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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 21:23
Photo AFP Un an après Paris, la conférence sur le climat se tiendra du 7 au 18 novembre, à Marrakech. Le financement des efforts demandés aux pays pauvres, non responsables et premiers exposés aux dérèglements climatiques, sera la question centrale.

Photo AFP Un an après Paris, la conférence sur le climat se tiendra du 7 au 18 novembre, à Marrakech. Le financement des efforts demandés aux pays pauvres, non responsables et premiers exposés aux dérèglements climatiques, sera la question centrale.

Et voilà la COP (conférence des parties à la convention des Nations unies sur les changements climatiques), qui prend à nouveau place dans le paysage médiatique pour sa 22e édition... La grand-messe autour du changement climatique aura lieu cette fois dans la ville marocaine de Marrakech, du 7 au 18 novembre prochain. Elle est supposée confirmer et donner un contenu concret aux conclusions de la précédente (COP21), qui s'est tenue à Paris du 30 novembre au 12 décembre 2015. Celle-ci avait abouti au fameux accord international sur le climat, obtenu par consensus et fixant comme objectif une limitation du réchauffement climatique entre 1,5 °C et 2 °C, d'ici à 2100.
Ratifié par plus de 80 pays couvrant près de 60 % des émissions de gaz à effet de serre ­ dont les ÉtatsUnis, la Chine, l'Inde et le Brésil ­, le texte constitue une « avancée majeure dans la lutte contre les dérèglements climatiques », avait salué la présidence française de la conférence dans un élan de fierté accompagné d'un impressionnant tintamarre diplomatique.
 
« Tout reste à faire. L'accord de Paris n'est pas juridiquement contraignant. Il n'y a pas de sanction ! » Nicolas Hulot
 
GARE AU TAFTA ET AU CETA
« L'"esprit de Paris", qui a permis le succès de la COP21, est toujours vivant. La dernière ombre politique qui surplombe l'action climatique, à savoir le retrait des États-Unis de l'accord de Paris à la suite de l'élection d'un président climato-sceptique, semble s'éloigner », commente pour sa part Pascal Canfin, écologiste, qui fut ministre du Développement de 2012 à 2014.
Dès lors, que peut-on donc attendre de la COP22 ? À quoi celleci peut-elle vraiment servir ?
L'étape est aussi décisive que la précédente, si l'on en croit l'infatigable Nicolas Hulot, qui fut l'envoyé du président Hollande pour la protection de la planète. « Tout reste à faire, les émissions de gaz à effet de serre ne font que croître. L'accord (de Paris ­ NDLR) n'est pas juridiquement contraignant. Il n'y a pas de sanction ! » s'alarmet-il dans un entretien accordé à l'hebdomadaire « l'Usine nouvelle ». Selon lui, « deux choses seront importantes à la COP22. D'une part, pousser les États dans leurs retranchements pour qu'ils disent quels sont les modalités, les choix et les investissements qu'ils vont faire en vue de tenir leurs engagements. D'autre part, que les pays du G20 qui n'ont pas pris d'engagements à la hauteur revoient leur copie ». Et de rappeler, fort justement, que « l'Europe ne pourra pas tenir ses engagements si elle s'accommode des traités comme le Tafta et le Ceta, qui mettront à mal les normes et les barrières environnementales ».
 
DONS OU PRÊTS ?
Au-delà de la volonté politique affirmée de façon consensuelle à Paris se pose en fait à présent la question du passage à l'action et, plus précisément, du financement des efforts demandés aux pays pauvres, les moins responsables et les plus exposés aux conséquences du réchauffement. Les nations riches leur ont promis le transfert de quelque 100 milliards de dollars à l'horizon 2020. Or il semble que, pour l'instant, on est encore loin du compte. Les financements publics se situeraient entre 41 et 67 milliards, selon l'OCDE. Le reste est attendu du secteur privé... « Je n'ai toujours pas compris s'il s'agissait de dons, de prêts (...). Il faut clarifier ça. Sinon, la colère va monter », met en garde Nicolas Hulot. C'est dire l'importance des questions qui demeurent encore sans réponse.
Hors des arrangements diplomatiques, la COP22 à Marrakech devrait logiquement recentrer les échanges, les orientations et les décisions autour du sort des millions de laissés-pour-compte en première ligne face aux dérèglements climatiques, en Afrique subsaharienne, dans le Sud-Est asiatique et en Amérique latine...
Il n'est pas de véritable bataille pour le climat sans une lutte contre la pauvreté et pour le développement.

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 11:02
Pornic (Loire-Atlantique, 44). Dispositif installé au service d’état civil de la mairie pour la délivrance du nouveau passeport biométrique, associant photo et relevé des empreintes digitales du titulaire.  Photo : Alain Le Bot/Photononstop

Pornic (Loire-Atlantique, 44). Dispositif installé au service d’état civil de la mairie pour la délivrance du nouveau passeport biométrique, associant photo et relevé des empreintes digitales du titulaire. Photo : Alain Le Bot/Photononstop

Alexandre Fache - Jeudi, 3 Novembre, 2016 - L'Humanité

La mise en place par décret, dimanche, d’un fichier compilant les données personnelles d’une grande partie des Français inquiète élus et associations. D’autant que la mesure n’a fait l’objet d’aucun débat public.

