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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 23:22
Rendez vous à La Courneuve !

Cet été a été marqué par des événements tragiques qui pèsent dans les esprits. L’attentat de Nice comme celui de Saint-Etienne du Rouvray sont venus blesser durement, profondément notre pays, notre peuple. Voilà plus d’un an que la France est la cible d’attaques répétées, revendiquées par l’État Islamique. À chaque fois, l’horreur le dispute à la stupéfaction.

Chacun-e est touché-e. On connait un proche, un ami, un ami d’un ami, un collègue qui a été directement concerné. Au-delà de cette proximité, on voit bien que c’est tout un chacun qui est touché dans son quotidien, que l’angoisse monte, tant le sentiment progresse que tout peut arriver, à chaque instant partout. En cette rentrée, nous devons prendre la mesure de cela. Nous devons l’intégrer dans nos modes de pensées, de dire, de faire de la politique.

La tenue de notre Fête sera à n’en pas douter un moment marquant de cette rentrée. En la réussissant, nous affirmerons dans un esprit de frater-nité, de rencontres, de culture, de paix que des chemins existent pour l’avenir, en dehors de ceux qui sont tracés aujourd’hui. Nous avons besoin pas de moins, mais de plus d’HUMANITÉ !

Il nous reste 2 semaines ! 2 semaines pour nous emparer de tous les sujets. 2 semaines pour réussir une fête populaire, où nous voulons avec des centaines de milliers de participant-e-s comprendre et changer le monde ! Pour y arriver, nous devons faire preuve d’imagination partout. Proposer des moments politiques et publics de vente, proposer des initia-tives politiques sur le coût de la vie, sur les solidarités à faire vivre, sur le combat pour la paix, sur les luttes sociales à mener. Car notre Fête se tiendra aussi à quelques jours du 15 septembre où les syndicats appel¬lent à reprendre la mobilisation contre la loi travail, pour obtenir son gation après le coup de force de juillet.

Pour toutes ces raisons, nous devons nous lancer en grand dans la bataille, ouvrir le débat avec nos amis, nos voisins nos collègues, tous les citoyens de notre pays. Pour cela, nous devons renforcer l’utilisation et l’action avec notre questionnaire Que demande le peuple ?

Il est un outil de dialogue, de débat qui permet de poser toutes les questions et d’ouvrir des luttes, des mobilisations, bref, un espoir pour demain !

Tou-te-s celles et ceux qui le souhaitent peuvent se procurer un de ces questionnaires auprès d'un communiste de leur connaissance ou auprès de la Fédération (04 73 24 14 17 ou par mail pcf63@wanadoo.fr)

 

 

Rendez vous à La Courneuve !
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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 22:23
Enseignement public, eh oh, elle est où la gratuité ?

Pour alléger le coût de la rentrée et le stress des achats en grandes sufaces, les associations de parents d'élèves organisent des achats groupés.

AFP/François Lo Presti

La gratuité de l’enseignement public prévue par la loi est-elle assurée aujourd’hui ? Voici ce qui est à la charge des familles, ce qui reste à la charge de l’Etat et les aides prévues pour alléger les coûts.

L’école publique, de la maternelle à la terminale, est gratuite selon la loi du 16 juin 1881 dite « Ferry » téléchargeable sur

Les curieux s'interesseront au débat qui ont alors précédé cette loi ainsi qu'à toutes les lois "Ferry" sur l'enseignement public en se rendant sur le site du Sénat http://www.senat.fr/evenement/archives/D42/gratuit1.html

Cette loi est actuellement codifiée dans les articles L132-1 et L132-2 du code de l’éducation  :

- « l’enseignement public dispensé dans les écoles maternelles, les classes enfantines et pendant la période d’obligation scolaire (de 6 à 16 ans inclus) est gratuit »

- « l’enseignement est gratuit pour les élèves des lycées et collèges publics du second degré, ainsi que les élèves des classes préparatoires aux grandes écoles et à l’enseignement supérieur ».

