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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 22:32
Journée de grève interprofessionnelle le 9 avril pour lutter contre l’austérité et toutes les mesures qui aggravent la situation des salariés, des retraités et des chômeurs.

Communiqué des organisations syndicales de retraités

USR-CGT, SFR-FSU, UNIRS-Solidaires, FGR-FP

 

 

Les organisations syndicales nationales CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES appellent à une journée de grève interprofessionnelle le 9 avril pour lutter contre l’austérité et toutes les mesures qui aggravent la situation des salariés, des retraités et des chômeurs. Elles invitent les retraités à se mobiliser et à manifester.

Les organisations syndicales nationales de retraités UCR-FO, UCR-CGT, SFR-FSU et UNIRS-Solidaires ont décidé de répondre à cet appel au regard des multiples attaques contre le niveau de vie des retraités. De contre réformes en contre réformes, les retraités ont subi :

- la hausse de la pression fiscale : 0,3% sur les retraites, imposition des majorations familiales, hausse de la TVA, suppression de la ½ part des veufs et veuves,

- le gel des retraites et pensions dans le public comme dans le privé, le report de l’indexation de janvier à avril, puis à octobre,

- les déremboursements de soins et la hausse des coûts des complémentaires santé,

- l’augmentation vertigineuse des coûts des maisons de retraites, etc.

Les organisations syndicales de retraités exigent la revalorisation des retraites et des pensions chaque année au 1er janvier, l’indexation sur les salaires, le retour à la retraite à 60 ans, l’abandon des mesures fiscales rétrogrades et la prise en charge de la perte d’autonomie par la sécurité sociale.

 

Les retraité-e-s sont solidaires des actifs et des chômeurs pour réclamer :

- la hausse des salaires pour relancer l’économie et abonder les caisses de la Sécurité Sociale et des ASSEDIC,

- la défense de la Sécurité Sociale et l’embauche d’effectifs suffisants dans les services sanitaires et sociaux,

- le retrait du plan d'économie de 50 milliards sur les dépenses publiques et sociales.

Conformément à l’appel des organisations nationales du 17 février 2015, l’USR CGT, FSU Retraité, FGR-FP, Solidaires Retraités appellent tous les retraités du Puy de Dôme, du public comme du privé, à se joindre à la manifestation intergénérationnelle et interprofessionnelle et à descendre dans la rue le 9 avril à 10h30 – Place du 1er Mai

 

Rassemblement à 10h30 et départ de la manifestation Place du 1er mai / Avenue de La République /  Rue des Jacobins / Place Delille / Boulevard Trudaine / Cours Sablon / Boulevard  F Mitterrand / Avenue Vercingétorix / Rue Ballainvilliers / Place Renoux / Colonel Gaspard /Avenue Julien / Rue Bonnabaud / Rue Blatin / Place de Jaude / Préfecture.

 

Journée de grève interprofessionnelle le 9 avril pour lutter contre l’austérité et toutes les mesures qui aggravent la situation des salariés, des retraités et des chômeurs.
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société
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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 22:11

Suite à l'article du mardi 27 janvier dernier, notre amie Simone a écrit un commentaire qu'il nous a semblé intéressant de communiquer au plus grand nombre :

« J'apprécie le blog d'aujourd'hui [27 janvier 2015, Ndlr] mais je me demande si les médias vont parler autant des déportés qui sont tous honorés le dernier dimanche d'avril.

Tous les ans c'est la même chose : on parle, on parle des juifs alors que pour nous, français qui en avons cachés beaucoup; il n'y en a eu que 70 000 partis de France alors que plus de 100 000 résistants de toutes confession ont été déportés (sans compter les fusillés),.

Je pense qu'il faut parler de ce génocide sans oublier qu'il a commencé depuis  1933 avec toutes les catégories de population qui étaient contre le nazisme.

Et quand on parle des camps, il ne faut pas oublier le plus terrible : Mauthausen.

C'est là qu'étaient exterminé les résistants considérés comme les plus dangereux (N.N.) avec les prisonniers de guerre soviétiques et beaucoup de juifs des pays de l'Est de l'Europe depuis 1938.

C'est à Mauthausen qu'avait été délocalisé la fabrication des armes nouvelles telles que V1, V2 et messerschmitts 202. c'est à Gusen (binome de Mauthausen) qu'ont été fait les premiers essais nucléaires, dans le camp le plus mortifère (hormis les exterminations faites hors camp en Pologne).

