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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 20:00
Face au privé, l’État pigeon consentant !

Pia de quatrebarbes - Jeudi, 29 Septembre, 2016 - Humanité Dimanche

 

Autoroutes, ligne Charles-de-Gaulle Express, privatisation des aéroports… L’argent public coule à flots au profit d’entreprises du privé. Incompétence de l’État ou, dans l’opacité la plus totale, stratégie de cadeaux aux copains ? L’intérêt général y perd, les usagers en font les frais, mais les sociétés autoroutières,les grosses entreprises du BTP, elles, y gagnent. Démonstration en trois exemples.

Ce n’est pas la peine de négocier avec les sociétés concessionnaires d’autoroutes, ça « prendrait trop de temps » ! C’est ainsi que le secrétaire d’État aux Transports, Alain Vidalies, a justifié, le 18 septembre, le lancement de « 30 opérations » sur les autoroutes. Pour ces raccordements ou aménagements d’aires, Vinci et Eiffage, mastodontes du BTP, et l’espagnol Abertis, qui exploitent le réseau, ne mettront pas la main à la poche. La facture de 1 milliard sera à la charge des collectivités et usagers, qui verront encore les péages augmenter (de + 0,3 % à + 0,4 % entre 2018 et 2020).

Sur les autoroutes, les aéroports ou les partenariats public-privé (PPP), les gros du BTP font toujours plus de cash, au détriment des contribuables. Le cas des autoroutes est particulièrement caricatural (lire encadré). Ce système ne « permet pas de garantir que les intérêts des usagers et de l’État sont suffisamment pris en compte », assénait la Cour des comptes. L’ARAFER, la nouvelle autorité de transports, se plaignait en juillet de ne pas avoir accès à tous les documents, et donc de ne pouvoir exercer un réel contrôle.

L’État défend jalousement le secret qui entoure ses relations avec ces entreprises privées. Raymond Avrillier en sait quelque chose. Cet écologiste, ex-adjoint au maire de Grenoble, s’est intéressé au plan de relance autoroutier, signé en avril 2015. Le gouvernement a bien publié les avenants aux contrats, mais pas les annexes dans lesquelles se cachent les détails financiers… « le nerf de la guerre », explique-t-il. Le 13 juillet, le tribunal administratif a donné trois mois au gouvernement pour les publier. Mais Bercy s’est pourvu en cassation.

Idem pour la privatisation de l’aéroport Toulouse-Blagnac, où le gouvernement a conclu un « pacte d’actionnaires secret » avec l’investisseur minoritaire (49,9 %), le chinois Casil (lire encadré). Dans les partenariats public-privé, « à chaque fois, est invoqué le secret industriel ou commercial. Pourtant, il n’y a pas d’innovation technologique pour construire une piscine. Il s’agit seulement d’organiser l’opacité », explique Nicolas de La Casinière, qui a enquêté sur Vinci et les PPP (1).

Pourquoi ces arrangements ? La mission parlementaire, réunie en 2014 sur les autoroutes, parlait d’un « entre-soi d’ingénieurs ». Même formation, même classe sociale, même logiciel libéral. Les allers-retours entre privé et public sont légion. Le conseiller aux transports de Manuel Valls est Loïc Rocard, fils de Michel, mais surtout ex-directeur de Cofiroute, SCA de Vinci. Le PDG de Vinci, Xavier Huillard, a commencé au ministère de l’Équipement. Bref, dans les ministères, les gros du BTP ont de solides relais.

Ils en sont tous convaincus : le privé fera mieux et l’État doit se concentrer sur quelques missions régaliennes. En asséchant les finances publiques, la crise leur a ouvert la voie. À chaque fois, il n’y aura pas d’argent public, promettent-ils… quitte à bricoler. Ou à ce que, au final, ça coûte bien plus cher à la puissance publique comme avec les PPP (Partenariats Public Privé).

Raymond Avrillier y voit aussi une sorte d « impôts cachés » au profit des gros du BTP. « On maintient des entreprises françaises qui se font du profit en France pour aller remporter des marchés à l’international. L’économie de ces entreprises est portée par des impôts payés par les usagers. » C’est cadeau !