Ce n’est sans doute pas l’ensemble de nos libertés que le gouvernement a enterré dimanche, au cœur du week-end de la Toussaint. Mais la discrétion supposée que devait offrir au nouveau fichier TES (pour « titres électroniques sécurisés ») un simple décret paru le 30 octobre au Journal officiel peut à elle seule faire craindre le pire. De fait, aucun débat parlementaire, ni même aucune délibération citoyenne n’aura accompagné la création d’un gigantesque outil de recueil des données personnelles des quelque 60 millions de Français, ceux en tout cas qui ont un jour possédé un passeport ou une carte d’identité. Mis en place dans un souci de « simplification administrative », ce nouveau fichier TES, dont l’existence a été révélée par le site Next INpact lundi, réunit en effet dans une seule et même base les données relatives à l’ensemble de nos concitoyens âgés de 12 ans et plus : nom de famille, nom d’usage et prénoms, date et lieu de naissance, sexe, couleur des yeux, taille, domicile, noms, prénoms, date et lieu de naissance des parents, leur nationalité, ainsi qu’une adresse mail si celle-ci a été renseignée, ou encore une photographie, jusqu’aux empreintes digitales, prélevées depuis 2008 aux heureux possesseurs de passeports biométriques… En un mot comme en cent, « un monstre », selon la formule du député PS et membre de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), Gaëtan Gorce, qui a dit cette semaine toute son inquiétude quant à l’utilisation qui pourrait être faite d’un tel outil.

La crainte de modifier les finalités d’un tel fichier

Des inquiétudes qui ne datent pas de ce mois de novembre. En 2012, alors que la majorité de droite vivait ses dernières heures, une proposition de loi avait été adoptée, créant le même fichier géant, qualifié alors par le député UMP Christian Vanneste de « fichier des honnêtes gens », ceux qu’il fallait « protéger ». L’objectif était double : lutter contre l’usurpation d’identité d’une part, et permettre, d’autre part, l’identification d’une personne à partir de ses données biométriques, notamment à des fins judiciaires. Un deuxième point qui avait entraîné la censure de ce texte par le Conseil constitutionnel, saisi par des parlementaires socialistes, parmi lesquels Jean-Jacques Urvoas, devenu aujourd’hui ministre de la Justice…

Le gouvernement se défend d’avoir effectué un copier-coller du texte de 2012. « Le décret qui vient d’être pris ne comporte aucune fonctionnalité d’identification d’une personne à partir de ses seules données biométriques », fait ainsi valoir le ministère de l’Intérieur, assurant qu’il ne peut donc « être comparé à la proposition qui avait été censurée » il y quatre ans. Voire. « La finalité d’identification à partir des données a certes été écartée, mais dès lors que le fichier a été constitué, elle devient techniquement possible, s’inquiète Gaëtan Gorce. On peut craindre qu’un futur gouvernement ne modifie les finalités d’un tel fichier. » Un gouvernement de droite ou d’extrême droite, par exemple, qui voudrait durcir la législation au lendemain d’un nouvel attentat terroriste…

Des préoccupations partagées par la Ligue des droits de l’homme

Des préoccupations partagées par la Ligue des droits de l’homme et son président d’honneur Michel Tubiana. « Aujourd’hui, on n’a pas le droit de faire de tri dans ce fichier, suite à l’invalidation du texte de 2012 par le Conseil constitutionnel. Mais qui dit que demain ce dernier ne changera pas de position, dans un contexte différent ? » Pour l’avocat, le gouvernement aurait dû se ranger derrière l’avis de la Cnil, qui plaidait pour la mise en place d’un système de puce électronique dans la carte d’identité, permettant de « conserver les données biométriques sur un support individuel exclusivement détenu par la personne concernée ». « Là, on crée un fichier géant de 60 millions de personnes, inquiétant par nature, regrette Michel Tubiana, et ce d’autant plus qu’il va être consultable par pas moins de onze services de l’État, et même plus si la justice le demande. C’est énorme, et cela multiplie les risques de fuites ou de piratages. Sans régler par ailleurs le réel problème des usurpations d’identité, bien au contraire ! »

Stoïque malgré les critiques, Bernard Cazeneuve a rappelé, hier, à l’Assemblée, que ce nouveau fichier avait été « validé par le Conseil d’État et la Cnil ». Reste à demander leur avis aux 60 millions de fichés.

Des précédents éclairants

1940. Ficher une population entière ?  Tel était le but de la « carte d’identité de Français » mise en place par le régime de Vichy le 27 octobre pour les individus âgés de plus de 16 ans. Un dispositif qui devait aussi permettre de faire le tri entre les « bons Français » et les autres, en particulier les juifs, dont l’occupant nazi avait réclamé le recensement. 

1974. Le 21 mars, un article du Monde titré « Safari, ou la chasse aux Français » dénonce le projet (concocté par un ministre nommé Jacques Chirac) de gigantesque base de données administrative. Devant le tollé, le gouvernement renonça. Et quatre ans plus tard, la Cnil était créée


 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 23:14
Cora et le travail du dimanche, suite : Premier recul, première victoire !

Les salarié-e-s de Cora Lempdes ont obtenu une première victoire. L'ouverture tous les dimanches de l'année qui devait être effective à compter du dimanche 13 novembre 2016 est repoussée au dimanche 8 janvier 2017 !

Premier recul ! Première victoire !

Le combat continue jusqu'à l'abandon définitif de ce néfaste projet !

Quelques images pour fêter ça !

Cora et le travail du dimanche, suite : Premier recul, première victoire !
Cora et le travail du dimanche, suite : Premier recul, première victoire !
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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 23:16
La méthode Wauquiez pour le RSA, culpabiliser celles et ceux qui veulent retrouver le chemin de l'emploi !

Vendredi, 28 Octobre, 2016 - Humanite.fr


 

Communiqué du groupe L’Humain d’Abord en Auvergne Rhône Alpes, suite à la signature jeudi, d’une convention entre la région et les départements quant au RSA.


 

Jeudi 27 octobre, Laurent Wauquiez a voulu frapper un grand coup : une convention pour les « allocataires du RSA les plus motivés » : des « volontaires » choisis par des travailleurs sociaux pourront bénéficier d’une aide supplémentaire sous de multiples conditions.