En avril 1945, il y a eu 18 000 morts enregistrés à Gusen sur un effectif constant de 20 000 dont de nombreux juifs et soviétiques.

Pourquoi les soviétiques temporisaient leur avance en Autriche alors qu'ils avaient pu dépasser Berlin ?

Les Américains voulaient arriver les premiers pour récupérer les armes nouvelles avec machines et ingénieurs  comme Von Braun, le chef du programme hitlérien devenu le chef de la NASA.

Depuis il y a une chape de plomb sur cette partie de l'histoire qui a commencé avec « la guerre froide » et qui continue.

Ça permet d'occulter le travail de la Résistance après avoir refusé la carte de Déporté aux communistes qui ont été obligés de faire des procès qui ont duré 7 ou 8 ans quand les intéressés n'ont pas baissé les bras.

Actuellement on parle de délivrer la Légion d'honneur à tous les Déportés encore vivants qui ne l'ont pas.

C"est une mesure qui ne va pas coûter cher au Gouvernement car il ne reste plus beaucoup de déportés, les plus jeunes rescapés étant les juifs qui apparemment ont tous eu cette décoration comme toutes les femmes de Ravensbrûck.

Amitiés.

Simone Bonnet »


 

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société
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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 22:38

Je vous parlais avant-hier jeudi 29 janvier des manifestations à Paris des cheminots et des électriciens-gaziers.

Ces manifestations n'ayant eu aucun écho dans les médias "bien-pensants", suite aux conseils de l'ami Alain, voici quelques vidéos pour combler les lacunes médiatiques :

Et pour toutes celles et tous ceux qui auraient oublié notre histoire commune qui était Marcel Paul :
 

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Michel Bouchet - dans Société
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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 22:51
Élèves en difficulté : l’aide sociale touche le fond !

À l’heure où l’éducation nationale est sommée d’inculquer les valeurs citoyennes aux élèves et de réduire les inégalités, Najat Vallaud-Belkacem ferait bien de jeter un œil sur l’aide sonnante et trébuchante que l’État apporte aux plus démunis de ces élèves…

 

Depuis une quinzaine d’années, en effet, le budget alloué par l’État aux fonds sociaux, destinés à venir en aide aux parents d’élèves en collèges et lycées, s’est effondré. Entre 2001 et 2013, leur montant est passé de quelque 70 millions d’euros à 32,4 millions ! Une baisse d’environ 60 % alors même que le nombre d’élèves a fortement augmenté et que la situation sociale s’est largement dégradée. Depuis deux ans et l’arrivée de François Hollande au pouvoir, ce budget est, certes, stabilisé autour de 34,6 millions d’euros. Mais aucune augmentation notable n’a été envisagée pour l’année 2015. Ce qui a de quoi inquiéter les familles dans le besoin.

Créés au cours des années 1990, ces fonds sociaux sont, en effet, destinés à soutenir ponctuellement les familles qui peinent à faire face aux dépenses de scolarité de leur enfant. Attribuée chaque début d’année lors d’une commission présidée par le chef d’établissement, une bonne partie de cet argent aide notamment au paiement de la cantine. Mais pas seulement. Il peut assurer aussi tout ou partie des frais d’internat, de transport, de sorties scolaires, d’achat de matériel ou encore de fournitures, notamment en lycée professionnel.

Mais voilà. Entre le principe et la réalité, l’écart a tendance à se creuser dangereuse­ment. La baisse de ces fonds sociaux a été particulièrement marquée sous la droite. Avec des années noires. En 2011, ils ont diminué parfois de 50 %, voire 70 % dans certains établissements.

Et aujourd’hui ? La situation budgétaire n’a pas vraiment changé. La seule nouveauté est que les chefs d’établissement ont intégré le fait qu’il y a moins, voire plus du tout de fonds sociaux à disposition… Dans les collèges notamment, là où le montant des bourses sociales est le plus bas (84 euros par an au premier échelon), les situations d’urgence non prises en charge ont tendance à se multiplier. À défaut de fonds sociaux, les trois ou quatre euros quotidiens de restauration deviennent ainsi un luxe que de plus en plus de familles risquent de ne plus pouvoir se permettre. Pour les élèves, les solutions seront alors simples : manger dehors à moindre frais, si c’est possible, ou ne pas manger du tout. Or, pour beaucoup d’enfants, le repas de la cantine est le seul repas équilibré de la journée.

