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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 23:03
Jeudi soir, plusieurs organisations syndicales et militantes ont annoncé un rassemblement national à la veille du premier tour de l’élection présidentielle. Une initiative inédite qui a pour but de mettre la question sociale au cœur des enjeux politiques.

Jeudi soir, plusieurs organisations syndicales et militantes ont annoncé un rassemblement national à la veille du premier tour de l’élection présidentielle. Une initiative inédite qui a pour but de mettre la question sociale au cœur des enjeux politiques.

Marion d'Allard - Dimanche, 19 Février, 2017 - Humanite.fr

 

Le 22 avril prochain, à la veille du premier tour d'élection présidentielle, « tous ceux qui n'en n'ont pas fini avec la loi Travail » seront rassemblés à Paris, pour « mettre la question sociale au cœur des enjeux des échéances politiques à venir », explique Romain Altmann, secrétaire général d'Info com CGT, qui organise, avec cinq autres organisations militantes – dont la CGT Goodyear, Sud PTT 92, ou encore la Compagnie Jolie Môme -, ce « premier tour social ». L'idée, reprend Romain Altmann, « c'est de se réapproprier la deuxième besogne de la Charte d'Amiens qui invite à militer pour la transformation sociale. »

Jeudi dernier, le théâtre de la Belle Etoile, à Saint-Denis, accueillait le lancement de cette initiative. Une grande mobilisation « inédite à la veille d'une élection ».

« Ca fait trente ans qu'on entend parler de troisième tour social. Et rien ne vient. Aujourd'hui, nous prenons les choses en main avant le premier tour », a ainsi déclaré au micro Mickaël Wamen, de la CGT Goodyear. Selon lui, « nous sommes à la fin d'un quinquennat qui s'est avéré destructeur pour le monde du travail » et la convergence des luttes est plus que jamais nécessaire pour faire bouger les lignes. Devant une salle pleine à craquer, Mickaël Wamen a insisté sur les multiples cas de répression anti-syndicales qui ont émaillé, durant des semaines, le combat contre la loi El Khomri et a appelé à la création « partout », de « collectifs militants pour réussir cette action du 22 avril prochain » et « reprendre la rue ».

Entre applaudissements et petit air de guitare, syndicalistes, artistes engagés et militants citoyens se sont succédé au micro, pour défendre, d’un côté, une lutte sociale dans son entreprise, de l’autre, détailler les activités du collectif auquel il appartient. Ainsi, Annie, femme de chambre dans un hôtel de Chevilly-Larue (Val-de-Marne) et syndiquée à la CNT est revenue sur ses conditions de travail. « Nous sommes nombreuses avec des contrats à temps partiel de quatre heures. Seulement, la charge de travail ne nous permet pas de finir dans les temps. Nous restons souvent plusieurs heures de plus pour finir, sans être payées » explique-t-elle. « Nous n'avons pas de visite médicale et lorsque nous le disons au patron sa réponse est sans appel : c'est à prendre ou à laisser », poursuit Annie. Particulièrement touché par les coupes budgétaire et au cœur de la casse du service public, le secteur de la santé souffre « des réformes successives qui ne prennent jamais en compte les besoins de la population », a enchainé Isabelle Bosseman, du CHRU de Lille. Signe révélateur, « plus de 50 préavis de grève ont été déposés dans l'établissement par la seule CGT au cours de l'année 2015 », détaille la syndicaliste.

Salariée de la FNAC, professeur en zones d'éducation prioritaire (ZEP), syndicaliste du Havre, de Mulhouse ou d'ailleurs, militants d'Attac ou du DAL, ils sont tous venus appeler à une large mobilisation, estimant qu'il n'est plus temps de faire des constats et qu'il faut désormais agir. « Ce n'est qu'un point de départ vers une société où nous prendrons possession des outils de création de richesses » conclut l'appel lancé en amont de ce premier tour social, le 22 avril, place de la République.

 

Le « premier tour social » des anti-loi Travail !
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société Politique
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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 21:50
Le mouvement « Stop Linky » contre l’installation de compteurs dits « intelligents » ne cesse de prendre de l’ampleur partout en France. Pourquoi ? Enquête et entretiens.

Le mouvement « Stop Linky » contre l’installation de compteurs dits « intelligents » ne cesse de prendre de l’ampleur partout en France. Pourquoi ? Enquête et entretiens.

Mercredi, 8 Février, 2017 - Humanite.fr

 

Les CLIC (Collectifs locaux inter-associatifs de citoyens) regroupés au sein du réseau  stop linky non merci se multiplient. En cliquant sur ce lien vous pouvez prendre connaissance de leurs actions et de leurs raisons. 

