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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 22:58
Dans l’horreur, raison garder et exercer ! Quatre jours après l’attentat qui a plongé sa ville natale « dans le chaos de la violence mondiale », le philosophe André Tosel analyse la situation politique actuelle pour mieux sortir de cette spirale meurtrière !

André Tosel, philosophe - Lundi, 18 Juillet, 2016 - Albert Facelly pour l'Humanite Dimanche

Quatre jours après l’attentat qui a plongé sa ville natale « dans le chaos de la violence mondiale », le philosophe André Tosel analyse la situation politique actuelle pour mieux sortir de cette spirale meurtrière.

L’histoire bégaye. Par trois fois, la France a été frappée d’attentats innommables qui massacrent des victimes innocentes de tout âge et de toute condition. La compassion et l’indignation ne peuvent être que nos premières réactions. Il nous faut d’abord respecter le temps du deuil et non pas engager des polémiques obscènes comme celles des élus de la droite hégémonique dans les Alpes-Maritimes alors que les dépouilles des victimes ne sont pas inhumées. Ainsi, Christian Estrosi fait sans vergogne son marché électoral en déplorant l’insuffisance des services de sécurité surpris par une forme d’attaque inédite, et Éric Ciotti, sans davantage de pudeur, reprend son antienne de défenseur de la civilisation chrétienne libérale contre la barbarie (effective, bien sûr) de l’acte meurtrier. Tous deux oublient que leur mentor Nicolas Sarkozy a supprimé des milliers de postes de policiers pour des raisons d’économie et a laissé se dégrader la situation des populations les plus démunies, notamment les plus jeunes qui sont les plus tentés par la rage et la radicalisation. La promesse de passer au karcher les délinquants n’a rien de républicain ni de social.

Une des pires conséquences de ce crime pourrait être de réduire au silence la raison sous l’injonction d’unité obéissante émanée du pouvoir politique et d’empêcher la compréhension de ce qui peut paraître incompréhensible. Un Tunisien vivant et travaillant à Nice depuis des années, affecté de troubles de caractère, s’est, en effet, transformé en quelques mois de petit délinquant en islamiste, présenté par Daech comme un soldat de l’islamisme le plus radical, capable de mourir pour la cause du califat universel dans la lutte contre l’Occident mécréant et impérialiste. Il faut comprendre que l’émergence de l’« État islamique » relève d’une stratégie réfléchie au contenu volontairement effrayant, exposée dans un ouvrage de 2004, signé d’Abu Bakr Naji, traduit sous le titre Gestion de la barbarie en 2007 (Éditions de Paris, Versailles). La traduction anglaise rend plus visible la modernité de l’intention en évoquant le « Management of Savagery » qui est défini comme l’étape la plus critique que doit traverser la réalisation de l’oumma, c’est-à-dire de la communauté universelle de l’islam mondialisé. Cette entité politique n’a rien d’archaïque en ce qu’elle se veut une alternative à la mondialisation identifiée à la domination de l’Occident colonisateur, corrompu, antimusulman et impie. Elle fait de ses adversaires musulmans, sunnites ou autres, des hérétiques à éliminer ou soumettre comme les mécréants. Daech n’est pas anticapitaliste de principe ; il se veut protecteur social de ses membres obéissants ; il sait gérer les compromis avec les forces locales, user de l’arme du pétrole et amasser un capital prédateur. La violence, la cruauté, la terreur, le massacre sont des moyens nécessaires qui, relayés par la mise en spectacle assurée par les médias contemporains, imposeront au monde l’ordre du jour de Daech.

Ainsi une stratégie de guerre anti-occidentale se fait explicitement stratégie d’hyperviolence et d’horreur volontaires exigées par la foi. Comment expliquer le succès de cette stratégie dans des franges déterminées de la jeunesse française qui n’est pas nécessairement musulmane pratiquante ? On doit se contenter d’énoncer en gros les causes complexes qu’il faudrait analyser finement.

 

Dessin d'Edmond Baudouin

Dessin d'Edmond Baudouin

Tout d’abord, Daech profite du vide laissé par la disparition de cette alternative de dimension mondiale que fut le communisme abhorré des intégristes. Il en abandonne l’anticapitalisme internationaliste et la dimension éthico-politique du commun. Il en est la caricature, mais il sait capitaliser la rage des populations stigmatisées comme ethnies inassimilables, vouées à subir les inégalités de leur condition subalterne et les discriminations imposées par les dirigeants occidentaux. Il est invincible à toute revendication de laïcité si celle-ci dégénère en laïcité punitive, réduite au rang de pièce du patrimoine national exclusif et est sacralisée comme partie de l’héritage chrétien.

Dans le cadre d’une concurrence impitoyable émergent les stratégies impériales rivales des quelques grands États-nations pour l’hégémonie et l’appropriation des ressources conduisant à des états de guerres multiples. S’ensuivent l’affaiblissement de certains États, voire leur disparition, et celle de leur fonction relativement protectrice, la production d’un chaos ouvrant des brèches pour le surgissement d’entités politiques radicales compensatoires fondées sur le ressentiment et la haine de l’autre et légitimée, sur des bases confessionnelles (sunnites versus chiites au Moyen-Orient musulman).