Autre conséquence déplorable du manque de fonds sociaux : la difficulté d’organiser des sorties ou des voyages scolaires. Même si cela ne relève pas directement de leur compétence, les collectivités locales tentent souvent de pallier ce désengagement progressif de l’État. Les aides au transport ou à l’achat des manuels scolaires sont assez courantes. Mais avec de vraies inégalités. Non seulement entre territoires riches et moins riches, mais aussi entre collèges et lycées. Il y a donc une vraie fracture entre ces deux types d’éta­blissements, les premiers ne recevant parfois aucune aide supplémentaire, contrairement aux seconds.

Une situation qui pourrait encore s’aggraver avec la baisse annoncée des dotations de l’État aux collectivités. Et dont les élèves les plus démunis seront les premiers à faire les frais !

On en reparle dans la campagne des prochaines élections départementales ?

Élèves en difficulté : l’aide sociale touche le fond !
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société
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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 22:25
La SNCF liquide plus de 1 000 postes !

De retour, ce soir d'une réunion syndicale à Paris par le train direct Paris-Clermont-Fd. Trois heures, seulement (!), de voyage, trois heures à avoir l'impression d'être un blanc d'œuf que l'on bat en neige, trois heures à fermer les yeux pour combattre la nausée (j'exagère à peine). A l'arrivée en gare de Clermont-Fd, je trouve l'ami André. Oui il revient de la manif parisienne, oui ils étaient nombreux, oui ils ont convergé avec la manif des gaziers-électriciens qui se battent pour le service public de l'énergie, et comme il est dommage que je ne les ai pas rejoint dans le wagon n°3 (à partir du n°5, j'aurai vomi avant d'y arriver).

Et je me prends à rêver (encore !) d'un réseau ferroviaire rénové, d'un matériel roulant moderne et confortable !

Mais non, le Ministre Macron l'a dit, pour les gens comme moi il y aura l'autobus !

La SNCF liquide plus de 1 000 postes !

La SNCF liquide plus de 1 000 postes !

Le budget 2015 a été présenté au conseil d’administration, 1 100 postes seront supprimés.
La CGT dénonce une réforme non financée.

La direction de la SNCF a présenté au comité central d’entreprise (CCE) son projet de budget pour l’année 2015, le premier depuis le vote de la réforme ferroviaire le 4 août dernier.

Les syndicats, ne s’y sont pas trompés : 1 100 suppressions de postes sont au menu. Un budget marqué du sceau de la rigueur contre lequel les membres du CCE ont voté « unanimement », précisent l’Unsa et la CFDT. Ce vote, consultatif, n’a eu aucune incidence sur l’examen de ce budget par le conseil d’administration de la SNCF.

Dans le détail, la branche SNCF Mobilités (opérateur ferroviaire) et l’établissement public de tête perdront, en 2015, 1 600 postes alors que la branche SNCF Réseau (gestionnaire d’infrastructure) – qui rassemble depuis le 1er janvier les ex-RFF et SNCF Infra – n’en gagnera que 500.

« Suppressions d’emplois, fermetures de gares, de guichets, suppression des contrôleurs à bord des trains, accélération de la sous-traitance… voilà les conséquences de la politique d’austérité menée par la direction de la SNCF », a réagi Gilbert Garrel, secrétaire général de la fédération CGT des cheminots, qui précise en outre qu’aux 1 100 suppressions de postes prévues s’ajoute le millier de départs en retraite non remplacés. « En décembre 2015, les effectifs seront amputés de 2 000 à 2 100 postes en réalité », estime-t-il.

Guillaume Pepy l’a répété, « contenir la masse salariale » est une priorité de l’entreprise publique. Or, comment réaliser les travaux nécessaires à l’entretien d’un réseau vieillissant et améliorer le service rendu aux usagers dans ces conditions ? « C’est un budget d’austérité qui clairement ne permet pas d’assumer ses ambitions », répond Roger Dillinseger, représentant de l’Unsa ferroviaire au CCE. Pire, les suppressions annoncées vont « entraîner la dégradation du service », poursuit-il.