Il en est de même pour bon nombre de communes dont les conseils municipaux et leurs maires prennent des arrêtés ou des moratoires contre l’installation des compteurs Linky. Ça concerne, à ce jour 321 communes comme vous pouvez en prendre connaissance sur le site dédié http://refus.linky.gazpar.free.fr/

Précisons que ce n’est pas une affaire de « vieux réacs » et de communes de la France profonde. En effet, ça se passe à la campagne mais aussi en milieu urbain. Vous le lirez en cliquant sur le lien ci-dessus, petites et grandes communes, tous bords politiques confondus, comme Saint-Denis, Aix en Provence, Lyon 1, Douarnenez, Coudekerque-Branche, Yerres, Bagnolet, Melun,  Biarritz, Caen, Gaillac, Quimperlé, Carhaix, Forcalquier, Saran etc. ont pris une délibération ou adopté un moratoire contre l’installation de Linky et de Gazpar.

Pourquoi ce mouvement « Stop Linky » ? En voici les principales raisons complétées nos entretiens avec :

- le médiateur national de l'énergie - Jean Gaubert

- l'adjoint au maire de Saint-Denis - Michel Ribay

- un des initiateurs du mouvement "Stop Linky" - Stéphane Lhomme

- la conseillère Front de Gauche de Paris, Danielle Simonnet qui explique pourquoi elle s'oppose au déploiement des compteurs Linky à Paris sur https://www.youtube.com/watch?v=rjvK3HXG-2o

 

Linky et le danger des ondes électromagnétiques

Linky émet-il des ondes électromagnétiques qui vont s’ajouter à celles émises par les téléphones portables, les antennes-relais, la Wifi, les télécommandes etc. ?

Dans le doute, les communes ont voté des délibérations et adopté des moratoires comme celui de Saint-Macaire (Gironde) deliberations-anti-compteurs-st-macaire à l’origine de la fronde contre les compteurs intelligents et dont nous avons interviewé son initiateur Stépahne Lhomme.

Ou encore le moratoire de la ville de SAINT-DENIS-93 qui considère que « des incertitudes demeurent sur les conséquences que peuvent avoir ces nouveaux compteurs  sur la santé des personnes». Ce qui lui vaut d'être traduit par Enedis devant le tribunal adminsitratif (lire l'interview de son maire adjoint ci-dessus).

Tout récemment, le conseil municipal de Saran (Loiret) a demandé un un-moratoire-sur-linstallation-des-compteurs-Linky Il en ressort que "faute de certitudes, le principe de précaution qui a valeur constitutionnelle, s’impose".

Pourtant la très officielle ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) dit qu’il n’y a pas de danger ni de risque sanitaire dans son rapport compteurs-communicants-des-risques-sanitaires-peu-probables

Les ARS (agences régionales de santé) s’en servent même pour "rassurer" les maires à l’image de la note de l'ARS de Bretagne téléchargeable sur http://milizac.fr/index.php/component/jdownloads/send/34-compteurs-linky/66-reponse-agence-regionale-de-sante-sur-le-compteur-linky

En gros, Linky utilise la technologie du CPL (courant porteur en ligne) et respecte les normes européennes quand au champ électromagnétique.

Cependant,  l’ANSES reconnaît que ces compteurs communicants sont installés au moment où les objets connectés se multiplient ainsi que la numérisation des services et des infrastructures. Et donc recommande que « le développement des objets connectés s’accompagne de normes techniques afin de ne pas exposer les personnes »… aux ondes électromagnétiques.

Alors pas de problèmes d'ondes électro-magnétiques ? Pas sûr à la lecture de l’alerte du CRIIREM - Centre de recherche et d'information indépendant sur les rayonnements électromagnétiques

Selon lui, « les mesures citées dans le dossier de l’ANSES sont incomplètes puisqu’elles n’incluent pas les champs d’induction magnétique et les champs électriques 50 hertz. »

Sont également posées les questions sur la sécurité des données personnelles et la sécurité tout court. La presse régionale se fait l'écho de compteurs Linky ayant pris feu ou perturbé d'autres appareils électriques et bien d'autres problèmes.

 

La légalité des délibérations et des moratoires

Pour comprendre de quoi il retourne, il faut avoir bien en tête que  « les ouvrages des réseaux publics de distribution appartiennent aux collectivités territoriales » - article L322-4 du code de l'énergie

ENEDIS en est le concessionnaire et le gestionnaire dont les missions sont définies à l’article L322-8 du code de l'énergie

Alors légaux ou non ces délibérations et moratoires pris par les communes ?

- « Non », selon l’AMF (association des maires de France) et la FNCCR (fédération nationale des communes concédantes de réseaux). Pour elles, « L'installation des compteurs Linky est  une décision de l'État, conforme aux directives européennes. »

Egalement interpelée par de nombreux parlementaires, à l'image du député Philippe Kémel questions.assemblee-nationale ,la ministre de l’écologie s'est retranchée derrière l'arrêt du Conseil d'Etat du 20 mars 2013

- "Si ils sont légaux" considèrent les élus et juristes opposés à l’installation des compteurs Linky. Parce que les communes en restent proprietaires même après en avoir transféré la compétence AOD (autorité organisatrice de la distribution d'électricité) à un Syndicat départemental d'énergie (SDE).

