel. Revenir, en somme, sur la loi travail imposée par Manuel Valls en juillet par le 49-3. 


 

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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 21:41
Hamilton/REA

Hamilton/REA

Pierric Marissal - Lundi, 26 Décembre, 2016 - Humanite.fr

 

Derrière les discours électoraux sur le « tous milliardaires », la pompe à finances fonctionne à plein. Les start-up et entrepreneurs sont chouchoutés par nombre de candidats à la présidentielle, ils seraient innovants et créateurs d’emplois. Plongée au cœur de la réalité économique de ces jeunes pousses trop à la mode.

 

"Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires", lançait Emmanuel Macron début 2015 devant le fer de lance des start-up françaises. En dix ans, ce prétendu modèle de réussite s’est imposé. Ces jeunes pousses travaillent dans les nouvelles technologies, le traitement des données (big data) et les objets connectés. Elles espèrent toutes connaître le destin des Facebook ou Blablacar. Pour elles, l’argent coule à flots, entre investisseurs privés et généreux financements publics.

Et, de François Fillon à Emmanuel Macron, les candidats à la présidentielle leur en promettent davantage encore. À les entendre, elles seraient créatrices des emplois et des activités économiques d’avenir, au cœur de l’innovation et de la recherche…

 

Mais 9 sur 10 disparaissent dans les trois ans et les emplois créés sont peu nombreux.

 

Pour le philosophe Éric Sadin, cet eldorado n’est qu’un mythe qui permet d’offrir une cure de jouvence au capitalisme et promet la monétisation de chaque moment de notre existence.

Pour en savoir plus lire ci-dessous : 

 

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 22:11
MACRON [le gendre idéal Ndlr] : faire du neuf avec du vieux !

Supprimer les cotisations maladie et chômage pour augmenter le salaire net : une idée éculée, qu’Emmanuel Macron transforme en idée neuve.

Il est moderne, cet Emmanuel Macron. C’est « la gauche du XXIe siècle », dit même Alain Duhamel. L’éditocrate, 76 ans, s’y connaît en modernité, lui qui est entré à l’ORTF dès 1970…

Revenons à Macron, et à ses fameuses propositions du XXIe siècle. L’une d’entre elles est de « supprimer les cotisations maladie et chômage que paie un smicard aujourd’hui ». Le gain net pour un couple de smicards, « c’est 500 euros par mois », a-t-il promis jeudi sur BFM. Cette mesure sera financée par une hausse « de la CSG ».

Cette contribution, prélevée à la fois sur les salaires mais aussi les revenus du capital, sur les retraites, les indemnités chômage et maladie, a été créée en 1991 par Michel Rocard pour baisser les cotisations familiales. La CSG était minime à l’époque, mais elle a eu, depuis, beaucoup de succès. Le gouvernement Balladur l’a accrue, comme celui d’Alain Juppé. Ce dernier en a profité pour baisser les cotisations maladie. Idem pendant les années Jospin. Moderne, le candidat Macron !

Quant à l’idée de transférer le financement de la protection sociale vers l’impôt, elle fait fureur. Lors des primaires de la droite, Alain Juppé et François Fillon l’ont reprise, en optant pour une augmentation de la TVA. Marine Le Pen promet aussi de « faire prendre en charge par l’État 200 euros de cotisations sur tous les salaires jusqu’à 1,4 fois le Smic ». Une proposition déjà faite en 2012, et qui figurait dans le programme de 2007… de Jean-Marie Le Pen.

Moderne, décidément, le candidat Macron !

De tels transferts rendraient la Sécu encore plus dépendante du budget de l’État, et fragiliseraient ce système d’assurance sociale et les pensions versées qui représentent, pour les smicards, du salaire différé !

Mais ça, M. Macron évite bien de le dire !

 

 

 

MACRON [le gendre idéal Ndlr] : faire du neuf avec du vieux !
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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 22:52
DECLARATION D’ENSEMBLE ! ET DU PCF : face à la droite et à l’extrême droite, en campagne  avec Jean-Luc Mélenchon !

Ensemble ! et le PCF se sont rencontrés le mardi 6 décembre.

Les deux délégations ont noté leurs con­vergences sur lanalyse de la situation actuelle. Celle-ci est marquée par la per­sistance dun Front national à un très haut niveau dintention de vote. En promou­vant des orientations xénophobes et un régime autoritaire, ce dernier fait peser des graves dangers sur les libertés démocrati­ques alors même que se développent des courants similaires dans de nombreux pays.