Celui qui dénonce perpétuellement l’avalanche de normes et de conditions pour les entreprises en invente des nouvelles, bien plus dures, pour les femmes et les hommes les plus précaires. C’est dire à qui va sa préférence, et pour qui roule Wauquiez !

Le ton et les mots choisis traduisent le profond irrespect du président de région. Ils illustrent le mépris d’une politique qui ignore les réalités vécues par les femmes les hommes dans notre pays. En infantilisant les gens, Laurent Wauquiez les humilie. Les bénéficiaires du RSA ne sont pas des élèves dans une cours de récréation, il n'y a aucune récréation à siffler. On ne joue pas à être au RSA, on le subit !

Être accompagné pour retrouver le chemin de l’emploi, s’insérer dans une vie économique et sociale dont on est exclu, voila la nécessité aujourd’hui.

Avec Wauquiez, c’est le double choix : accepter l’humiliation et avoir une mince chance de s’en sortir, ou s’enfoncer durablement dans la précarité. Assez de ces choix impossibles !

Nous disons à Laurent Wauquiez d’ouvrir les yeux sur les réalités sociales de notre région. Ce ne sont pas ces belles statistiques sur papier glacés, réalisées à grand renfort de cabinets d’audit.

Qui peut vivre avec 400€ par mois ? Laurent Wauquiez n’en voudrait pas, pas plus que ses collègues de l’exécutif régional !

Non, la réalité des femmes et des hommes qui touchent le RSA, c’est la volonté de trouver un travail, de bien vivre et de bien travailler.

Que monsieur Wauquiez retrouve quant à lui, le chemin de la dignité, cesse de faire des embûches de la vie des stigmates permanents. Le rôle de notre collectivité, c’est d’empêcher les ruptures de parcours, de permettre à des privés d’emploi de pouvoir se rendre à un entretien d’embauche, c’est leur assurer la dignité et les moyens de vivre.

Nous défendons un réel service public d’accompagnement à l’emploi, un emploi qualifié, choisi, dont chacune et chacun puisse vivre et en être fier.

 

 

 

La méthode Wauquiez pour le RSA, culpabiliser celles et ceux qui veulent retrouver le chemin de l'emploi !
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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 22:33
Tour construite à l'image du beffroi de Calais, dans le but d'un effort commun entre personnes exilées et une équipe d'artistes et d'architectes. Photo : Isabelle Serro

Tour construite à l'image du beffroi de Calais, dans le but d'un effort commun entre personnes exilées et une équipe d'artistes et d'architectes. Photo : Isabelle Serro

L'éditorial de Maurice Ulrich.

 

Quel est cet étrange pays où la justice poursuit ceux qui veulent vêtir ceux qui ont froid, nourrir ceux qui ont faim. Alors que se poursuit l’évacuation à Calais, comment ne pas revenir un instant sur la garde à vue de Cédric, cet agriculteur de la vallée de la Roya qui, avec d’autres habitants de son village, avait simplement décidé de donner quelques vêtements et à manger aux migrants de passage. Eh bien, disons-le haut et fort, ce ne peut pas être en notre nom. Que s’est-il donc passé, progressivement, insidieusement au cours des dernières décennies pour que nous en soyons là ? Pour que soit suspecte la simple humanité ? Pour qu’une part de nos concitoyens ne parvienne plus à se reconnaître dans le visage de l’autre, jusqu’à mettre le feu à des lieux d’accueil pour des hommes, des femmes et des enfants chassés de leur pays par la faim ou la guerre ?

Nous avons parlé de la « jungle ». Comment ce mot a-t-il pu devenir d’usage courant, sans que l’on s’alarme davantage ? Comment a-t-on pu laisser s’installer cette situation, si ce n’est parce que la France, cinquième puissance mondiale, s’est jusqu’alors refusée à toute véritable politique d’accueil. Oh, certes, comme dans toute l’Europe, la question des extrêmes droites n’est pas marginale, mais trop de politiques, de droite comme d’une certaine gauche, ont préféré le calcul politicien à la condition humaine. Fort heureusement, cette France-là, étroite, identitaire, n’est pas celle de tous. Comme dans la vallée de la Roya, nombre d’hommes et de femmes, d’associations œuvrent pour un accueil digne, une insertion, un apprentissage de la langue, la recherche d’un travail…

Sans doute fallait-il en arriver à ce démantèlement du bidonville de Calais et on ne peut que souhaiter qu’il se déroule au mieux, dans le respect de la dignité et du parcours souvent terrible de ces migrants qui ne veulent pas autre chose que vivre, travailler, aimer. Mais ce démantèlement ne peut se suffire en lui-même. La France de la fraternité inscrite au fronton de nos mairies doit agir et se faire entendre bien plus fort que les paroles de haine.

Pas en notre nom ! Ni à Loubeyrat ni ailleurs !

Communiqué de Presse

A Riom, le lundi 24 octobre 2016


 

Incendie de Loubeyrat

Répondons à la haine par la solidarité.


 

Dans la nuit du 23 au 24 octobre, le site de Loubeyrat destiné à abriter un centre d'accueil et d'orientation des migrants de Calais a été la cible d’un incendie criminel.

Ceci fait suite à une série d’actes criminels du même type en Isère, en Loire-Atlantique et en région parisienne. Je dénonce avec force cet acte aussi stupide qu’abject, témoin du climat délétère distillé dans notre société. J’en appelle à la solidarité des femmes et des hommes de notre territoire qui sauront répondre avec humanité aux actes racistes et xénophobes.

La responsabilité des personnalités politiques est d’éteindre plutôt que d’attiser les braises de la haine et du rejet de l’autre comme l’a fait récemment le président de région Laurent Wauquiez, en lançant une pétition contre l’accueil de 1784 migrants de la jungle de Calais dans notre région qui compte 7,7 millions d’habitants. Je veux retenir de ce week-end face à la bêtise des auteurs de cet acte ignoble, les centaines de femmes et d’hommes qui se sont rendus au Mézenc afin de proclamer notre région terre d’accueil.