(1) « Les Prédateurs du béton, enquête sur la multinationale Vinci » (2013) et « Services publics à crédit. À qui profitent les partenariats public-privé (PPP) ? » (2015). Éditions Libertalia, 8 euros chacun.

 

 

 

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 22:28
Trente-et-un photographes engagés, avec des statuts, des motivations et des niveaux d’expérience différents se sont rencontrés dans les manifestations contre la loi El Khomri et ont eu envie de se retrouver autour d’un projet commun. Pour que leurs photos ne restent pas sur les ordinateurs, sur les pages facebook ou sites internet, mais pour qu’elles reviennent aux acteurs et actrices de ce mouvement, ils  ont décidé de réaliser cette première exposition collective qu’il faut courir voir à la bourse du travail jusqu’au samedi 1er octobre.

 

Vivons-nous vraiment dans une démocratie, de paix, de liberté ?

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 22:11

A l’appel du mouvement pour la paix, des milliers de personnes ont marché ce samedi 24 septembre dans 14 villes de France pour exprimer leur volonté de vivre en harmonie dans un monde de Solidarité, de Justice, de Fraternité. Dans le cortège parisien, plusieurs représentant du PCF, dont Pierre Laurent, étaient aux côtés des associations pour marquer leur refus de l’augmentation incessante des dépenses militaires qui sous tendent la logique de guerre.

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 10:41
Babouse

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Cyrille CRESPY - Mardi, 20 Septembre, 2016 - L'Humanité


 

Le mouvement contre la loi travail a permis aux internautes de découvrir sur Youtube, entre autres, une lecture moderne des idées progressistes. Ils sont drôles. Ils sont pertinents. Et surtout, ils donnent du souffle aux progressistes : les youtubeurs de gauche ont gagné, avec le mouvement #OnVautMieuxQueÇa, une visibilité bienvenue. Même s’ils proposent depuis des années un contre-discours structuré face à celui de l’extrême droite, dominant sur la Toile.

Car ce qui anime la plupart des vidéastes engagés, c’est un sentiment d’urgence. Usul a commencé dans cette optique. D’abord chroniqueur, déjà de gauche, spécialisé dans les jeux vidéo, il opère un tournant, voici deux ans, avec Mes chers contemporains. Tout en malice, et de façon très argumentée, il s’amuse à y démonter David Pujadas et le système médiatique. Ou à analyser les propositions de Bernard Friot, théoricien du salaire à vie. Usul s’inquiète ainsi du fait que les identitaires de tout poil « fournissaient sur Internet une grille critique à des gens qui étaient en manque total de repères idéologiques, mais aussi politiques ». Il craint alors qu’un nouveau public se laisse happer par un discours réactionnaire faute d’alternative audible. D’autant que cette hégémonie passe aussi par le discours des « confusionnistes », ces sites et personnalités qui sous une apparente critique sociale ou démocratique masquent un fond particulièrement rance. Ludovic Torbey, d’Osons causer, se préoccupe aussi de la nécessité de « faire contrepoint pour permettre aux gens d’avoir autre chose à manger que les Soral, les confusionnistes, les trucs sur les pyramides, et (…) la propagande de l’EI ». Car, en dehors de l’extrême droite classique, un autre discours fasciste tente de percer sur la Toile, celui d’un islamisme qui récupère une religion pour en tirer une idéologie réactionnaire et haineuse. Or, pour le jeune vidéaste, qui a grandi à Strasbourg, ce besoin d’un contre-discours est aussi une réponse à un discours fascisant qui emprunte des contours religieux. « J’ai des amis à moi à Strasbourg qui sont morts en Syrie » après avoir été séduits par le discours des terroristes. « Ils sont partis avec un des tueurs du Bataclan (…), dans un groupe de Strasbourg qui est parti voir Daech. » Du coup, il a eu envie de se lancer dans un projet « plus politique, à but immédiat », lui qui, quelques années en arrière, songeait plutôt à écrire un livre « plus sérieux » pour théoriser la nécessité pour les intellectuels de « susciter l’indignation ».