Dans le cadre de l’Union européenne se généralisent l’imposition de politiques néolibérales organisant le chômage, l’exploitation de la force de travail internationale, la pénalisation des États endettés et la réduction de leur souveraineté à peu de choses (voir la Grèce), la destruction par la mise en concurrence des solidarités ouvrières, la racisation des conflits sociaux en conflits identitaires, la fragmentation du monde du travail sous le joug d’un capital de plus en plus autonome.

Dans le cadre de la France s’aggrave le maltraitement général de la jeunesse populaire des villes : absence d’avenir et de sens, stigmatisation des populations musulmanes françaises « de papier », montée des racismes opposant la population majoritaire française, dite de souche, apeurée par la menace de l’invasion étrangère qu’accrédite le terrorisme, et les populations musulmanes minoritaires de plus en plus insécurisées. Tout se passe comme si Daech visait l’émergence de réactions violentes des populations majoritaires blanches afin de créer un état permanent de quasi-guerre civile qui justifierait son anti-occidentalisme et sa cruauté comme contre-violence.

Le renforcement nécessaire des mesures de sécurité ne suffira pas à changer la situation. Les grandes puissances ne créent pas les conditions de l’affaiblissement durable de la victoire militaire sur Daech car la politique néolibérale n’attaque pas les causes de la fascination vénéneuse que peut exercer le radicalisme islamique sur leur territoire. Elle est en réalité la cause majeure d’un effet qui est son double sanglant. La politique de compétitivité et de restriction économique suivie par la droite et le PS n’a rien pour apaiser la rage et le dégoût qu’éprouve une partie de la jeunesse, entrée en émeutes réelles ou virtuelles depuis les émeutes de 2005. Elle est impuissante à dissiper le scepticisme légitime de cette jeunesse quant aux capacités sociales et culturelles des politiques suivies par le parti unique de la droite – incluant le PS – et ses factions rivales.

Nice n’a pas été choisie, hélas, au hasard par la criminelle stratégie de Daech. Elle a été frappée comme un symbole de ce que hait le radicalisme islamiste : capitale nationale et internationale de cette grande entreprise hyperrentable qu’est le tourisme. Sous l’action de forces économiques et politiques dominantes néolibérales subtilement racistes, Nice est devenue une capitale du tourisme national et international, une ville de consommation de loisirs de masse et de spéculation immobilière, plus intéressée par le football et son super-stade que par le devenir de ses populations laborieuses, surtout de celles de confession musulmane. Faut-il rappeler que la mairie de Nice a refusé d’autoriser la construction d’une mosquée (400 places) et que seule la rigueur républicaine du préfet a permis son ouverture et le respect de la loi de laïcité ? Faut-il souligner que les responsables politiques de l’hyper-droite hégémonique ont refusé l’extension de la ligne n° 1 de tram au quartier populaire de l’Ariane, jugé racialement dangereux, en stigmatisant et pénalisant ainsi les habitants de ce quartier et en faisant apparaître que les citoyens français musulmans ne sont pas des citoyens comme les autres ? Comment accepter qu’à Nice parade en toute impunité une extrême droite identitaire qui se flatte d’organiser des soupes au porc pour les pauvres afin que les musulmans refusent de les consommer ?

Tout ceci n’ôte rien évidemment au refus radical de la violence terroriste. Tout ceci plaide pour que naisse à Nice et en France et ailleurs une radicalité sociale et culturelle, politique et économique, qui puisse créer un espace commun interculturel de réflexion et de proposition, une dynamique de lutte réunissant Niçois et non-Niçois, Français musulmans ou non, résidents de toute couleur et confession. Il y a urgence avant que ne se franchisse à Nice même un autre pas vers l’abîme de la haine. Il faut penser les raisons de cette haine de l’Occident et les conjurer. L’Occident a beaucoup à faire de son côté pour changer radicalement la politique aveugle qui le conduit dans le mur et qui fait de ses dirigeants des somnambules cyniques. N’oublions pas, en effet, que l’Occident attire autant qu’il repousse, comme nous le rappelle sur la Côte d’Azur même l’exode massif des réfugiés qui fuient la guerre et la misère pour venir s’échouer sur nos rivages au péril de leur vie. Pendant que nous pleurons comme il se doit nos morts et rendons le dernier hommage dû aux vies sacrifiées dans ce carnage abject, aujourd’hui, entre Menton et Vintimille, à la frontière franco-italienne, s’entassent un millier de réfugiés privés de tout et secourus par les organisations humanitaires. Cela se passe dans l’indifférence générale. Les autorités françaises locales et nationales sont avant tout soucieuses de refouler ces indésirables, et l’Union européenne a pour souci de les marginaliser et achève ainsi discréditer un peu plus l’humanisme dont elle se prévaut hypocritement. Il ne s’agit pas d’opposer ces deux situations inverses l’une de l’autre, il s’agit de prendre la mesure d’une conjoncture d’ensemble caractérisée par l’excès de ce qu’on pourrait nommer l’inhumain dans l’humain et d’y porter remède. Il s’agit d’inventer une politique de la solidarité contre l’hypercapitalisme et les terrorismes, contre les barbaries de l’un et des autres et de produire du commun.

Nice a un grand effort à accomplir pour apprendre la solidarité citoyenne et la fraternité active.