Pourtant, l’Unsa comme la CFDT ont signé l’accord sur la réforme ferroviaire. Une réforme non financée, qui n’a pas la réponse de la dette colossale qui leste le système ferroviaire de plus de 40 milliards d’euros, et contre laquelle la CGT et Sud rail se sont massivement mobilisés ces derniers mois. « Aujourd’hui, nous tou­chons du doigt les conséquences de cette réforme non financée », explique Gilbert Garrel. Des conséquences sociales pour les cheminots, des conséquences aussi pour les usagers, qui verront les prix des billets augmenter de 2,6 % cette année, avec la bénédiction de l’État.

La CGT-Cheminots était dans la rue aujourd'hui 29 janvier. L’Unsa et la CFDT n'y étaient pas !

 


 

Ce sont les héritiers de ceux-là qui étaient dans la rue aujourd'hui !

Ce sont les héritiers de ceux-là qui étaient dans la rue aujourd'hui !

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Michel Bouchet - dans Société
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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 21:28
Il y a 40 ans, jour pour jour, la « Loi Veil » instituait le droit à l'IVG (Interruption Volontaire de Grossesse)

Marie-Laure Brival : « Il faut abolir la clause de conscience de la loi sur l'IVG »

40 ans de la loi Veil, droit à l'avortement par Eugénie Barbezat - Vendredi, 16 Janvier, 2015

40 ans de la loi Veil, droit à l'avortement par Eugénie Barbezat - Vendredi, 16 Janvier, 2015

Le 17 janvier 1975 marquait la fin de la « maternité obligatoire » pour les femmes et leur donnait le droit de disposer de leur corps. Mais, nous rappelle la chef de service de gynécologie de la clinique des Lilas, 40 ans après, la loi Veil demeure perfectible et son application reste soumise à la course à la rentabilité financière imposée par la loi "patient santé territoire" et la "tarification à l'acte"

Si aujourd’hui une femme sur trois a avorté ou avortera dans sa vie, le regard porté par la société et beaucoup de médecins est encore stigmatisant. Il est sous-entendu qu’avec tous les moyens de contraception disponibles, elle devrait faire attention...

Et avec les Manifs pour tous et leur cortège de réactionnaires, on a redécouvert qu’une partie de la société refusait encore aux femmes une sexualité séparée de la reproduction.

Dans une Europe où les réacs se sentent pousser des ailes, en Espagne, le gouvernement de droite a tenté, l’année dernière, de torpiller ce droit.

En France, en janvier 2014, lors du vote de la disparition de la notion de « détresse » pour justifier une IVG, des membres de l’UMP ont dénoncé « une banalisation », qui tend à en faire « un droit comme les autres » !

Marie-Laure Brival, gynécologue et chef de service à la clinique des Lilas, rappelle que malgré une série d’évolutions positives, la loi Veil reste diversement appliquée en France :

« Une loi qui n'a cessé d'évoluer dans le bon sens mais appliquée de manière inégale »

Pour celles et ceux qui veulent en savoir plus :

Ou encore :

Le principal frein à l’égal accès à l’IVG pour toutes est contenu dans la loi elle-même : il s'agit de la clause de conscience !

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société
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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 21:25
Mardi 25 Novembre : Mobilisation à 18H (Préfecture - Clermont-fd) contre les violences faites aux femmes !

« Osez le Féminisme 63 ! » appelle à une mobilisation mardi 25 novembre à 18h30 sur les marches de la Préfecture du Puy de Dôme pour demander à ce que des moyens soient enfin dégagés pour la protection et la prise en charge des femmes victimes de violences dans notre département qui reste une zone profondément sinistrée dans ce domaine.

 

Le constat est particulièrement alarmant, alors que l'association AVEC 63 (Association Victime Écoute Conseil) annonce plus de 450 suivis de femmes dans le Puy de Dôme, victimes de violences au sein du couple, il n'existe toujours aucune structure (type CHRS : Centre d'hébergement et de réinsertion sociale) dédiée à l'accueil et à la mise à l'abri de ces femmes. Une seule référente « violence » pour suivre les cas d’extrême urgence, alors qu'en comparaison, le département de la Haute - Loire dispose de 2 référent-e-s violences, et d'un CHRS dédié ... Dans tous les autres départements, il y a en moyenne 3 intervenants sociaux en police-gendarmerie, dans le Puy de Dôme, un seul poste existe !