Toujours est-il que si la forme que prend l’opposition des communes est discutable juridiquement (la question n’est en fait pas tranchée par les nombreux jugemetns devant les tribunaux administratifs), son fond est légitime ce d’autant qu’il se fait l’écho des populations.

De toute façon ce n’est ni à l’Etat ni au préfet de juger illégales les délibérations. Seul le tribunal administratif est compétent.

C’est pourquoi de nombreuses communes comme celle de Saint-Denis (voir interview de l’adjoint au maire) se retrouvent devant ce tribunal. Toutefois, ce n’est pas systématique et  tout dépend de la façon de rédiger la délibération ou le moratoire selon le point de vue du juge du tribunal administratif de Nantes

Les jugements qui ont été pris ne l’ont pas été, pour l’instant, sur le fond. D’où cette mise au point-juridique par les opposants aux compteurs communicants.

 

Le refus par les usagers, conséquences

Indépendamment des délibérations et moratoires des conseils municipaux s’opposant  aux Linky, les usagers ont la possibilité de demander à leur maire de refuser l'installation d'un Linky comme d'un Gazpar ou son retrait si celui-ci a été installé selon les explications et la lettre type (à envoyer au maire) à télécharger sur http://refus.linky.gazpar.free.fr/contacter-maire-demander-retrait.htm

C’est mieux que d’agir seul et le fait que l’installation d’un compteur doit faire l’objet d’un courrier 45 jours avant la date prévue, laisse du temps. A propos de délai et d'information de la population avant toute installation, il semblerait qu'ENEDIS force un peu voire beaucoup la main en utilisant des méthodes discutables

Insistons, ENEDIS doit obligatoirement envoyer un courrier aux abonnés concernés 45 jours avant la date du rendez-vous pour procéder au changement de compteur. Pas question d'accepter des rendez-vous par téléphone.

Par ailleurs, la loi de transition énergétique ne sanctionne pas le refus individuel de changer son compteur existant contre un Linky. La CRE (commission de régulation de l’énergie) menacerait de taxer 19 euros HT par mois le relevé manuel des compteurs à tous ceux qui refusent Linky (dont le relevé se fait à distance). Ce qui serait illégal comme de couper le courant aux récalcitrants.

 

La pose d’un compteur Linky est gratuite

Exact, de même que la dépose de l’ancien compteur !

Cependant un décret du 31 août 2010 relatif aux dispositifs de comptage sur les réseaux publics d’électricité prévoit que le financement soit assuré par les consommateurs via le TURPE - tarif d'utiliation des réseaux publics d'électricité à raison de 1 à 2 euros par mois prélevés sur les factures d’électricité… jusqu’à atteindre le coût du compteur Linky (de 120 à 240 euros).

Ce tarif figure sur les factures de tous les usagers comme vous pouvez le vérifier et sera augmenté de 2,71% en moyenne le 1er août 2017.

Au final les compteurs Linky sont bien financés par les consommateurs !

Et quel gâchis financier de remplacer les compteurs actuels qui fonctionnent trés bien!

 

La question de l’emploi et du service public

Certes les entreprises chargées de la pose des nouveaux compteurs Linky  (et Gazpar) recrutent des techniciens de pose, des planificateurs et des chefs d’équipe. Mais ils sont salariés des entreprises sous-traitantes de pose et non d’ENEDIS et pas forcément sous CDI (contrat à durée indéterminée). Il s’agit donc d’emplois précaires.

C’est assez paradoxal car dans le même temps, Itron, fabricant de compteurs électriques a annoncé des suppressions d’emplois comme vous pouvez le voir sur France 3 région

Quant au personnel d’ENEDIS,  il suffit de discuter avec l’agent venu relevé le compteur pour comprendre que Linky va supprimer des emplois et le service public qui va avec comme le dénonce le conseiller municipal de Quimper Piero Rainéro dans son récent voeu sur les compteurs Linky

Finis les relevés à domicile et donc la présence humaine, importante pour de nombreux usagers isolés.