Le rôle des élus est de défaire les préjugés alors que plus de 22 000 personnes sont mortes en traversant la Méditerranée depuis 2000, près de 4 000 en 2015. Nous avons un devoir moral. La France est la 6e puissance mondiale.

Sur notre territoire, la récente expérience de Pessat-Villeneuve qui a accueilli au printemps dernier une cinquantaine de réfugiés montre que la co-existence pacifique et le vivre ensemble ne sont pas des mots vains mais une réalité concrète à mettre en œuvre.

Je tiens à saluer la diligence du personnel de la maison de retraite et de son directeur, ainsi que l’action des pompiers qui ont permis de limiter les conséquences de cet incendie.


 

Boris BOUCHET,

Conseiller régional PCF,

Conseiller municipal et communautaire de Riom


 


 

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 10:15
Grande distribution	 Des salariés de Cora Lempdes en grève contre l'ouverture le dimanche !
Des salariés de l'hypermarché Cora de Lempdes, qui emploie environ trois cents personnes, étaient en grève, ce samedi, pour protester contre la décision de la direction d'ouvrir le magasin tous les dimanches matins, à partir du 13 novembre. 

Le secrétaire général CGT commerce Puy-de-Dôme, Dominique Holle, explique que « ce travail imposé s'effectuera sans la notion de volontariat et avec une majoration salariale indécente de moins de 2,90 € par heure en moyenne. C'est une première dans le département, et les salariés sont massivement opposés à ce projet de travail imposé ».

Les salariés grévistes évoquent aussi « une dégradation constante des conditions de travail » et font remarquer que « cette ouverture permanente générera des conséquences graves sur la vie familiale, mais également sur tous les salariés de la grande distribution car, pour des logiques de concurrence, les autres enseignes sont amenées, à terme, à s'aligner sur cette politique libérale ».

 

Le mouvement a été suivi par 50 % des salariés, qui ont reçu le soutien sur le site du député communiste André Chassaigne, et du maire communiste d'Aubière, Christian Sinsard. En fin de journée, une délégation a été reçue par le directeur de Cora et lui a remis la pétition qui avait recueilli quelque mille signatures de clients.

Réunis ensuite en assemblée générale, les salariés ont décidé de reconduire prochainement le mouvement.

Grande distribution	 Des salariés de Cora Lempdes en grève contre l'ouverture le dimanche !
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 20:42
Les communistes soutiennent sans réserve les salarié(e)s de CORA en lutte contre ce mauvais coup. Ils vont invitent à réfléchir à tout cela avant d’aller au super marché le dimanche matin !

Les communistes soutiennent sans réserve les salarié(e)s de CORA en lutte contre ce mauvais coup. Ils vont invitent à réfléchir à tout cela avant d’aller au super marché le dimanche matin !

Tract des salarié-e-s de Cora :

Chèr-es clientes et clients,

La direction de l'hypermarché de CORA de Lempdes entreprend de nous supprimer définitivement notre repos dominical en ouvrant tous les dimanches de l'année jusqu'à 13h.

NOUS REFUSONS DE SACRIFIER NOTRE VIE DE FAMILLE SUR L'AUTEL DES LOGIQUES CAPITALISTES !

Nos conditions de travail, déjà passablement dégradées par la surcharge de travail, combinées avec une politique salariale des plus méprisantes nous amènent à ne plus accepter l'inacceptable. Notre rémunération plafonne au SMIC et il n'est pas rare de constater des salaires à 1190 € avec près de 40 ans d'expérience !

Partout on nous rabâche que les salariés travaillant le dimanche seront mieux rémunérés ! FOUTAISE !

La loi oblige désormais une majoration de salaire de 30 % pour les heures travaillées, ou devrait-on dire imposées, le dimanche. Soit une majoration de 2,90 €...

Mais de qui se moque-t-on ?

De plus, nous vous rappelons que dans le secteur du Commerce à prédominance

alimentaire, le travail du dimanche peut être imposé ! OUI Le volontariat n'existe pas ! Et quand bien même s'il l'était, dans les grandes enseignes du commerce, 70% des salariés sont des femmes, souvent à temps partiel, dont 50% de familles monoparentales qui vivent avec moins de 900 euros par mois. alors que ces enseignes enregistrent des profits considérables.

A ce niveau, « proposer » à un-e salarié-e, de gagner quelques miettes le dimanche ne serait plus du volontariat mais du cynisme !

 

 

Le super marché CORA a décidé d’ouvrir tous les dimanches matin à partir de novembre. Les salarié-e-s répondent : Le 22 octobre a été décidée une grève pour préserver notre repos dominical !

Toutes celles, tous ceux, qui ont un moment de libre demain samedi sont fraternellement conviés à venir soutenir les salarié-e-s de Cora en lutte ! C'est la première fois qu'elles et ils sont en grève et vu leurs conditions de travail c'est admirable !

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 10:40
ÉCOLE : chiffres et propagande !

Le gouvernement assure avoir réalisé sa promesse de création d’emplois dans l’éducation nationale et l’enseignement supérieur. Un bilan très optimiste, selon les syndicats, qui ne font pas les mêmes calculs.

 

À huit mois de l’élection présidentielle, la ministre de l’Éducation nationale a choisi la méthode Coué. Najat Vallaud-Belkacem a défendu bec et ongles le prochain budget de l’éducation et le bilan de François Hollande. « L’influence de ce quinquennat sur le budget de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche est immense. Premier budget de la nation, il prouve la priorité à la jeunesse », s’est enflammée la ministre en présentant les chiffres à la presse. L’un d’eux tient la tête d’affiche : « Soixante mille pos­tes, engagement tenu ! » a-t-elle répété une semaine tout juste après une campagne de communication très offensive sur le sujet.