 

Mardi 25 Novembre : Mobilisation à 18H (Préfecture - Clermont-fd) contre les violences faites aux femmes !
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société
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8 novembre 2014 6 08 /11 /novembre /2014 23:20
Mardi 4 novembre : Près de 500 gaziers et électriciens [et des usagers, nous y étions ! Ndlr] manifestent à l'intérieur du barrage de Bort-les-Orgues !

Près de 500 [environ 600 pour les organisateurs qui ont fait un comptage rigoureux ! Ndlr] gaziers et électriciens [et des usagers ! Ndlr] de l'Auvergne et du Limousin ont manifesté mardi matin au barrage de Bort-les-Orgues, aux confins de la Corrèze et du Cantal. Ils redoutent une ouverture à la concurrence de l'activité liée aux barrages hydrauliques.

  • Par Evelyne Rimbert

Manifestation de plusieurs centaines de gaziers et électriciens au barrage de Bort-les-Orgues Reportage : Fabien Gandilhon, Laurence Couvrand. Intervenants : Béatrice DUBREUIL ( Secrétaire générale CGT Energie Corrèze-Cantal), Laurent DUPLESSIS (Délégué CGT Hydraulique).

Les barrages d'EDF bientôt livrés au privé. Signez la pétition!

 

La concurrence à l'assaut des barrages d'EDF 

 (Extraits d'un article de l'Usine Nouvelle)

"Les grands énergéticiens européens sont sur les rangs. Le cinquième du potentiel hydroélectrique français, détenu à 80% par EdF, pourrait changer de mains dans les cinq ans à venir.

L’exploitation des barrages hydroélectriques en France est à la veille d’un grand bouleversement. EdF, l’opérateur historique, et GdF Suez, le deuxième producteur hexagonal de « houille blanche », s’apprêtent à faire face à une rude concurrence. Celle des grands énergéticiens européens soucieux d’étendre leur territoire. Après des mois d’atermoiements, la bataille est imminente. La France va ouvrir à la concurrence 20% de son parc hydroélectrique

(....)

Concrètement, les concessions de certains barrages arrivent à leur terme. La loi impose que leur renouvellement ne soit pas automatique. Les droits d’exploitation doivent faire l’objet d’appels d’offres publics. Cette mise en concurrence répond à un double objectif: d’une part, mettre la France en accord avec l’ouverture du marché de l’énergie imposée par l’Union européenne et, d’autre part, augmenter la production hydraulique de 10%, afin d’atteindre 23% d’électricité produite à partir de sources renouvelables en 2020, comme l’a demandé le gouvernement. Comme tous les sites potentiels sont d’ores et déjà équipés, il s’agit d’améliorer le rendement des installations existantes."

On peut douter que ce deuxième objectif soit atteint un jour, EDF étant de loin la société la plus performante techniquement.

 

 

Une privatisation contre les citoyens :

dessin Besot

dessin Besot

Les Français ont déjà expérimenté avec les privatisations de l'eau et des autoroutes ce qu'il en coûtait de donner aux capitalistes les infrastructures payées par leurs impôts: on les tond comme des moutons. Il est donc facile de prévoir ce qui va se passer avec la privatisation des barrages hydrauiques:


 

  1. L'exploitant disposerait à sa guise de l'électricité. Les consommateurs qui ont financé les infrastructures hydrauliques françaises ne bénéficieraient plus de l'électricité produite à bas coût. En remettant en concurrence les concessions, on perd définitivement le contrôle sur l'énergie la plus compétitive du mix énergétique.  

  2. Aucune garantie sur les usages de l'eau. Les nouveaux concessionnaires pourraient, au nom de leurs propres profits, ignorer toute gestion de l'eau = les intérêts des consommateurs, du réseau hydrographique, des irrigants, du tourisme ou de la pêche voire même de la prévention des crues,. 

  3. Destruction d'emplois inévitable.  Pour les rapporteurs, si les exploitants actuels perdent leurs concessions, cela ne pourra qu'entraîner des destructions d'emplois, ou des mobilités forcées. Aujourd’hui, les activités supports, indispensables au bon fonctionnement des centrales, sont réalisées par des entreprises françaises. L’arrivée de nouveaux concessionnaires étrangers verrait disparaitre ces entreprises locales alors qu'au contraire, «une filière intégrée française créerait des emplois». 

