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28 mai 2015 4 28 /05 /mai /2015 22:46

Yves Housson - Mercredi, 27 Mai, 2015 - Humanite.fr

 

Retour d'une réunion syndicale de retraité-es où j'ai appris après bien des mauvaises nouvelles que l'Europe considérait les différentes réformes des retraites en France comme les plus dures d'Europe ! Comme titre européen on pouvait rêver mieux, non ?

AFP

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Au Medef aussi, l’appétit vient en mangeant. A peine l’une de ses doléances satisfaites, il pousse le bouchon plus loin. Mais le patronat rencontre une opposition farouche des syndicats.

Après la « simplification » du compte pénibilité, après l’ « assouplissement » des licenciements (avec la loi dite de « sécurisation de l’emploi » de 2013), après les « accords de compétitivité » sacrifiant salaires et/ou temps de travail au nom de l’emploi, après la loi Macron et ses multiples dispositions de libéralisation, et alors que le gouvernement s’apprête à satisfaire largement ses vœux dans le projet de loi sur le « dialogue social » en réduisant les prérogatives des institutions représentatives du personnel, M. Gattaz et ses hommes s’acharnent sur les retraites complémentaires. Mais la séance de négociation d’hier a montré qu’en matière sociale, l’histoire n’est jamais écrite d’avance. La délégation patronale est arrivée à la table de discussion sur les régimes Arrco (où cotisent tous les salariés du privé) et Agirc (spécifique aux cadres) avec des propositions porteuses d’une telle régression sociale que tous les syndicats, même les plus conciliants d’ordinaire avec le Medef, les ont repoussées, avec des accents plus ou moins indignés.

« Un projet irresponsable »

« Un projet irresponsable », a tonné la CFTC. Des propositions « inacceptables », pour FO, suspectant le patronat de « politiser le dossier ». Un patronat qui « pousse le bouchon un peu trop loin », aux yeux de Jean-Louis Malys, de la CFDT. Le Medef jouait-il délibérément la carte de l’échec, en espérant « refiler le bébé » au gouvernement, comme le pensent certains ? Ou bien plaçait-il la barre très haut pour mieux faire accepter, dans un second temps, une potion amère légèrement adoucie ? Au-delà de calculs, les faits sont là : l’organisation patronale réclamait du monde du travail des sacrifices d’une ampleur sans précédent en matière de retraites complémentaires. Pas moins de 30 millions de personnes sont visées : 18 millions d’actifs cotisant à l’Agirc et à l’Arrco, et 12 millions de retraités percevant des pensions de ces régimes. En difficultés du fait du chômage et de la stagnation des salaires qui plombent leurs recettes alors que, avec la hausse de l’espérance de vie et le papy-boom leurs dépenses croissent, Agirc et Arrco sont entrés en déficit et doivent maintenant puiser dans leurs réserves financières pour payer les pensions.

Des réserves promises, en l’état actuel, à épuisement en 2018 pour l’Agirc et 2027 pour l’Arrco. Nul doute, donc, que des solutions doivent être rapidement trouvées pour équilibrer les comptes et pérenniser les régimes. C’est là que « deux approches » se confrontent, constatait Eric Aubin, chef de file des négociateurs CGT, lors d’un rassemblement devant le siège de l’organisation patronale, résumant ainsi celle de Medef : « les entreprises ne mettent rien sur la table et tout l’effort repose sur les retraités et futurs retraités ». Dans sa dernière version, le projet patronal ne prévoyait en effet pas la moindre contribution des entreprises. Un refus motivé au nom de la « compétitivité » et de la « cohérence avec le pacte de responsabilité et le CICE », rapporte Eric Aubin. Pourquoi le patronat ferait-il un effort quand le gouvernement le conforte dans son discours sur la soit-disant nécessaire baisse du « coût du travail » en l’arrosant de baisses de cotisations sociales et d’impôts ?... Du coup, pour trouver les 8,4 milliards d’euros estimés nécessaires à l’horizon 2020 afin de rétablir l’équilibre financier, le Medef veut taper dur sur les retraités. Première proposition, d’un genre inédit : imposer des abattements dégressifs sur les pensions pour tous ceux qui voudraient partir en retraite avant 67 ans. En décrochant malgré tout à 62 ans, âge légal dans le régime général de la Sécurité sociale, le salarié perdrait 40% de sa pension. S’il partait à 63 ans, la punition serait une décote de 30%. A 64 ans, 18%. A 65 ans, 2%, et à 66 ans, 1%. Seul le départ à 67 ans permettrait d’avoir une retraite complète.

Retraites complémentaires : le MEDEF contraint de faire machine arrière !