La tragédie vécue, la plus grande de son histoire, devrait l’inviter à se reconnaître dans les héros de la radicalité solidaire qu’ont été Blanqui et Garibaldi, non dans les chefs populistes des clientèles affairistes et racistes qui scandent une histoire trop souvent dépourvue de dignité éthique et politique.

 

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17 juillet 2016 7 17 /07 /juillet /2016 23:31
  La résistante communiste Raymonde Tillon-Nédelec est décédée à l'âge de 100 ans, elle était la dernière survivante des 33 premières femmes élues députées en 1945 à la première Assemblée Constituante de la IVe République.

La résistante communiste Raymonde Tillon-Nédelec est décédée à l'âge de 100 ans, elle était la dernière survivante des 33 premières femmes élues députées en 1945 à la première Assemblée Constituante de la IVe République.

Eugenie Barbezat - Dimanche, 17 Juillet - Humanite.fr

 

Née Raymonde Barbé le 22 octobre 1915 à Puteaux (Hauts-de-Seine), elle avait épousé en 1935 Charles Nédelec, militant communiste, et était devenue députée communiste des Bouches-du-Rhône sous ce nom de 1945 à 1951, avant de se marier en secondes noces avec Charles Tillon, dirigeant du PCF, ministre puis exclu du Bureau politique du PCF en 1952 et mort en 1993.

Entrée tôt dans la Résistance, elle avait été arrêtée le 31 mars 1941 et condamnée à vingt ans de travaux forcés par le tribunal maritime de Toulon, selon sa biographie sur le site de l'Assemblée nationale.

Emprisonnée tour à tour à Marseille, Toulon et Lyon, elle avait été livrée aux Allemands en juin 1944 et déportée d'abord à Sarrebruck puis au camp de Ravensbrück. Affectée dans une usine de guerre de Leipzig, elle avait réussi à s'évader le 20 avril 1945 et à regagner Marseille.

Elle était alors devenue députée. En 2005, elle avait témoigné auprès de l'AFP, rappelant son émotion lors de son élection 60 ans auparavant. « On était émues. Les femmes étaient reconnues comme des citoyennes, en tenant compte de leur travail dans la Résistance », s'était-elle félicitée. « Nous étions de partis différents. Mais toutes nous nous disions: enfin ! ».

 

Dans un communiqué de l'Elysée, le président de la République a salué « le parcours exemplaire de cette femme », qui s'était « engagée très jeune dans l'action syndicale et politique ». Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, a également rendu hommage à « son esprit de liberté, sa soif de justice et sa lutte contre l'arbitraire sous toutes ses formes ». Il a rappelé  que la chambre basse avait rendu hommage à ces 33 « combattantes » lors d'une exposition l'an dernier.

 

D'ailleurs, la comedienne et auteure Sylvie Gravagna s'est inspirée de cette pionnière pour créer l'un des personnages de sa pièce documentaire « Une vraie femme », qui dresse avec humour un tableau tout en nuances de la condition des femmes dans l'après guerre. A voir en ce mois de juillet, chaque jour pair à 11h au cinéma Utopia Republique dans le cadre du festival off d'Avignon. 

 

Lire aussi : le portrait de Raymonde Tillon par l'historien Charles-Louis Foulon* à l'occasion de son centenaire.

* Auteur de la postface des Mémoires de Raymonde Tillon, J’écris ton nom, Liberté. Éditions du Félin. 2002

 

AFP

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 23:08
Reuters

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Par Jean Ortiz - Samedi, 16 Juillet, 2016

 

 

Elle gît la peluche, près du petit corps recouvert du voile de la mort. Cette photo, insupportable, inconcevable (devait-on la publier ?) va nous hanter longtemps, sans doute jusqu’au bout du chemin. Comment la dépasser ? Impossible résilience. Il y a des peluches qui hurlent, qui pleurent, qui geignent, qui implorent, qui accusent, qui condamnent à mort...

On n’a pas le droit de faire du mal à une peluche. Que deviendrait ma Lucie sans sa peluche ? Elle dort dans les bras de « Vlad », son copain l’ours peluche, et tient par la main son « bébé » peluchette, qu’elle caresse jusqu’au beau « pays des merveilles ». Elle n’aime pas le « marchand » de sable ; le sable, cela ne se vend pas.

Ce soir, les peluches de Lucie se taisent, essuient leurs yeux qui n’en finissent pas de couler ; quelques unes se dressent et crient « salopard ». C’est primaire, instinctif je l’avoue, et dangereux ; la haine peut soulager, mais ne fait rien avancer. Comment est-il possible que notre monde produise de tels monstres, manipulés, instrumentalisés, ou pas ? Faut-il qu’il soit agonique, cannibale, faut-il que notre société soit en passe de perdre toute humanité, tout espoir, pour écraser ainsi la tendresse et tuer une peluche ?

Et qu’ils sont laids la plupart de nos « politiques », ceux qui n’attendent même pas que le sang sèche pour s’approprier la peluche, pour en tirer quelques misérables bénéfices. L’histoire retiendra qu’ils ont osé , que des médias ont « mis en boucle » pour faire bouillir la colère et flamber « l’audimat », nous expliquer qu’ils n’avaient finalement pas grand chose à dire... mais qu’il fallait occuper l’antenne. J’ai trouvé la peluche bien plus digne que ces charognards. La peluche se suffit à elle-même.

