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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 23:08
Reuters

Reuters

Par Jean Ortiz - Samedi, 16 Juillet, 2016

 

 

Elle gît la peluche, près du petit corps recouvert du voile de la mort. Cette photo, insupportable, inconcevable (devait-on la publier ?) va nous hanter longtemps, sans doute jusqu’au bout du chemin. Comment la dépasser ? Impossible résilience. Il y a des peluches qui hurlent, qui pleurent, qui geignent, qui implorent, qui accusent, qui condamnent à mort...

On n’a pas le droit de faire du mal à une peluche. Que deviendrait ma Lucie sans sa peluche ? Elle dort dans les bras de « Vlad », son copain l’ours peluche, et tient par la main son « bébé » peluchette, qu’elle caresse jusqu’au beau « pays des merveilles ». Elle n’aime pas le « marchand » de sable ; le sable, cela ne se vend pas.

Ce soir, les peluches de Lucie se taisent, essuient leurs yeux qui n’en finissent pas de couler ; quelques unes se dressent et crient « salopard ». C’est primaire, instinctif je l’avoue, et dangereux ; la haine peut soulager, mais ne fait rien avancer. Comment est-il possible que notre monde produise de tels monstres, manipulés, instrumentalisés, ou pas ? Faut-il qu’il soit agonique, cannibale, faut-il que notre société soit en passe de perdre toute humanité, tout espoir, pour écraser ainsi la tendresse et tuer une peluche ?

Et qu’ils sont laids la plupart de nos « politiques », ceux qui n’attendent même pas que le sang sèche pour s’approprier la peluche, pour en tirer quelques misérables bénéfices. L’histoire retiendra qu’ils ont osé , que des médias ont « mis en boucle » pour faire bouillir la colère et flamber « l’audimat », nous expliquer qu’ils n’avaient finalement pas grand chose à dire... mais qu’il fallait occuper l’antenne. J’ai trouvé la peluche bien plus digne que ces charognards. La peluche se suffit à elle-même.

J’ai aimé la retenue, la dignité des miens, les communistes, les humanistes sincères, les révolutionnaires, les syndicalistes, les militants « de verdad »...

Et qu’ils sont vilains, les uns et les autres, tous ceux qui en rajoutent, qui sans être juges mènent quand même l’enquête à leur façon, signalant d’emblée les présumés responsables, tous ceux qui récupèrent avec « opportunisme » les monstruosités, la douleur, l’horreur, pour soigner leur côte de popularité, pour ouvrir des brèches criminelles entre les peuples , pour désigner toujours les mêmes « fous », les mêmes « loups sauvages ». Sont-ils vraiment « fous », ces « loups sauvages », ou fanatisés, aveuglés, fascisés ? Le résultat est certes le même, horrible, mais réfléchissons un moment : le terrorisme ne tombe pas du ciel. Il naît de fractures, de fêlures, de rejets, de discriminations, d’intolérances ; de violences sociales, guerrières, de frustrations, d’humiliations... C’est contre tout cela qu’il faut être « en guerre ».

La France, et c’est douloureux, n’incarne plus pour des millions d’hommes, chez elle et dans le monde, les valeurs fondatrices du « 14 juillet », celles pour qui des milliers de militants, de Résistants, donnèrent leur vie, celles que nous aimons et portons en nous dans nos résistances, nos combats pour un monde plus juste, plus solidaire. Désirable. Un monde où des avions de « muerte » n’iraient pas la nuit, loin de « chez nous », bombarder d’autres peluches. Pourquoi ? Pour qui ? Un monde où les gamins palestiniens pourraient se baigner en paix. Sans drones à la place du soleil. Un monde où les enfants de Nice et d’ailleurs joueraient toute la nuit sur les fronts de mer. Un monde sans « fous ».

Ne pleure pas peluchette...

Nous allons écarter les méchants, tout faire pour réduire les fractures, et pour créer du lien, du sens, de la compréhension, de l’humanité, et t’aimer davantage. Ensemble. T’aimer davantage, peluchette.

 

Pour toi Peluchette, notre France !

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 22:50
Photo : AFP  - Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU.

Photo : AFP - Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU.

Jeudi, 30 Juin, 2016 - Humanité Dimanche
 

«  Ce projet de loi intervient à un moment où la crise économique et sociale est loin d’être terminée. L’emploi et les salaires restent les préoccupations majeures des citoyens. Le monde du travail change sous l’effet des évolutions de la société. Pour y faire face, il faut créer et développer des emplois stables et de qualité, des emplois sur des secteurs d’avenir (notamment face aux mutations technologiques, numériques, écologiques).