Cette gratuité disons imposée par la loi, c’est à l’Etat de la financer. L’article 13 du préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 dit bien que « la Nation garantit l’égal accès de l’enfant à l’instruction. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque est un devoir de l’Etat. »

 Dans la pratique, à chaque rentrée le coût de la rentrée scolaire est en hausse et de plus en plus à la charge des familles alors qu’il doit être à la charge de l’Etat. La CSF (Confédération syndicale des familles) a chiffré ce coût

Ce coût tient compte de deux choses : ce qui reste gratuit (à la charge de l’Etat soity l’enseignement proprement dit comme imposé par la loi) et ce qui est à la charge des familles.

Cependant, pour assurer le principe de la gratuité scolaire et surtout l’égal accès pour tous les enfants et ados à l’enseignement public, des aides sont prévues (allocations de rentrée scolaire, aide à la cantine, réduction d’impôt, bourses de collèges et de lycées et caisses des écoles). Il existe aussi d’autres formes de solidarité comme l’achat groupé de fournitures scolaires organisé par les parents d’élèves ou certaines communes (notre photo). Malgré tout ces aides sont insuffisantes ou non revalorisées comme c’est le cas de l’ARS cette année qui plus est le plafond de ressources pour y avoir droit évolue peu (24 404 euros pour une famille avec un enfant cette année, 24 306 euros en 2015, 24 137 euros en 2014).

Ce qui est réellement gratuit

Les familles doivent savoir que les postes suivants sont à la charge exclusive de l’Etat et des communes, pas question de payer quoi que ce soit :

- l’inscription (sauf pour l’entrée dans les universités mais nous traitons ici de l’enseignement primaire et secondaire public),

- les prestations d’enseignement dispensées à l’école,

- le matériel collectif,

- l’acquisition et l’entretien du mobilier scolaire et du matériel d’enseignement,

- les frais de photocopies y compris les supports pédagogiques,

- les frais de correspondance, de communication et d’informatique,

- les frais liés au carnet de correspondance,

- toutes activités obligatoires dans ou hors l’école (notamment les activités sportives et culturelles) et les transports pour accéder à ces activités obligatoires de l’école à l’école.

 

Ce qui est à la charge des familles

La liste ci-dessus de ce qui demeure à la charge de l’Etat est inchangée depuis belle lurette. Sont donc à la charge des familles :

- les fournitures scolaires individuelles. Cependant, les enseignants sont tenus de remettre aux parents d’élèves la liste des fournitures téléchargeable

afin de ne pas aggraver le budget des familles par des achats inutiles ou selon la fantaisie des enseignants.

D’autre part, les communes sont tenues de mettre à disposition des élèves les manuels scolaires  et des trousseaux par le biais des caisses des écoles (nous y reviendrons). Elles peuvent aussi organiser des achats groupés.

- les activités et sorties facultatives mais là encore les caisses des écoles doivent aider les familles les plus démunies enfin de ne pas pénaliser leurs enfants et en application de la loi relative à l’égalité des chances),

- l’achat de vêtements, de chaussures et de tenues sportives,

- le transport scolaire dans les départements de plus en plus nombreux à ne plus le prendre en charge comme nous en rendons-compte

- la cantine scolaire,

- l’assurance scolaire (non obligatoire) et l’extrascolaire (obligatoire mais…), sujet que nous traiterons dans quelques jours,

 - les voyages scolaires,

- les photos de classe,

- le soutien scolaire (de plus en plus fréquent),

- et désormais les temps d’activités périscolaires (TAP) dont la gratuité ou non dépend des communes qui les organisent quand bien même celles-ci reçoivent des aides des Caf (caisses d’allocations familiales). Questions-réponses sur le TAP

 

Les aides pour alléger les coûts

Pour alléger les coûts de la scolarisation, les familles qu’il existe des aides et des possibilités dont nous listons les principales. Elles ne doivent pas hésiter à les demander, s’en faire valoir, se faire aider… c’est un droit.

- l’ARS (allocation de rentrée scolaire) dont les conditions pour y avoir droit à la rentrée 2016 sont précisées dans notre article sur

- la réduction d’impôt pour frais de scolarité qui se monte pour l’imposition des revenus 2015 (déclaration 2016) à 61 euros par enfant au collège, 153 euros par enfant au lycée, 183 euros par étudiant. Ces montants n’ont pas été revalorisés depuis le passage du franc à l’euro en 2002 !

