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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 22:09
Manuel Valls lors de la conférence de méthode préparant la conférence sociale.

Manuel Valls lors de la conférence de méthode préparant la conférence sociale.

Une tribune de Bernard Lamirand, retraité, syndicaliste. « La conférence sociale devait permettre, nous disait Hollande après son élection, le dialogue social entre les différentes parties en cause et pour le développement social et économique. Ce n’était qu’une vaste blague, quand on voit les dégâts sociaux et économiques depuis l’élection de ce président. »

Regard sur la conférence sociale - La revanche de la classe de la collaboration

Depuis plusieurs jours, un formidable tir de barrage prépare un nouvel assaut du patronat contre les conventions collectives et le droit du travail. Dans un paysage social désolé depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir, paysage auparavant labouré par Sarkozy, le mis en examen, il ne devrait plus y avoir que des ruines sociales et mettre à bas le programme du Conseil national de la Résistance (CNR) et le ranger dans une sorte de crypte mémorielle à laquelle le président viendrait exprimer quelques hypocrites nostalgies pour l’éternité. Rappelons la déclaration de Denis Kessler, ancien vice-président du Medef, gros assureur, qui disait à Sarkozy, devenu président de la République en 2007, dans le revue patronale Challenges, et préparant ses premières réformes sociales : « À y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes  ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945 et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance » Eh bien, nous y sommes  ! Mais ce n’est pas Sarkozy qui le fait, bien qu’il en avait envie s’il eut été réélu en 2012, c’est Hollande, c’est Valls et le patronat.

Regard sur la conférence sociale - La revanche de la classe de la collaboration

Le tir de barrage se déroule actuellement pour préparer la conférence sociale. Toutes les organisations syndicales et patronales sont invitées à y participer. La conférence sociale devait permettre, nous disait Hollande après son élection, le dialogue social entre les différentes parties en cause et pour le développement social et économique. Ce n’était qu’une vaste blague, quand on voit les dégâts sociaux et économiques depuis l’élection de ce président. En guise de dialogue social fructueux, c’est un dialogue favorable au patronat le plus réactionnaire que la France ait connu depuis la Libération et dont les oreilles sont bouchées pour ne pas entendre le monde du travail qui n’en peut plus. Ainsi les patrons, unis comme aux plus beaux jours de la collaboration, qu’ils soient de grandes entreprises, de PME de l’artisanat et du commerce, ont envoyé un ultimatum à Hollande pour que celui-ci cède à tous leurs caprices, notamment à celui d’avoir des travailleurs taillables et corvéables à merci, à l’égal de ces travailleurs exploités provenant des pays de l’Est. Un Code défunt du travail, des conventions collectives devenant des règlements intérieurs patronaux, des temps de travail décidés unilatéralement par les patrons, des salaires de plus en plus minables, des droits démocratiques à l’entreprise amputés, la remise en cause de la pénibilité du travail pour avoir des droits supplémentaire à la retraite, des financements et des exonérations de cotisations sociales sans contreparties d’emplois, voilà les oukases patronales en direction d’un gouvernement, devenu une sorte de « maître queue » ou de vassal du Medef.

Regard sur la conférence sociale - La revanche de la classe de la collaboration

Ces exigences ont été reprises le mercredi 2 juillet, dans une tribune dans la presse, par Valls. Le patronat s’est immédiatement félicité de ce geste de déférence qu’il a reçu d’un premier ministre qui avait peur de la non-présence des patrons à la conférence sociale. Gattaz fils a ainsi gagné son pari : faire monter les enchères en faveur du capital et faire en sorte que le monde du travail en paye le prix fort, et que ce soit un président de gauche qui fasse le sale boulot. Une honte…