Or, de toute évidence, le projet de loi travail ne permettra pas cela. Il pourra même généraliser la précarité, les inégalités professionnelles entre les salariés – notamment envers les femmes et les jeunes –, comme le montre l’exemple des pays européens ayant suivi cette voie. C’est pourquoi, avec l’intersyndicale, la FSU demande depuis quatre mois le retrait de ce texte de loi et la création de nouveaux droits. La FSU attend des députés qu’ils reviennent particulièrement sur les articles relatifs à l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien de l’emploi, les conditions du licenciement économique, le référendum d’entreprise et la médecine du travail. Elle attend d’eux qu’ils prennent des mesures protectrices confortant les droits des salariés et des chômeurs. Le contexte économique et social l’exige. Elle leur demande aussi d’approfondir le volet concernant la formation professionnelle. C’est une clé essentielle pour le développement d’emplois de qualité mais aussi pour améliorer les conditions de travail et de vie des salariés.

Aujourd’hui, le rejet du projet de loi par les salariés est massif. L’opinion publique reste majoritairement défavorable à ce texte. Et le gouvernement n’a pas trouvé de majorité pour voter son texte lors de la première lecture à l’Assemblée nationale. Contrairement à ce qu’il affiche depuis maintenant plusieurs années, il ne mise pas sur le dialogue social pour sortir de cette crise. C’est pourtant la seule issue. Si le gouvernement passe en force, il pourra se persuader qu’il n’a pas cédé, qu’il a “réformé”. Mais il aura suscité beaucoup d’incompréhension, de colère et de déception. Chacun sait le discrédit qui touche aujourd’hui les organisations politiques, les difficultés que rencontre le mouvement syndical, cela ne fera que les aggraver. Et tout restera à faire pour inscrire des droits du travail correspondant aux évolutions de notre temps et permettant le progrès social pour toutes et tous. »

Loi travail : « La seule issue, c’est le dialogue social ! »

 En ce qui concerne l'intersyndicale du Puy de Dôme

La 12ème journée de grève et daction interprofessionnelle contre la loi El Khomri se déroulera demain mardi 5 juillet prochain.

Les organisations syndicales CGT, FO, SOLIDAIRES, FSU et UNEF du Puy de Dôme valident et proposent pour le 5 juillet :
 
  • D'appeler les salariés à la grève le 5 juillet
  • Dorganiser des diffusions dès le début de la matinée sur le département, avec un tract
  • D'appeler à un rassemblement, dès 10h00 à La Pardieu (parking Décathlon) pour nous diriger en cortège en direction des bureaux du MEDEF Puy de Dôme (Rue Louis ROSIER).

Une audience a été demandée auprès du patron des patrons locaux et nous prendrons le temps sur place, pour discuter et nous restaurer avec un casse-croûte de luttes !

Dès 7 h du matin des militants iront soutenir les salariés qui bloquent le site de Limagrain par solidarité avec les grévistes de l'usine Brossard de Pithivier !

 

 


  

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 22:53
Manifestation de soutien à Antoine Deltour, à l'ouverture du procès LuxLeaks, mardi 26 avril, au Luxembourg. Photo : AFP

Manifestation de soutien à Antoine Deltour, à l'ouverture du procès LuxLeaks, mardi 26 avril, au Luxembourg. Photo : AFP

La justice luxembourgeoise a condamné [de façon scandaleuse, NDLR] ce mercredi à 12 mois de prison avec sursis l'ancien employé du cabinet d’audit PwC Antoine Deltour, à l'origine du scandale LuxLeaks, et à 9 mois avec sursis son ancien collègue Raphaël Halet, à l'issue d'un procès symbolique pour les défenseurs des "lanceurs d'alerte". Le journaliste Edouard Perrin a lui été acquitté.

 

De la prison avec sursis pour la justice luxembourgeoise à l'encontre des deux "lanceurs d'alerte" français à l'origine de l'affaire Luxleaks qui avaient permis de mettre en lumière les accords fiscaux scandaleux passés entre les multinationales et le fisc luxembourgeois. Selon le jugement prononcé par le président du tribunal de Luxembourg, Marc Thill, les deux hommes ont également écopé d'une amende avec sursis de 1 500 euros pour Antoine Deltour et de 1 000 pour Raphaël Halet. Le journaliste de France 2 Edouard Perrin, 45 ans, qui avait révélé dans l'émission Cash Investigation les pratiques fiscales décriées du Grand-Duché grâce aux documents transmis par Antoine Deltour, a quant a lui été acquitté.

A l'issue d'un procès qui s'est déroulé en avril et mai, le parquet avait requis 18 mois de prison, éventuellement avec sursis, contre Antoine Deltour et Raphaël Halet. Ces deux anciens employés au Luxembourg de PwC avait fait fuiter près de 30 000 pages éclairant les pratiques fiscales de grandes multinationales établies au Grand-Duché.

Lire :

Le cabinet d'audit PwC, qui s'était constitué partie civile dans ce procès, a obtenu un euro symbolique de dommage et intérêt.