 

Liens utiles

- site du méditeur national de l'énergie http://www.energie-mediateur.fr/

- énergie-info.fr/Les-compteurs-communicants-Linky-et-Gazpar

- la position de la CGT Mines-énergie et de l’indecosa.cgt

- l'association Robin des Toits

- appel des médecins : ondes-electromagnetiques-un-nouveau-scandale-sanitaire

- l'impact sur l'emploi et la vie quotidienne selon Basta magazine

- vidéo de la table-ronde organisée à l'Assemblée nationale sur les compteurs Linky

Lire aussi :

Stéphane Lhomme: «Nous étions usagers, nous voilà clients et fournisseurs de données »

Michel Ribay: « On ne peut balayer d’un revers de main les interrogations des citoyens »

Jean Gaubert: « Ces compteurs permettent une facturation au plus juste des consommations »

 

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société Billet d'humeur
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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 22:05
D'Aulnay à Bobigny un seul cri : « Justice pour Théo »

D'Aulnay à Bobigny un seul cri : « Justice pour Théo »

Lundi, 13 Février, 2017 – L'Humanité - L'Éditorial par Michel Guilloux.

Vérité et justice. Voilà en deux mots ce que réclament les habitants d’Aulnay-sous-Bois et les milliers de personnes, singulièrement jeunes, qui se sont réunis samedi en soutien au jeune Théo. Un crime a été commis, un viol pour nommer les choses, à moins d’expliquer autrement ce qui peut aboutir à un déchirement anal de dix centimètres intervenu lors d’une interpellation. Depuis la mort de Zyed et Bouna et dix ans de procédure pour rien, jusqu’à celle d’Adama Traoré, l’été dernier, est-il infondé de penser que le sentiment de racisme et d’injustice s’enracine sur une réalité de terrain ? Quiconque a la moindre indulgence envers ce qui s’est passé là nourrit les pires dérives antirépublicaines et antidémocratiques. Nombre de manifestants contre la loi travail, dont nombre de lycéens, en ont d’ailleurs été aussi les cibles.

Certains avaient émis la promesse de récépissés pour les contrôles d’identité. Enterrée, comme tant d’autres. Mais casser le thermomètre fait-il disparaître la fièvre d’une double discrimination : raciste et sociale ? Pourquoi le jeune animateur a-t-il été arrêté ? Parce qu’il passait par là ? Parce qu’il avait la peau sombre ? Ou pour les deux ? Et pour faire du chiffre. Cette politique, inaugurée par un Nicolas Sarkozy, avait l’« avantage » de passer par pertes et profits ses coupes dans les moyens de la police comme de la justice. Sans effet, et pour cause, sur les trafics.

Qui peut prétendre que l’absence d’une police proche et au service des citoyens ne nourrit pas la défiance? Que la fermeture systématique des services publics, là comme en zones rurales, n’a aucune incidence sur le « vivre ensemble », formule devenue gargarisme de salon ? Et que la casse industrielle, comme à PSA Aulnay, n’a aucun effet sur la région et la désespérance dans laquelle on enferme des générations entières ? Question subsidiaire : peut-on vanter la loi du fric comme unique valeur, donner des milliards d’argent public sans contrôle aux rentiers et prédateurs sans en retirer autant aux dépenses utiles à la nation et à ses enfants ? De tous côtés, il est urgent d’œuvrer ensemble pour contrer ces logiques mortifères qui gangrènent toute notre société.

Conclusions de l'Observatoire des Violences Policières Illégitimes du Puy-de-dôme sur les circonstances de la mort de Wissam El Yamni

 

L'affaire Wissam El Yamni
Les faits se sont déroulés dans le quartier de La Gauthière à Clermont-Ferrand, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier 2012.  Ce qui aurait dû rester une " fête " réunit des jeunes sur un parking avec de la musique, de l'alcool, du cannabis … Les événements s'enclenchent quand l'un d'eux, Wissam El Yamni, lance une pierre sur une voiture de police. Il sera appréhendé, subira plusieurs fractures, et arrivera inanimé au commissariat, avant d'être transporté à l'hôpital où il décédera le 9 janvier.
Avec un point de départ somme-toute banal, comme beaucoup d'affaires de ce genre, suivie d'une simple course poursuite, nous ne comprenons pas qu'une intervention respectueuse du code de déontologie puisse aboutir à la mort de la personne interpellée.

 

Situation de l'affaire en  janvier  2017  et conclusions.
Après avoir écarté sommairement les contre-avis médicaux sérieux apportés par les avocats une fin d'instruction est annoncée et serait motivée par des expertises médicales contestées plutôt que par des éléments d'enquête relative aux faits.
De notre point de vue, les responsabilités du décès de Wissam El Yamni restent pourtant à établir.
Pour cette affaire comme pour beaucoup d'autres affaires de violence policière, l'établissement de la vérité semble très difficile parce que semé d'obstacles.
C'est ce qu'expliquait le sociologue Laurent Mucchielli dans La Montagne du 12 janvier 2012 :  " …  Quelles que soient les responsabilités, côté policiers,il y a très vite un mur du silence et une communication institutionnelle disant :  « On n'y est pour rien, les jeunes ont été agressifs »  …
C'est aussi ce qu'évoque Laurent Bonelli,  maître de conférence en science politique, dans La Montagne du 7 novembre 2012  : …/... "Comme les autres « affaires » de même type, [cette affaire] est singulière. Elles sont toutes singulières. Cependant je crains hélas qu’elle ne s’inscrive dans une longue liste.   Même fond, même mécanismes de défense : il se droguait, il a provoqué la police…, même système de justification, même ligne narrative. " …/...
Les contrôles de la "police des polices", l'IGPN 1, souvent efficaces pour les dérives, maffieuses par exemple, semblent très insuffisants en cas de violences policières. Les interdépendances entre la police et les parquets compliquent encore la situation.