« Jouer sur l’âge effectif »

Le calcul patronal était limpide, comme l’explique Eric Aubin : puisqu’il « n’a pas la main sur l’âge légal de départ», il veut « jouer sur l’âge effectif ». Les abattements visent à dissuader fortement tout départ à 62 ans. L’argument est d’autant plus frappant que la retraite complémentaire représente entre 30 et 56% de la pension globale. Le Medef feint seulement d’oublier qu’à partir de 60 ans, et parfois même avant, nombre de salariés ont été évincés de l’emploi…Deuxième proposition en guise de coup de rabot : la prolongation pendant trois ans du gel des pensions à l’œuvre depuis 2013. En clair, celles-ci sont désindexées de l’inflation et perdent donc chaque année du pouvoir d’achat. Le Medef veut également mettre à contribution les veuves et veufs en réduisant les droits à pension de réversion qui seraient versées à partir de 60 ans, au lieu de 55 ans, et à hauteur de 55% de la pension du défunt contre 60% actuellement. Enfin, il prétend faire la peau au régime de retraite complémentaire des cadres en fusionnant l’Agirc avec l’Arrco. Une mesure qui n’apporterait aucune solution au problème du financement –la fusion de deux déficits ne créant aucun bénéfice- mais aurait un double effet, analyse Marie-Jo Kotlicki, secrétaire générale de l’union des cadres CGT (UGICT) : d’une part, « pousser les cadres à la capitalisation » ; d’autre part, liquider le statut cadre, aujourd’hui incarné, garanti par l’Agirc. Un statut qui permet la reconnaissance, dans les conventions collectives, de seuils de qualification, et donc de rémunération. Un statut qui représente ainsi un « ascenseur social », souligne Marie-Jo Kotlicki, pointant ainsi l’enjeu qu’il représente pour l’ensemble des salariés.

La médiatisation de ces propositions s’apparentant à une déclaration de guerre anti-sociale, leur dénonciation vigoureuse ces derniers jours par plusieurs syndicats, en particulier la CGT avec le rassemblement qu’elle organisait hier, et finalement la position unanime exprimée hier par les organisations de salariés les qualifiant d « inacceptables » et exigeant un effort financier du patronat, ont amené la délégation patronale, isolée autour de la table, à faire machine arrière.

« Le Medef s’est engagé à revoir sa copie », indique Eric Aubin. Lors de prochaines rencontres bilatérales avec les syndicats, il doit présenter « un texte complètement réécrit, intégrant les positions des organisations syndicales ». Pour la première fois depuis le début des négociations, le représentant du Medef a « entrouvert la porte » à une éventuelle augmentation des cotisations, se réjouit le responsable CGT, voyant dans ce recul la marque de l’unité syndicale. Une nouvelle séance est prévue le 22 juin. En cas d’échec, les discussions pourraient reprendre à la rentrée.

Retraites complémentaires : le MEDEF contraint de faire machine arrière !
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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 22:02

Parti quelques jours en vacances, nos voisines de table, charmantes au demeurant, nous ont tenu des discours sur ces migrants qui useraient ou abuseraient de nos aides sociales ! Ces discours récurrents, tenus habituellement par l'extrême-droite, nous ont incités à remettre les pendules à l'heure en donnant les vrais chiffres de nos politiques migratoires.

Ça nous a rappelé un peu le sketch de Fernand Raynaud "J'Suis pas Un Imbécile" :

 

 

 

 

 

Les vrais chiffres de nos politiques migratoires !

Les drames humains en Méditerranée ont replacé l’immigration au centre des débats. Souvent utilisées pour justifier l’inertie des pays de l’Union, 
les statistiques, regardées de près, démontent pourtant bien des a priori.

Les agents de police frappent des hommes à terre et les basculent par-dessus les glissières de sécurité de l’autoroute. Ce sont des migrants. Ça se passe à Calais. Le tout a été filmé et diffusé sur Internet par l’association Calais Migrant Solidarity, en début de semaine. Pendant ce temps, à Bruxelles, l’Union européenne feint de réagir aux naufrages à répétition qui transforment la Méditerranée en vaste cimetière marin. « Aucun pays ne devrait être seul face aux immenses pressions migratoires », affirmait Jean-Claude Juncker avant de proposer l’instauration de quotas par pays pour la prise en charge des demandes d’asile des exilés secourus en mer. Mais de quelle « pression » parle-t-on ? Et quel est le si grand péril que représentent ces migrants pour que la police de la République les traite de la sorte, sur les rives de la Manche ?

Un demi-million de migrants pourraient tenter cette année la traversée de la Méditerranée, estime l’Organisation maritime internationale (OMI). Si on choisissait de répartir l’ensemble de ces migrants sur le territoire de l’Union, cela reviendrait à… cinq personnes pour chacune des 103 000 communes que compte l’Europe des Vingt-Huit !