Les milliers de pages confidentielles sur les pratiques d'optimisation fiscale rendues publiques par les deux lanceurs d'alerte et le journaliste de France 2 détaillaient 548 "rescrits fiscaux" - concernant plus de 350 sociétés - généreusement accordés par l'administration et négociés par PwC pour le compte de ses clients. Les faits datent de l'époque où Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, était Premier ministre du Luxembourg (1995-2013).

LuxLeaks. Prison avec sursis pour les deux « lanceurs d’alerte » !
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 23:07
Le PCF soutient la mobilisation sociale et appelle à l’amplifier !

L’énorme manifestation du 14 juin a montré que la mobilisation contre la loi travail est plus forte que jamais. Le refus de voir pulvérisées les protections qu’ont gagnées les salarié-e-s grâce à leurs luttes et aux conquêtes politiques de la gauche continue d’être largement majoritaire dans une opinion publique acquise au soutien de ce mouvement. Ces mobilisations, les manifestations, les grèves et formes d’actions diverses utilisées par les salarié-e-s et les citoyen-ne-s, à l’appel d’un front syndical qui s’élargit et des organisations de jeunesse, sont totalement légitimes. Elles sont empreintes de la responsabilité, du refus de la violence et des provocations.

Alors que la mobilisation se poursuit depuis plus de quatre mois, l’opinion publique continue de la soutenir malgré les difficultés qu’elle entraîne, malgré les violences des casseurs en marge des défilés, celles de la police à l’encontre de manifestants pacifiques et du public et en dépit de la campagne haineuse contre la CGT. C’est que la population, les salarié-e-s, les jeunes n’acceptent pas cette fragilisation massive que l’on veut leur imposer, cette généralisation de la précarité et du dumping social contenues dans la loi El Khomri, dans un pays qui crée plus de richesses que jamais. La mobilisation a déjà payé, elle peut l’emporter. Le Parti communiste appelle à participer aux nouvelles mobilisations et à étendre la solidarité avec le mouvement et les actions grévistes.

Plutôt que de reconnaître la réalité de ce mouvement, le gouvernement et le président de la République s’enferment dans le déni, le mépris, l’autoritarisme pour faire passer en force leur projet. Incapables de trouver une majorité parlementaire, ils veulent renouveler l’utilisation du 49 3 pour empêcher le débat. L’opération qui consiste à laisser la droite faire le sale boulot au Sénat, malgré le combat offensif des seuls sénateurs et sénatrices communistes, a pour objectif de rendre acceptable auprès de l’opinion sa loi comme un moindre mal. Ils restent, malgré cette manœuvre, incapables de trouver un soutien populaire, ils mènent campagne contre la CGT et les syndicats, utilisent la division, le mensonge, la menace. Ils s’appuient sur les violences totalement condamnables des casseurs pour faire un amalgame odieux entre eux et les manifestants, entre les terroristes qui viennent de se livrer à d’abjects assassinats et la CGT. Ils menacent d’utiliser des armes inconstitutionnelles comme l’interdiction des manifestations. C’est inacceptable.

Le Parti communiste alerte l’opinion sur les dangers ouverts par l’attitude irresponsable du pouvoir. Cette attitude est totalement comptable du blocage que connaît le pays, blocage qui peut être immédiatement levé si le gouvernement suspend le débat parlementaire sur la loi travail et ouvre la négociation avec les syndicats. D’autres choix sont possibles. Nos parlementaires, au Sénat et à l’Assemblée nationale, mènent la bataille avec, sur toutes les questions en débat, des contre-propositions. La loi El Khomri est la loi du Medef. C’est aussi une loi directement dictée par les institutions européennes. Pour combattre le chômage et le dumping social, nous avons besoin d’une loi de sécurisation de l’emploi et de la formation, d’une réduction du temps de travail, de lutter contre les coûts de la finance et du capital, comme celle qu’élaborent les parlementaires communistes.

L’entêtement du gouvernement est une preuve qu’il est aux abois, lâché par celles et ceux qui l’ont porté au pouvoir. Il provoque la rancœur, ouvre le risque d’une radicalisation, de fractures irréparables dans la société, de violences. D’une mise en cause de l’État de droit. L’obstination du gouvernement ouvre la porte à la droite extrémisée et à l’extrême droite pour s’emparer du pouvoir dans moins d’un an et mettre en œuvre une politique de régressions sociales et démocratiques incommensurables. Devant cet immense danger, la mobilisation sociale en cours contre la destruction du Code du travail est une chance pour la France et pour la gauche. Face à l’autoritarisme du gouvernement, elle porte une logique d’espoir pour la défense des principes d’égalité et de solidarité, fondements de notre pacte républicain. Face à l’exploitation des peurs et des divisions de la société française, elle défend l’action collective des salarié-e-s, de la jeunesse, des citoyen-ne-s. C’est pourquoi, le PCF appelle à la soutenir et à se rassembler.

Le Parti communiste renouvelle l’appel à construire un nouveau Front populaire et citoyen. Il est temps d’ouvrir ensemble un débat populaire et citoyen pour définir un pacte d’engagements communs pour le pays !