 

 
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société Billet d'humeur
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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 19:58
Il y a 15 ans, le 21 septembre 2001, à 10h17, l’usine AZF de Toulouse était détruite par l’explosion d’un stock de près de 300 tonnes de nitrate d’ammonium. Bilan : 31 morts et quelque 3 000 blessés, 27 000 logements endommagés, 3 500 entreprises touchées ainsi que de nombreux bâtiments publics, dont 120 établissements scolaires !

Il y a 15 ans, le 21 septembre 2001, à 10h17, l’usine AZF de Toulouse était détruite par l’explosion d’un stock de près de 300 tonnes de nitrate d’ammonium. Bilan : 31 morts et quelque 3 000 blessés, 27 000 logements endommagés, 3 500 entreprises touchées ainsi que de nombreux bâtiments publics, dont 120 établissements scolaires !

Bruno Vincens - Jeudi, 26 Janvier, 2017 - L'Humanité

Image floue, absence de son, manque de moyens techniques :  la retransmission du procès AZF tourne au fiasco.
 

L’explosion de l’usine AZF, en 2001, a eu lieu à Toulouse mais le procès en appel de cette catastrophe se tient à Paris. Pas très commode pour les milliers de victimes parties civiles. Pour calmer leur colère, le ministère de la Justice leur a promis que les audiences seraient diffusées en direct dans une salle toulousaine. Les avocats du groupe Total ont obtenu qu’aucune intervention dans les débats ne soit possible depuis Toulouse. Mardi, à l’ouverture du procès, de nombreux Toulousains affluent donc vers le centre de congrès Pierre-Baudis pour suivre les débats. Première mauvaise surprise : seuls deux portiques de sécurité ont été mis en place, ce qui allonge les files d’attente à l’entrée, d’autant que chacun doit subir une fouille minutieuse. Vers 13 h 30 on croit deviner sur le grand écran que le procès débute : l’image est floue, de très mauvaise qualité… et pendant les premiers instants il n’y a pas de son. Puis on entend enfin la voix de la présidente du procès, Claudine Forkel. La retransmission des débats s’avère vite préhistorique : une seule caméra fonctionne et le réalisateur ne connaît que le plan fixe, serré. Les frères Lumière auraient fait mieux ! Apparaissent uniquement à l’écran Claudine Forkel et ses deux assesseures.

Seule la présidente possède un micro : on entend ses questions mais pas les réponses de mystérieuses personnes restées hors champ. Qui a parlé ? Qu’est-ce qu’il a dit ? Bref, impossible de suivre les débats. En cours d’audience, la liaison s’interrompt et l’écran devient désespérément vide. Puis l’image revient, mais ne sauve pas cette retransmission du fiasco. À la fin de l’audience, plusieurs parties civiles expriment leur mécontentement : « Inadmissible ! » Le ministère de la Justice va-t-il maintenant tenir son engagement et assurer une véritable retransmission des débats ?

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 20:20
Éclairage public, toujours plus lumineux malgré l’obligation d’éteindre ! Spéciale dédicace aux élu-e-s municipaux !

Daniel Roucous - l'Humanité - Mercredi, 21 Décembre, 2016

L’éclairage public ne cesse d’augmenter et de polluer notre existence et celle de la faune. Pourtant, depuis le 1er juillet 2013, la loi oblige à mettre la lumière en veilleuse.

Il faut savoir qu’en France, le nombre de points lumineux de l’éclairage public a augmenté de 89% entre 1992 et 2012, en ville comme en périurbain et à la campagne. Et ça ne s’arrange pas selon une etude-ANPCEN et les derniers chiffres de l’Ademe : + 2 millions de points lumineux en 2014, autant en 2015 ! Conséquences (vous le lirez dans le rapport ci-dessus) :

- pollution lumineuse puisque même le moindre recoin d’un parc est éclairé ( !),

- effets des ampoules « LEDS » à forte composante de lumière blanche et bleue sur le sommeil et donc la santé,

- destruction de la faune au premier rang desquels les insectes et les oiseaux.

Et pourtant, mettre l’éclairage nocturne en veilleuse est une obligation légale depuis le 1er juillet 2013 que peu de communes, entreprises et bâtiments publics respectent. Surtout que la réglementation est assortie de nombreuses dérogations.