Mais nos chefs d’État ne s’inquiètent pas du sort de ces hommes, femmes et enfants. Dans le cas contraire, les sommes qu’ils comptent dépenser dans l’opération militaire défendue, cette semaine, par Federica Mogherini, chef de la diplomatie européenne, au Conseil de sécurité de l’ONU, seraient employées au sauvetage et à l’accueil des exilés. Mais cette fois encore, l’UE préfère la répression en cherchant à neutraliser et à détruire les bateaux utilisés par les migrants pour leur traversée. Nos dirigeants surfent sans vergogne sur les fantasmes populistes liés à l’immigration.

En France, on avance le chiffre de 200 000 entrées d’étrangers tous les ans. On oublie de préciser qu’on compte parmi eux 60 000 étudiants. On omet aussi d’indiquer que certains meurent, d’autres repartent réduisant le chiffre à 90 000 âmes dont plus de la moitié sont européennes.

Il faut, par ailleurs, distinguer les flux migratoires de ce que les démographes nomment le « stock ». Il correspond à la part de la population constituée d’immigrés, à un moment donné. En France, le « stock » actuel approche les 23 % de la population si on prend en compte les immigrés de la première et de la deuxième génération, parmi laquelle la moitié des enfants sont nés en France d’un seul parent immigré. Manuel Valls, premier ministre, et Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation, font, de ce point de vue, partie du « stock »

Par contre, les flux, sont particulièrement modérés. Chaque année, la population française augmente, mais le taux d’accroissement lié à l’immigration est de seulement 0,06 %, une infime partie. Et tout cela est extrêmement stable, quels que soient les motifs d’immigration. Nous sommes loin du « grand remplacement » que certains xénophobes télévisuels feignent de craindre. L’Allemagne doit, pour sa part, son salut à l’immigration. L’accroissement naturel outre-Rhin est négatif, mais la population continue, cependant, de croître grâce à un taux de migration de 0,58 %. Sans étrangers, la première puissance européenne serait démographiquement en déclin.

Les clichés tombent également concernant l’asile. La France serait prête à faire un effort de solidarité en acceptant la proposition des quotas présentée, mercredi, par Jean-Claude Juncker. Elle aurait donc à étudier les demandes de 11,9 % des réfugiés aux frontières de l’UE. En reprenant les prévisions de l’OMI, cela reviendrait à étudier 59 500 dossiers de demande d’asile. Autant dire que ce plan ne change rien pour la France. C’est à peu près le nombre de demandes d’asile étudiées, en 2014, par l’Ofpra… On fera moins de publicité sur les 71 % de personnes dont les dossiers n’auront pas été traités ou tout simplement rejetés. L’Angleterre qui, pour sa part, n’aura étudié que 26 000 cas l’an dernier, s’obstine dans la logique de forteresse. « Nous devons nous assurer de ne rien faire qui aggrave le problème », déclarait Theresa May, la ministre de l’Intérieur britannique, sans se soucier des conséquences humaines de son inaction, telles que nous les constatons à Calais.

 

Les vrais chiffres de nos politiques migratoires !
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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 10:51

Sécu et malades passent au tiroir-caisse. Depuis le 1er janvier 2015, les pharmaciens facturent 0,82 euro pour la délivrance de chaque boîte de médicament remboursable, censé « rétribuer la fonction du conseil de pharmacien ». Un alibi pour maintenir la rentabilité des officines sur le dos des usagers.

Révélation. Un nouveau racket sur le dos des malades !

À l'heure où de plus en plus de patients se voient contraints de diminuer leurs dépenses de santé, une réforme passée quasiment inaperçue grève encore un peu plus le budget santé des Français. Depuis le 1 er janvier, les pharmaciens facturent en effet 0,82 euro la délivrance de chaque boîte de médicament remboursable, qu'il soit prescrit ou non d'ailleurs. C'est ce qu'on appelle l'« honoraire de dispensation », censé rétribuer « la fonction du conseil de pharmacien d'officine ». Mais de quoi parlet-on exactement ? C'est simple : pour chaque boîte de médicament remboursable vendu, les pharmaciens perçoivent désormais 0,82 euro. Et, cerise sur le gâteau, quand l'ordonnance comporte cinq médicaments différents, s'ajoutent alors des honoraires pour ordonnance complexe de 0,51 euro. Sur une prescription de cinq médicaments, votre apothicaire encaissera donc 4,61 euros.