 

Cette promesse emblématique a-t-elle vraiment été réalisée ?

 

Sur le papier, 12 842 postes sont bel et bien inscrits au budget 2017, s’ajoutant au 47 158 déjà créés. Soit exactement – au poste près ! – la volonté édictée par le futur président le 9 septembre 2011 à Soissons (Aisne). Une promesse traduite dans la loi de refondation de l’école votée en juillet 2013 et qui devait se décliner précisément par 54 000 postes dans l’enseignement scolaire, 1 000 dans l’enseignement agricole et 5 000 dans l’enseignement supérieur et la recherche.

 

Un plan de bataille parfaitement suivi donc ? Pas vraiment.

 

Déjà, dans l’enseignement supérieur et la recherche, seuls « 75 % à 80 % de ces postes ont vraiment vu le jour », a reconnu Thierry Mandon, le secrétaire d’État. De fait, entre 1 000 et 1 250 emplois ont été gelés par les universités depuis 2012, incapables de les financer pour cause d’austérité budgétaire. À déduire donc de la bonne nouvelle de Najat Vallaud-Belkacem.

Par ailleurs, le gouvernement, histoire d’arriver à son compte rond, a opportunément intégré dans son budget 2017 les 2 150 emplois d’assistants d’éducation (AED). « Ils n’étaient, jusqu’ici, jamais comptabilisés dans ce budget », s’agace le Snes-FSU. Le syndicat des enseignants du second degré a sorti sa calculette et arrive à un résultat moins réjouissant. « Les 60 000 emplois sont prévus sur le papier, mais une grande partie est destinée à financer la formation. » En clair, la moitié des nouveaux moyens (26 000) sont en réalité des postes de stagiaires qui ont accom­pli leur année de formation en alternance. Au final, seuls 20 600 postes d’enseignants titulaires ont été créés sur le quinquennat. « Après 70 000 suppressions de postes sous Nicolas Sarkozy et une démographie en hausse constante depuis cinq ans dans les collèges puis les lycées, ces moyens sont notablement insuffisants », estime le Snes.

De plus, qui dit poste créé ne dit pas forcément poste pourvu. Depuis des années, la crise du recrutement est rude dans le secondaire, notamment pour des matières comme les mathématiques ou encore les lettres classiques. Ainsi, selon la Cour des comptes, un quart des emplois prévus entre 2013 et 2015 n’auraient pas été « consommés »… Cela pourrait expliquer l’impressionnante inflation des effectifs par classe dans le secondaire. Depuis cinq ans, la part des classes de lycée comptant de 35 à 39 élèves est passée de 25 % à 41 %. La moyenne du nombre d’élèves par classe a grimpé de 28,3 à 30.

 

Côté primaire, les chiffres interrogent également.

 

De 2012 à 2016, 13 011 postes de stagiaires et 6 022 postes de titulaires ont été créés dans les écoles. Mais, dans le même temps, elles ont dû scolariser 66 476 élèves supplémentaires. « Une partie des nouveaux postes a donc servi à répondre à la croissance démographique », souligne le SNUipp-FSU. Résultat : l’État n’a déployé que très partiellement les deux mesures phares de la loi de refondation : l’accueil des enfants de moins de 3 ans en maternelle et le dispositif « Plus de maîtres que de classes ». Pour le premier, seuls 1 200 emplois ont été créés sur les 3 000 prévus. Pour le second, 3 500 ont été déployés contre 7 000 programmés initiale­ment. Pour le SNUipp, 6 522 postes seraient nécessaires pour déployer totalement ces deux mesures. Une ligne budgétaire inquiète particulièrement le SNUipp. Celle des postes de stagiaires. Aucun n’est financé pour 2017. « Les 13 000 postes budgétés depuis 2012 sont-ils de nature à répondre aux besoins existants alors que l’on fait de plus en plus souvent appel à des personnels contractuels ? » interroge le syndicat. À l’évidence, non.

 

Ce qui n’empêche pas Najat Vallaud-Belkacem d’anticiper « une rentrée 2017 merveilleuse » !

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 16:34
Photo Damien Meyer / AFP

Photo Damien Meyer / AFP

Patrick Le Hyaric - Dimanche, 9 Octobre, 2016 - Humanité Dimanche

L'hémorragie industrielle et agricole qui se poursuit mine les bases de notre protection sociale et aggrave toutes les insécurités de vie. Moins de personnes au travail, ce seront moins de recettes pour les caisses de la Sécurité sociale.

C'est dans ce contexte qu'a jailli, à grand renfort de propagande, cette fausse bonne nouvelle de la fin prochaine du fameux « trou de la Sécurité sociale ». Au moment même où nos hôpitaux perdent leur sang, qu'un nombre croissant de nos concitoyens ne peuvent plus se soigner correctement, la ministre de la Santé a déclaré : « En 2017, le trou de la Sécu aura disparu », ajoutant : « La gauche fait le job. » Mais de quel « job » parlez-vous au juste, Madame la ministre ?

 

Si, d'un point de vue purement comptable, l'annonce peut satisfaire ceux qui ne voient le monde qu'à travers les chiffres, on aurait souhaité un peu de retenue et de franchise. Car, pour tout « job », ce résultat procède d'un véritable travail de sape d'un des ferments de la République sociale, inscrit dans nos institutions grâce aux combats syndicaux, portés de tout temps par la gauche. Heureusement que les médecins et personnels hospitaliers ont un tout autre sens des responsabilités.

Ils alertent, avec leur cœur et la passion de leurs nobles missions, sur la situation extrêmement dégradée de la santé publique, dénoncent la surchauffe des hôpitaux et la pression terrible qui s'y exerce sur les salariés.