Le PCF soutient la mobilisation sociale et appelle à l’amplifier !
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 23:18

Loi travail : 60.000 manifestants à Paris

La manifestation parisienne contre la loi travail a réuni 60.000 participants ce jeudi selon FO et la CGT.

La manifestation parisienne contre la loi travail, à l'appel de l'intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl, organisée sous haute surveillance policière et sur un trajet resserré, a réuni 60.000 participants jeudi, selon un décompte fourni par FO et la CGT. 

Dans la capitale, la manifestation s'est déroulé dans le calme selon les syndicats. Les manifestants étaient tenus à un aller-retour d'un peu plus de 1,5 km entre la place de la Bastille et la Seine, avec interdiction de s'écarter de cet itinéraire très surveillé. Aucun débordement n'a été signalé.
La préfecture de police, qui avait invoqué la crainte de débordements semblables à ceux du 14 juin pour interdire le défilé, avait pris des mesures de sécurité renforcées, avec le déploiement de plus de 2.000 membres des forces de l'ordre et l'installation de grilles autour de la place de la Bastille.
En amont et au départ de la manifestation, 95 personnes contrôlées notamment avec des objets pouvant servir de projectiles ont été interpellées, a-t-on appris auprès de la préfecture. Les syndicats ont également renforcé leur propre service d'ordre. "Aucune violence, aucun débordement ne sera toléré", avait prévenu mercredi le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, après avoir trouvé un compromis in extremis avec la CGT et FO sur l'itinéraire de jeudi. Les manifestants, dont beaucoup regrettaient le parcours circulaire imposé par les autorités, ont affirmé leur détermination à obtenir le retrait de la loi Travail.

Fait singulier, les manifestants ont battu le pavé en boucle. Le cortège "officiel" a été rejoint par des militants de Nuit Debout, qui marchaient en sens inverse, mêlant leurs slogans dans une joyeuse cacophonie.

2500 à Clermont-Ferrand

Ils étaient 1300 selon la préfecture et 2500 selon les syndicats à manifester ce jeudi à Clermont. Les hésitations du gouvernement sur l'autorisation de défiler à Paris ont visiblement incité les gens à se mobiliser.

 

Auteur : Stéphanie Delannes

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 22:52
Photo Charles Platiau / Reuters

Photo Charles Platiau / Reuters

Les syndicats opposés à la loi travail ont décidé lundi de maintenir leur demande de défiler jeudi à Paris, entre Bastille et Nation, alors que la préfecture venait de leur proposer d'organiser un « rassemblement statique » pour éviter des violences, a annoncé la CGT.

« Nous venons de faire savoir à la préfecture que nous maintenons notre demande de manifestation entre Bastille et Nation » , à partir de 14H00, a déclaré lundi après-midi Pascal Joly, secrétaire général de la CGT Ile-de-France. La demande initiale des sept syndicats anti-loi travail (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl et UNL) avait été envoyée jeudi soir. Lundi matin, la préfecture de police leur avait répondu en demandant un « rassemblement statique » , afin de « mieux encadrer et mieux sécuriser la manifestation et de faire en sorte qu'il y ait moins de dégradations » .

 

L'exécutif avait menacé d'interdire les manifestations si la préservation des « biens et des personnes » ne pouvait être « garantie » , au lendemain de violences et dégradations survenues dans le cortège parisien du 14 juin entre la place d'Italie et les Invalides. « Tant que c'est pas interdit, c'est autorisé » , a commenté Benoît Clément, membre de Solidaires Paris, interrogé par l'AFP. Avec le trajet Bastille-Nation (déjà emprunté lors de précédentes manifestations anti-loi travail), les syndicats ont « pris la précaution de faire un parcours court permettant d'assurer la plus grande sécurité possible » , selon la CGT. « On a tenu compte des conditions de sécurité, on a essayé d'éviter les grands magasins, etc. » , a expliqué M. Joly.

 

 

Berrnard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur demande aux syndicats de ne pas manifester
Organiser un défilé jeudi à Paris, comme le souhaitent les syndicats opposés à la loi travail, « n'apparaît pas envisageable » , a affirmé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve dans une lettre adressée lundi au secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. Après les violences survenues lors de la manifestation parisienne le 14 juin, « dans ce contexte de tension et de heurts récurrents (...), le renouvellement à l'identique d'une manifestation itinérante le 23 juin n'apparaît pas envisageable » , juge M. Cazeneuve. Le ministre demande de « prendre en considération » la proposition de la préfecture de police d'un rassemblement place de la Nation.
Loi travail: les syndicats maintiennent leur demande de défiler jeudi à Paris ! Et à Clermont-Fd on défile aussi !