Regard sur la conférence sociale - La revanche de la classe de la collaboration

Nous assistons en ce moment à un étripage complet des droits des salariés et, en fait, à la concrétisation la plus extrême de leur mise en concurrence sous la base de la compétitivité, et donc de la réduction des coûts sociaux, comme ils disent. Le verdict est pourtant tombé dans un rapport officiel qui annonce pour la France un nouvel appauvrissement du monde du travail et l’enrichissement de ceux qui possèdent les moyens de production, financiers ou d’échange. C’est le résultat des abandons sociaux de ce gouvernement et de ce président, qui ne voient leur salut que dans l’unisson avec les forces de l’argent roi. Que vont faire les organisations syndicales dignes de ce nom ? L’accord national interprofessionnel sur la flexibilité, le pacte de responsabilité, la réforme des retraites, l’abaissement des droits concernant le chômage sont la triste résultante de ces conférences bidons. Certaines l’ont signé et se sont vautrées dans la collaboration de classe, et d’autres résistent, comme la CGT et FO. Alors, cette rencontre n’est qu’une conférence antisociale. Elle aura pour but le moins-disant social et le plus-disant pour les dividendes, mais aussi l’abaissement d’un pouvoir qui applique les décisions du patronat et en particulier celles prononcées par Kessler. Demain, que restera-t-il de notre Sécurité sociale en cours de démolition, de nos retraites déjà bien menacées et de nos comités d’entreprise qui pourraient disparaître ou bien ne relever que de seuils d’effectifs toujours plus élevés pour soi-disant embaucher sans ce seuil que le patronat n’a jamais accepté quand Ambroise Croizat l’a mis en place, notamment pour les PME ; même chose pour les délégués du personnel, pour les CHSCT eux aussi dans le collimateur, pour les conventions collectives, etc.

Regard sur la conférence sociale - La revanche de la classe de la collaboration

Nous sommes arrivés à l’exécution de cette revanche patronale, par ceux que de Gaulle, Croizat et le CNR stigmatisaient de leurs attitudes de collaboration avec les nazis pendant la guerre et de cette charte du travail – « travail, famille, patrie » – que ces profiteurs veulent ressusciter : aujourd’hui, ce beau monde revanchard a l’écoute d’un président élu à gauche. Quelle déshonorante attitude de sa part – je pèse mes mots. Alors, si on y va à cette Conférence sociale, c’est pour dire à Hollande : « Halte-là ! »

Regard sur la conférence sociale - La revanche de la classe de la collaboration
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5 juillet 2014 6 05 /07 /juillet /2014 22:51
Défenseur des droits : Hollande a-t-il tout faux en choisissant Toubon ?

Notre ami Maurice Daubannay a écrit un excellent texte sur le choix du prochain défenseur des enfants, texte que nous nous permettons de reprendre ci-dessous (nous savons qu'il ne nous en voudra pas).

Maurice Daubannay, qui depuis très, très longtemps s'occupe des enfants, notamment des plus en difficulté, est délégué de Défense des Enfants International - France (DEI-France), et militant LDH et RESF

Créée en 1999, l’association « DEI - France » est la section française de l’ONG « Défense des Enfants International » (DEI), dotée d’un statut consultatif auprès de l’ONU, de l’UNICEF et du Conseil de l’Europe. Elle a pour objectifs de promouvoir la connaissance et l’application, en France, de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE).

Défenseur des droits : Hollande a-t-il tout faux en choisissant Toubon ?

Défenseur des droits: Hollande a-t-il tout faux en choisissant Toubon?

 

Et un renoncement de plus, un !

Droite et "gauche" vont-elles s'unir pour faire plaisir au monarque ?

Toubon (73 ans tout juste sonnés) converti aux droits de l'homme, à l'abolition de la peine de mort, à la dépénalisation de l'homosexualité, etc. sera bien le prochain "défenseur des droits" par la grâce de François Hollande. Toubon qui, ministre de la Justice, envoyait un hélicoptère dans l'Himalaya pour chercher un procureur en vadrouille et ainsi faire valoir les "droits" de dame Tibéri ! ! !