Prenons un exemple concret : l’année dernière, une boîte de Clamoxyl 1 g (antibiotique) de 14 comprimés coûtait 4,46 euros ; désormais, le patient la paye 5,28 euros (4,46 + 0,82 euro). L’assurance maladie affirme que « l’assuré n’a rien à payer ». Il est vrai que les honoraires de dispensation sont pris en charge par l’assurance maladie dans les mêmes conditions (au même taux, donc) que le médicament auquel il se rapporte, soit en moyenne 65 % (soit 0,53 euro), celui pour ordonnance complexe étant entièrement pris en charge par le régime obligatoire. Le remboursement de la Sécu sur la boîte de Clamoxyl 1 g interviendra donc sur la somme globale – 5,28 euros –, remboursée à 65 %, le reliquat (0,29 euro) étant remboursé par les complémentaires santé si le contrat le prévoit ou, et c’est là que le bât blesse, restera à la charge des patients qui n’ont pas de mutuelle. Ce qui arrive de plus en plus fréquemment… Seuls les patients en ALD (affection de longue durée) et les bénéficiaires de la CMU (couverture maladie universelle) ou de l’AME (aide médicale d’État) bénéficient d’une exonération totale.

« La ficelle est un peu grosse, s’agace Arnaud Faucon, secrétaire général de l’association de consommateurs Indecosa CGT. On rémunère soi-disant un conseil alors qu’il s’agit seulement d’augmenter la rémunération des pharmaciens. On estime que ces honoraires de dispensation devraient représenter 10 à 13 % de leur chiffre d’affaires. Les personnes âgées au faible pouvoir d’achat et les plus démunies vont en être les premières victimes. Vous êtes malade et on va vous faire payer encore plus cher le fait que vous êtes malade. Et tant pis si vous avez le malheur de ne pas avoir de complémentaire santé ! »

 

Des honoraires tout bonnement « discutable »

Même les principaux intéressés dans cette affaire reconnaissent que les patients sont pris pour les dindons de la farce. « Là où ils seront le plus pénalisés, c’est sur l’achat de médicaments sans prescription », indique ainsi Gilles Bonnefond, président du deuxième syndicat de pharmaciens (Uspo, non-signataire de l’accord qui a donné lieu à cette réforme), exemple à l’appui : « Le paracétamol et l’homéopathie représentent 25 % des médicaments remboursables délivrés sans ordonnance. À chaque fois qu’un pharmacien en vend une boîte ou un tube sans prescription, les 82 centimes vont directement dans sa poche, sans remboursement pour le patient. Il n’est plus question, là, d’honoraires, qui sont un acte de dispensation, puisqu’on le lie uniquement à une marchandise. Il y a ambiguïté. »

Pour comprendre l’origine de ce marché de dupes, il faut remonter à 2009 et la fameuse loi HPST (hôpital, patients, santé, territoire) de Roselyne Bachelot, qui officialisait de nouvelles missions pour les pharmaciens. Il avait été alors convenu que la future convention (qui lie les pharmaciens à l’assurance maladie) s’orienterait vers un nouveau mode de rémunération de ces professionnels de santé. L’idée étant de rétribuer les conseils donnés par les pharmaciens. La réforme en vigueur depuis le 1er janvier, issue d’un accord signé entre le syndicat majoritaire des pharmaciens (FSPF) et l’assurance maladie, s’est donc traduite par un arrêté (paru au Journal officiel du 28 janvier 2015) qui augmente les honoraires versés pour chaque boîte vendue de 82 centimes en 2015 puis 1 euro en 2016, et instaure une prime de 51 centimes par ordonnance complexe. En contrepartie, la marge commerciale que les pharmaciens perçoivent pour chaque boîte vendue (calculée en pourcentage du prix fabricant) a été ajustée à la baisse. Pour le syndicat signataire, il s’agit d’une « réforme positive qui permet de sécuriser le réseau officinal dans un contexte de baisse de chiffre d’affaires ».

« Concrètement, avec ce nouveau mécanisme, les prix des médicaments les plus chers baissent un peu, mais, inversement, les prix des médicaments pas chers augmentent, constate Bruno Bordas, pharmacien à Messeix (Puy-de-Dôme). Si on ne comptabilise pas les 82 centimes d’honoraires, le tube d’homéopathie passe de 2,02 à 2,08 euros. Ce n’est pas énorme, mais mis bout à bout… » Pour ce pharmacien, ces honoraires qu’il dit « subir » sont tout bonnement « discutables » : « Personnellement, je suis pour la valorisation de l’acte pharmaceutique, ce moment qu’on prend avec les patients lors de la dispensation de leur ordonnance. Ce n’est pas seulement sortir des boîtes, mais expliquer au patient son traitement, les dangers qu’il peut encourir… Pharmacien, ce n’est pas faire du commerce. »

 

« Il faut rouvrir des négociations sur la rémunération »