François Fillon, qui vient de gagner la primaire, suite à une mobilisation massive de lélectorat de la droite traditionnelle, est porteur dun projet de destruction des droits sociaux adossé à une vision réac­tionnaire de la société. Le retrait de Fran­çois Hollande est le signe de léchec dun quinquennat calamiteux marqué par une politique néolibérale et sécuritaire.

Dans cette situation, Ensemble ! et le PCF ont décidé de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à lélection présiden­tielle. Cette candidature est aujourdhui porteuse dune alternative aux politiques libérales menées durant les deux derniers quinquennats, et seul un projet de transfor­mation sociale et écologique de la société peut faire rempart au Front national et à la droite. Il sagit maintenant de linscrire dans une perspective majoritaire, chaque force versant au débat toutes ces proposi­tions.

Ensemble ! et le PCF appellent à entrer sans tarder en campagne pour la candida­ture de Jean-Luc Mélenchon, en agissant pour créer les conditions du rassemble­ment le plus large des forces, mouve­ments, organisations, forces sociales ou politiques.

Ensemble ! et le PCF estiment nécessaire dinitier des lieux communs de travail et de coopération entre les forces, mouv­ements, organisations, forces sociales ou politiques participant de cette dynamique. Il sagit de favoriser les expressions com­munes qui permettent de mettre en valeur la richesse de la diversité et le pluralisme des courants qui se sont engagés dans la campagne électorale au côté de Jean-Luc Mélenchon.

Pour les législatives, nous voulons égal­ement chercher à construire des candidatu­res de rassemblement des forces alternati­ves à laustérité afin de pouvoir élire le plus grand nombre de député-es possibles.

Face à la droite et à lextrême droite, il faut se rassembler pour une société plus juste et plus solidaire. Faisons campagne avec Jean-Luc Mélenchon !

DECLARATION D’ENSEMBLE ! ET DU PCF : face à la droite et à l’extrême droite, en campagne  avec Jean-Luc Mélenchon !
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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 23:02
Ça craque de partout !

En France et en Europe, on vient de vivre des événements marquants. François Hollande n’a pas « renoncé », il ne pouvait tout simplement pas se représenter. Pierre Laurent l’avait indiqué dès le premier « Lundi de gauche » en janvier dernier. On ne voit pas de « lucidité » ou de « courage » dans la déclaration de F.Hollande, mais l’aveu d’un échec, d’une disqualification définitive à parler au nom de la gauche et du progrès après un tel quinquennat.

A la primaire du PS, le candidat Valls sera celui du passif, de la brutalité sociale et démocratique. Après Sarkozy, Juppé et Hollande, il est le pro­chain sur la liste. Après les élections du printemps prochain, il nous faudra réfléchir à tout cela en prenant la juste mesure de ce que provoque aujourd’hui une présidentielle installée au cœur du système, renforcée par le quinquennat, l’inversion du calendrier électoral et les primaires. Depuis le débat sur la déchéance de nationalité, nous avions tous les éléments du puzzle de ce que nous vivons aujourd’hui : le rejet de Hollande et du pouvoir, une droite dure à l’offensive, un FN installé, un PS en très grande difficulté et un débat sur ce que doit être la gauche, ses valeurs et ses combats. Sur le plan européen, les Autrichiens ont rejeté l’extrême droite, qui réalise cependant un score élevé et qui va préparer les élections législatives de 2018. C’est une victoire importante. Allié au FN au parlement européen, un succès du FPÖ aurait conforté Marine Le Pen. En Italie, avec une large participation, le peuple a dit Ciao à Renzi et à sa politique d’austérité et de casse sociale. Les peuples cherchent une issue. Ça craque de partout. C’est la grande question de la période : ouvrir, à partir des colères et des exaspérations polaires, une perspective positive.

A deux conditions, indissociables : le projet et le travail de rassemblement. Face au projet régressif et réactionnaire de Fillon et la tentative du FN d’apparaître comme les seuls à pouvoir porter une alternative pour « protéger » ceux qui seraient les victimes de la mise en œuvre d’une telle politique, on peut faire identifier un projet fort et neuf à gauche. Au moment où la droite ne s’interroge ni sur son existence, ni sur son ambition, on ne doit pas lâcher l’idée de gauche et de progrès. Mais il nous faut aussi le faire dans un moment où la notion de gauche a été déchiquetée par un quinquennat de renoncements et de trahisons, avec un dégoût grandissant du système. Il nous faut donc aussi entendre le cri de celles et ceux qui veulent être écoutés et pris en considération.

Les questions d’égalité et de dignité sont centrales.

Dans un tel moment, entre chiens et loups, où les choses peuvent bas­culer vers le pire ou vers du mieux, il s’agit de rassembler toutes les forces, les ressources, les femmes et les hommes qui ne veulent ni de Fillon et du FN, ni de Hollande, Valls ou Macron…

Cela fait un peu de monde quand même !

Avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon, les communistes font élargir le rassemblement en parlant de l’avenir de la France et en agissant pour construire des majorités politiques !

Ça craque de partout !
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8 décembre 2016 4 08 /12 /décembre /2016 22:13
CLIMAT : l’urgence de l’intervention  des peuples !

La ministre française de lEnvironnement, lors de son discours en conclusion des travaux de la COP22 a tenté de rassurer.

Mais elle nest pas parvenue à nous con­vaincre. En effet, le défi du réchauffement climatique reste dune brûlante actualité. 2016 devrait battre un nouveau record de température alors que lobjectif est de limiter le réchauffement à 2°C voire 1,5°C.

Nous assistons au retour des climato-scep­tiques, Trump aux USA, mais aussi en France, sous la pression des lobbies du pétrole, du gaz et du charbon, alors que la communauté scientifique multiplie ses alertes sur les conséquences perceptibles des dérèglements climatiques.

Les pays riches et industrialisés traînent les pieds à traduire en actes leur promesse de verser 100 milliards de dollars au Fond vert dédié aux pays en développement.

Enfin, les chefs dÉtat se défaussent sur le marché quils présentent comme la solu­tion. Ainsi, les multinationales, à Marra­kech, ont lancé un vibrant appel pour quon leur laisse le terrain libre afin de pouvoir réaliser leurs juteux profits dans le cadre de la croissance verte libérale.

En vérité, le bilan de la COP 22 qui vient de se conclure est très maigre. Cest la conséquence du caractère non contrai­gnant de lAccord de Paris. Plus que jamais lintervention des peuples et de la société civile est nécessaire pour lémer­gence dun nouveau mode de développe­ment, de production et de consommation.

Le PCF avance des propositions : un plan de relance de filières industrielles straté­giques préservant lenvironnement en lien avec le développement des services publics ; le transfert du transport des marchandises vers le fret ferré ; la rénovation thermique de 500 000 logements par an ; relocaliser et produire localement ; augmenter la part des énergies renouvelables dans notre mix énergétique 100 %  public; développer les transports en commun et renforcer la tari­fication sociale jusquà la gratuité en milieu urbain….

Les communistes (et notamment la commission environnement du PCF 63) sont disponibles pour avancer avec dautres dans la voie dun autre monde qui préserve lhumanité et la planète !

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 22:13
il existe une continuité idéologique entre l’ex-président et son ancien « collaborateur ». Photo : Miguel Medina/Pool/AFP

il existe une continuité idéologique entre l’ex-président et son ancien « collaborateur ». Photo : Miguel Medina/Pool/AFP

Pierre Duquesne - Mardi, 22 Novembre, 2016 – L'Humanité

 

Le premier tour de dimanche s’est bel et bien transformé en vote anti-Sarkozy. « J’ai voté pour lui par conviction en 2007. Même chose en 2012. Mais je voudrais, pour la prochaine élection présidentielle, un candidat qui soit clean et irréprochable », racontait Pascal Barrier, agent de sécurité incendie, en sortant du bureau de vote de Mantes-la-Jolie (Yvelines). Dès lors que les sondages ont montré que François Fillon représentait une alternative crédible à Nicolas Sarkozy, beaucoup d’électeurs traditionnels de la droite dure se sont déportés sur l’ancien premier ministre. Ce phénomène a sans nul doute été amplifié par le mécanisme de la primaire, qui pousse les électeurs à voter comme au PMU, en choisissant celui qui enregistre une courbe ascendante dans les sondages, ou, à tout le moins, à abandonner les perdants annoncés pour se reporter sur ceux qui peuvent l’emporter. Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire, avec leurs faméliques 2,6 % et 2,4 %, peuvent en témoigner.

Mais si 1,8 million de voix se sont portées sur François Fillon, c’est d’abord et surtout parce que son discours colle à de larges pans de l’électorat de la droite. Dimanche soir, une fois le choc de l’élimination passé, des militants de l’équipe Sarkozy, souvent jeunes et urbains, tentaient de comprendre comment le noyau dur de la droite a pu leur échapper.