Et ce n'est sans doute pas fini : relisons François Hollande et "[ses] 60 engagements pour la France" brochure de 42 pages (introuvable, même sur Amazon. Et ses laudateurs n'osent plus la montrer). Modestes engagements pourtant, ils sont devenus "60 renoncements".

Pendant ce temps, FH (qui n'ira pas au Brésil le 14 juillet et ne déplacera pas de ce fait le 14 au 15 sur les Champs Elysées comme le Canard lui en prêtait malicieusement l'intention) tweete et félicite les bleus.

Les bleus à l'âme des humanistoïdes ringards et dépassés (ils croient aux droits, à l'égalité des droits et à leur accès pour toute personne vivant sur le territoire de la République) il en a rien à battre.

Homme sans culture, sans passé, sans histoire, sans engagement connu (voir plus haut : engagements = renoncements), sans connaissance intime de la vie des petites et des grandes personnes de ce pays, il continuera à suivre sa voie faite de retrouvailles avec le milieu auquel il appartient : l'élite autoproclamée "moderne", politicienne et médiacrate ou médiocrate. Le socialisme (mot et idée) étant dépassé (Valls, août 2009) il convient désormais de créer le parti unique : "il n'y a pas de plan B et la seule voie est celle de la mondialisation capitaliste libérale affranchie de toute règle sociale ou écologique".

Et le suivront ceux qui ne croient qu'à l'homme providentiel et aux places qu'il distribue. Homme providentiel issu des règles de la Vème "république" entérinées et renforcées par les gvts successifs (Jospin et son quinquennat) auquel ils se rallient, reniements après reniements, y compris ces pseudo "frondeurs" vite rentrés dans le rang (Valls sait faire les gros yeux) trop attachés à leurs privilèges pour risquer de perdre l'une de leurs nombreuses et confortables prébendes.

Prochain épisode : François Hollande maintient le préfet Mongin à la tête de la RATP (vérifier quand même si BFM dit vrai ce 5 juillet 2014 matin).

Un conseil : que François Hollande ne se préoccupe pas de la nomination des conducteurs ou trices de la ligne 14 : yen a pas, y roule tout seul. Et on pourra donc pas y recaser de chiraquien âgé mais méritant.

Maurice Daubannay

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 21:17
Services : après le traité transatlantique encore un accord secret

Nous vous parlions dans l'article du 22 mai dernier de ce Traité transatlantique (baptisé TAFTA) qui se négociait dans la plus grande opacité et qui allait soumettre les nations au pouvoir supérieur des multinationales. Nous vous y parlions aussi du combat acharné des députés Front de gauche pour obtenir un débat public sur la question et de la énième trahison du pouvoir et des élus socialistes qui avaient réussi à vider la proposition de loi des députés Front de gauche de son contenu, et les contraignant à voter contre leur propre prosition de loi !

Voir ci-dessous :

 

Services : après le traité transatlantique encore un accord secret

Les tractations dévoilées par WikiLeaks sur un accord international en préparation sur les services (à privatiser) sont un scandale démocratique.

En même temps , il n’y a pas de  fatalité à ce que celles-ci aboutissent, une fois révélation faite de leur existence à l’opinion publique. 

La transparence, c’est l’ennemi numéro un de l’hypercapitalisme mondialisé. Les précédents existent, qui démontrent que les mobilisations populaires et parfois la montée au créneau de certains États peuvent faire reculer les grands projets de dérégulation mondiale. À l’instar de l’Acta (Anti-Counterfeiting Trade Agreement) sur le partage de la culture sur Internet ou de l’AGCS (accord général sur le commerce des services ).(On se souvient que sur ce sujet, l'AGCS, il y avait eu débat et vote au Conseil municipal lempdais à l'initiative du conseiller municipal communiste)