J’ai aimé la retenue, la dignité des miens, les communistes, les humanistes sincères, les révolutionnaires, les syndicalistes, les militants « de verdad »...

Et qu’ils sont vilains, les uns et les autres, tous ceux qui en rajoutent, qui sans être juges mènent quand même l’enquête à leur façon, signalant d’emblée les présumés responsables, tous ceux qui récupèrent avec « opportunisme » les monstruosités, la douleur, l’horreur, pour soigner leur côte de popularité, pour ouvrir des brèches criminelles entre les peuples , pour désigner toujours les mêmes « fous », les mêmes « loups sauvages ». Sont-ils vraiment « fous », ces « loups sauvages », ou fanatisés, aveuglés, fascisés ? Le résultat est certes le même, horrible, mais réfléchissons un moment : le terrorisme ne tombe pas du ciel. Il naît de fractures, de fêlures, de rejets, de discriminations, d’intolérances ; de violences sociales, guerrières, de frustrations, d’humiliations... C’est contre tout cela qu’il faut être « en guerre ».

La France, et c’est douloureux, n’incarne plus pour des millions d’hommes, chez elle et dans le monde, les valeurs fondatrices du « 14 juillet », celles pour qui des milliers de militants, de Résistants, donnèrent leur vie, celles que nous aimons et portons en nous dans nos résistances, nos combats pour un monde plus juste, plus solidaire. Désirable. Un monde où des avions de « muerte » n’iraient pas la nuit, loin de « chez nous », bombarder d’autres peluches. Pourquoi ? Pour qui ? Un monde où les gamins palestiniens pourraient se baigner en paix. Sans drones à la place du soleil. Un monde où les enfants de Nice et d’ailleurs joueraient toute la nuit sur les fronts de mer. Un monde sans « fous ».

Ne pleure pas peluchette...

Nous allons écarter les méchants, tout faire pour réduire les fractures, et pour créer du lien, du sens, de la compréhension, de l’humanité, et t’aimer davantage. Ensemble. T’aimer davantage, peluchette.

 

Pour toi Peluchette, notre France !

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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 22:50
Photo : AFP  - Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU.

Photo : AFP - Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU.

Jeudi, 30 Juin, 2016 - Humanité Dimanche
 

«  Ce projet de loi intervient à un moment où la crise économique et sociale est loin d’être terminée. L’emploi et les salaires restent les préoccupations majeures des citoyens. Le monde du travail change sous l’effet des évolutions de la société. Pour y faire face, il faut créer et développer des emplois stables et de qualité, des emplois sur des secteurs d’avenir (notamment face aux mutations technologiques, numériques, écologiques).

Or, de toute évidence, le projet de loi travail ne permettra pas cela. Il pourra même généraliser la précarité, les inégalités professionnelles entre les salariés – notamment envers les femmes et les jeunes –, comme le montre l’exemple des pays européens ayant suivi cette voie. C’est pourquoi, avec l’intersyndicale, la FSU demande depuis quatre mois le retrait de ce texte de loi et la création de nouveaux droits. La FSU attend des députés qu’ils reviennent particulièrement sur les articles relatifs à l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien de l’emploi, les conditions du licenciement économique, le référendum d’entreprise et la médecine du travail. Elle attend d’eux qu’ils prennent des mesures protectrices confortant les droits des salariés et des chômeurs. Le contexte économique et social l’exige. Elle leur demande aussi d’approfondir le volet concernant la formation professionnelle. C’est une clé essentielle pour le développement d’emplois de qualité mais aussi pour améliorer les conditions de travail et de vie des salariés.

Aujourd’hui, le rejet du projet de loi par les salariés est massif. L’opinion publique reste majoritairement défavorable à ce texte. Et le gouvernement n’a pas trouvé de majorité pour voter son texte lors de la première lecture à l’Assemblée nationale. Contrairement à ce qu’il affiche depuis maintenant plusieurs années, il ne mise pas sur le dialogue social pour sortir de cette crise. C’est pourtant la seule issue. Si le gouvernement passe en force, il pourra se persuader qu’il n’a pas cédé, qu’il a “réformé”. Mais il aura suscité beaucoup d’incompréhension, de colère et de déception. Chacun sait le discrédit qui touche aujourd’hui les organisations politiques, les difficultés que rencontre le mouvement syndical, cela ne fera que les aggraver. Et tout restera à faire pour inscrire des droits du travail correspondant aux évolutions de notre temps et permettant le progrès social pour toutes et tous. »

Loi travail : « La seule issue, c’est le dialogue social ! »

 En ce qui concerne l'intersyndicale du Puy de Dôme

La 12ème journée de grève et daction interprofessionnelle contre la loi El Khomri se déroulera demain mardi 5 juillet prochain.

Les organisations syndicales CGT, FO, SOLIDAIRES, FSU et UNEF du Puy de Dôme valident et proposent pour le 5 juillet :
 
  • D'appeler les salariés à la grève le 5 juillet
  • Dorganiser des diffusions dès le début de la matinée sur le département, avec un tract
  • D'appeler à un rassemblement, dès 10h00 à La Pardieu (parking Décathlon) pour nous diriger en cortège en direction des bureaux du MEDEF Puy de Dôme (Rue Louis ROSIER).

Une audience a été demandée auprès du patron des patrons locaux et nous prendrons le temps sur place, pour discuter et nous restaurer avec un casse-croûte de luttes !