 

Susciter l’indignation, donner des clés pour réfléchir. Et revenir aussi à quelques valeurs de base. Buffy Mars est une des rares jeunes femmes de ce créneau. L’étudiante en communication prend appui sur la pop culture avec sa chaîne Youtube consacrée aux séries. Mais attention : Buffy Mars s’amuse, avec un art consommé de la rhétorique, à déconstruire les schémas de pensée à l’œuvre dans les séries. Elle peut ainsi analyser « les femmes dans les séries, ce que les séries ne montrent pas » ou « Downton Abbey, quand l’histoire se met au service des riches », tout en avouant adorer la série. Elle aide du coup à lutter contre les rapports de domination dans la société, et notamment contre le machisme ambiant. Et tient également un blog, dont les articles sont ouvertement engagés (www.buffymars.net). Et pour elle, les deux exercices relèvent de la même logique, car, lorsqu’elle évoque des sujets légers, « les valeurs que je partage, on les retrouve quand même un peu derrière ». C’est pourquoi, selon elle, « il y a toujours de l’engagement politique », au sens « des organisations et des structures qui mettent en place la société », dans ces sujets. Même si ce n’est pas le sujet de base.

 

Des vidéastes unis par le mouvement contre la loi travail

Ce n’est donc pas un hasard si, malgré leurs différences d’approche, ces youtubeurs se sont retrouvés unis par le mouvement contre la loi travail. Nombre d’entre eux ont soutenu activement le mouvement #OnVautMieuxQueÇa, dont le but était de redonner la parole aux sans-voix en incitant les travailleurs, les demandeurs d’emploi, les étudiants et les retraités à raconter leurs galères quotidiennes et leurs humiliations vécues. Histony s’est spécialisé dans des vidéos antirévisionnistes en histoire. On ne saurait trop vous conseiller sa vidéo sur les émissions de Stéphane Bern, Robespierre ou Charles Martel : en montrant la façon dont se construit le roman national, il parle d’aujourd’hui. Avec talent. Et il le clame : son camp, c’est celui « des gens qui sont plutôt orientés à gauche et plutôt déçus de la politique » et qui s’organisent « dans le cadre des Nuit debout ou des manifestations ». Car la critique des institutions, même des institutions progressistes, est un autre point commun de ces vidéastes. « Tout le monde est un peu lassé des organisations traditionnelles », y compris syndicales ou politiques, explique ainsi Usul. Idem chez DanyCaligula, qui s’intéresse à la politique après avoir réalisé de nombreuses émissions sur des concepts philosophiques. Il se définit ainsi comme abstentionniste « conscientisé » et défend son rejet des institutions électives, qu’il considère comme illusoires. Mais plus globalement c’est l’ensemble des structures existantes que le philosophe de formation cherche à déconstruire : pour lui, face à l’individualisme fabriqué par la société de consommation, syndicats et partis n’ont pas su se montrer efficaces pour sortir d’une société « qui valorise la concurrence, l’égoïsme ». Là réside la grande attente de ces vidéastes : de nouvelles structures plus horizontales, pour repenser une pensée progressiste du XXIe siècle. Mais les idées progressistes ne sont pas condamnées à être inaudibles, malgré le contexte politique compliqué. Pour Usul, « l’idée, c’est d’adapter un certain esprit de cette culture, tout en lui donnant un habillage un peu plus moderne et en le débarrassant du superflu ». Autrement dit garder les idées fondamentales, mais leur faire prendre une forme plus digeste pour l’internaute d’aujourd’hui.

Les vidéos d’Histony, très courtes, surtout pensées « pour Facebook »