- les bourses de collège et de lycée et au mérite qu'il est encore possible de demander

- les bourses pour l’école primaire et celles de fréquentation scolaire pour les familles dont les enfants utilisent les transports scolaires et habitent à plus de 3 kilomètres de leur école

- les aides aux familles les plus démunies à demander aux caisses des écoles, Caf, départements, régions,

- les aides du fonds social  « cantine »

A propos de l’accès à tous les enfants à la cantine, rappelons que la loi du 29 juillet 1998 (article 147) impose aux communes de fixer les tarifs des cantines en fonction des revenus nets imposables des familles et du nombre de personnes vivant au foyer. En outre le règlement intérieur des cantines scolaire doit expressément mentionner que les tarifs doivent être fixés sur la base d’une grille tenant compte du quotient familial.

Le Conseil d’Etat dont la décision est a rappelé que « la cantine scolaire doit être accessible à tous les enfants sans discrimination tarifaire et tout particulièrement aux enfants les plus pauvres ».

En cas d’impayés de cantine, les parents doivent être convoqués par la commune ou le maire pour trouver une solution avec la caisse des écoles ou le CCAS (centre communal ou intercommunal d’action sociale).

« L’enfant n’a pas à être sanctionné pour des manquements imputables à ses parents et doit donc continuer à avoir accès à la cantine», selon le Défenseur des droits.

Ce n’est pas au responsable de la cantine de faire la police ni au directeur de l’école. Le maire ou son adjoint est seul responsable de la cantine même en cas de délégation à une entreprise de restauration. Il ne doit pas divulguer la liste des familles en situation d’impayés, sauf à l’action sociale.

 

Les caisses des écoles

Dans un rapport du 16 décembre 2008, la Cour des comptes rappellent que les caisses des écoles ont pour mission d’apporter secours aux indigents (sans ressource) et remettre des chèques d’accompagnement aux familles en difficultés financières et sociales… notamment pour payer la cantine à leurs enfants (même à bas coût).

Leur rôle est, depuis leur création par la loi Ferry du 28 mars 1882, d’assurer le principe fondamental de la gratuité scolaire et celui de l’égalité des chances (loi du 18 janvier 2005).

Ce rapport constatait que de nombreuses caisses des écoles étaient en sommeil ou délaissées aux CCAS (centres communaux d’action sociale). Or c’est une compétence des communes qui faute de moyens peuvent la transférer à l’intercommunalité.

Les fonds de ces caisses, qui ont statut d’établissement public communal OBLIGATOIRE, peut être abondé par des cotisations volontaires (on fait bien la quête pour des associations caritatives pourquoi pas les caisses des écoles), des subventions des départements, des régions etc. ainsi que des dons et des legs sur autorisation du préfet et encore des lotos, tombolas, vide-greniers, kermesses etc.

Il s’agit là d’une volonté disons municipale qui applique un effort administratif encadré par les articles L212-10 à L212-12 et R212-24 à R212-33-2 du code de l’éducation.

 

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 22:30
Expression directe CGT : Loi travail, rendez-vous le 15 septembre

Bien que nous soyons nombreux en congés, faites tourner cette vidéo pour préparer la rentrée et la journée d'action du 15 septembre contre la loi travail !

Émission diffusée sur France Télévisions. Retour sur 4 mois de contestation avec une perspective, celle du 15 septembre, jour de mobilisation nationale contre la loi travail !

Expression directe CGT : Loi travail, rendez-vous le 15 septembre
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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 23:25
AFP

AFP

José Fort - Lundi, 15 Août, 2016

 

Il y a un peu plus d’un an, Georges Séguy, décédé dimanche, déclarait à propos des poursuites contre les responsables syndicaux : « La justice de classe s’abat toujours sur les militants et sur les plus faibles ». Le secrétaire général de la CGT, figure emblématique du mouvement ouvrier, animateur des causes émancipatrices et pour la paix savait de quoi il parlait. L’action clandestine, la déportation, la lutte dans son entreprise cheminotes, mai 1968 et les considérables avancées sociales, le mépris patronal puis le respect de tous. Séguy a donné.