Nouvel enfant caché de rapports guère avouables entre une cinquantaine d’États et des multinationales, l’accord sur le commerce et les services (ACS, Tisa en anglais) recouvre une énorme masse d’en­jeux dans le domaine économique, social, environnemental, au point d’en faire  un enjeu de civilisation. Les services repré­sentent 70 % de la valeur ajoutée de l’économie mondiale. C’est potentielle­ment une énorme source de profit  pour les firmes qui pourraient bénéficier de la pri­vatisation complète de secteurs comme l’éducation, la santé, les transports ou l’énergie. Principal frein :  aujourd’hui les 4/5 de ces secteurs dans le monde sont protégés par des réglementations diverses.  Une manne dont les spéculateurs et les entreprises, regroupés dans un lobby sous l’inoffensive appellation « Les très bons amis des services », sont pour l’instant privés.

Mais, à côté des services, le volet de la dérégulation financière pourrait soulever certaines contradictions profitables aux détracteurs de cet accord secret. Comment Michel Barnier (membre de l’UMP et commissaire européen au Marché intérieur et aux Services) va-t-il se justifier s’il devait cautionner ce type d’accord, lui qui s’enorgueillit d’avoir lancé 28  lois en faveur de la régulation financière pour faire prétendument de l’UE un champion de la régulation face au monde anglo-saxon ? 

Non moins saisissant, l’ouverture de ces négociations a bel et bien eu le feu vert du Parlement européen, puisque, à l’excep­tion des élus du Front de gauche et des écologistes, tous les autres parlementaires ont autorisé l’initiative sans rien connaître du mandat de négociation élaboré par la Commission.

Beaucoup d’entre eux risquent de se mor­dre les doigts et de très vite revoir leur position quand les révélations auront produit tous leurs effets.

Services : après le traité transatlantique encore un accord secret
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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 21:15

Réunion du conseil d'administration du CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) de Lempdes, ce soir. Réunion où la majorité des membres, lors de l'étude des demandes de secours en sont à se demander s'il ne faudrait pas une " cellule de soutien psychologique "  à l'issue de telles réunions por les membres du conseil d'administration du CCAS ! En effet l'étude des demandes de secours nous a fait plonger dans l'univers décrit par Zola ou par Hugo dans " Les misérables " ! Familles vivant avec un Euro par jour, personnes sans aucun revenu suite à un conflit avec l'employeur en cours de traitement avec le tribunal des Prudhommes,... Et des moyens, bien sûr, plus que limités du CCAS ! Et tous les membres (ou presque) du conseil d'administration du CCAS, de repartir avec l'envie de vomir et le moral dans les chaussettes !

Ma France qu'est-tu devenue !

1er juillet 2014, réunion du CCAS de Lempdes, suivie des nouvelles de l'Assemblée Nationale : quand trop c'est trop !

 

Et, à peine rentré, des nouvelles de l'Assemblée Nationale ! Et là, trop c'est trop ! Que les électeurs socialistes, les militant-e-s socialistes nous pardonnent, mais ça devient vraiment insupportable !

1er juillet 2014, réunion du CCAS de Lempdes, suivie des nouvelles de l'Assemblée Nationale : quand trop c'est trop !

Les frondeurs PS se plient pour adopter le Budget rectificatif de Valls


 

Les députés français ont adopté mardi par 307, y compris celles des « frondeurs » du PS voix contre 232, le projet de budget rectificatif pour 2014 qui met en place la première partie du pacte de responsabilité.

 

Le projet de loi de finances rectificatives (PLFR) a été adopté ce mardi par la majorité des députés. Le groupe socialiste a voté pour, y compris ses députés « frondeurs »  qui ont tenté, en vain, de faire adopter plusieurs amendements, ainsi que les radicaux de gauche et la majorité des écologistes. Les groupes UMP et UDI et le Front de gauche ont voté contre. De son côté, Cécile Duflot s’est abstenue de voter. « Lorsque j'étais au gouvernement, j'ai indiqué au Président de la République et au Premier ministre, que les mesures d'économie de 50 milliards me semblaient trop lourdes à supporter pour notre pays et notre économie », explique-t-elle. « Il me semblait nécessaire de ralentir le rythme de désendettement, de consacrer une part significative des finances publiques à l'investissement et de préserver les mesures sociales. (...) Le gouvernement en a décidé autrement », ajoute-t-elle.
 