Avec cette volonté de toucher un public plus large que celui des conférences par exemple, les vidéastes essaient de trouver la recette idéale pour parler au spectateur « sans le prendre pour un con, ce qu’il n’est en général pas du tout », explique Usul. Pour y parvenir, chacun a sa petite recette. Celle de l’ancien chroniqueur de jeuxvideo.com, c’est d’éviter de tomber dans un enfermement culturel avec un public déjà politisé. Les artifices de montage ne sont en général pas bien vus par ces vidéastes. Histony est ainsi de la vieille école. Il réalise ses montages sans artifices ni effets spéciaux. Son choix, radical, est à rebours d’une grande partie du paysage audiovisuel. Mais est parfaitement assumé. Car, pour le jeune homme, le rythme effréné de course à l’audience induit que le téléspectateur est « un récepteur beaucoup moins attentif au message et beaucoup moins critique ». Il disperse son attention, en somme. En choisissant au contraire un format très épuré, il parvient à convaincre un (modeste) public lassé des émissions privilégiant la forme sur le fond. Une leçon bien comprise depuis longtemps par l’extrême droite, qui, avec des vidéos à la forme très sobre, parvient à faire passer des messages conspirationnistes, antisémites… simplement en donnant aux spectateurs « moins l’impression d’être pris pour des imbéciles que la télévision, qui essaie toujours de maintenir une attention finalement factice ». Entre la mise en scène sobre et l’affirmation claire de ses opinions, l’objectif est clair : permettre aux internautes d’« être méfiants et de voir si je ne me laisse pas dépasser par ce à quoi je crois ». Et d’éviter les manipulations. L’ancien enseignant-chercheur estime qu’« il est trop facile de critiquer les manipulations qui viennent d’en face, par exemple de l’extrême droite » – même si cela peut être salvateur – car « il faut aussi voir celles qu’on pourrait être tenté d’employer pour y répondre ». 

 

La petite équipe d’Osons causer a décidé, quant à elle, de mettre l’accent sur les réseaux sociaux, avec des contenus adaptés pour avoir une viralité maximale. Les vidéos réalisées ces dernières semaines sont ainsi très courtes, mais surtout elles sont pensées « pour Facebook » car elles sont « sous-titrées pour pouvoir être suivies et engageantes tout du long, même sans son ». Un détail crucial sachant que, sur Facebook, la vidéo apparaît d’abord muette dans le fil d’actualité de l’utilisateur. Du coup, en ces temps de mobilisation sociale, les partages se multiplient autour des vidéos qui tentent d’asseoir la légitimité des manifestants. Pour Ludovic Torbey, la forme a aussi son importance dans la diffusion des idées car, comme le disait Spinoza, personne n’est convaincu uniquement par « la force intrinsèque de l’idée vraie ».

Les reporters de la toile harcelés de messages haineux, au contenu machiste et raciste

Pour autant, pas question de fanfaronner sur ce nouveau média. Car les rapports de domination existent aussi sur la Toile. « Ce n’est pas parce qu’Internet est une nouvelle structure que les individus qui y viennent ne sont pas structurés par d’autres influences », lance DanyCaligula. D’ailleurs, « si on regarde qui parle le plus » sur les sites de vidéos en ligne, « on trouve principalement des hommes ». Le machisme et le racisme peuvent d’ailleurs concerner les vidéastes. Buffy Mars y a été directement confrontée : harcelée de messages haineux, voire de menaces sur son intégrité physique, elle a été obligée de porter plainte. Comme quoi, sur Internet, l’égalité et la diversité restent, comme ailleurs, un combat quotidien. 


 

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 22:04

Lu sur le blog de Lempdes socialiste :

« Le principe du groupement hospitalier de territoire applaudi par les Français

Les Français approuvent très largement le principe du groupement hospitalier de territoire (GHT), 81% jugeant qu’il permettra de rendre l’accès aux soins plus efficace et moins coûteux, selon une enquête Odoxa.

Les 1.100 hôpitaux français rejoindront le 1er juillet l’un des 150 GHT, une réorganisation prévue par la loi santé et qui vise à modifier la prise en charge des patients grâce à des « coopérations » entre établissements. Elle va s’étaler jusqu’en 2012 [ ? ? ? Ndlr] ».

 

Comment peut-on être autant coupé de la réalité et ignorer l'aspiration de nos concitoyens à des services publics de proximité ?


 

NON AUX GHT – NON AUX USINES A SOINS !
NON AUX GHT – NON AUX USINES A SOINS !

Le Collectif « Notre Santé en Danger » (NSeD) a alerté sur les dangers de la loi Touraine, dès l’apparition du projet. Or, le tiers-payant généralisé (non avance des frais), que nous approuvons s’il repose sur une caisse unique de la sécurité sociale, mais qui fût combattu par la plupart des médecins libéraux, a masqué le plus grave : la création de Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT) à caractère obligatoire.