La justice de classe existe plus que jamais. Il suffit de s’en tenir aux faits, rien qu’aux faits pour ces deux derniers mois.

 

A Rouen, un SDF est condamné à trois mois ferme pour un vol de  yaourt. Son passé de petit délinquant ne peut expliquer une telle sentence.

 

A Tourcoing, une caissière d’un super marché Auchan est licenciée pour avoir commis une erreur de 85 centimes sur une boîte de concentré de tomate.

 

A Paris, la ministre du Travail dont il est inutile de citer  le nom, son rôle se limitant à exécuter les basses œuvres de Manuel Valls, valide le licenciement d’un délégué CGT d’Air France alors que l’inspection du travail avait prôné l’inverse.

 

Au Havre, la chasse aux militants CGT est ouverte, des décisions de justice étant attendues à la rentrée.

 

A Mulhouse, un délégué CGT qui avait lancé à Valls «  je t’emmerde » est condamné à une forte amende.

 

Un peu partout en France, des militants CGT-EDF font l’objet de menaces.

 

Je m’arrête là, la liste serait trop longue. Mais je ne peux m’empêcher de penser aux militants CGT de Goodyear condamnés à 9 mois de prison ferme. Et personne ne peut oublier que le chef du Medef, l’ineffable Gattaz a qualifié la CGT de «  terroriste » tandis que le très servile France-Olivier Gisbert a comparé la centrale syndicale à l’organisation des fascistes-intégristes Daech.

 

Pendant ce temps-là, tout va bien pour les nantis.

 

Sarkozy, l’homme aux dizaines de gamelles, aux sales affaires sonnantes et trébuchantes se prépare à l’élection présidentielle.

 

Balkany, le pilleur de Levallois, peut en toute liberté s’ébrouer dans ses palaces du côté de Marrakech, des Antilles et de l’Eure, protégé derrière ses sociétés écrans.

 

Cahuzac, l’ancien ministre socialiste du budget, embourbé dans ses comptes cachés en Suisse, et ailleurs paraît-il, peut tranquillement vivre sa vie et, dit-on, préparer son retour en politique.

 

Dassault, distributeur de billets à des fins électorales ne sera pas condamné pour corruption et achat de votes. Il poursuivra ses activités de sénateur, de marchand d’armes et à la direction de l’UMP.

 

Tapie, l’homme de « Vive la crise » à la fin des années 1980, le chouchou de Mitterrand qui l’avait fait ministre, l’affairiste pas très net, le copain de Sarko et de Lagarde pour récupérer plusieurs centaines de millions d’euros sur le dos des contribuables, l’ancien taulard peut vaquer à ses occupations en toute liberté.

 

Les dirigeants et actionnaires de Sanofi englués dans des scandales s’augmentent scandaleusement et licencient à la pelle.

 

Les responsables de la Société générale avaient promis la main sur le cœur qu’ils ne cacheraient plus leur fric dans les paradis fiscaux. Ils viennent de se faire prendre la main dans le sac.

 

Allez, j’arrête. Permettez-moi simplement de reprendre un extrait connu de la fable de Jean de La Fontaine :  

« Selon que vous serez puissant ou misérable

Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » 

 

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 23:02
Disparition de Georges Séguy : « Il ne suffit pas de s’indigner, il faut s’engager. » !

« Il ne suffit pas de s’indigner, il faut s’engager. »

 

Ces mots de Georges Seguy, prononcés en 2013 dans sa ville de Toulouse devant les congressistes de la CGT résume pour moi qui était Georges et ce que fut sa vie. Aujourd'hui, les communistes perdent un camarade, un dirigeant qui aura marqué son temps, un homme rempli d’humanité, de dignité, un combattant du genre humain.
Ceux qui l'ont côtoyé de près perdent un ami d une grande fraternité. J'ai eu cette chance de partager avec lui des moments qui restent à jamais gravés dans ma mémoire. Georges aimait la vie des gens humbles.