En ce qui concerne les miltants auvergnats :

• Le jeudi 23 juin, pendant le débat au Sénat avec des grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations...
A Clermont-Fd, les organisations syndicales FO, CGT, FSU, Solidaires et UNEF appellent à une manifestation à partir de 10h30, Place du 1er mai, en direction de la Préfecture.

 

Quelle que soit la décision de la Préfète du Puy de Dôme !

 

 

Juste pour rire !

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 22:17
afp

afp

Dimanche, 19 Juin, 2016 - Humanite.fr

 

Évoquant pêle-mêle, « (les) violences qui ont eu lieu, l'attentat odieux contre le couple de policiers mais aussi la tenue de l'Euro », le premier ministre,  à son plus bas niveau de popularité depuis son arrivée à Matignon, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, estime dans ce même journal que « les organisateurs devraient annuler eux-mêmes » les manifestations des 23 et 28 juin prochains contre la loi El Khomri.

Les préfets diront en début de semaine s'ils autorisent ou interdisent les rassemblements prévus jeudi 23 juin, dans toutes les grandes villes de France, contre la loi Travail. D'ores et déjà, Manuel Valls, évoquant « désaccord de fond » avec les syndicats contestataires (la CGT, F0, la FSU, Solidaires, l'Unef, la Fidl, et l'UNL), estime dans un entretien au Journal du Dimanche que « les organisateurs devraient annuler eux-mêmes ces rassemblements » compte tenu du contexte actuel. « C'est du bon sens ! », affirme-t-il.

 

« Le principe de notre droit, c'est la liberté de manifester », mais « la responsabilité du gouvernement, c'est s'assurer que les conditions de sécurité sont remplies. Or c'est un fait : des syndicalistes peuvent agir avec des casseurs », fabule Valls. Un mélange des genres « inadmissible », pour le chef du gouvernement, qui se déclare prêt à interdire les mobilisations des 23 et 28 juin si elles font « peser de nouveau un danger pour les forces de l'ordre et les biens publics ».

Cet autoritarisme passe mal au près des citoyens comme en témoigne une pétiton intitulée « Je ne respecterai pas l'interdiction de manifester » mise en ligne par Jean François Téaldi qui en quelques jours a déjà recueilli près de 120 00 signatures. 

 

Évoquant le projet de loi, discuté et modifié depuis dix jours au Sénat, qui revient à l'Assemblée

le 5 juillet, le chef du gouvernement affirme « Maintenant, il faut aller vite et faire adopter ce texte »

 

Pour sa part, Philippe Martinez a répondu au premier ministre ce dimanche matin lors du Grand Rendez-vous Europe 1 – Le Monde – iTélé, déclarant :

« On maintient les journées d'action du 23 et du 28 juin, nous prolongeons la votation citoyenne dans les entreprises.» 

 

« On veut faire porter aux syndicats des violences indépendantes de la mobilisation. On a condamné les violences à chaque fois. Pourquoi des casseurs identifiés, qu'on voit chaque semaine, peuvent-ils continuer alors qu'il a suffi de deux jours pour arrêter les hooligans à Marseille ? Pourquoi ces casseurs, depuis quatre mois, continuent à casser avec ce que nous avons connu le 14 juin -qui est absolument scandaleux- de s'attaquer à un hôpital ? », a riposté le patron de la CGT, rappelant que «toutes les violences se font en dehors des cortèges syndicaux », « le service d'ordre de la CGT assure la protection à l'intérieur des cortèges. A l'extérieur, c'est du ressort de la police, donc du ministère de l'Intérieur et du préfet de police de Paris », accuse-t-il. « La police fait du bon boulot. Le problème, ce sont les ordres de non-intervention qui lui sont donnés », conclut-il.

 

A propos du projet de loi Travail, Philippe Martinez, accusé de refuser le dialogue a précisé :  « On a repris le dialogue avec le gouvernement vendredi», en apportant une liste de propositions » avant de conclure, « La réponse du Premier ministre dans le JDD c'est on ne discute pas. Ça servait à quoi, alors, de faire tout ce cinéma ? »

 

 

Au sommet de son impopularité Valls fait feu de tout bois pour faire taire la rue !
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 09:19
Intersyndicale du Puy de Dôme : Le gouvernement pratique le dialogue de sourd, il manipule l’opinion et bafoue dangereusement la démocratie ! Les 23 et 28 juin, on continue !

Interpeller votre Maire pour qu’il mette en place la votation citoyenne dans sa commune afin de pouvoir faire remonter les résultats le 28 juin.

• Le jeudi 23 juin, pendant le débat au Sénat avec des grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations...
A Clermont-Fd, les organisations syndicales FO, CGT, FSU, Solidaires et UNEF appellent à une manifestation à partir de 10h30, Place du 1er mai, en direction de la Préfecture.

• le mardi 28 juin, date prévue du vote du Sénat, elles appellent à un Rassemblement Place de Jaude entre 11h30 et 14h00 qui se conclura par le dépôt de la votation citoyenne à la Préfecture.