« Le but était de valoriser la fonction de pharmacien en accompagnant le patient et de décrocher les prix et les volumes, mais on fait l’inverse », dénonce Gilles Bonnefond, de l’Uspo, qui parle de « marché de dupes ». « Auparavant, notre système de rémunération faisait que plus on vendait de boîtes, plus on était payé. Et plus les boîtes étaient vendues chères, plus on y gagnait. Avec cette nouvelle réforme de rémunération, on s’accroche encore plus aux volumes. Ce qui n’augure rien de bon pour l’avenir. Si demain, je veux suivre les recommandations de la HAS (Haute Autorité de santé), quel sera mon intérêt si je suis lié aux volumes, si chaque fois que je pratique le bon usage, je suis pénalisé financièrement ? » interroge le président de l’Uspo. Pour ce dernier, on aurait tout aussi pu faire autrement : développer de nouvelles missions comme l’entretien pharmaceutique, l’information sur le risque de mésusage du médicament, l’éducation thérapeutique, etc. Et être rémunéré sur ces missions. Mais les pouvoirs publics ont manqué d’ambition et de courage, assène Gilles Bonnefond, convaincu que le gouvernement a plié face aux lobbies : « Il est certain que les laboratoires ne voyaient pas d’un très bon œil notre intervention pour réduire l’usage des médicaments… »

Alors que la prochaine étape de cette réforme est prévue pour janvier 2016, un certain nombre de pharmaciens ne désespèrent pas de faire reculer le gouvernement. « Sur les 22 500 officines, plus de 7 000 ont écrit au directeur de la Cnam (Caisse nationale d’assurance maladie) pour ne pas passer à l’étape de 2016 ; cela montre bien que la profession n’adhère pas à ce projet et qu’il faut rouvrir des négociations sur la rémunération », insiste le président de l’USPO, rappelant la tenue en fin d’année des élections professionnelles, qui pourraient changer la donne en matière de représentativité. En concluant : « La profession et les patients méritent mieux que de voir les pharmaciens courir après des boîtes de médicament ! »

Si la loi Macron a failli sonner le glas du monopole des pharmaciens sur la vente des médicaments sans ordonnance, ce n’est que reculer pour mieux sauter, craint Arnaud Faucon, de l’Indecosa CGT. « L’esprit de la loi Macron est toujours là, en filigrane. On ne m’enlèvera pas de la tête que l’idée, c’est de libéraliser encore plus le marché des médicaments. En attendant, le gouvernement cherche des débouchés pour compenser le manque à gagner que subiront les pharmaciens d’officine. C’est un système pervers. Tout s’intègre dans un plan préétabli qui doit amener plus de financiarisation sur le dos des assurés », analyse le syndicaliste. Heureusement, tous les pharmaciens ne sont pas dans cet état d’esprit. Bruno Bordas, ce pharmacien de zone rurale, lui, est prêt « à baisser (s)es revenus si on sort la santé du carcan de la finance ».

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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 21:57
Madame, Monsieur,

L'étude déplacement qui a été présentée par le cabinet TTK, lors de la réunion publique du mardi 05 mai dernier, à la mairie de Billom, va nécessiter un travail jusqu'au 15 septembre. 
A l'issue de ce délai, une nouvelle réunion publique sera organisée pour présenter les différentes hypothèses permettant de prendre en compte l'évolution des besoins de transports sur notre territoire.
De nombreux destinataires de ce mail avaient répondu au petit questionnaire que nous vous avions remis en 2012 et qui portait sur l'intérêt de la réouverture de la ligne ferroviaire Billom - Vertaizon. 
Vous aviez été très nombreux à répondre positivement sur ce sujet.
Je compte sur vous pour remplir ce nouveau questionnaire (en cliquant sur le lien suivant) :

https://docs.google.com/forms/d/1z8m7ZuDFjRY9Tll9efcwpul_6Uqz0Nlz2-q7G0d5TBk/formResponse

Votre participation sera déterminante pour la poursuite de notre action commune pour des transports collectifs qui préservent notre environnement et notre sécurité, développent la qualité de nos déplacements mais aussi améliorent notre pouvoir d'achat (cartes de transport).
N'hésitez pas à populariser cette information auprès de vos contacts et de me faire connaître toutes les adresses mail des personnes qui veulent être informées sur ce dossier ou participer à nos travaux.

Bien cordialement 

Jacky GRAND

Animateur du groupe de travail 
Réouverture de la ligne ferroviaire 
Billom - Vertaizon
Conseiller départemental
Adjoint au maire de Billom
Transports collectifs de l'Est clermontois (pour le moment sur le secteur Billom-Vertaizon, mais nous continuons le combat, notamment pour la gratuité de l'autoroute entre La Monnerie le Montel et Clermont-Ferrand)
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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 22:32
Puy de Dôme : Un Premier mai revendicatif, combatif et réussi !

Près de de 1600 manifestant-e-s ont bravé la pluie et se sont retrouvé-e-s partout dans le département pour célébrer la fête Internationale des travailleurs.