Jeune communiste avant guerre, il adhère au Parti communiste français en 1942 à l'annonce de la mort de Pierre Sémard et rejoint avec son cercle de la JC, la résistance active au sein des Francs-Tireurs et Partisans français. Il est arrêté deux ans plus tard par la Gestapo en imprimant le journal clandestin de la JC, « l'Avant Garde ». Il est déporté au camp de concentration de Mauthausen. Il est le plus jeune déporté résistant de France, selon les historiens. L'horreur n'a pas de mots et pourtant Georges va s'évertuer en toute occasion à transmettre aux jeunes générations ce qu'il a vécu et ce que furent ses combats.
A la libération du camp, et son retour en France, il entre à la S.N.C.F. Il y prend des responsabilités au syndicat cheminot de la CGT et est élu secrétaire général de la fédération en 1961 . Parallèlement, il est élu au comité central du PCF en 1954 et devient membre du bureau politique à partir de 1956. Pour lui, ces deux engagements étaient une nécessité pour marcher sur ses deux jambes : défendre les droits des travailleurs et changer la société.
Il veilla toujours à l'autonomie des deux structures auxquelles il était tout autant attaché.

En 1967, il succède à Benoît Frachon, comme secrétaire général de la C.G.T. Il est un des acteurs connu et reconnu des grèves de mai 1968. Il est aussi à l'aise parmi les travailleurs en lutte, comme lors du grand meeting devant Renault Billancourt que respecté pour négocier et signer les accords de Grenelle. Après 1968 il joue un rôle actif dans les évolutions politiques du PCF dont il restera un acteur vigilant.

Depuis sa retraite en 1982, il poursuivait ses activités militantes. Au sein de la Cgt, il animait l'Institut d'Histoire Sociale. Au sein de son Parti, fidèle à ses idéaux de jeunesse, il donnait son avis, aidait par des conseils précieux. Il travaillait sans relâche à chercher des perspectives de rassemblement des forces transformatrices à gauche. Georges a toujours été un acteur des combats de son temps : pour le droit des salariés -(y compris dernièrement contre la loi El Khomri)- pour la paix (en Algérie, au Vietnam- en Irak- en Palestine...), pour le désarmement nucléaire au nom duquel il anima l'Appel des Cent, contre le racisme, le fascisme, l'apartheid, pour la dignité humaine, pour l'égalité femme-homme, contre le capitalisme, pour une société du commun, du partage des richesses et des savoirs. Georges a toujours été bienveillant avec les femmes et les hommes qui luttent. Quand il donnait son avis, il le faisait toujours dans le respect et l'attention à l'autre.

A Michel son fils, à sa famille et proches, aux membres de la CGT, je présente toutes mes condoléances et celles des communistes. Nous pleurons avec toi, avec vous, un ami, un camarade, un être cher dont la vie restera pour nous un message plein d'avenir.

Paris, le 14 août
Pierre Laurent,
Secrétaire national du PCF

 

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14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 22:49
En réponse à tou-te-s mes ami-e-s qui me demandent comment sera la rentrée (et oui, elle approche) : elle sera chaude-bouillante et voici pour la préparer !

Un peu de pédagogie comme le dit si bien mon conseiller régional préféré !

(Je crois que ce n'est pas inutile face à la désinformation quotidienne de nos grands médias !)

Excellente vidéo de nos amis de la CGT - RATP, même s'il y a un "s" de trop à hiérarchie !

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 23:43
paf

paf

 

L'éditorial de Michel Guilloux :

 

Pitoyable. Il aura fallu arriver au moment le plus creux de l’été pour assister à un forfait pour ne pas dire une forfaiture. La décision de la ministre du Travail d’autoriser le licenciement de Vincent Martinez, délégué CGT d’Air France, est d’une indignité totale.

 La CGT, sa fédération des transports et le syndicat de la compagnie aérienne ont entièrement raison, dans le texte commun² qu’ils ont rendu public, de parler de la « chasse aux sorcières » que gouvernement et Medef « mènent contre toute forme de lutte et de contestation ». Saisie sur l’affaire dite « de la chemise », la justice, fin mai, a été tellement embarrassée que, pour exercer son pouvoir sans être expéditive, et à la demande des avocats des quinze salariés concernés au total, elle a reconvoqué une audience sur deux jours, les 27 et 28 septembre prochains.