  4. Absence totale de réciprocité avec les autres pays européens  «Aucun autre pays n'ouvre son parc hydroélectrique comme la France, la réciprocité n'est pas au rendez-vous, la France est la seule à se lancer dans une telle procédure, tous les autres la contournent». soulignent en substance les rapporteurs. 

  5. Découpage inadéquat des vallées.  On saucissonne des ensembles de productions cohérents et on fragilise et désoptimise le système actuel, puisqu'on se retrouve avec des exploitants différents aux intérêts divergents et mêmes concurrents sur une même chaîne de barrages.

 

DITES NON A CETTE PRIVATISATION !


 

SIGNEZ LA PETITION !


 

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société
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30 septembre 2014 2 30 /09 /septembre /2014 22:31

Nous ne disposons pas encore, à l'heure qu'il est des photos er reportages du rassemblement et de la manifestation de Clermont-Ferrand et ne sommes pas sûrs que la presse régionale s'en fera réellement l'écho !

Manifestation pour la défense du pouvoir d'achat des retraités à Paris le 30 septembre : Photos du reportage : Sarah Sudre

Manifestation pour la défense du pouvoir d'achat des retraités à Paris le 30 septembre : Photos du reportage : Sarah Sudre

Comme Marguerite, Henri, Danièle, Claude et Françoise, ils étaient plusieurs centaines de retraités, mardi après midi à Paris, qui avaient répondu à l'appel de neuf syndicats et organisations à manifester pour défendre leur pouvoir d'achat. Ils témoignent au micro de l'Humanité.fr

Si la défense de leur pouvoir d’achat est le premier motif de mobilisation des retraités, ils souhaitent également être mieux représentés et avoir le sentiment d'être respectés par  un gouvernement qui, malgré la part croissante de leur nombre  au sein de la société et leur poids économique, porte sur eux un regard qu'ils jugent méprisant.

Témoignages

 

Marguerite a 83 ans, aide comptable pendant plus de quarante ans, elle voit tous les jours le coût de la vie augmenter, contrairement à sa retraite, de plus en plus ponctionnée de toutes parts. Très digne, elle n'estime cependant pas être la plus à plaindre et souhaite se batte pour ceux et surtout celles qui survivent avec bien moins encore qu'elle. Pour cette femme engagée, très attachée au système de protection sociale de son pays « chèrement gagné », la solidarité n'est pas un vain mot.

 

 

Claude, 70 ans était instituteur. Pour ce père de famille nombreuse, la suppression de l'abattement pour les retraités qui ont élevé des enfants est un choc ! Sa retraite ne lui permet plus aujourd'hui d'aider ses enfants. Il témoigne d'un profond sentiment d'injustice.

Françoise, 71 ans touche moins de 1200 euros par mois, après 44 ans de carrière dans un commerce. Malgré sa petite retraite, cette année, elle paye pour la première fois des impôts sur le revenus ainsi qu'une taxe d'habitation. En tout c'est près de 1000 euros dont elle aurait préféré faire profiter ses petits enfants !

Danièle, 62 ans, cadre à la retraite depuis deux ans, très remontée contre l'actuelle politique de casse sociale, est présente au nom de tous ceux qui n'ont pas la possibilité ou plus la force de venir manifester !

Henri, 75 ans, est venu du Nord pour signifier sa colère face à une attitude qu'il juge inqualifiable de la part d'un gouvernement "prétendument de gauche" face aux retraités.

Décryptage

 

Les mesures qui fâchent.

- Gel des retraites,

- pouvoir d’achat en baisse,

- disparition de la demi-part fiscale pour les veuves et veufs et fiscalisation de la majoration de pensions pour enfants, cette demi-part  profitait jusqu’ici à près de 3,6 millions de parents isolés ou aux veufs et veuves ayant élevé un enfant. A sa suppression décidée en 2008, s’ajoute la fiscalisation, pour la première fois en 2014, du bonus de 10 % des pensions des retraités ayant eu au moins trois enfants, qui concerne environ 3 millions de ménages.