D’autres actions se construisent, les arrêts de travail doivent se généraliser. Et cet été, si Hollande et Valls préfèrent toujours jouer le pourrissement en restant autistes et sourds à nos exigences, il faudra rester mobilisés…

L’été social sera chaud, nous poursuivrons le combat… jusqu’au retrait.

 

Plus de 1300 salari-é-s, jeunes et retraité-e-s du Puy de Dôme ont fait le déplacement à Paris pour montrer leur détermination sans faille lors de la manifestation nationale du 14 juin. Des milliers de salariés, du public comme du privé, étaient en grève dans le département

 

1 million de manifestant-e-s, dans un cortège massif, dynamique, combatif et revendicatif, toujours pour gagner le retrait du projet de loi Travail et obtenir de nouveaux droits.

 

En surfant sur des violences inacceptables que toutes les organisations syndicales engagées dans le combat pour le retrait du projet de loi EL KHOMRI ont toujours fermement condamnées, en accusant les syndicats, en dénigrant les salariés en grève et en menaçant d’interdire les manifestations, le Premier Ministre manque de sang-froid et de responsabilité. Il glisse sur un terrain totalitaire.

Les organisations syndicales CGT, FO, Solidaires, FSU et UNEF tiennent à souligner l’efficacité du Service d’Ordre commun qui, dans des conditions particulièrement difficiles, a assuré la protection et le bon déroulement du cortège syndical, ce qui est exclusivement son rôle !

Le Premier ministre assimile les manifestants à ceux qu’il qualifie de casseurs et rejette sa propre responsabilité sur les organisations syndicales en leur imputant le climat social qui se détériore. Il veut interdire les manifestations ! Comme si en muselant la contestation, il réglait le problème ! C’est inadmissible ! Depuis le mois de mars, c’est lui qui instrumentalise la violence et les forces de l’ordre afin de jeter le discrédit sur l’ensemble de la mobilisation contre la Loi Travail.

Au-delà de l’émotion provoquée par les dégradations de l’Hôpital Necker, les organisations syndicales CGT, FO, Solidaires, FSU et UNEF rappellent que c’est la politique du gouvernement qui, avec la réforme TOURAINE, asphyxie les hôpitaux, supprime les postes, ferme des services voire des établissements et remet en cause la santé publique !

Le gouvernement refuse d’entendre ! Il cherche à détourner l’opinion publique du cœur du sujet posé par le projet de loi. Les organisations syndicales FO, CGT, Solidaires, FSU et UNEF restent centrées sur les éléments contenus dans le projet de loi qui en l’état sont défavorables aux salariés : l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien de l’emploi, les conditions de licenciement, le référendum d’entreprise, la médecine du travail.

Comment peut-il continuer de mépriser ainsi l’expression de millions de salarié-e-s, de privé-e-s d’emplois, de jeunes et de retraité-e-s ?

Comment peut-il refuser le dialogue que demandent les organisations depuis des mois ?

Le Président de la République reste silencieux après le courrier des organisations syndicales du 20 mai. Restera-t-il de marbre devant les milliers de votations que lui remettront les organisations le 28 juin prochain ?

D’ores et déjà, dans le Puy de Dôme comme dans toute la France, au contact de la population, dans l’unité d’action, FO, CGT, FSU, Solidaires et UNEF récoltent des dizaines de milliers de votation pour le retrait du projet de loi. Il reste encore quelques jours, nos organisations appellent les salarié-e-s, les privé-e-s d’emploi, les jeunes, et les retraité-e-s à voter massivement.

Depuis quatre mois se multiplient les pétitions, manifestations, grèves, occupations de lieu de travail... le rejet du projet de loi est bien réel et il demeure profondément ancré y compris dans l’opinion publique.

Les organisations FO, CGT, FSU, Solidaires et UNEF appellent à poursuivre les actions revendicatives sous les formes décidées localement et à participer massivement aux journées de mobilisation nationales les 23 et 28 Juin prochains.

Intersyndicale du Puy de Dôme : Le gouvernement pratique le dialogue de sourd, il manipule l’opinion et bafoue dangereusement la démocratie ! Les 23 et 28 juin, on continue !
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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 21:48
Prix des médicaments : la pub que les labos ne veulent pas voir !
Entretien réalisé par Alexandre Fache - Lundi, 13 Juin, 2016 -L'Humanité
 

Pour fustiger les tarifs excessifs de certains traitements, Médecins du monde lance aujourd’hui une pétition accompagnée de slogans chocs. Une campagne étrangement refusée par les grands réseaux d’affichage. De peur de froisser un secteur considéré parmi les plus gros annonceurs ?