Au delà du rendez-vous traditionnel du 1er mai, il était important de maintenir le "feu" de la contestation sociale. On peut d'ores et déjà annoncer une réussite de cette journée :

  • 1200 manifestant-e-s à Clermont-Fd,
  • 150 à Riom,
  • 150 à Issoire,
  • 100 à Thiers,
  • à St Éloy se déroulait également une manifestation, nous n'avons pas encore les chiffres.

Les syndicats CGT, FO, FSU, Solidaires et UNEF ont proposé, à l'issue de la manifestation clermontoise, des prises de paroles dirigées unitairement contre l'austérité.

Une prise de parole de RESF a clôturé la manifestation, rappelant l'horreur qui se déroule en Méditerranée. La solidarité de toutes et tous a été implorée, tout en précisant qu'à Clermont-Fd, près de 5.000 logements sont vacants alors que des familles continuent de vivre à la rue. Cette réalité doit être combattue et RESF nous invite à participer à ses actions et réunions de travail, les lundis soirs à 18h au centre Jean Richepin à Clermont-Fd.

Et juste pour le plaisir (ce n'est pas si souvent que nous en avons l'occasion) grâce à notre amie Graziella !

François Morel, génial ! REPUBLICAINS : "acronyme ou sigle, monsieur Sarko, on apprend à tout âge"

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2 mai 2015 6 02 /05 /mai /2015 23:03
Photo Dominique Faget. AFP

Photo Dominique Faget. AFP

François Michelin, décédé le 29 avril, se posait en adversaire résolu des syndicats, du Code du travail, des 35 heures.

 

Dans son entourage, chez nombre de journalistes aussi, on ne cachait pas une certaine admiration pour ce patron « visionnaire », la « capacité d’écoute » de ce PDG n’hésitant pas à descendre dans les ateliers pour saluer les ouvriers, ce « chrétien fervent mariant son amour pour Dieu et sa confiance dans le capitalisme »… Tout juste concédait-on une ombre au tableau : ses relations « houleuses » avec les syndicats… François Michelin, décédé à quatre-vingt-huit ans, a régné pendant près d’un demi-siècle sur le fabricant de pneumatique basé à Clermont-Ferrand, dont il a quitté la gérance en 2002. Il a pris la tête de l’entreprise en 1955, après, dit la légende, y avoir occupé, sous une fausse identité, diverses fonctions, y compris celle d’ouvrier.

Michelin : Mort d’un défenseur gonflé du capitalisme !

Lors de la grande grève 
de 1977, il opposa 
une intransigeance de fer

 

Mettant à profit des innovations, dont celle du pneu à carcasse radiale, le groupe français prendra une dimension mondiale. Un développement économique réel, acquis aussi grâce à une exploitation sévère des travailleurs, mal dissimulée derrière le fameux paternalisme de « Monsieur François ». On le verra notamment lors de la grande grève de 1977 qui paralysa pendant dix jours toutes ses usines : aux Bibs qui refusaient l’instauration du travail en semi-continu, voulant farouchement sauvegarder leur temps libre le samedi soir et le dimanche, il opposa une intransigeance de fer. On le verra aussi lors de multiples plans de licenciement, qui saignèrent les effectifs du groupe, comme les 7 500 suppressions de postes décidées en 1999, en dépit d’une forte hausse des profits, et alors que la part de ceux-ci versée aux actionnaires avait grimpé de 21 % en un an… Si, à la différence de certains de ses homologues, il ne montrait pas de signe ostentatoire de richesse, François Michelin ne perdait pas le nord. « Rien ne se fait sans les hommes », chante-t-il dans une interview à Paris Match. Mais gare si ces hommes viennent à s’organiser pour défendre leurs intérêts… « Monsieur François » était un adversaire résolu des syndicats, pas utiles puisque « les racines de tout patron, c’est le contact avec les hommes en tête à tête ». Un pourfendeur du Code du travail, « d’inspiration marxiste car reposant sur la lutte de classes » ; plus généralement, d’ailleurs, selon lui, le « drame » du pays tient au fait que « depuis des générations la France est entre les mains des fils de Marx ». Un adversaire du Smic, qui « met dans le crâne des gens qu’il n’y a pas de relations entre salaire et travail », des 35 heures, « erreur monumentale ». L’« atypique » patron avait claqué la porte du CNPF en 1968 après les accords de Grenelle, lui reprochant d’avoir trop lâché aux syndicats sur les salaires. Trente ans après, il saluait l’arrivée de Seillière à la tête du Medef : « C’est la première fois que l’on parle avec cette force des actionnaires. » L’« original » « Monsieur François » n’aura jamais dérogé à la défense des fondamentaux d’un capitalisme prenant pourtant eau de toutes parts…

Michelin : Mort d’un défenseur gonflé du capitalisme !
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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société
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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 20:59
Mardi, 21 Avril, 2015 L'Humanité

Mardi, 21 Avril, 2015 L'Humanité

« Il n’est plus le temps des palabres sans lendemain, des sommets européens pour faire semblant ! Il faut maintenant des actes ! Et des actes forts pour que cesse le drame humain qui se déroule sous nos yeux. »

 

Sortir de l’enfer par Patrick Le Hyaric !Sortir de l’enfer par Patrick Le Hyaric !