- loi sur la dépendance en attente…

les sujets de mécontentement s’accumulent. Quatre mois après la dernière manifestation nationale à Paris (le 3 juin dernier), les retraités sont de nouveau dans les rues, dans la quasi-totalité des départements, mardi 30 septembre 2014 pour une manifestation à l’appel de 9 syndicats et organisations dont la CGT, la FSU, l’Union syndicale Solidaires, FO, la CFTC, la CFE-CGC, la Fédération générale des retraités de la Fonction publique (FGRFP), l’Union nationale des retraités et personnes âgées (UNRPA) et l’association Loisirs et solidarité des retraités  (LSR).

 

Une prime qui confine à « l’aumône »  et sera « reponctionnée » par ailleurs...

La prime exceptionnelle de 40 euros, pour les pensions n’excédant pas 1200 euros, annoncée par le Premier ministre est loin de répondre aux attentes des retraités, selon les organisations syndicales qui protestent contre le gel des pensions jusqu’en 2015.

« Trente mois de gel des retraites ne sont pas compensés par une petite prime exceptionnelle de 40 euros. Elle ne concerne que 48% des retraités et ce seuil de 1200 euros ne correspond à rien », résume François Thiery-Cherrier, secrétaire général de l’UCR CGT. 

Le pouvoir d’achat des retraités est attaqué pour Michel Salingue, secrétaire général de la Fédération générale des retraités de la fonction publique (FGRFP): « L’inflation annoncée est faible mais, en réalité, les retraités subissent de plein fouet l’envol de certaines dépenses, comme les frais de santé ou le chauffage ». Il estime d'ailleurs que « la revalorisation des pensions est due aux retraités parce qu’elle est liée à des années de travail et de cotisations ».

Côté impôts, les syndicats accueillent avec circonspection les annonces du gouvernement sur la suppression de la première tranche d’imposition sur le revenu. Sa mise en œuvre reste imprécise, et le principe pose question, puisqu’il ferait reposer cet impôt sur une minorité de citoyens alors que la TVA, jugée moins juste, pèse sur tous.

 

Pas d'avancée concernant la loi sur le viellissement

Le vote et l’application de la loi sur l’adaptation de la société au vieillissement, dont l'examen au Sénat a été reporté, est aussi une revendication forte. Sa mise en application est annoncée pour à la mi-2015. Michel Salingue considère que « le texte est positif, mais que le financement est insuffisant ».

 

Quid de l’usage des fonds collectés par la Casa (contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie). Depuis le 1er  avril 2013, les 56 % de retraités qui acquittent une CSG à taux plein (6,6 %), sont redevables d’une nouvelle taxe appelée Casa (contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie). « Les retraités paient une cotisation de 0,3% mais, tant que la loi n’est pas en vigueur, cet argent n’est pas utilisé pour les personnes dépendantes ».


 

Mobilisation des retraités : « On se sent trahi ! »
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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 21:35
Organisations des retraitées et retraités du Puy de Dôme : Rassemblement unitaire le 30 septembre !!
  • Contre le gel des pensions et retraites. Pour l’amélioration du pouvoir d’achat de tous les retraités, pour un rattrapage immédiat des pertes accumulées et le retour à la revalorisation annuelle de toutes les pensions au 1er janvier.

  • Pour une loi progressiste sur l’adaptation de la société au vieillissement, financée dans le cadre de la solidarité nationale et intergénérationnelle ne laissant pas de reste à charge aux personnes en perte d’autonomie et à leurs familles.

  • Pour le développement de services publics de qualité et de proximité indispensables à l’ensemble des citoyens (santé, transport, culture…)

  • L’abrogation des mesures régressives, notamment la suppression de la ½ part fiscale et la fiscalisation du supplément de pension de 10 % pour ceux ayant élevé 3 enfants ou plus.

 

 

Rappel des faits

 

Le pouvoir d’achat des retraité-es baisse, beaucoup pour celles et ceux qui cumulent les mesures d’austérité :

  • blocage de la pension jusqu’en octobre 2015, non revalorisée depuis le 1er avril 2013, pendant deux ans et demi. Sous la pression, le gouvernement tiendra-t-il sa promesse d’un geste pour les plus petites pensions ?

  • Fiscalisation du supplément de 10 % de la pension pour les personnes ayant élevé au moins 3 enfants.

  • Création de la CASA (contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie de 0,3 %) pour les retraités imposables, soi-disant pour payer l’aide à l’autonomie, mais qui a servi à autre chose jusque là.