 

La réglementation sur l’éclairage en ville

Afin de limiter les nuisances lumineuses et les consommations d’énergie, l’éclairage nocturne  de tous bâtiments non résidentiels publics comme privés est interdit depuis le 1er juillet 2013, tout au moins réglementé par arrete-du-25-janvier-2013 et sa circulaire-du-5-juin-2013-ministere-de-l-ecologie

Cela indépendamment de la réglementation relative à leclairage-des-enseignes-publicitaires qui impose leur extinction entre 1 et 6 heures du matin.

Trois cas d’interdiction absolue d’éclairer la nuit :

- dans  les bureaux, les lumières intérieures émettant vers l’extérieur et bien entendu les lumières extérieures doivent être éteintes une heure après le départ du dernier salarié et au plus tard à 1 heure du matin ;

- les vitrines des magasins devront être éteintes au plus tard à 1 heure du matin et ne pourront être allumées qu’à partir de 7 heures ou une heure avant le début de l’activité si celle-ci s’exerce plus tôt ;

- les façades des bâtiments publics (écoles, mairies etc.) ne pourront être éclairées qu’à partir du coucher du soleil jusqu’à 1 heure du matin.

Les maires sont concernés parce qu’ils devront veiller à ce que l’éclairage nocturne soit mis « en veilleuse » en mettant les contrevenants à l’amende s’ils ne se conforment pas à la loi (suspension du fonctionnement des sources lumineuses + 750 euros). Ils devront aussi veiller à l’extinction des feux des bâtiments communaux et mairies sous peine de se faire rappeler à l’ordre par les préfets.

 

Dérogations et exemptions

Le préfet peut, par arrêté, décider de déroger à ces obligations dans les cas suivants et eux seuls :

- les veilles des jours fériés et chômés y compris locaux,

- durant les illuminations de Noël,

- lors d’événements exceptionnels à caractère local définis par arrêté préfectoral,

- dans les zones touristiques d’affluence exceptionnelle ou d’animation culturelle permanente (sous réserve de faire respecter la législation sur le bruit).

Il va de soi que la loi ne s’applique pas (ce n’est pas le couvre-feu même en cette période d’état d’urgence) dans les cas suivants :

- l’éclairage intérieur des habitations mais éviter de laisser la lumière extérieure du jardin allumer toute la nuit (éclairage résidentiel) ;

- l’éclairage destiné à assurer la sécurité des bâtiments ;

- les éclairages publics de voirie.

 

 

INFOS +

- Brochure du ministère de l'écologie eclairer-pour-rien-nuit-la-nuit

- éclairage public réponses à vos questions sur les extinctions-lumineuses

- pollution lumineuse bilan

 

 

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 21:06
SYNDICAT CGT  COMMERCE DISTRIBUTION SERVICES Du PUY de DÔME  - CORA : Suites

Les bonnes nouvelles se suivent....

 

En effet, après que la CGT ai obtenu le report de l'ouverture dominicale chez CORA, obtenu la fermeture de 2 dimanches en fin d'année et la diminution du nombre de dimanche travaillé par salarié, le juge d'instance vient de rendre sa décision relative à la demande d'annulation de la désignation de Brigitte SAVIGNAT en qualité de représentante syndicale CGT par la direction de CORA Lempdes...

 

Verdict: Le tribunal d'instance reconnait officiellement l'existence de la section syndicale CGT sur l'établissement CORA de Lempdes et dit qu'il n'y a pas lieu d'annuler la désignation de Madame Brigitte SAVIGNAT en qualité de représentante syndicale CGT.

 

Par conséquent, depuis le 10 novembre 2016, la CGT était et est parfaitement légitime à intervenir, par tous les moyens, au sein de l'établissement CORA dans le cadre de la défense des intérêts tant individuels que collectifs de tous les salariés de cet hypermarché.

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 20:31
Les salarié-es de Cora en grève en octobre !

Les salarié-es de Cora en grève en octobre !

DIMANCHE 8 JANVIER 2017 à 9H, Cora sera le 1er hypermarché du département à ouvrir ses portes TOUS les dimanches et privera ainsi des centaines de salariés du repos dominical.


C'EST UNE PREMIÈRE SUR LE DÉPARTEMENT !



À cette occasion, la CGT, le PCF appellent à un grand rassemblement à l’entrée de CORA LEMPDES entre 9h et midi ce 8 Janvier pour dénoncer cette régression sociale.
 


ÉLU-E-S – CITOYEN-NE-S – MILITANT-E-S – SALARIÉ-E-S – RETRAITÉ-E-S... TOUTES ET TOUS CONCERNÉ-E-S POUR DÉFENDRE LE REPOS DOMINICAL !



A DIFFUSER LARGEMENT !

On ne LÂCHE rien, ni personne !