La mesure phare du budget rectificatif porte sur une baisse d'impôt sur le revenu pour 3,7 millions de contribuables. Les mesures présentées dans le PLFR sont complétées par le projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2014 dont les députés ont engagé lundi l'examen. Ces deux textes - PLFR et PLFRSS - prévoient au total 4 milliards d'euros d'économies pour ramener, comme l’espère le gouvernement, le déficit public à 3,8% du PIB fin 2014, après 4,3% fin 2013, avant de revenir à la limite européenne de 3% fin 2015. Un engagement économique pris par l’Etat devant ses partenaires européens, vivement critiqué par les Français et les organisations syndicales. Malgré les multiples mouvements de contestations, dénonçant les dangers du pacte de responsabilité, l’adoption du budget rectificatif marque le début de la mise en œuvre du pacte de responsabilité, par lequel l'exécutif veut aider à redresser la compétitivité des entreprises pour qu'elles investissent et embauchent, et à redonner du pouvoir d'achat aux ménages modestes dans l'espoir qu'ils consomment davantage.

D’autres amendements ont été retenus pour le PLFR, tels que la reconduction de l'exonération de la taxe d'habitation pour la résidence principale, la redevance audiovisuelle pour les contribuables modestes de plus de 60 ans ou veufs et l'abandon de l'écotaxe, remplacé par le système de « péage transit poids lourds ».

1er juillet 2014, réunion du CCAS de Lempdes, suivie des nouvelles de l'Assemblée Nationale : quand trop c'est trop !

Rebelles la veille, suiveurs le jour J, les frondeurs PS, qui ont vivement critiqué l'ampleur des gestes consentis en faveur des entreprises dans ce projet de loi de finances rectificative (PLFR), se sont finalement ralliés à la majorité pour le vote. « Nous considérons que le PLFR peut être voté parce qu'il comporte des baisses d'impôt pour quatre millions de familles », s’est justifié mardi Christian Paul, un de leurs chefs de file. Un « soulagement » pour Manuel Valls, qui était prêt à faire appel à la procédure de « réserve des votes » pour museler les membres de son parti, jugés « irresponsables ».

Le gouvernement peut également se montrer soulagé d’avoir reçu la majorité car en avril, 41 députés socialistes opposés à la politique de l'offre de François Hollande, s'étaient abstenus sur le vote du programme d'économies de 50 milliards d'euros pour 2015-2017, faisant peser des doutes sur la solidité de la majorité.

Le texte a pris la direction du Sénat pour être examiné à partir du 7 juillet. Quant au vote définitif, il est prévu le 15 juillet par le parlement.

 

1er juillet 2014, réunion du CCAS de Lempdes, suivie des nouvelles de l'Assemblée Nationale : quand trop c'est trop !
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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 22:12

Notre ami Salim Lamrani a écrit un excellent article sur la violation du droit international et de la souveraineté de la France par les États-Unis qui osent encore usurper le titre de « Pays de la Liberté et de la démocratie »

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Les États-Unis s’apprêtent à infliger une amende record à la plus importante banque française

Les États-Unis s’apprêtent à infliger une amende record à la plus importante banque française en raison de ses relations commerciales avec Cuba et d’autres pays sous embargo. Ceci, en flagrante violation du droit international et de la souveraineté de la France.

 

Après avoir sanctionné la banque Crédit Suisse d’une amende record de 2,6 milliards de dollars en mai 2014, les États-Unis ont prévu de sanctionner la banque française BNP Paribas d’une amende de 10 milliards de dollars et d’un retrait temporaire de sa licence bancaire sur leur territoire. Washington reproche à cette banque d’avoir réalisé des transactions en dollars – monnaie utilisée lors des échanges internationaux – avec des pays sous embargo, notamment Cuba, entre 2002 et 2009.