  • Disparition totale en 2014 de la demi-part fiscale attribuée aux veuves et veufs ayant élevé 2 enfants.

  • Ces mesures vont rendre imposables des retraité-es qui va, de plus, entraîner d’autres impôts : locaux, TV, CSG réduite de 3,8 % ou entière 6,6 %...

 

Toutes ces mesures s’ajoutent à celles subies par l’ensemble de la population :

  • augmentation de la TVA, des 19,6 à 20 %, alors que santé, logement, énergies, alimentation… augmentent fortement,

  • « économies » pour payer le cadeau du pacte d’irresponsabilité au patronat : 10 milliards pris sur l’assurance maladie, 18 milliards sur le fonctionnement de l’Etat et 11 milliards aux collectivités locales et à leurs services publics, services sociaux, services de proximité et d’aide à la personne.

 

Toutes ces mesures amplifient la perte de pouvoir d’achat des pensions ayant subi les différentes « contre-réformes » des retraites : allongement des durées de cotisation pour bénéficier d’une retraite au taux plein, décote, calcul de la retraite sur les 25 meilleures années au lieu des 1 0 pour le régime général, indexation des retraites sur les prix et non plus sur les salaires…

 

Une colère forte des retraité-e-s

 

La pauvreté progresse, les queues devant les impôts s’allongent pour négocier un étalement des paiements…

 

Le 3 juin 2014, des organisations syndicales et associations de retraité-e-s ont organisé une très forte manifestation nationale de 20 000 personnes à Paris et des rassemblements dans les départements pour protester contre la politique menée par le gouvernement. Le gouvernement n’a cédé que sur la prise en compte partielle des discussions engagées fin 2013 sur l’adaptation de la société au vieillissement : il a déposé un projet de loi au Parlement… que nous devrons améliorer par nos actions.

 

Nous devons nous imposer avec encore plus de forces pour que cesse cette austérité que le gouvernement veut augmenter car ses mesures d’économies 2014 n’ont pas rapporté les 21 milliards d’économies prévues pour pouvoir faire cadeau au patronat du pacte de « dé-responsabilité ».

 

Le 30 septembre, se mobilisent les organisations de retraité-e-s, des organisations syndicales et aussi des associations qui appellent rarement à manifester. C’est la situation dramatique de nombreux retraité-e-s, c’est la volonté affirmée du gouvernement de poursuivre et d’amplifier l’austérité, qui nous motivent à agir avant qu’il ne soit trop tard.

 

De l’argent pour les pensions, il y en a !

Le gouvernement actuel poursuit la politique des précédents, de partage de plus en plus inégalitaire des richesses. Ce sont maintenant 220 milliards d’euros d’aides publiques qui ont été donnés aux entreprises, sans contrôles, sans contreparties, sans évaluation. Pourtant, tous les observateurs attentifs constatent que, depuis des dizaines d’années, cela n’a servi ni à l’investissement, ni l’emploi. Le chômage ne cesse d’augmenter.

 

Il remet en cause les retraites, accumule les mesures fiscales et les « économies »… tout cela pour éponger ces milliards versés au patronat et aux actionnaires, pour continuer à se montrer très laxiste à l’égard de la grande fraude, à permettre aux multinationales du CAC 40 de ne payer pratiquement aucun impôt sur les sociétés (à la différence des PME).

Un autre choix s’impose

La baisse continuelle du pouvoir d’achat des retraités n’est pas la bonne réponse à l’amélioration de la situation financière des régimes de retraites. L’austérité n’est pas la bonne réponse pour inciter à acheter, relancer l’économie et réduire le chômage.

 

Il faut cesser les cadeaux au patronat et aux actionnaires pour cesser aussi l’austérité, il faut élargir l’assiette des cotisations sociales à tous les revenus distribués par les entreprises.

 

 

 

Mardi 30 septembre 2014

dans tout le pays, les retraité-e-s seront mobilisé-e-s dans l'unité syndicale…

Rassemblement à 14 h 30 à Clermont Ferrand

Devant la préfecture – remise de motion au Préfet

 

 

Les organisations syndicales de Retraités :

 

USR CGT, SFR-FSU, Solidaires Retraités, FGR-FP, CFE-CGC, CFTC

 

Organisations des retraitées et retraités du Puy de Dôme : Rassemblement unitaire le 30 septembre !!
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société
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