Décryptage :

La position de la CGT [position que nous partageons complètement, Ndlr] sur le travail du dimanche

Elle est souvent caricaturée par des médias complaisants ou peu informés et décrite comme étant ringarde et rétrograde, sans prise avec la réalité. La CGT aurait la volonté d’entraver la liberté de travail des salariés…

Le prétendu effet bénéfique sur l’emploi.
L’ouverture des magasins le dimanche ne crée pas d’emplois. Cela est démontré à la fois par les statistiques et par la simple… logique : le pouvoir d’achat des consommateurs n’est pas extensible. Quel que soit le jour de la semaine où il effectue ses achats, un consommateur qui dispose de 50€ pour effectuer ses achats ne disposera que de…50€ ! Pas plus de pouvoir d’achat signifie pas plus de chiffre d’affaires. Et pas plus de chiffre d’affaires (globalement) signifie pas plus d’emplois, (à moins que les patrons ne soient soudain devenus philanthropes).
L’ouverture de certains magasins le dimanche crée de l’emploi, précaire, dans ces magasins et détruit des emplois stables chez ceux qui n’ouvrent pas.


Sur les salariés « volontaires »
Les salariés « volontaires » se divisent en trois catégories :

 

- Ceux qui n’ont pas le choix : dans beaucoup d’enseignes, l’acceptation du travail du dimanche figure sur le contrat de travail. On peut sans difficulté imaginer que le postulant qui refuse ne sera pas embauché.

- Ceux qui sont séduits par les majorations de salaires. Le code du travail ne prévoit ces majorations que pour les ouvertures « exceptionnelles ». La cour de cassation a récemment décidé qu’en cas d’ouverture habituelle, la majoration n’était pas due. La proposition de loi Lellouche prévoit une majoration maximale de 100% mais… pas de minimum. Il suffira au patron, pour respecter la loi, de majorer le salaire de 10 centimes d’euro par dimanche travaillé. Cette hypothèse n’est pas fantaisiste car le « choix » de travailler le dimanche résultera d’une négociation individuelle entre le salarié et le patron. Enfin, nous l’avons vu, la « garantie » donné par la proposition de loi « Karoutchi » ne tient que tant que la loi ne sera pas modifiée.


- Les catégories de salariés qu’un travail limité au week-end peut tenter, comme certains étudiants, par exemple. Outre le fait que la somme d’intérêts particuliers peut contrevenir à l’intérêt collectif, nous n’estimons pas que la meilleure façon de financer ses études soit de travailler en magasin le week-end. Un tel travail génère de l’échec et beaucoup de salariés de nos secteurs sont d’anciens étudiants qui ont fini par abandonner leurs études. Nous pensons que des bourses d’études suffisantes seraient une solution beaucoup plus adaptée à leurs besoins.

 

DIMANCHE 8 JANVIER 2017 à 9H, Cora sera le 1er hypermarché du département à ouvrir ses portes TOUS les dimanches !
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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 21:41
Illustration : Boiré

Illustration : Boiré

Depuis le 1er janvier, plusieurs banques ont augmenté leurs frais bancaires de 13 % en moyenne. Alors qu’elles engrangent toujours de somptueux bénéfices, ces hausses visent à compenser  la baisse des marges résultant des faibles taux d’intérêt.

Voici le nouveau pactole des banques : les frais de tenue de compte. En 2017, les établissements bancaires vont augmenter de 13 % leurs tarifs, selon une étude de meilleurebanque.com. En 2016, ceux-ci avaient déjà explosé de 21 %, après une hausse de 34 % en 2015. Au total, à partir du 1er janvier, les clients devront débourser 24 euros en moyenne pour disposer d’un compte courant. « On a le sentiment d’être pris au piège parce que, depuis 1977, la loi nous oblige à avoir un compte bancaire et les banques nous obligent désormais à payer pour ce compte, dénonce le président de l’Association française des usagers des banques (Afub). Cela ressemble à du racket. » D’autant que, jusqu’en 2010, à de rares exceptions près, la tenue de compte était un service gratuit, en échange des dépôts que les banques recevaient de leurs clients. Mais, pour les établissements bancaires, ces frais sont devenus un élément complémentaire de leur bilan particulièrement utile lorsque les normes de rentabilité ne supportent plus le moindre petit fléchissement.