La loi ayant été adoptée en décembre 2015 (et par une procédure d’urgence !), ces GHT commencent à se mettre en place, dans l’opacité la plus totale, et sont imposés à tous les hôpitaux publics depuis le 1er juillet 2016.

Ces GHT sont créés uniquement dans un but comptable : réduction sous 3 ans (2015 à 2017) de 3 milliards d’euros des crédits alloués aux hôpitaux (en plus des précédentes économies déjà exigées) !

Leur mise en place est obligatoire, sous peine de sanctions financières qui ne permettraient plus aux établissements de fonctionner.

Qu’ils soient généraux ou spécialisés en psychiatrie, les établissements publics de santé doivent obligatoirement se rattacher à un Hôpital Support ce qui ne laissera à terme que 200 méga- hostos sur le territoire. Ce rattachement sera de fait une fusion qui ne dit pas son nom.

Les conséquences seront lourdes : fermeture et regroupement de nombreux services, suppression de milliers d’emplois, mobilité des personnels d’un établissement membre à un autre sachant que les distances peuvent atteindre les 100km !

Les patients-es seront déplacés-es, eux-elles aussi, suivant tel ou tel organe à traiter car les hôpitaux membres vont se partager les spécialités médicales.

 

Où est l’humain dans tout ça ? Que deviendra la qualité des soins ?

En Psychiatrie : Les hôpitaux psychiatriques sont doublement frappés car leur rattachement au GHT entraînera la mort de la psychiatrie de secteur qui permet de soigner les personnes dans la ville sans les isoler ni les enfermer. Ce serait un recul terrible réintroduisant des asiles modernes avec médicalisation de la contention. C’est pourquoi les psy, médecins, infirmiers-ères et autres personnels des hôpitaux psychiatriques, y compris l’encadrement, sont déjà en lutte.

Car, la mise en place des GHT va entraîner un chamboulement dans le fonctionnement des hôpitaux et ne pourra se réaliser que progressivement malgré le harcèlement des Agences Régionales de Santé (ARS). C’est pourquoi, NSeD soutiendra les initiatives à venir.

 

Les usines à soins, on n’en veut pas ! Non à la casse des hôpitaux !

Que veut NSeD ? L’accès aux soins pour toutes et tous, partout et à tout moment, ce qui exige un service public de santé, incluant la prévention, développé sur tout le territoire, assurant la proximité et doté de moyens suffisants pour répondre aux besoins de toute la population ; ceci avec une véritable démocratie sanitaire.

* Notre Santé en Danger (NSeD) est un collectif qui rassemble des organisations syndicales; associatives et politiques pour promouvoir le droit à la santé et l'accès aux soins pour tous-tes.

NON AUX GHT – NON AUX USINES A SOINS !
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19 septembre 2016 1 19 /09 /septembre /2016 22:38

Malgré les bénéfices engrangés depuis des années par les sociétés concessionnaires d’autoroutes, le gouvernement préfère à la nationalisation la saignée des collectivités et l’augmentation des tarifs de 0,4 % chaque année entre 2018 et 2020.

 

AUTOROUTES : Automobilistes et collectivités paieront (encore) la facture !

Usagers et collectivités devront mettre la main à la poche. C’est ainsi que le gouvernement entend financer la rénovation des infrastructures autoroutières. Pour le dixième anniversaire de la privatisation des autoroutes, les concessionnaires ont donc reçu un beau cadeau : eux n’auront rien à débourser, sous prétexte que négocier avec eux prendrait « trop de temps »...