«Avec l’immobilier et le pétrole, quel est l’un des marchés les plus rentables ? La maladie » ; « Le cancer du sein, plus il est avancé, plus il est lucratif » ; « Une épidémie de grippe en décembre, c’est le bonus de fin d’année qui tombe »… Voilà quelques-uns des slogans chocs de la campagne que lance ce lundi Médecins du monde contre le prix excessif de certains médicaments. Des affiches au fond bicolore qui invitent à signer la pétition en ligne baptisée « Le prix de la vie », remise ensuite à la ministre de la Santé. Mais ces affiches, vous ne les verrez ni dans les rues, ni dans le métro parisien. Les grands réseaux publicitaires (JCDecaux, Mediatransports, Insert) ont refusé de les diffuser.

Dr Jean-François Corty,

Dr Jean-François Corty,

Entretien avec le Dr Jean-François Corty, directeur des opérations internationales de l’association.

 

Jean-François Corty Notre objectif était de toucher le grand public et, outre la presse et la pétition sur Internet, nous souhaitions que cette campagne soit visible sur les grands réseaux d’affichage. Nous avons contacté nos partenaires habituels et, effectivement, ils ont refusé notre campagne au prétexte qu’elle était trop violente, qu’elle risquait de décrédibiliser le secteur pharmaceutique et qu’elle pouvait être mal comprise par les citoyens. En réalité, c’est parce qu’ils ne voulaient pas froisser les laboratoires. Pourtant, nous ne disons pas que ces derniers ne font pas un métier important. On veut simplement pointer les abus majeurs de certains. On est un peu dubitatif face à cette forme de censure. On ne comprend pas pourquoi cela pose problème d’attirer l’attention sur les pratiques injustifiables de certains laboratoires. Il faut qu’il y ait un débat transparent sur ces sujets, et pour l’instant, c’est impossible.

Pourquoi vous engagez-vous sur cette thématique ?

Jean-François Corty Notre réflexion a démarré avec l’arrivée des nouveaux traitements contre l’hépatite C, les antiviraux à action directe, il y a deux ans. Ces médicaments révolutionnaires (qui guérissent 90 % des patients, sans effets secondaires) avaient le potentiel de casser la dynamique de l’épidémie, en France comme dans le monde. Sauf que la première molécule mise sur le marché, le sofosbuvir (vendu sous le nom de Sovaldi, par Gilead) était facturée en France 41 000 euros la cure de douze semaines, alors que son coût de production était estimé à 100 euros. Un écart inacceptable que les autorités françaises n’ont pas suffisamment combattu, préférant limiter l’accès des malades au traitement. Cette stratégie du tri menace aujourd’hui de s’étendre à d’autres traitements, contre le cancer par exemple, et va donc concerner des populations de plus en plus importantes. Nous vivons ce qu’ont vécu des pays comme le Brésil ou l’Inde avec les premiers antirétroviraux contre le sida : l’impossibilité de soigner tout le monde à cause des tarifs.

Vous avez déjà commencé à agir contre ces rationnements ?

Jean-François Corty Oui, sur l’hépatite C, nous avons lancé en février 2015 une démarche d’opposition aux brevets auprès de l’Office européen des brevets, à Munich. On attend les résultats pour septembre ou octobre de cette année. Cette campagne en est la suite. L’idée est de porter ce débat au cœur de la campagne présidentielle. Car le prix des médicaments met en péril notre système de santé solidaire. Aujourd’hui, 30 % de Français retardent leurs soins pour des raisons financières. Quant aux dépenses de médicaments en France, elles représentent 27 milliards d’euros. Cela vaut le coup de regarder d’un peu plus près ce poste budgétaire.

Sur l’hépatite C, la ministre a promis, sous la pression des associations, un accès universel aux traitements. Où en est-on ?

Jean-François Corty C’était une très bonne nouvelle, annoncée le 25 mai lors de la journée de lutte contre les hépatites virales. Il doit y avoir une première avancée dans les prochains jours, avant que l’accès universel ne soit effectif, a priori, en septembre ou octobre. Reste le prix. Marisol Touraine a dit qu’elle voulait le renégocier. Mais pour l’heure, il est toujours de 41 000 euros…

Le gouvernement dit vouloir porter cette question du prix des médicaments au G7 santé, prévu en septembre au Japon. Vous y croyez ?

Jean-François Corty On espère qu’il s’opposera à des prix dictés uniquement par la capacité de tel ou tel État à payer. Ainsi, les tarifs n’ont rien à voir, par exemple, avec le financement de la recherche. Ils sont juste soumis à une logique de marché. Est-ce que le gouvernement s’élèvera contre ça ? À voir. Il faut, en tout cas, réfléchir à un nouveau modèle. Continuer de financer la recherche publique, mais éviter que ce qu’elle produit ne soit phagocyté par les grands labos et revendu ensuite à prix fort. Et ne pas s’interdire d’utiliser l’arme de la licence obligatoire, qui permet de contourner les brevets quand il y un problème d’accès au traitement.

La solution n’est-elle pas de créer un vrai pôle public du médicament qui irait au-delà de la recherche et se lancerait dans la production ?