Il a pu compter sur les puissants réseaux de la « Manif pour tous »

Par petits cercles, ils refaisaient le film de la campagne, racontant l’arrivée en masse dans les bureaux de vote d’un électorat catholique et traditionaliste séduit pas le « discours sur la famille » de François Fillon. Celui-ci a pu compter sur les puissants réseaux constitués lors des manifs contre le mariage pour tous. Il avait d’ailleurs reçu un soutien décisif de Sens commun, début septembre, après avoir annoncé qu’il s’engageait à réécrire la loi Taubira, notamment en interdisant la filiation établie à l’égard de deux parents du même sexe. Son programme réactionnaire, visant à « redonner une reconnaissance et un statut » aux mères de famille, et son hostilité à l’IVG, « compte tenu de sa foi », a su séduire de larges pans de « l’électorat » catholique… Faut-il rappeler que le ban et l’arrière-ban du parti « Les Républicains » paradait en bonne place dans les immenses cortèges contre le mariage pour tous.

Combien d’anciens électeurs de Nicolas Sarkozy ont-ils été séduits par le discours ultralibéral de celui qui vante les bienfaits de la politique de Thatcher en Grande-Bretagne ? Après avoir vanté le « style présidentiel » de François Fillon, une électrice de Versailles, à la sortie des urnes, insistait sur la fermeté de cet homme « pour négocier avec les syndicats ». Combien de petits patrons et de commerçants sont tombés sous le charme du discours à la Tea Party anti-fonctionnaires, anti-charges sociales et anti-impôt ? Combien rêvent de voir, comme le promet François Fillon, l’impôt sur les sociétés tomber à 25 % ? Le haut patronat, lui, est séduit par son souhait d’attaquer brutalement la Sécurité sociale, inscrit au programme de l’Institut Montaigne et du Medef. Des positions ultralibérales qui collent aux aspirations du cœur de la droite décomplexée, encouragée par la politique de François Hollande, qui leur aura labouré le terrain avec la loi El Khomry et le CICE…

Son discours a fédéré de larges pans de la droite

Ironie de l’histoire, Nicolas Sarkozy n’ a  pas profité dans la primaire des effets du discours sur l’identité nationale et de la peur, venin instillé depuis près de dix ans. Aux outrances grossières de l’ancien chef de l’Etat, les électeurs de droite auront préféré le discours plus policé en apparence de François Fillon. « Le peuple français a besoin d’être rassuré. On leur dit tous les jours qu’on est en guerre, et après ça, on leur parle de double ration de frites et de Gaulois. Cela ne peut pas fonctionner », reconnaissait Gilles Mouny, demandeur d’emploi et militant pro-Sarkozy en Seine-et-Marne, au soir de la défaite. François Fillon, lui, a été plus subtil avec son livre Vaincre le terrorisme islamique. « Il n’y a pas de problème religieux », a-t-il expliqué au Figaro, avant d’ajouter toutefois « qu’il y a un problème lié à l’islam ». Et ce catholique revendiqué de répéter à l’envie qu’il était un fervent soutien des chrétiens d’Orient. C’est peut-être ce qui explique comment le fan de course automobile a réussi à doubler sur sa droite Nicolas Sarkozy jusque dans ses fiefs, comme à Nice. Même chose à Nîmes (47,5 %), Marseille, et dans tout l’arc méditerranéen. « Non, la France n’est pas coupable d’avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Nord », avait déclaré cet été l’ex-premier ministre, s’inscrivant ainsi comme l’héritier du discours de Dakar de Nicolas Sarkozy.

Les séismes politiques, comme les tremblements de terre, ont toujours pour origine une tectonique des plaques. Des années de discours identitaires et ultralibéraux ont fini par radicaliser encore un peu plus le noyau dur de la droite, à qui s’est principalement adressé François Fillon. Quatre millions de participants, c’est beaucoup, mais c’est encore loin des 16 millions de suffrages récoltés par Nicolas Sarkozy au deuxième tour de l’élection présidentielle en 2012…


 

Une « nouvelle campagne commence », promet l’équipe Juppé
Largement distancé (28,6 %), Alain Juppé  n’a pas renoncé  à la victoire. Il se rendra  à Toulouse, aujourd’hui, pour tenter de faire le plein de voix centristes du Sud-Ouest, en compagnie de Jean-Christophe Lagarde. « Une nouvelle campagne commence », promettent les soutiens d’Alain Juppé, qui veulent attaquer François Fillon sur son projet, après avoir axé leur campagne contre Nicolas Sarkozy. « Pendant trois mois, François Fillon  a été un peu à l’abri, personne ne l’a attaqué. On va le recoller à son bilan », explique-t-on dans son entourage. « Cela reste jouable, les gens sont capables  de changer  de vote en 24 heures », croit un élu centriste.  Le député Hervé Mariton compte dénoncer des « orientations diplomatiques »  de François Fillon.  Ils s’affronteront  dans un dernier débat télévisé, jeudi.

 


 

 

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 22:36
 Appel des 100 : rassembler la gauche critique !