Le plan d’un montant de 1 milliard d’euros, « validé » par le président de la République, François Hollande, et présenté ce dimanche dans le JDD par le secrétaire d’État chargé des transports, Alain Vidalies, a pour ambition de répondre aux 50 dossiers recensés à partir des demandes des collectivités locales. Autant de projets qui nécessiteront « 30 opérations routières, type échangeurs, véritablement d’intérêt pour les territoires », explique le secrétaire d’État. « S’y ajoutent la création d’aires de covoiturage et des aménagements environnementaux comme des éco-ponts, des murs antibruit, pris en charge directement par les sociétés d’autoroutes », précise-t-il. Des travaux qui s’ajoutent au précédent plan de relance autoroutier - 21 chantiers pour 3,2 milliards d’euros - lancé cette année et financé par les concessionnaires autoroutiers, moyennant un report de l’expiration des concessions de deux ans et demi en moyenne et... par des hausses de tarifs pour les usagers. Depuis l’abandon de l’écotaxe, l’État, contraint par sa.propre rigueur budgétaire, n’a, après avoir émis l’idée d’une taxe sur les carburants, pas trouvé d’autre source de financement que les Français.

Selon le gouvernement, les péages augmenteront de 0,3 % à 0,4 % par an entre 2018 et 2020. Une paille pour le secrétaire d’État, qui juge que « l’impact de l’augmentation sera faible. Par exemple, chez Cofiroute, l’augmentation prévue pour 2018 dans le contrat de concession est de 1,4 %. On passerait à 1,7%. Prévue chez d’autres à 1,1 %, elle monterait à 1,4 % ». Une nouvelle hausse après celle octroyée au 1er février de 1,2 %, alors que, en décembre 2015, la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, déclarait qu’elle excluait toute augmentation des tarifs aux péages, « car l’engagement qui avait été pris était de ne pas dépasser l’inflation et même d'être en dessous compte tenu du pactole que les compagnies autoroutières avaient déjà accumulé dans le passé ». Or, en août, l’inflation était de 0,2 %, soit au-dessous de la hausse de tarification envisagée par le secrétaire d’État aux Transports. Une promesse de plus envolée.

 

Hold-up financier

Pourtant, cette rente des autoroutes a été dénoncée par de nombreux rapports. À commencer par celui de l’Autorité de la concurrence publié en 2014. Depuis la privatisation, les sept sociétés concessionnaires d’autoroutes (SGA) << historiques », qui détiennent les trois quarts du réseau autoroutier français, et sont contrôlées par les groupes français Vinci et Eiffage et l’espagnol Abertis, ont en effet vu leur chiffre d’affaires augmenter de 26 % entre 2006 et 2013, soit une hausse de plus de 1,7 milliard d’euros. Les tarifs ont augmenté bien plus vite que l’inflation. Dans le même temps, les personnels des autoroutes ont été réduits de 17 % depuis la privatisation, et comptent 2776 agents de moins, notamment grâce à la mise en place des guichets automatiques, affirme de son côté la CGT.

Or, malgré les rapports qui ne cessent de sortir, le hold-up financier se poursuit. Ainsi, Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (APRR), la filiale de concessions autoroutières du groupe Eiffage, a enregistré une hausse de ses profits sur les six premiers mois de l’année supérieure à 20 %. Et les tarifs, on l’a vu, progressent plus vite que l’inflation.

 

Renationalisation

Concernant la participation des collectivités, « la négociation (...) doit s’ouvrir demain (ce lundi - NDLR) », a confirmé Alain Vidalies. Le secrétaire d’État s’est déclaré confiant dans le fait d’obtenir le financement des collectivités. « Ce ne sont pas des investissements disproportionnés, dans une période où les conditions d’emprunt sont bonnes avec des taux très bas », a-1-il justifié. Et de promettre, pour mieux faire passer la pilule, que « ce milliard d’euros de travaux d’ici à 2019 devait permettre de créer 5 000 emplois ». Une maigre compensation pour des collectivités (communes, départements, régions) qui ont vu leur dotation fondre de près de 3,7 milliards d’euros en 2015 et 2016.