Dès 7 h du matin des militants iront soutenir les salariés qui bloquent le site de Limagrain par solidarité avec les grévistes de l'usine Brossard de Pithivier !

 

 


  

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 22:53
Manifestation de soutien à Antoine Deltour, à l'ouverture du procès LuxLeaks, mardi 26 avril, au Luxembourg. Photo : AFP

Manifestation de soutien à Antoine Deltour, à l'ouverture du procès LuxLeaks, mardi 26 avril, au Luxembourg. Photo : AFP

La justice luxembourgeoise a condamné [de façon scandaleuse, NDLR] ce mercredi à 12 mois de prison avec sursis l'ancien employé du cabinet d’audit PwC Antoine Deltour, à l'origine du scandale LuxLeaks, et à 9 mois avec sursis son ancien collègue Raphaël Halet, à l'issue d'un procès symbolique pour les défenseurs des "lanceurs d'alerte". Le journaliste Edouard Perrin a lui été acquitté.

 

De la prison avec sursis pour la justice luxembourgeoise à l'encontre des deux "lanceurs d'alerte" français à l'origine de l'affaire Luxleaks qui avaient permis de mettre en lumière les accords fiscaux scandaleux passés entre les multinationales et le fisc luxembourgeois. Selon le jugement prononcé par le président du tribunal de Luxembourg, Marc Thill, les deux hommes ont également écopé d'une amende avec sursis de 1 500 euros pour Antoine Deltour et de 1 000 pour Raphaël Halet. Le journaliste de France 2 Edouard Perrin, 45 ans, qui avait révélé dans l'émission Cash Investigation les pratiques fiscales décriées du Grand-Duché grâce aux documents transmis par Antoine Deltour, a quant a lui été acquitté.

A l'issue d'un procès qui s'est déroulé en avril et mai, le parquet avait requis 18 mois de prison, éventuellement avec sursis, contre Antoine Deltour et Raphaël Halet. Ces deux anciens employés au Luxembourg de PwC avait fait fuiter près de 30 000 pages éclairant les pratiques fiscales de grandes multinationales établies au Grand-Duché.

Lire :

Le cabinet d'audit PwC, qui s'était constitué partie civile dans ce procès, a obtenu un euro symbolique de dommage et intérêt.

Les milliers de pages confidentielles sur les pratiques d'optimisation fiscale rendues publiques par les deux lanceurs d'alerte et le journaliste de France 2 détaillaient 548 "rescrits fiscaux" - concernant plus de 350 sociétés - généreusement accordés par l'administration et négociés par PwC pour le compte de ses clients. Les faits datent de l'époque où Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, était Premier ministre du Luxembourg (1995-2013).

LuxLeaks. Prison avec sursis pour les deux « lanceurs d’alerte » !
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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 23:07
Le PCF soutient la mobilisation sociale et appelle à l’amplifier !

L’énorme manifestation du 14 juin a montré que la mobilisation contre la loi travail est plus forte que jamais. Le refus de voir pulvérisées les protections qu’ont gagnées les salarié-e-s grâce à leurs luttes et aux conquêtes politiques de la gauche continue d’être largement majoritaire dans une opinion publique acquise au soutien de ce mouvement. Ces mobilisations, les manifestations, les grèves et formes d’actions diverses utilisées par les salarié-e-s et les citoyen-ne-s, à l’appel d’un front syndical qui s’élargit et des organisations de jeunesse, sont totalement légitimes. Elles sont empreintes de la responsabilité, du refus de la violence et des provocations.

Alors que la mobilisation se poursuit depuis plus de quatre mois, l’opinion publique continue de la soutenir malgré les difficultés qu’elle entraîne, malgré les violences des casseurs en marge des défilés, celles de la police à l’encontre de manifestants pacifiques et du public et en dépit de la campagne haineuse contre la CGT. C’est que la population, les salarié-e-s, les jeunes n’acceptent pas cette fragilisation massive que l’on veut leur imposer, cette généralisation de la précarité et du dumping social contenues dans la loi El Khomri, dans un pays qui crée plus de richesses que jamais. La mobilisation a déjà payé, elle peut l’emporter. Le Parti communiste appelle à participer aux nouvelles mobilisations et à étendre la solidarité avec le mouvement et les actions grévistes.

Plutôt que de reconnaître la réalité de ce mouvement, le gouvernement et le président de la République s’enferment dans le déni, le mépris, l’autoritarisme pour faire passer en force leur projet. Incapables de trouver une majorité parlementaire, ils veulent renouveler l’utilisation du 49 3 pour empêcher le débat. L’opération qui consiste à laisser la droite faire le sale boulot au Sénat, malgré le combat offensif des seuls sénateurs et sénatrices communistes, a pour objectif de rendre acceptable auprès de l’opinion sa loi comme un moindre mal. Ils restent, malgré cette manœuvre, incapables de trouver un soutien populaire, ils mènent campagne contre la CGT et les syndicats, utilisent la division, le mensonge, la menace. Ils s’appuient sur les violences totalement condamnables des casseurs pour faire un amalgame odieux entre eux et les manifestants, entre les terroristes qui viennent de se livrer à d’abjects assassinats et la CGT. Ils menacent d’utiliser des armes inconstitutionnelles comme l’interdiction des manifestations. C’est inacceptable.