Suite au résultat de la primaire de la droite et du centre, nombreux sont nos amis et nos amies à nous dire : "Alors pour la présidentielle c'est soit Fillon, soit Le Pen ?"

Non, tout n'est pas perdu, tout n'est pas fini ! L'espoir du rassemblement de la gauche (la vraie) n'est pas enterré !

Balayer le « défaitisme et la tétanie » et « éviter la gueule de bois qu’ont les Améri­cains aujourd’hui ». L’objectif est lancé par Jean-Pierre Dubois (Ligue des droits de l’homme) et partagé par Patrice Bessac, maire PCF de Montreuil – ville qui accueillait samedi la convention nationale de l’Appel des 100. « Proposer un nouveau contrat social est un devoir absolu. Ce ne sont pas l’avenir de nos courants et de nos partis qui sont en jeu », a rappelé l’édile, dans son introduction. Depuis mai, membres du Front de gauche, d’EE-LV, du PS mais aussi intellectuels, associatifs et syndicalistes se réunissent pour élaborer une alternative à la politique gouvernementale. Toute la journée de samedi, ils ont débattu pour s’entendre sur cinq priorités et cinquante propositions, travaillées lors de réunions locales à travers la France.

Le but d’un tel projet, pour Willy Pelletier (Fondation Copernic), est de répondre à un constat commun : « La situation sociale est caractérisée par une grande insécurité. Le gouvernement met de la sécurité partout sauf dans nos vies. Contre cela, il faut une insurrection citoyenne car soit on se fait à la politique telle qu’elle est, mais aussi à la bataille d’ego, soit on se fait les partisans de l’unité. » Gérard Filoche voit également en ce texte « rose-rouge-vert » un acte « impératif » à l’aube d’élections qui arrivent à grands pas. Un sentiment d’urgence partagé par Jean-Pierre Dubois : « La question du ‘‘qui’’ a éclipsé le ‘‘quoi’’. Seulement, il s’agit de savoir si nous allons poursuivre ces mesures catastrophiques ou nous intéresser aux 99% de la population ». Comment ? En évitant la seule prise de décision par le haut, « à la Bonaparte », selon Willy Pelletier. Une « co-construction » entre toutes les instances, pour Christophe Delecourt (CGT UGFF), qui, en somme, « réinvente la démocratie ».

Lutter contre la précarisation généralisée (chez les jeunes, à La Poste…), renforcer le code du travail et la médecine du travail, réduire le temps de travail, augmenter le SMIC à 1800 euros (« brut » doit préciser le texte, selon actent-ils ce jour-là) … chacun apporte son éclairage grâce à son expérience du terrain. La majorité des priorités avancées par les acteurs de l’appel des 100 tendent vers un renforcement des services publics, démembrés depuis des décennies, qui touchent à la fois les enjeux d’éducation, de santé ou encore des droits des femmes. « Les dernières luttes ont montré qu’il existait des bases communes. Si nous ne nous donnons pas les moyens d’une visibilité, le débat risque d’être confisqué par le patronat et la question identitaire. En mettant ces solutions en avant, nous éviterons une colère doublée d’un sentiment d’impuissance », estime Stéphanie Treillet (ATTAC).

Si les cinquante propositions font consensus, comment, ensuite, porter ce programme alors que la France Insoumise est d’ores et déjà en campagne, que la primaire écologiste a élu son candidat et que le PCF n’a pas encore fixé définitivement sa stratégie ? Pour Marie-Pierre Vieu (PCF), il existe un véritable espace politique pour ce collectif tant certains membres de la gauche radicale « ne sont pas convaincus par la primaire PS ou la démarche des Insoumis ». Laura, militante PCF à Montreuil, propose d’aller aux devants des abstentionnistes et de ceux qui votent FN « en se trompant de colère », quand Guy Tresallet (FSU) vise « le ralliement des classes populaires, celles qui se réunissaient contre la loi Travail », avant de « se préoccuper du candidat ». Soit « marcher sur deux jambes : la mobilisation et le temps électoral », avance une militante du collectif de Lyon. Pour José, syndicaliste à Ensemble !, « un bon projet ne sert à rien s’il n’est pas bien défendu ». « Notre candidat, c’est notre programme mais notre programme doit être porté », précise-t-il. Certains proposent d’attendre le résultat de la primaire PS ou estiment qu’il serait bon d’interpeller Jean-Luc Mélenchon pour l’appeler au rassemblement. D’autres visent dès à présent l’échéance des législatives. Pour cela, le collectif poursuit ses initiatives locales et prévoit d’interpeller les candidats pour leur soumettre ses propositions !

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