 

Parlons plutôt du travail de sape d'un fondement de la république. Parlons de la diminution drastique du budget de la santé publique...

 

Car, pour parvenir à son objectif l'année prochaine, le gouvernement ne compte pas faire cotiser les revenus du capital mais au contraire tenir la barre d'une diminution drastique des crédits accordés à la santé publique. Ainsi, pour le budget des hôpitaux, jusqu'en 2017, 3 milliards d'euros d'économies sont prévus, dont 860 millions issus de la « maîtrise » de la masse salariale, ce qui va se traduire par la suppression de 22 000 postes, soit 2 % des effectifs. À cette mesure s'ajoute une chasse aux lits dans les hôpitaux, ce qu'on appelle, dans le jargon libéral, « une évolution maîtrisée du développement de la chirurgie ambulatoire ». Avec les suppressions d'emplois qui s'accélèrent à un rythme soutenu dans les hôpitaux publics et les avantages croissants accordés aux cliniques privées, le service public hospitalier est au bord de la rupture. Désormais, le secteur privé lucratif représente 34 % de l'activité hospitalière en France. Un record !

S'agissant des autres branches de la Sécurité sociale, la situation est identique. La droite revendique d'ailleurs la paternité des réformes engagées, notamment concernant les retraites, et promet d'aller encore plus loin, plus vite et plus fort !

Une politique progressiste devrait prendre le contre-pied de ces orientations et s'engager dans la création d'un pôle public du médicament qui permette, de la recherche à la distribution, une maîtrise publique de ce secteur très lucratif. Les profits colossaux des multinationales du médicament sont réalisés grâce à des stratégies commerciales qui ont tout à voir avec l'argent roi et rien avec des objectifs de santé publique. Pourquoi ne pas considérer que, si un produit est efficace, il doit être remboursé à 100 %, alors que se multiplient les remboursements partiels de médicaments, dont une bonne part ont des vertus curatives loin d'être évidentes ?

Ces attaques ont leur cohérence, à savoir une opposition au principe même d'une socialisation des richesses produites. Chaque année, on en trouve la trace dans les ponctions opérées lors du vote de la loi de financement de la Sécurité sociale. La conception même de cette loi annuelle s'inscrit dans les thèses libérales et les objectifs du capital financiarisé, qui tournent les dos à l'ambition des concepteurs de la protection sociale, dans un pays pourtant exsangue au lendemain de la Seconde Guerre mondiale Il est d'ailleurs étrange que l'on s'attaque aux fondements de la Sécurité sociale, à ses missions et à son financement au moment où, aux États-Unis, monte l'exigence d'un véritable système de santé publique.

Rappelons que dans ce pays, où la santé est libéralisée, les dépenses qui lui sont liées représentent 17 % des richesses produites, avec des résultats médiocres alors sociale, à ses missions et à son financement au moment où, aux États-Unis, monte l'exigence d'un véritable système de santé publique.

X Le plein-emploi réel y contribuerait grandement, tant les cotisations sont dépendantes du niveau de chômage et de précarité. La fraude aux cotisations patronales, quant à elle, représente aujourd'hui plus de 20 milliards d'euros. Et imaginons ce qu'apporterait une politique contributive visant à créer de nouvelles recettes grâce à une participation des entreprises, modulée selon qu'elles créent de l'emploi, aident à la formation ou s'engagent pour le bien commun. Parallèlement, les exonérations de cotisations seraient supprimées et les revenus du capital financier mis à contribution. Sans parler de la manne que dégagerait une chasse conséquente à l'évasion fiscale, comme le montre abondamment ce numéro de notre magazine.

Bref, un nouvel âge de la protection sociale est possible. Elle est indispensable, notamment pour répondre au grand enjeu de l'autonomie des personnes âgées. C'est à un nouveau progrès de civilisation, à inscrire dans la mémoire collective d'une nation, qu'il faut s'atteler et non à un cri, triomphal et comptable, mais de bien peu de poids humain ! C'est toute la différence avec ce qui pourrait être un acte fondateur d'une sortie de l'enfer néolibéral dans lequel sont plongées nos sociétés avec une gauche de plain-pied dans les potentialités qu'offre notre époque, respectueuse de ses combats historiques et de l'héritage de ses aînés, parmi lesquels le ministre communiste Ambroise Croizat. Tel est le débat, Madame la ministre !

De quel « job » parlez-vous, Madame la ministre de la Santé ?

 

L'hémorragie industrielle et agricole qui se poursuit mine les bases de notre protection sociale et aggrave toutes les insécurités de vie. Moins de personnes au travail, ce seront moins de recettes pour les caisses de la Sécurité sociale.

 

 C'est dans ce contexte qu'a jailli, à grand renfort de propagande, cette fausse bonne nouvelle de la fin prochaine du fameux « trou de la Sécurité sociale ». Au moment même où nos hôpitaux perdent leur sang, qu'un nombre croissant de nos concitoyens ne peuvent plus se soigner correctement, la ministre de la Santé a déclaré : « En 2017, le trou de la Sécu aura disparu », ajoutant : « La gauche fait le job. » Mais de quel « job » parlez-vous au juste, Madame la ministre ?

Si, d'un point de vue purement comptable, l'annonce peut satisfaire ceux qui ne voient le monde qu'à travers les chiffres, on aurait souhaité un peu de retenue et de franchise. Car, pour tout « job », ce résultat procède d'un véritable travail de sape d'un des ferments de la République sociale, inscrit dans nos institutions grâce aux combats syndicaux, portés de tout temps par la gauche. Heureusement que les médecins et personnels hospitaliers ont un tout autre sens des responsabilités.