Le Parti communiste alerte l’opinion sur les dangers ouverts par l’attitude irresponsable du pouvoir. Cette attitude est totalement comptable du blocage que connaît le pays, blocage qui peut être immédiatement levé si le gouvernement suspend le débat parlementaire sur la loi travail et ouvre la négociation avec les syndicats. D’autres choix sont possibles. Nos parlementaires, au Sénat et à l’Assemblée nationale, mènent la bataille avec, sur toutes les questions en débat, des contre-propositions. La loi El Khomri est la loi du Medef. C’est aussi une loi directement dictée par les institutions européennes. Pour combattre le chômage et le dumping social, nous avons besoin d’une loi de sécurisation de l’emploi et de la formation, d’une réduction du temps de travail, de lutter contre les coûts de la finance et du capital, comme celle qu’élaborent les parlementaires communistes.

L’entêtement du gouvernement est une preuve qu’il est aux abois, lâché par celles et ceux qui l’ont porté au pouvoir. Il provoque la rancœur, ouvre le risque d’une radicalisation, de fractures irréparables dans la société, de violences. D’une mise en cause de l’État de droit. L’obstination du gouvernement ouvre la porte à la droite extrémisée et à l’extrême droite pour s’emparer du pouvoir dans moins d’un an et mettre en œuvre une politique de régressions sociales et démocratiques incommensurables. Devant cet immense danger, la mobilisation sociale en cours contre la destruction du Code du travail est une chance pour la France et pour la gauche. Face à l’autoritarisme du gouvernement, elle porte une logique d’espoir pour la défense des principes d’égalité et de solidarité, fondements de notre pacte républicain. Face à l’exploitation des peurs et des divisions de la société française, elle défend l’action collective des salarié-e-s, de la jeunesse, des citoyen-ne-s. C’est pourquoi, le PCF appelle à la soutenir et à se rassembler.

Le Parti communiste renouvelle l’appel à construire un nouveau Front populaire et citoyen. Il est temps d’ouvrir ensemble un débat populaire et citoyen pour définir un pacte d’engagements communs pour le pays !

Le PCF soutient la mobilisation sociale et appelle à l’amplifier !
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 23:18

Loi travail : 60.000 manifestants à Paris

La manifestation parisienne contre la loi travail a réuni 60.000 participants ce jeudi selon FO et la CGT.

La manifestation parisienne contre la loi travail, à l'appel de l'intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl, organisée sous haute surveillance policière et sur un trajet resserré, a réuni 60.000 participants jeudi, selon un décompte fourni par FO et la CGT. 

Dans la capitale, la manifestation s'est déroulé dans le calme selon les syndicats. Les manifestants étaient tenus à un aller-retour d'un peu plus de 1,5 km entre la place de la Bastille et la Seine, avec interdiction de s'écarter de cet itinéraire très surveillé. Aucun débordement n'a été signalé.
La préfecture de police, qui avait invoqué la crainte de débordements semblables à ceux du 14 juin pour interdire le défilé, avait pris des mesures de sécurité renforcées, avec le déploiement de plus de 2.000 membres des forces de l'ordre et l'installation de grilles autour de la place de la Bastille.
En amont et au départ de la manifestation, 95 personnes contrôlées notamment avec des objets pouvant servir de projectiles ont été interpellées, a-t-on appris auprès de la préfecture. Les syndicats ont également renforcé leur propre service d'ordre. "Aucune violence, aucun débordement ne sera toléré", avait prévenu mercredi le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, après avoir trouvé un compromis in extremis avec la CGT et FO sur l'itinéraire de jeudi. Les manifestants, dont beaucoup regrettaient le parcours circulaire imposé par les autorités, ont affirmé leur détermination à obtenir le retrait de la loi Travail.

Fait singulier, les manifestants ont battu le pavé en boucle. Le cortège "officiel" a été rejoint par des militants de Nuit Debout, qui marchaient en sens inverse, mêlant leurs slogans dans une joyeuse cacophonie.

2500 à Clermont-Ferrand

Ils étaient 1300 selon la préfecture et 2500 selon les syndicats à manifester ce jeudi à Clermont. Les hésitations du gouvernement sur l'autorisation de défiler à Paris ont visiblement incité les gens à se mobiliser.

 

Auteur : Stéphanie Delannes

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 22:52
Photo Charles Platiau / Reuters

Photo Charles Platiau / Reuters

Les syndicats opposés à la loi travail ont décidé lundi de maintenir leur demande de défiler jeudi à Paris, entre Bastille et Nation, alors que la préfecture venait de leur proposer d'organiser un « rassemblement statique » pour éviter des violences, a annoncé la CGT.

« Nous venons de faire savoir à la préfecture que nous maintenons notre demande de manifestation entre Bastille et Nation » , à partir de 14H00, a déclaré lundi après-midi Pascal Joly, secrétaire général de la CGT Ile-de-France. La demande initiale des sept syndicats anti-loi travail (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, Fidl et UNL) avait été envoyée jeudi soir. Lundi matin, la préfecture de police leur avait répondu en demandant un « rassemblement statique » , afin de « mieux encadrer et mieux sécuriser la manifestation et de faire en sorte qu'il y ait moins de dégradations » .