Quatre salariés ont pourtant déjà été licenciés. En l’absence de décision ministérielle au 4 juin, le licenciement de Vincent Martinez aurait dû être annulé de fait. Rappelons que l’inspection du travail parle d’un dossier vide. Quel courage il aura fallu à Myriam El Khomri pour attendre deux mois de plus et ce 8 août pour faire cet « exemple » réclamé par la direction d’un groupe qui entend museler toute contestation en son sein.

Un mauvais coup de l’été ne suffisant pas, ce même 8 août, sa signature rejoignait celles de pas moins de onze membres du gouvernement et du locataire de l’Élysée pour promulguer la loi travail. Le pouvoir a non seulement refusé d’entendre l’opposition populaire, syndicale, politique, parlementaire à un de ses textes mais il se sera joint aux plus indignes clameurs de haine à l’égard de la CGT et, au fond là encore, de toute contestation. Le seul regret qu’a eu François Hollande, comme il l’a confié en revenant de Rio, est de ne pas avoir profité de la loi Macron, promulguée, elle, en août – décidément – 2015 pour faire passer sa machine de guerre contre le Code du travail. Rendez-vous en septembre, alors.


 

 

 

 

 

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 10:51
Jérôme LALLIER

Jérôme LALLIER

Hubert Wulfranc, maire communiste de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), commune endeuillée par l’assassinat du père Hamel le 26 juillet, nous reçoit [Les journalistes de l'Humanité.Ndlr] dans son bureau et revient pour l’Humanité sur le climat et les enjeux qui traversent la ville et le pays.

Au lendemain de l’hommage rendu au père Hamel assassiné, le réveil n’est-il pas trop douloureux pour les habitants de Saint-Étienne-du-Rouvray, qui depuis le début du drame ont fait preuve d’une dignité qui a ému la France ?

Hubert Wulfranc Je n’ai pas de réponse tranchée, ni la prétention de répondre si vite. Il y a un fond de réalité tragique qui domine. Il me semble cependant qu’un nombre très significatif de Stéphanais ont exprimé des propos et des écrits qui les ont aidés à verbaliser des sentiments et des idées qui témoignent de leur espoir de dépasser ce drame. Il me semble que le pays a trouvé que notre comportement était digne. Cette attitude est très importante. C’est ­notamment ce que j’ai tenu à faire ­verbaliser par le chef de l’État.

Aujourd’hui,vous pouvez parler de reconstruction ?

Hubert Wulfranc Chaque étape, dès le jour même de la tragédie, était déjà une étape de reconstruction. Ce qui est ­décisif, c’est d’emprunter ce chemin dans la dignité. L’hommage de la ville au père Jacques Hamel, les échanges, les témoignages, le regard des autres, du chef de l’État aux citoyens de tout le pays, ont été très importants pour ­redémarrer. Il faut aller mieux. On va aller mieux.

Quelles sont les étapes à venir ?

Hubert Wulfranc Notre priorité pour Saint-Étienne-du-Rouvray est de nous occuper de notre ville de façon très pragmatique. La prochaine étape que nous préparons est déjà une étape de sociabilité majeure en dehors de tout événement exceptionnel : il s’agit de la rentrée scolaire. Elle va être cruciale et devra être très concrète. Nous disposons déjà de nombreuses propositions et initiatives. Nous allons les examiner. Il faudra ­assurer une rentrée dans les meilleures conditions, travailler au meilleur climat possible pour les enfants, de l’encadrement à la psychologie.

Quelle étape voyez-vous au niveau national ?

Hubert Wulfranc La situation appelle à un échange démocratique au plus haut niveau sur les politiques publiques conduites dans ce pays. Je n’ai pas la prétention aujourd’hui, de par mon statut et suite à la confusion des idées dans laquelle nous sommes tous, de tracer des lignes strictes à suivre ou de distribuer bons et mauvais points. J’ai des convictions, qui trouvent écho dans les positions de ceux qui me sont très proches au niveau national. Je n’ai pas changé de convictions. Mais le temps n’est pas à ce que je m’exprime sur ces bases-là. Ce temps viendra, plus tard. Tous les citoyens, tous les élus de proximité, quelle que soit leur sensibilité républicaine – et cette sensibilité veut déjà dire beaucoup –, cherchent une parcelle de conviction à réactualiser et à faire remonter au niveau national. J’ai pour ma part parlé de ­l’importance considérable du champ politique public national au président de la ­République. Je n’en dirai pas plus sur cet échange.