En avril dernier, les militants d’attac avaient redécoré les établissements bancaires, comme ici au Mans, pour sensibiliser l’opinion publique contre l’évasion fiscale des banques. Photo : Jean-François Monier/AFP

En avril dernier, les militants d’attac avaient redécoré les établissements bancaires, comme ici au Mans, pour sensibiliser l’opinion publique contre l’évasion fiscale des banques. Photo : Jean-François Monier/AFP

Certains établissements n’ont pas lésiné, quitte à doubler leurs tarifs. C’est le cas de La Banque postale, qui désormais appliquera un tarif de 12 euros par an à ses clients contre 6,20 euros l’an dernier. LCL a, de son côté, décidé d’épargner ses meilleurs clients, les autres payant désormais 2 euros chaque mois, alors que la banque pratiquait jusqu’ici la gratuité. Outre les frais de gestion des comptes, les augmentations concernent également les retraits en dehors des distributeurs de sa banque. Ainsi, pour une personne effectuant cinq retraits par mois, le prix moyen annuel passera de 20,28 euros à 21,20 euros, soit 4,5 % d’augmentation. À la Banque populaire, par exemple, les clients s’acquitteront d’un surcoût de 24,60 euros par an lorsqu’ils retireront du liquide dans un autre établissement, soit une hausse de 23 %. Quant à La Banque postale, le nombre de retraits gratuits par mois à un DAB d’une autre banque passera de 4 à 3. Les cartes à débit immédiat verront également leur prix grimper de 3,35 %.

« Les banques empruntent elles-mêmes à des taux quasi nuls auprès de la Banque centrale européenne »

Hausse des frais de tenue de compte, comment dire non :

Selon la loi, la banque doit vous informer du changement des tarifs. Sitôt informé, vous avez deux mois pour refuser. Pour cela, vous devez envoyer une lettre recommandée, dont le modèle est disponible sur la page Facebook de l’Association française des usagers des banques (l’Afub). L’autre possibilité consiste à changer de banque pour l’une des 18 banques sur 120, dont certaines caisses régionales du Crédit agricole ou le Crédit coopératif, qui pratiquent encore la gratuité de ses services, note l’Observatoire des tarifs bancaires. À partir du 1er février, la mobilité bancaire sera facilitée grâce à la simplification les formalités administratives. Votre ancienne banque devra communiquer la liste de vos créanciers à votre nouvelle banque. Elle disposera de 5 jours ouvrés pour s’exécuter.

Clotilde Mathieu

Journaliste à la rubrique social-économie de l'Humanité

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 10:04

Les visages affichaient de larges sourires ce jeudi premier décembre dans la salle Ambroise Croizat de la bourse du travail à Paris. Travailleurs et travailleuses fraîchement régularisés, syndicalistes, citoyens et politiques célébraient une double victoire contre l’esclavage moderne. Il s’agissait aussi de présenter le livre  « les 18 du 57 » de Laurent Hazgui, qui raconte en images  l’incroyable aventure humaine qu’ont représenté les dix mois de grève des coiffeuses.

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 15:07
JEAN-PIERRE PERNAUT :  porte-parole du FN

Alors que le monde entier a l’œil rivé sur les premiers pas de Trump, Jean- Pierre Pernaut décide d’ouvrir, l'autre jeudi, son JT de 13 heures avec un « joli reportage » sur le retour de la neige dans le Jura…

Rien de surprenant quand on connaît la vision singulière de la hiérarchie de l’information de l’inamovible présentateur de TF1.

Mais voilà qu’entre un sujet sur les maraudes de la Croix-Rouge et un autre sur l’ouverture d’un centre d’accueil pour réfugiés à Paris, le chantre réactionnaire de la France éternelle lâche : « Voilà, plus de place pour les sans-abri, mais en même temps, les centres pour migrants continuent à ouvrir partout en France ».

De quoi entrevoir le fond de sa pensée, inspirée des campagnes du FN, qui colle sur les murs de l’Hexagone des affiches de type : « Julie attend un logement en résidence étudiante depuis deux ans. Hélas pour elle, Julie n’est pas migrante ».

Le présentateur le mieux payé du PAF (50 000euros par mois) s’était déjà ému, en septembre, qu’un camp de réfugiés puisse s’installer près de sa demeure de Louveciennes, banlieue cossue de l’Ouest parisien. « Rumeur insistante sur l’ouverture imminente du plus grand camp de réfugiés en France entre Versailles et Saint-Germain. Hérésie », avait-il posté sur son compte Twitter.

« Dans quel but opposer le sort des migrants à celui des sans-abri ? » s’est indignée la Licra suite aux propos du journaliste. Ian Brossat, maire adjoint communiste au logement à Paris invite le directeur adjoint de l’information de TF1 à venir visiter le centre pour SDF inauguré le 5 novembre dans le 16e arrondissement, en dépit des intimidations de la droite.

Mais le présentateur peut compter sur ses soutiens. « Honte à tous les soldats du politiquement correct qui s’attaquent à Jean-Pierre Pernaut après qu’il a osé évoquer une simple évidence », déclarait Marion Maréchal-Le Pen.

Le CSA, saisi par France TV sur « la stratégie de temps de parole » du FN, devra-t-il dorénavant comptabiliser le journal de Jean-Pierre Pernaut ?

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