Jean-François Corty Pourquoi pas. Le problème aujourd’hui, c’est que la fixation du prix des médicaments est totalement opaque. D’un côté, le Leem, le syndicat des labos pharmaceutiques, parvient à mettre ce débat sous l’éteignoir. De l’autre, le Comité économique des produits de santé (Ceps), qui est chargé de fixer les prix, reste totalement fermé et obscur. Résultat : le débat est impossible. D’où notre campagne, qui rappelle que c’est un scandale d’avoir à payer un médicament 400 fois son coût de production, 200 fois pour d’autres molécules.

Le groupe JC Decaux a peur de «choquer» le public. Nous avons tenté d’obtenir des explications de la part des trois réseaux d’affichage (JCDecaux, Mediatransports, Insert) qui ont refusé la campagne de Médecins du monde. Seul le premier nommé nous a répondu, indiquant que sa « décision » avait été « fondée sur une recommandation de l’Autorité de régulation professionnelle de la publicité » pointant certains « risques ». Lesquels ? « Les sources des chiffres cités (dans la campagne) ne sont pas mentionnées. » Et « la référence à des maladies graves, dans ce contexte, peut être perçue comme choquante par le public, notamment par les personnes souffrant de ces pathologies (exemples : “L’hépatite C, on en vit très bien”, “Chaque année en France, le cancer rapporte…”, etc.) ». Des malades qui, bien sûr, ne seront pas choqués d’être exclus du traitement pour des raisons économiques…

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 23:25
La manifestation contre la loi El Khomri a rassemblé 1,2 million de personnes dans toute la France. Ici, à Strasbourg.  Photo : AFP

La manifestation contre la loi El Khomri a rassemblé 1,2 million de personnes dans toute la France. Ici, à Strasbourg. Photo : AFP

L'Humanité.fr - Samedi, 11 Juin, 2016

 

Le leader de la CGT, Philippe Martinez, prédit une mobilisation plus importante mardi à Paris contre le projet de loi El Khomri que le 31 mars, journée de manifestations qui avait rassemblé près 1,2 million personnes dans 250 villes françaises.

« Ça va être énorme », a commenté Philippe Martinez lors d'un meeting sur le site pétrochimique de Lavéra à Martigues (Bouches-du-Rhône). Á ceux qui « spéculent » sur la démobilisation, a-t-il poursuivi, « nous allons faire la démonstration le 14 juin avec une mobilisation comme nous n'en avons jamais connue depuis quatre mois ». « Nous étions 1,2 million dans toute la France. Là, ce sera pareil, avec un temps fort à Paris. Nous avons recensé en région parisienne plus de 450 cars qui vont venir sur Paris », a-t-il ajouté, même s'il est « difficile d'avoir des cars en ce moment (...) parce que le patronat est soudé ».

« Je suis tout à fait disponible pour rencontrer Myriam El Khomri »

Le leader de la CGT a redit devant la presse qu'il était « disponible » pour rencontrer la ministre du Travail Myriam El Khomri « dès ce soir ou dès demain », si « elle veut avancer » le rendez-vous fixé le 17 juin. « Elle a fixé un rendez-vous à vendredi, elle connaît mon numéro de portable. Si elle veut l'avancer, je suis tout à fait disponible ». L'entourage de la ministre avait de son côté indiqué vendredi qu'elle était prête à avancer le rendez-vous « si Philippe Martinez est prêt à lever les blocages ». « Nous irons voir la ministre, pas pour qu'elle nous dise ce qu'il faut faire, mais pour lui dire ce qui doit être fait », a répliqué samedi le patron de la CGT.

Enfin interrogé sur le déroulement de l'Euro 2016 qui a débuté vendredi à Paris par le match France-Roumanie, il a constaté que « le match d'hier s'est très bien passé ». « Le stade était plein, (...) tout le monde a pu venir ». « Faire la fête et poursuivre le mouvement social, ça n'est pas paradoxal, ça n'est pas antinomique », a-t-il affirmé.

Dans une interview au Parisien, ce samedi, le secrétaire général de la CGT rappelle les revendications de son syndicat face au gouvernement : « on demande qu’il retire les cinq articles qui font la colonne vertébrale du texte. Et qu’on rediscute. C’est-à-dire l’article 2, celui sur les plans de sauvegarde de l’emploi, notamment. Il y a aussi la question du référendum d’entreprise et celle de la médecine du travail. »

Mardi une journée de mobilisation nationale contre le projet de loi travail, avec un défilé unique à Paris de la place d'Italie aux Invalides, est organisée à l'appel de sept syndicats dont la CGT et la FSU. Des délégations de syndicats belge (FGTB), espagnols (CCOO et UGT), italien (CGIL), suisse (USS) devraient également se joindre à cette manifestation à Paris où, mardi, aucun match de l'Euro de football n'est programmé.


 

 

 

Manifestation du 14 juin contre la loi Travail : « Cela va être énorme » !
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