 

L'exécutif avait menacé d'interdire les manifestations si la préservation des « biens et des personnes » ne pouvait être « garantie » , au lendemain de violences et dégradations survenues dans le cortège parisien du 14 juin entre la place d'Italie et les Invalides. « Tant que c'est pas interdit, c'est autorisé » , a commenté Benoît Clément, membre de Solidaires Paris, interrogé par l'AFP. Avec le trajet Bastille-Nation (déjà emprunté lors de précédentes manifestations anti-loi travail), les syndicats ont « pris la précaution de faire un parcours court permettant d'assurer la plus grande sécurité possible » , selon la CGT. « On a tenu compte des conditions de sécurité, on a essayé d'éviter les grands magasins, etc. » , a expliqué M. Joly.

 

 

Berrnard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur demande aux syndicats de ne pas manifester
Organiser un défilé jeudi à Paris, comme le souhaitent les syndicats opposés à la loi travail, « n'apparaît pas envisageable » , a affirmé le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve dans une lettre adressée lundi au secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. Après les violences survenues lors de la manifestation parisienne le 14 juin, « dans ce contexte de tension et de heurts récurrents (...), le renouvellement à l'identique d'une manifestation itinérante le 23 juin n'apparaît pas envisageable » , juge M. Cazeneuve. Le ministre demande de « prendre en considération » la proposition de la préfecture de police d'un rassemblement place de la Nation.
Loi travail: les syndicats maintiennent leur demande de défiler jeudi à Paris ! Et à Clermont-Fd on défile aussi !

En ce qui concerne les miltants auvergnats :

• Le jeudi 23 juin, pendant le débat au Sénat avec des grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations...
A Clermont-Fd, les organisations syndicales FO, CGT, FSU, Solidaires et UNEF appellent à une manifestation à partir de 10h30, Place du 1er mai, en direction de la Préfecture.

 

Quelle que soit la décision de la Préfète du Puy de Dôme !

 

 

Juste pour rire !

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 22:17
afp

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Dimanche, 19 Juin, 2016 - Humanite.fr

 

Évoquant pêle-mêle, « (les) violences qui ont eu lieu, l'attentat odieux contre le couple de policiers mais aussi la tenue de l'Euro », le premier ministre,  à son plus bas niveau de popularité depuis son arrivée à Matignon, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, estime dans ce même journal que « les organisateurs devraient annuler eux-mêmes » les manifestations des 23 et 28 juin prochains contre la loi El Khomri.

Les préfets diront en début de semaine s'ils autorisent ou interdisent les rassemblements prévus jeudi 23 juin, dans toutes les grandes villes de France, contre la loi Travail. D'ores et déjà, Manuel Valls, évoquant « désaccord de fond » avec les syndicats contestataires (la CGT, F0, la FSU, Solidaires, l'Unef, la Fidl, et l'UNL), estime dans un entretien au Journal du Dimanche que « les organisateurs devraient annuler eux-mêmes ces rassemblements » compte tenu du contexte actuel. « C'est du bon sens ! », affirme-t-il.

 

« Le principe de notre droit, c'est la liberté de manifester », mais « la responsabilité du gouvernement, c'est s'assurer que les conditions de sécurité sont remplies. Or c'est un fait : des syndicalistes peuvent agir avec des casseurs », fabule Valls. Un mélange des genres « inadmissible », pour le chef du gouvernement, qui se déclare prêt à interdire les mobilisations des 23 et 28 juin si elles font « peser de nouveau un danger pour les forces de l'ordre et les biens publics ».

Cet autoritarisme passe mal au près des citoyens comme en témoigne une pétiton intitulée « Je ne respecterai pas l'interdiction de manifester » mise en ligne par Jean François Téaldi qui en quelques jours a déjà recueilli près de 120 00 signatures. 

 

Évoquant le projet de loi, discuté et modifié depuis dix jours au Sénat, qui revient à l'Assemblée

le 5 juillet, le chef du gouvernement affirme « Maintenant, il faut aller vite et faire adopter ce texte »

 

Pour sa part, Philippe Martinez a répondu au premier ministre ce dimanche matin lors du Grand Rendez-vous Europe 1 – Le Monde – iTélé, déclarant :

« On maintient les journées d'action du 23 et du 28 juin, nous prolongeons la votation citoyenne dans les entreprises.» 

 

« On veut faire porter aux syndicats des violences indépendantes de la mobilisation. On a condamné les violences à chaque fois. Pourquoi des casseurs identifiés, qu'on voit chaque semaine, peuvent-ils continuer alors qu'il a suffi de deux jours pour arrêter les hooligans à Marseille ? Pourquoi ces casseurs, depuis quatre mois, continuent à casser avec ce que nous avons connu le 14 juin -qui est absolument scandaleux- de s'attaquer à un hôpital ? », a riposté le patron de la CGT, rappelant que «toutes les violences se font en dehors des cortèges syndicaux », « le service d'ordre de la CGT assure la protection à l'intérieur des cortèges. A l'extérieur, c'est du ressort de la police, donc du ministère de l'Intérieur et du préfet de police de Paris », accuse-t-il. « La police fait du bon boulot. Le problème, ce sont les ordres de non-intervention qui lui sont donnés », conclut-il.