Ils alertent, avec leur cœur et la passion de leurs nobles missions, sur la situation extrêmement dégradée de la santé publique, dénoncent la surchauffe des hôpitaux et la pression terrible qui s'y exerce sur les salariés.

Parlons plutôt du travail de sape d'un fondement de la république. Parlons de la diminution drastique du budget de la santé publique...

 

Car, pour parvenir à son objectif l'année prochaine, le gouvernement ne compte pas faire cotiser les revenus du capital mais au contraire tenir la barre d'une diminution drastique des crédits accordés à la santé publique. Ainsi, pour le budget des hôpitaux, jusqu'en 2017, 3 milliards d'euros d'économies sont prévus, dont 860 millions issus de la « maîtrise » de la masse salariale, ce qui va se traduire par la suppression de 22 000 postes, soit 2 % des effectifs. À cette mesure s'ajoute une chasse aux lits dans les hôpitaux, ce qu'on appelle, dans le jargon libéral, « une évolution maîtrisée du développement de la chirurgie ambulatoire ». Avec les suppressions d'emplois qui s'accélèrent à un rythme soutenu dans les hôpitaux publics et les avantages croissants accordés aux cliniques privées, le service public hospitalier est au bord de la rupture. Désormais, le secteur privé lucratif représente 34 % de l'activité hospitalière en France. Un record !

S'agissant des autres branches de la Sécurité sociale, la situation est identique. La droite revendique d'ailleurs la paternité des réformes engagées, notamment concernant les retraites, et promet d'aller encore plus loin, plus vite et plus fort !

Une politique progressiste devrait prendre le contre-pied de ces orientations et s'engager dans la création d'un pôle public du médicament qui permette, de la recherche à la distribution, une maîtrise publique de ce secteur très lucratif. Les profits colossaux des multinationales du médicament sont réalisés grâce à des stratégies commerciales qui ont tout à voir avec l'argent roi et rien avec des objectifs de santé publique. Pourquoi ne pas considérer que, si un produit est efficace, il doit être remboursé à 100 %, alors que se multiplient les remboursements partiels de médicaments, dont une bonne part ont des vertus curatives loin d'être évidentes ?

Ces attaques ont leur cohérence, à savoir une opposition au principe même d'une socialisation des richesses produites. Chaque année, on en trouve la trace dans les ponctions opérées lors du vote de la loi de financement de la Sécurité sociale. La conception même de cette loi annuelle s'inscrit dans les thèses libérales et les objectifs du capital financiarisé, qui tournent les dos à l'ambition des concepteurs de la protection sociale, dans un pays pourtant exsangue au lendemain de la Seconde Guerre mondiale Il est d'ailleurs étrange que l'on s'attaque aux fondements de la Sécurité sociale, à ses missions et à son financement au moment où, aux États-Unis, monte l'exigence d'un véritable système de santé publique.

Rappelons que dans ce pays, où la santé est libéralisée, les dépenses qui lui sont liées représentent 17 % des richesses produites, avec des résultats médiocres alors sociale, à ses missions et à son financement au moment où, aux États-Unis, monte l'exigence d'un véritable système de santé publique.

X Le plein-emploi réel y contribuerait grandement, tant les cotisations sont dépendantes du niveau de chômage et de précarité. La fraude aux cotisations patronales, quant à elle, représente aujourd'hui plus de 20 milliards d'euros. Et imaginons ce qu'apporterait une politique contributive visant à créer de nouvelles recettes grâce à une participation des entreprises, modulée selon qu'elles créent de l'emploi, aident à la formation ou s'engagent pour le bien commun. Parallèlement, les exonérations de cotisations seraient supprimées et les revenus du capital financier mis à contribution. Sans parler de la manne que dégagerait une chasse conséquente à l'évasion fiscale, comme le montre abondamment ce numéro de notre magazine.

Bref, un nouvel âge de la protection sociale est possible. Elle est indispensable, notamment pour répondre au grand enjeu de l'autonomie des personnes âgées. C'est à un nouveau progrès de civilisation, à inscrire dans la mémoire collective d'une nation, qu'il faut s'atteler et non à un cri, triomphal et comptable, mais de bien peu de poids humain ! C'est toute la différence avec ce qui pourrait être un acte fondateur d'une sortie de l'enfer néolibéral dans lequel sont plongées nos sociétés avec une gauche de plain-pied dans les potentialités qu'offre notre époque, respectueuse de ses combats historiques et de l'héritage de ses aînés, parmi lesquels le ministre communiste Ambroise Croizat. Tel est le débat, Madame la ministre !

 

 

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société
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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 21:42
Photo François Nascimbeni / AFP

Photo François Nascimbeni / AFP

A la fête de l'Humanité, nous avons beaucoup parlé et débattu sur les services publics de proximité (hôpital (non au GHT), SNCF, bureaux de poste,... (voir ci-dessous)

Et, de retour à Lempdes nous apprenons la fermeture d'un guichet sur deux à notre bureau de poste !

Cela rend d'autant plus d'actualité le texte issu du débat dont nous parlons ci-dessus :

 

Nous sommes usagers, syndicalistes, élus locaux, réunis à la Fête de l’humanité, ce jour du 10 septembre 2016, nous lançons un appel à toutes nos concitoyennes et concitoyens pour défendre et développer le service public de la Poste. Pour participer au débat et signer la pétition installer La Cerise sur votre smartphone : http://bit.ly/2cNd0tr

L’objectif principal du contrat de présence postale territoriale pour les 3 ans à venir, en cours de discussion entre la poste, le gouvernement et l’Association des Maires de France, au nom de « l’adaptation du réseau aux contraintes économiques », est la fermeture de très nombreux bureaux de poste, en continuant les fermetures dans le monde rural et en les accélérant dans les villes. Il s’agit de passer d’un réseau où les bureaux de poste étaient largement majoritaires  encore en 2014 (54 % aujourd’hui) à un réseau largement dominés par les « partenariats » où les bureaux de poste  seront en forte régression. Évidement La poste annonce que le nombre de points de contact (17 000) restera inchangé puisque les bureaux de poste seront transformés en agences postales communales ou en relais commerçants. Pour imposer cette régression, La Poste veut lever l’obstacle de l’opposition des élus, de l’action des usagers et des syndicalistes dans les territoires.