Plutôt que de ponctionner les automobilistes, de pénaliser les contribuables, ou de mettre un coup de frein sur les grands projets dans les transports, comme le préconisait la Cour des comptes fin août, d’autres solutions sont possibles. À commencer par la renationalisation des autoroutes. Rappelons qu’une proposition de loi pour « la nationalisation des sociétés concessionnaires d’autoroutes et l’affectation des dividendes à l’Agence de financement des infrastructures de transports » a été déposée en 2014 par les parlementaires du Front de gauche. Car, « sur 100 euros de péage versés, entre 20 et 24 euros vont directement dans les poches des actionnaires », avait souligné à l’époque leur chef de file à l’Assemblée nationale, André Chassaigne. La nationalisation des autoroutes coûterait entre 20 et 30 milliards d’euros, mais rapporterait environ 40 milliards, selon les parlementaires communistes. « Si le gouvernement est capable de donner 40 milliards pour satisfaire aux appétits du Medef, il doit être capable d’investir pour les autoroutes, investissement qui, selon plusieurs études, serait vite rentabilisé », et pourrait même être financé par « un emprunt souscrit auprès de nos concitoyens », estimaient les élus. « L’argent des péages doit, selon le PCF, servir à financer la transition écologique pour améliorer les transports pour tous. » Une mesure partagée par le député socialiste Jean-Paul Chanteguet, président et rapporteur de la mission d’information parlementaire sur l’écotaxe, qui en 2014 estimait aussi qu'« une telle mesure permettrait de mettre fin à la privatisation de la rente autoroutière, de favoriser la modération des tarifs de péage et de dégager des moyens financiers pour l’Agence de financement des infrastructures de transport en France ».

 

 

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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 20:28
Photo : AFP Les mots qui fâchent par Philippe Torreton. « Chaque jour nous voyons des images d’êtres humains fuyant la guerre et la misère. »

Photo : AFP Les mots qui fâchent par Philippe Torreton. « Chaque jour nous voyons des images d’êtres humains fuyant la guerre et la misère. »

Chaque jour nous voyons des images d’êtres humains fuyant la guerre et la misère, des embarcations essayant de rejoindre la terre ferme, nous faisons le décompte des noyés, nous voyons les rescapés s’entasser le long de nos frontières closes, nous les voyons arrêtés et frappés par nos polices, nous les voyons s’avilir dans des camps de fortunes, nous voyons ces camps devenir des villes et la misère y avilir les hommes consciencieusement, nous les voyons espérer le cul d’un camion, un bout de tunnel pour quitter leur misère et en rejoindre une autre ailleurs dans une autre langue, pour travailler sans droits, sans syndicat, pour être cette chair à boulots que souhaite le grand capital et sa désormais célèbre flexibilité que des Macron et Gattaz appellent de leurs vœux en marchant.

Une photo nous choque quelques instants. Un reportage nous questionne et puis ça passe. Ça passe parce que nous pensons que cela nous dépasse. Que pouvons-nous y faire ? Ils sont des millions et nous avons déjà nos problèmes, notre pays ne va pas si bien. Notre économie est en panne. Et puis il y a la sécurité. Comment être sûr ? Comment savoir si parmi ces hommes et ces femmes ne se cache pas un terroriste ? Nos gouvernants nous le disent. Et où iraient-ils ? Nous sommes tellement nombreux à avoir des problèmes de logement. Dans quelles écoles ? Pour faire quel métier ? Il n’y a pas assez de travail pour tout le monde. Le président nous l’a laissé entendre, il n’a pas eu de bol avec le chômage. Cette société marchande a réussi à faire de nous, peuple des Lumières, nous derrière les cercueils de Hugo et de Jaurès, un peuple méfiant, un peuple affolé, un peuple replié sur lui-même, aujourd’hui aucune brigade internationale ne partirait d’ici pour aucune Espagne, nous acceptons l’inacceptable, nous acceptons ce jeu politique qui nous fait croire qu’il y a d’autres problèmes, d’autres priorités, qu’il faut penser à nous, faire des réformes dont le pays a besoin. Des populations se noient sur nos rivages européens et nous parlons de réformes, le monde brûle et se consume au rythme de nos obésités grandissantes, mais nous devons réformer. La répartition des richesses alimente les convoitises et les désespérances fanatiques les plus destructrices, mais nous devons réformer.

La planète crève de cette efficacité économique destructrice, mais nous cherchons à la rendre plus performante encore sur ce chemin de mort.


 

Notre pays ne va pas si bien !
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 21:00

Quoiqu'en disent les médias dominants, (baroud d'honneur, 14ème (si l'on compte le 1er mai, sinon 13ème) et dernière mobilisation,...) la loi travail est toujours un sujet de colère et les syndicats sont de retour dans la rue et ne lâcheront rien ! La manifestation de rentrée du 15 septembre a réuni environ mille cinq cents personnes à Clermont-Ferrand.