Il n’est plus le temps des palabres sans lendemain, des sommets européens pour faire semblant ! Il faut maintenant des actes ! Et des actes forts pour que cesse le drame humain qui se déroule sous nos yeux, transformant la mer Méditerranée en vaste cimetière. En quelques jours, l’équivalent des passagers de huit grands avions a été avalé par la mer. Des hommes, des femmes, des enfants affamés, persécutés, surexploités, fuyant les guerres, cherchant une vie meilleure, la perdent au bout d’un voyage organisé par des trafiquants avides d’argent.

Sortir de l’enfer par Patrick Le Hyaric !
Sortir de l’enfer par Patrick Le Hyaric !

Notre humanité serait-elle devenue si froide et anesthésiée, si insensible et égoïste, pour ne se borner qu’à le déplorer de temps à autre ? Et qu’attend-elle pour sécuriser d’urgence des parcours meurtriers, pour couper l’herbe sous le pied des réseaux mafieux qui prospèrent sur la misère ? L’Europe serait riche pour ériger des barrières, payer des guerres, et si chiche pour mettre en place un dispositif de surveillance et d’intervention maritime, conforme au droit de la mer, pour protéger la vie de celles et ceux qui fuient l’enfer ? L’Europe protectrice, solidaire et fraternelle devrait cesser de criminaliser les migrants, les accueillir sur l’ensemble de son territoire et ne pas laisser l’Italie seule supporter le poids des tragédies et avoir l’audace de proposer un plan de codéveloppement Euro-Méditerranée et Euro-Afrique. Dès lors que la situation ainsi créée est pour l’essentiel le résultat des guerres d’Irak ou de l’intervention en Libye, des catastrophes climatiques ou de la guerre économique mondiale, il s’agit d’une question aux dimensions internationales. Elle appelle donc une action pour des solutions internationales.

Sortir de l’enfer par Patrick Le Hyaric !

Au-delà d’un sommet européen exceptionnel, la réunion du Conseil de sécurité de l’ONU est indispensable pour décider d’initiatives de solidarité concrètes et d’actions nouvelles pour mettre fin aux guerres et à la misère qui rongent les pays d’origine, tout en soutenant les pays déjà fragiles qui fournissent l’essentiel de l’effort d’accueil. Le combat pour la paix et la fraternité humaine doit se doubler de nouveaux projets de coopération pour le développement humain durable.

La plateforme de caricaturistes, Cartoon Movement, a diffusé ce dessin montrant une montagne de crânes au fond de la Méditerranée avec ce titre : la raison pour laquelle le niveau des mers augmente.

La plateforme de caricaturistes, Cartoon Movement, a diffusé ce dessin montrant une montagne de crânes au fond de la Méditerranée avec ce titre : la raison pour laquelle le niveau des mers augmente.

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 21:43

Près de 300 000 manifestants ont défilé en France contre l'austérité, selon la CGT,  jeudi 9 avril, dont 120 000 à Paris. Les protestataires répondaient à l'appel de quatre syndicats – CGT, FO, FSU, Solidaires – et de plusieurs centaines d'entreprises publiques et privées.

 

 

 

 

Manifestation interprofessionnelle et intersyndicale contre l'austérité. Clermont-Ferrand, le 9 avril 2015.

 

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7 avril 2015 2 07 /04 /avril /2015 22:32
Journée de grève interprofessionnelle le 9 avril pour lutter contre l’austérité et toutes les mesures qui aggravent la situation des salariés, des retraités et des chômeurs.

Communiqué des organisations syndicales de retraités

USR-CGT, SFR-FSU, UNIRS-Solidaires, FGR-FP

 

 

Les organisations syndicales nationales CGT, FO, FSU et SOLIDAIRES appellent à une journée de grève interprofessionnelle le 9 avril pour lutter contre l’austérité et toutes les mesures qui aggravent la situation des salariés, des retraités et des chômeurs. Elles invitent les retraités à se mobiliser et à manifester.