Il est donc créé 3 sortes de points de contacts différents : ceux qui relèvent du fonds de péréquation gérés par les CDPPT où il y a encore besoin de l’accord du maire et du conseil municipal, ceux qui ne relèvent pas du fonds de péréquation dans les communes où il y a un seul bureau postal, il y aura toujours un diagnostic partagé et un accord préalable du maire mais pas de la CDPPT  ni du conseil municipal, et tous les autres où il n’y aura plus de diagnostic partagé ni d’accord préalable du maire et du conseil municipal pour fermer le bureau de poste.

Or, aucun bureau de poste ne doit évoluer sans l’accord préalable du conseil municipal et des CDPPT (et qu'en est-il à Lempdes Ndlr).

Cette politique s’accompagnera de la création de maisons de services au public, et des facteurs guichetiers. L’objectif rejoint celui des missions nouvelles confiées aux facteurs pour compenser la régression des services publics sociaux et de santé, missions financées par les habitants concernés.

La poste deviendrait la béquille de cette régression généralisée du service public.

Il est possible de mener un combat offensif pour faire des véritables maisons de services publics , en posant des conditions de créations d’emplois en nombre suffisant, de formation des salariés concernés, de gestion démocratique et participative.

La poste doit orienter sa politique vers ce qui est sa mission : le service public, et non pas empocher le CICE (300 millions par an) pour supprimer des emplois et privilégier la rentabilité financière.

Nous appelons nos concitoyens à :

1.            Refuser l’orientation adoptée pour ce nouveau contrat de présence postale pour 2017-2019.

2.            Se battre partout, pied à pied, pour empêcher toute fermeture d’un bureau de poste, « Objectif : zéro fermeture de bureau de poste ! »

3.            Demander que les CDPPT soient élargies aux associations d’usagers et organisations syndicales représentatives du personnel et qu’elles soient consultées sur l’ensemble des évolutions en cours au sein du réseau postal local ou sur les réorganisations de services qui impactent les conditions de travail et le service rendu aux usagers.

4.            Demander la hausse des ressources du fonds de péréquation qui permettent de financer les rénovations et accompagnements du public dans les bureaux de postes et que ce périmètre soit élargi au-delà des quartiers en politique de la ville.

5.            Agir pour mettre en place de vraies maisons de services publics, ce qui implique des objectifs en termes de créations d’emplois, de formation, de gestion démocratique …

6.            Créer partout des collectifs locaux et départementaux avec le triptyque gagnant usagers-syndicalistes- élus et partis politiques. Une coordination nationale impulsera ce mouvement en lien avec la « convergence des services publics ».

Participez au débat et signez la pétition en installant "La Cerise" sur votre smartphone : http://bit.ly/2cNd0tr

 
Les premiers signataires :
Les premiers signataires :
 
Paulette AGNEL, conseillère municipale de Velleron
 
François AUGUSTE, collectif départemental 38
 
Marie-Christine BASTIEN, collectif départemental 54
 
Sylvie BAYLE, secrétaire générale CGT postaux de Paris
 
Gérard BEAUSSAINT, postier retraité PCF 13
 
Claude BELLEC, Délégué au logement social de Brest
 
Nicolas BONNET OULADJ, président du groupe PCF-FDG au Conseil de Paris
 
Ian BROSSAT, Adjoint à la Maire de Paris
 
Jean Claude CHAILLEY, Secrétaire général de résistance sociale
 
Jean-Paul DESSAUX, fédération Sud PTT
 
Hélène DIAZ, postière retraitée PCF 13
 
Ismaël DUPONT, élu à Morlaix et communauté
 
Denis ESTEVE, ancien secrétaire de la CGT poste des Bouches-du-Rhône
 
Francis FOURNIER, responsable des postiers communistes des Bouches-du-Rhône
 
Nicolas GALEPIDES, syndicaliste, fédération Sud PTT
 
Jean-Philippe GILLET, militant CGT, secrétaire de la section PCF poste paris
 
Eric GUELLEC, Vice-Président de Brest Métropole
 
Jacqueline HERE, Présidente du groupe des élu-e-s communistes, Maire Adjoint de Brest
 
François JACQUART, conseiller régional auvergne Rhône alpes
 
Michel JALLAMION, Conseiller régional Ile-de-France, président convergence des services publics
 
Michel LANNEZ, postier syndicaliste CGT
 
Gilles LE PROUST Maire d’Allones, membre du bureau de l’AMF
 
Didier LE RESTE, Conseil de Paris du 10e
 
Daniel LINOSSIER, comité vigilance : mettre la poste sous protection citoyenne
 
Joël MARSEILLE, adjoint au maire de TENCIN 38
 
Isabelle MATHURIN, membre du conseil national du PCF
 
Eliette MAUTREFF, postière retraité 13
 
Isabelle MAZELIN, Adjointe à la culture du Releck Kerhuon
 
Jean Claude MERY, cadre retraité de la Poste, ancien responsable départemental UFCCGT 13
 
Marc MINNI, Syndicaliste Portuaire Saint-Malo
 
Martial PASSY, Maire de Givors vice-président métropole de Lyon
 
Georges PISSON, postier retraité 13
 
Claude PONDEMER, militant PCF
 
Jacquy RIVOALAN, militant PCF Rennes
 
Alain VINATIER, postier retraité 13 PCF

 

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