© Valérie Riffard Pour protester contre la loi travail, mille cinq cents personnes ont répondu à l'appel de l'intersyndicale à Clermont-Ferrand.

© Valérie Riffard Pour protester contre la loi travail, mille cinq cents personnes ont répondu à l'appel de l'intersyndicale à Clermont-Ferrand.

La loi travail a été promulguée le 9 août dernier mais la mobilisation reste de mise pour les syndicats. Dans les rues de Clermont-Ferrand ce matin, ils étaient plus de 1500 à défiler dans les rues pour cette treizième édition, autant que lors des manifestations du printemps dernier [certaines ont été bien plus importantes, Ndlr].
Parmi les mobilisés, des retraités, des salariés des secteurs public et privés. Des personnels de santé se sont aussi  joints au mouvement pour attirer l'attention sur la crise que connait leur profession.
 

 

La loi travail est toujours un sujet de colére. Comme partout en France, une manifestation a eu lieu le matin du 15 septembre à Clermont-Ferrand. Environ 1500 personnes ont répondu à l'appel de l'intersyndicale. Intervenants : Didier Pagès, délégué Solidaires et représentant de l'intersyndicale ; Nathalie Niort, infirmière à l'hopital de Riom et déléguée CGT.  

-  Valérie Riffard, Jean Jazeix, Brice Ordas

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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 21:56

A la fête de l'Huma, il y avait aussi Rokia Traoré : quelqu'un d'exceptionnel !

La fête de l'Huma 2016, nous en revenons et, forcément, nous y reviendrons sur ce Blog !

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 22:00
Élise Lucet accuse Michel Field de céder aux pressions de l’ancien président, Nicolas Sarkozy.

Élise Lucet accuse Michel Field de céder aux pressions de l’ancien président, Nicolas Sarkozy.

Passera, passera pas ? Hier midi, personne ne savait encore si le sujet d’Envoyé spécial, programmé en urgence ce soir [jeudi, et,apparemment ça n'a pas été le cas, Ndlr] sur France 2 à 20 h 30, allait être diffusé ou pas. Et pour cause : c’est Nicolas Sarkozy qui en est la « vedette », avec une enquête sur ses ex-amis de Bygmalion.

Juste au moment où le parquet décide de renvoyer l’ancien président de la ­République devant le tribunal correctionnel sur ses frais de campagne de 2012. Et à une semaine de la nouvelle émission politique de France 2, dont Sarkozy doit être le premier invité. À France Télévisions, le débat dure depuis deux mois, alors qu’il aurait dû être tranché en deux minutes. Car, révèle le Canard enchaîné, cette enquête devait à la base être diffusée dans Envoyé spécial le 29 septembre.

Michel Field, le directeur de l’information de France Télévisions, a fait pression sur Élise Lucet, qui dirige désormais la case des « Jeudis de l’info », pour que ce sujet soit remisé après la primaire de la droite, fin novembre. Élise Lucet a refusé. Michel Field a alors tenté de passer en force, en annonçant le sujet, dans une version tronquée de 26 minutes, pour ce soir. La rédaction s’est mise vent debout contre sa décision. Élise Lucet accuse Field de céder aux pressions de l’ancien président. Sur son blog, le journaliste Renaud Revel atteste que, en cas de diffusion du sujet, Sarkozy n’oublierait pas « ce mauvais coup ».

Censure, mainmise du politique sur le contenu des émissions du service public, refus de voir une enquête qui, visiblement, ne va pas aller dans le sens de ses intérêts : Sarkozy cumule. Et en matière de chantage il n’en serait pas à son coup d’essai : l’ancien PDG de France Télévisions, Patrick de Carolis, racontait hier dans le Parisien comment l’ancien chef de l’État avait proposé de renouveler son mandat, à condition qu’il se débarrasse de Patrice Duhamel, Arlette Chabot, Laurent Ruquier…

 

Liberté d’informer, vraiment ? 

journaliste
Sarkozy et Field adeptes de la censure ?
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société
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