 

En effet, Cuba est victime d’un état de siège économique depuis plus d’un demi-siècle, lequel affecte tous les secteurs de la société et les catégories les plus vulnérables de la population, à savoir les enfants, les femmes et les personnes âgées. En plus d’interdire tout commerce bilatéral (à de rares exceptions près) entre l’île de la Caraïbe et les États-Unis, les sanctions économiques imposées en 1960 disposent d’un caractère extraterritorial et constituent un obstacle au développement des relations commerciales et financières de Cuba avec le reste du monde.

Les États-Unis s’apprêtent à infliger une amende record à la plus importante banque française

Pourtant, selon le droit international, il est strictement interdit d’appliquer de manière extraterritoriale une législation nationale. La loi française ne peut s’appliquer en Allemagne et la loi brésilienne ne peut s’appliquer en Argentine. Or, la législation étasunienne sur les sanctions économiques contre Cuba (et d’autres pays sous embargo) s’applique partout dans le monde et affecte BNP Paribas.

 

Aux yeux de la législation française et du droit international, BNP Paribas n’a commis absolument aucune irrégularité. L’établissement financier étant une banque française, il n’est aucunement soumis à la loi étasunienne, au nom d’un principe fondamental du droit international qui est la non-extraterritorialité des lois. La législation étasunienne ne peut s’appliquer que sur le territoire national et ne peut franchir les frontières. Par ailleurs, les transactions mises en cause par Washington ont eu lieu à partir de filiales de la BNP Paribas installées en Europe et non pas aux États-Unis.

Les États-Unis s’apprêtent à infliger une amende record à la plus importante banque française

Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, a été clair à ce sujet : « Nous avons vérifié que toutes les transactions incriminées étaient conformes aux règles, lois, réglementations, aux niveaux européen et français ». Il n’y a « aucune contravention à ces règles, ni d’ailleurs aux règles édictées par les Nations unies » de la part de BNP Paribas.

 

BNP Paribas a d’ores et déjà été contrainte de licencier plusieurs responsables impliqués dans ses échanges litigieux aux yeux des autorités étasuniennes et envisage de négocier une sanction moins lourde en utilisant le procédé du « plaider coupable », même si aucune faute n’a été commise.

 

Sur ce sujet, la position officielle de la France est extrêmement troublante. En effet, au lieu de défendre les intérêts d’une grande entreprise qui n’a commis aucun délit aux yeux de la législation nationale et du droit international, le gouvernement du Président François Hollande a accepté le point de vue étasunien en reconnaissant « l’infraction commise » et se contente seulement de dénoncer le « caractère disproportionné des sanctions envisagées ». Au lieu de défendre la souveraineté nationale et de condamner l’application extraterritoriale et illégale de la loi étasunienne contre les intérêts fondamentaux de la nation, Paris se limite à implorer un châtiment moins sévère. En se pliant aussi docilement aux injonctions de Washington, la France renonce à son indépendance et ternit durablement son image sur la scène internationale.

 

Salim Lamrani

 

Docteur ès Études Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les États-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité, Paris, Éditions Estrella, 2013 et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

http://www.amazon.fr/Cuba-m%C3%A9dias-face-d%C3%A9fi-limpartialit%C3%A9/dp/2953128433/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1376731937&sr=1-1

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

 

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 22:31
Un budget en forme de pâté d’alouette

Un budget en forme de pâté d’alouette - Assemblée nationale - Lionel Venturini - Mardi, 24 Juin, 2014

L’examen du texte qui met en musique le pacte de responsabilité et ses 50 milliards d’économies débute au Palais Bourbon. Il pourrait « entraîner la suppression de 250 000 emplois », selon un rapport parlementaire.

Un paquet, deux textes : l’examen du « pacte de responsabilité », la martingale sur laquelle compte François Hollande pour ne pas finir son quinquennat en lambeaux, a commencé hier à l’Assemblée. Via deux textes budgétaires rectificatifs, sur le budget de l’État et de la Sécu, le gouvernement met en musique les 50 milliards d’économies sur lesquels il compte pour retrouver de la croissance.