Vous avez appelé à être les derniers à pleurer. Cela implique de prendre les bonnes décisions, sur un temps long…

Hubert Wulfranc Il faut dépasser les slogans, concrètement, pour obtenir des actes. L’hommage stéphanais au prêtre n’était pas un slogan, mais un acte, et ça compte. Nous devons matérialiser, incarner ce que nous portons. Dans mon discours, j’ai dit que l’État de droit que notre peuple s’est donné est l’outil de notre République. J’ai insisté sur ce que cela doit vouloir dire tous les jours. Cet État de droit est aussi un État de devoirs que chacun d’entre nous doit respecter. J’ai insisté sur la bienveillance, plutôt que sur la surveillance. Ce n’est pas anodin. La bienveillance, c’est à la fois l’empathie avec les gens mais aussi la fermeté respectueuse. Nous devons continuer à construire un discours de responsabilité citoyenne, sans galvauder les mots. Dire cela, soutenir cela, c’est aussi admettre et reconnaître que parfois on ne va pas dans le bon sens. C’est accepter de se remettre en cause et de se faire remettre à sa place, si vous voyez ce que je veux dire… Quand je dis cela, je dis de rester digne, sans se précipiter, sans s’écharper, pour agir avec discernement. Nous devons reprendre le temps de nous inscrire dans la réflexion.

Vous semblez redouter que certains propos soient susceptibles d’alimenter clivages ou polémiques…

Hubert Wulfranc Là-dessus je peux vous répondre. Nous sommes dans un moment de vie du pays où j’ai le sentiment qu’il y a tellement d’enjeux, de risques de basculement possibles qu’il faut tourner cent fois sa langue dans sa bouche. Je n’ai pas de téléphone portable. Les conditions de la communication aujourd’hui sont telles que l’on est très vite dans l’émotion, que ce soit dans l’enthousiasme comme dans la peur ou la condamnation. Dans ce contexte, j’appelle à avoir et à partager une discipline et une éthique. Les enjeux sont trop importants.

Que dites-vous aux citoyens qui, au-delà du terrorisme, s’inquiètent des réactions et du chemin que pourrait prendre la France dans cette épreuve ?

Hubert Wulfranc Je leur dis d’abord de s’exprimer avec sérénité et fermeté. Je leur dis ce que j’ai essayé de dire aux adultes de Saint-Étienne-du-Rouvray : veillez à votre parole et à la mesure de vos paroles. Soyez acteurs et soyez vigilants à la modération de vos actes, surtout si vous êtes sur le fil sombre. Je leur dis à la fois de dialoguer, de rappeler dans quelle société ils veulent vivre, et de faire attention au quotidien s’ils sont en colère, s’ils sont dans le rejet. Si par exemple quelqu’un entre dans une logique d’exclusion, je lui dis que cela n’est pas juste pour ceux qu’il exclut, mais je lui dis aussi que cela va se retourner contre lui, ou contre ses enfants. Quand on s’invente des ennemis, on en crée, et à la fin tout le monde est toujours perdant.

Pensez-vous que la France est en guerre, comme le déclare le président de la République ?

Hubert Wulfranc Je ne suis pas chef des armées. La France mène des actes et des missions militaires à l’étranger. C’est une réalité. Mais jusqu’à preuve du contraire, sur le terrain de nos villes et de nos villages, je ne vois pas de citoyens en situation de guerre civile effective. Il est primordial de le préserver. Nous avons beaucoup de travail à mener sur les conditions de préservation de cet état de paix effectif.

L’un des deux terroristes qui ont tué le père Hamel était stéphanais. Il se disait musulman. Comment les habitants ressentent-ils cela ?

Hubert Wulfranc Le terrorisme n’a rien à voir avec l’islam. Beaucoup le comprennent. Dans notre ville, la démonstration a été faite qu’il y a une tolérance, une ­acceptation entre les croyants de toutes religions et les non-croyants. Après, je ne sais pas où mettre le qualificatif : y a-t-il une tolérance certaine ou une certaine tolérance ? Cela dépend des jours. Mais nous devons tous veiller et travailler au dialogue et à la paix. C’est ce que faisait le père Hamel. C’est ce que fait l’imam ­Karabila. Si on ne fait pas ça, on laisse les portes de la boutique ouvertes à ceux qui ne sont pas républicains.