 

A propos du projet de loi Travail, Philippe Martinez, accusé de refuser le dialogue a précisé :  « On a repris le dialogue avec le gouvernement vendredi», en apportant une liste de propositions » avant de conclure, « La réponse du Premier ministre dans le JDD c'est on ne discute pas. Ça servait à quoi, alors, de faire tout ce cinéma ? »

 

 

Au sommet de son impopularité Valls fait feu de tout bois pour faire taire la rue !
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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 09:19
Intersyndicale du Puy de Dôme : Le gouvernement pratique le dialogue de sourd, il manipule l’opinion et bafoue dangereusement la démocratie ! Les 23 et 28 juin, on continue !

Interpeller votre Maire pour qu’il mette en place la votation citoyenne dans sa commune afin de pouvoir faire remonter les résultats le 28 juin.

• Le jeudi 23 juin, pendant le débat au Sénat avec des grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations...
A Clermont-Fd, les organisations syndicales FO, CGT, FSU, Solidaires et UNEF appellent à une manifestation à partir de 10h30, Place du 1er mai, en direction de la Préfecture.

• le mardi 28 juin, date prévue du vote du Sénat, elles appellent à un Rassemblement Place de Jaude entre 11h30 et 14h00 qui se conclura par le dépôt de la votation citoyenne à la Préfecture.

D’autres actions se construisent, les arrêts de travail doivent se généraliser. Et cet été, si Hollande et Valls préfèrent toujours jouer le pourrissement en restant autistes et sourds à nos exigences, il faudra rester mobilisés…

L’été social sera chaud, nous poursuivrons le combat… jusqu’au retrait.

 

Plus de 1300 salari-é-s, jeunes et retraité-e-s du Puy de Dôme ont fait le déplacement à Paris pour montrer leur détermination sans faille lors de la manifestation nationale du 14 juin. Des milliers de salariés, du public comme du privé, étaient en grève dans le département

 

1 million de manifestant-e-s, dans un cortège massif, dynamique, combatif et revendicatif, toujours pour gagner le retrait du projet de loi Travail et obtenir de nouveaux droits.

 

En surfant sur des violences inacceptables que toutes les organisations syndicales engagées dans le combat pour le retrait du projet de loi EL KHOMRI ont toujours fermement condamnées, en accusant les syndicats, en dénigrant les salariés en grève et en menaçant d’interdire les manifestations, le Premier Ministre manque de sang-froid et de responsabilité. Il glisse sur un terrain totalitaire.

Les organisations syndicales CGT, FO, Solidaires, FSU et UNEF tiennent à souligner l’efficacité du Service d’Ordre commun qui, dans des conditions particulièrement difficiles, a assuré la protection et le bon déroulement du cortège syndical, ce qui est exclusivement son rôle !

Le Premier ministre assimile les manifestants à ceux qu’il qualifie de casseurs et rejette sa propre responsabilité sur les organisations syndicales en leur imputant le climat social qui se détériore. Il veut interdire les manifestations ! Comme si en muselant la contestation, il réglait le problème ! C’est inadmissible ! Depuis le mois de mars, c’est lui qui instrumentalise la violence et les forces de l’ordre afin de jeter le discrédit sur l’ensemble de la mobilisation contre la Loi Travail.

Au-delà de l’émotion provoquée par les dégradations de l’Hôpital Necker, les organisations syndicales CGT, FO, Solidaires, FSU et UNEF rappellent que c’est la politique du gouvernement qui, avec la réforme TOURAINE, asphyxie les hôpitaux, supprime les postes, ferme des services voire des établissements et remet en cause la santé publique !

Le gouvernement refuse d’entendre ! Il cherche à détourner l’opinion publique du cœur du sujet posé par le projet de loi. Les organisations syndicales FO, CGT, Solidaires, FSU et UNEF restent centrées sur les éléments contenus dans le projet de loi qui en l’état sont défavorables aux salariés : l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien de l’emploi, les conditions de licenciement, le référendum d’entreprise, la médecine du travail.

Comment peut-il continuer de mépriser ainsi l’expression de millions de salarié-e-s, de privé-e-s d’emplois, de jeunes et de retraité-e-s ?

Comment peut-il refuser le dialogue que demandent les organisations depuis des mois ?

Le Président de la République reste silencieux après le courrier des organisations syndicales du 20 mai. Restera-t-il de marbre devant les milliers de votations que lui remettront les organisations le 28 juin prochain ?

D’ores et déjà, dans le Puy de Dôme comme dans toute la France, au contact de la population, dans l’unité d’action, FO, CGT, FSU, Solidaires et UNEF récoltent des dizaines de milliers de votation pour le retrait du projet de loi. Il reste encore quelques jours, nos organisations appellent les salarié-e-s, les privé-e-s d’emploi, les jeunes, et les retraité-e-s à voter massivement.

Depuis quatre mois se multiplient les pétitions, manifestations, grèves, occupations de lieu de travail... le rejet du projet de loi est bien réel et il demeure profondément ancré y compris dans l’opinion publique.

Les organisations FO, CGT, FSU, Solidaires et UNEF appellent à poursuivre les actions revendicatives sous les formes décidées localement et à participer massivement aux journées de mobilisation nationales les 23 et 28 Juin prochains.

Intersyndicale du Puy de Dôme : Le gouvernement pratique le dialogue de sourd, il manipule l’opinion et bafoue dangereusement la démocratie ! Les 23 et 28 juin, on continue !
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