Les organisations syndicales nationales de retraités UCR-FO, UCR-CGT, SFR-FSU et UNIRS-Solidaires ont décidé de répondre à cet appel au regard des multiples attaques contre le niveau de vie des retraités. De contre réformes en contre réformes, les retraités ont subi :

- la hausse de la pression fiscale : 0,3% sur les retraites, imposition des majorations familiales, hausse de la TVA, suppression de la ½ part des veufs et veuves,

- le gel des retraites et pensions dans le public comme dans le privé, le report de l’indexation de janvier à avril, puis à octobre,

- les déremboursements de soins et la hausse des coûts des complémentaires santé,

- l’augmentation vertigineuse des coûts des maisons de retraites, etc.

Les organisations syndicales de retraités exigent la revalorisation des retraites et des pensions chaque année au 1er janvier, l’indexation sur les salaires, le retour à la retraite à 60 ans, l’abandon des mesures fiscales rétrogrades et la prise en charge de la perte d’autonomie par la sécurité sociale.

 

Les retraité-e-s sont solidaires des actifs et des chômeurs pour réclamer :

- la hausse des salaires pour relancer l’économie et abonder les caisses de la Sécurité Sociale et des ASSEDIC,

- la défense de la Sécurité Sociale et l’embauche d’effectifs suffisants dans les services sanitaires et sociaux,

- le retrait du plan d'économie de 50 milliards sur les dépenses publiques et sociales.

Conformément à l’appel des organisations nationales du 17 février 2015, l’USR CGT, FSU Retraité, FGR-FP, Solidaires Retraités appellent tous les retraités du Puy de Dôme, du public comme du privé, à se joindre à la manifestation intergénérationnelle et interprofessionnelle et à descendre dans la rue le 9 avril à 10h30 – Place du 1er Mai

 

Rassemblement à 10h30 et départ de la manifestation Place du 1er mai / Avenue de La République /  Rue des Jacobins / Place Delille / Boulevard Trudaine / Cours Sablon / Boulevard  F Mitterrand / Avenue Vercingétorix / Rue Ballainvilliers / Place Renoux / Colonel Gaspard /Avenue Julien / Rue Bonnabaud / Rue Blatin / Place de Jaude / Préfecture.

 

Journée de grève interprofessionnelle le 9 avril pour lutter contre l’austérité et toutes les mesures qui aggravent la situation des salariés, des retraités et des chômeurs.
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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 22:11

Suite à l'article du mardi 27 janvier dernier, notre amie Simone a écrit un commentaire qu'il nous a semblé intéressant de communiquer au plus grand nombre :

« J'apprécie le blog d'aujourd'hui [27 janvier 2015, Ndlr] mais je me demande si les médias vont parler autant des déportés qui sont tous honorés le dernier dimanche d'avril.

Tous les ans c'est la même chose : on parle, on parle des juifs alors que pour nous, français qui en avons cachés beaucoup; il n'y en a eu que 70 000 partis de France alors que plus de 100 000 résistants de toutes confession ont été déportés (sans compter les fusillés),.

Je pense qu'il faut parler de ce génocide sans oublier qu'il a commencé depuis  1933 avec toutes les catégories de population qui étaient contre le nazisme.

Et quand on parle des camps, il ne faut pas oublier le plus terrible : Mauthausen.

C'est là qu'étaient exterminé les résistants considérés comme les plus dangereux (N.N.) avec les prisonniers de guerre soviétiques et beaucoup de juifs des pays de l'Est de l'Europe depuis 1938.

C'est à Mauthausen qu'avait été délocalisé la fabrication des armes nouvelles telles que V1, V2 et messerschmitts 202. c'est à Gusen (binome de Mauthausen) qu'ont été fait les premiers essais nucléaires, dans le camp le plus mortifère (hormis les exterminations faites hors camp en Pologne).

En avril 1945, il y a eu 18 000 morts enregistrés à Gusen sur un effectif constant de 20 000 dont de nombreux juifs et soviétiques.

Pourquoi les soviétiques temporisaient leur avance en Autriche alors qu'ils avaient pu dépasser Berlin ?

Les Américains voulaient arriver les premiers pour récupérer les armes nouvelles avec machines et ingénieurs  comme Von Braun, le chef du programme hitlérien devenu le chef de la NASA.

Depuis il y a une chape de plomb sur cette partie de l'histoire qui a commencé avec « la guerre froide » et qui continue.

Ça permet d'occulter le travail de la Résistance après avoir refusé la carte de Déporté aux communistes qui ont été obligés de faire des procès qui ont duré 7 ou 8 ans quand les intéressés n'ont pas baissé les bras.

Actuellement on parle de délivrer la Légion d'honneur à tous les Déportés encore vivants qui ne l'ont pas.

C"est une mesure qui ne va pas coûter cher au Gouvernement car il ne reste plus beaucoup de déportés, les plus jeunes rescapés étant les juifs qui apparemment ont tous eu cette décoration comme toutes les femmes de Ravensbrûck.

Amitiés.

Simone Bonnet »


 

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