Vous avez dit à l’archevêque de Rouen que votre sensibilité politique et sa religion avaient des choses à se dire… Quand le pape dit que l’argent est le premier facteur du terrorisme mondial, cela vous parle ?

Hubert Wulfranc Les valeurs de respect, de justice, de paix, d’amour sont partagées par beaucoup. Nous avons donc des choses à nous dire, avec cette religion et aussi avec les autres ! Ce que dit ici le pape, c’est plutôt pas mal, non ? Je me souviens toujours d’une une de Paris Normandie dans les années 1970 sur « la religieuse et l’ouvrière ». En réalité, on a tous des choses à se dire, croyants comme non-croyants. Tous les citoyens doivent réfléchir dignement, avec bienveillance, en tant que citoyens. C’est comme ça que l’on trouvera les bonnes solutions. Elles ne peuvent être que démocratiques et communes.

 

Vendredi, 5 Août, 2016 - L'Humanité

 

 

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2 août 2016 2 02 /08 /août /2016 19:55

« Nous sommes tous responsables de l’avenir de notre planète, l’avenir de nos enfants en dépend ! »

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 18:44

Par Jean-Emmanuel Ducoin - Jeudi, 28 Juillet, 2016 - L'Humanité

 

L'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin : "l’attitude du maire de Saint-Étienne-du-Rouvray, Hubert Wulfranc, nous a impressionnés par son émotion simple et tremblante, sans jamais se départir du sens de notre humanité, mais également par ses mots qui résument tout et résonneront longtemps en nous : « Soyons les derniers à pleurer, à être debout contre la barbarie, dans le respect de tous. » "

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Le temps est maintenant venu d’affirmer les choses clairement, avec le mépris qui sied aux circonstances.

Ceux qui continuent de surfer sur les drames, sur les peurs, sur la surenchère, sur les pires pulsions réactionnaires qui tentent d’atomiser toute idée d’intelligence intime et collective, sont indignes de la France. Oui, indignes de cette France dont ils n’ont que le nom à la bouche, la main sur le cœur, et dont ils trahissent l’esprit à chacune de leurs sorties médiatiques, quand s’exprime le vice appuyé sur le bras de la haine. Nous n’avons pas de mots assez durs pour qualifier les postures mortifères des Sarkozy et consorts, des Le Pen et de la fachosphère, et même de certains pseudo-journalistes, qui en oublient le sens premier de leurs responsabilités impérieuses par temps de crises successives. Tous ces braves gens agissent comme s’ils se tenaient à l’affût depuis toujours. Mais que proposent-ils, sinon une rupture bonapartiste ou pétainiste avec notre corpus républicain ? Leur modèle de société ressemble aux pompes funèbres. Ils sont des receleurs de la mort au profit de leurs succursales idéologiques.

Quel contraste éloquent, n’est-ce pas, avec l’attitude du maire de Saint-Étienne-du-Rouvray, Hubert Wulfranc, qui nous a impressionnés par son émotion simple et tremblante, sans jamais se départir du sens de notre humanité, mais également par ses mots qui résument tout et résonneront longtemps en nous : « Soyons les derniers à pleurer, à être debout contre la barbarie, dans le respect de tous. »

Et puis il y a les autres, la masse des citoyens, desquels nous nous sentons si proches, eux qui refusent de céder à la peur et aux pièges tendus par les terroristes et leurs cliques d’idiots utiles constitués à droite et à son extrême. En son for intérieur, notre société – pourtant très abîmée – refuse la théorie morbide dite de la « guerre de civilisations ». Vaincre le terrorisme et vivre en sécurité ne réclame pas des coups de menton, des claquements de talons sécuritaires et des discours guerriers, mais plus de République, donc plus de droits, plus de justice, plus de démocratie, plus de culture et surtout plus d’égalité, notamment pour que les héritiers de l’immigration se sentent des citoyens à part entière.

 

Le contraste !
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