Le débat des prochaines semaines va pourtant tourner autour d’une autre question, sur l’utilité économique réelle d’un pacte qui voit 41 milliards d’euros affectés aux entreprises, pour seulement 5 milliards aux ménages. Voire 500 millions seulement, selon certains, si l’on enlève les mesures qui ont fait rentrer dans l’impôt des ménages qui en étaient auparavant exonérés. La version budgétaire du pâté d’alouette, en somme. Car, à la suite des 41 députés « frondeurs », qui se sont abstenus fin avril sur le texte défendu par Manuel Valls, s’engage à l’Assemblée une bataille d’amendements à gauche.

Un budget en forme de pâté d’alouette

Du côté socialiste, d’abord, où les « frondeurs » s’attachent, avec leurs amendements déposés contre la volonté du chef de file des députés PS, Bruno Le Roux, à pointer les errements du crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE). Est montré du doigt, notamment, un bout de phrase du Code des impôts qui permet aux entreprises d’affecter ce que l’État leur rembourse au titre du crédit d’impôts à la « reconstitution de leur fonds de roulement ». De la trésorerie courante, bien éloignée selon l’un des députés signataires de l’amendement, Patrice Prat (proche d’Arnaud Montebourg), de la vocation initiale du CICE : la compétitivité. Ils militent donc pour un CICE plus ciblé sur l’investissement, 
la formation, le soutien aux constructions de logements pour les salariés, le développement des transports.

Le groupe Front de gauche a déposé 26 amendements

Si des amendements ont été acceptés par le groupe, comme le dégel des aides personnelles au logement financées par le budget de l’État (ALS et APL), les « frondeurs » entendent aller plus loin, proposant de supprimer le gel des prestations sociales et des pensions de retraite, une réduction de la CSG pour les classes moyennes et populaires, la création de 300 000 contrats aidés pour les chômeurs de longue durée, et l’insertion professionnelle des jeunes.

 

Un budget en forme de pâté d’alouette

Pour l’heure, les menaces du premier ministre, réclamant de la « loyauté », n’ont pas fait varier encore les « frondeurs », qui souhaitent un rééquilibre interne du plan. Pas plus que les envolées du même Manuel Valls jugeant qu’il lui fallait « tenir », « car si nous ne tenons pas, alors tout tombera et, à ce moment-là, les plus grands dangers viendront pour la République ».

Même des députés plus orthodoxes comme Valérie Rabault, rapporteure générale du budget, jugent que ce plan d’économies « pourrait entraîner la suppression de 250 000 emplois à l’horizon 2017 », en raison de « l’impact négatif sur la croissance de 0,7 % par an, en moyenne, entre 2015 et 2017 ». Impact que ne compenseraient pas intégralement les mesures gouvernementales dans le cadre du pacte de responsabilité, estime la députée, et chiffrées à + 0,6 point et 190 000 créations d’emplois d’ici à 2017.

« Le pacte de responsabilité détruira finalement 60 000 emplois », a compté le PCF. « Des calculs totalement en chambre, extrêmement théoriques », balaye Michel Sapin, le ministre des Finances, oubliant que Valérie Rabault les a obtenus… de Bercy.

Le reste de la gauche partage les craintes de la rapporteure du budget. Le groupe Front de gauche a déposé 26 amendements visant à introduire une fiscalité plus juste ou à conditionner les aides versées aux entreprises, cherchant des convergences avec les socialistes. Idem au groupe écologiste, où l’on ajoute aussi un refus de la baisse des crédits de 287 millions d’euros de la « mission écologie » dans le budget.

Reste l’attitude finale des « frondeurs » du PS. Ils ne « franchiront pas le Rubicon », prédit leur collègue Malek Boutih, d’une mise en minorité du gouvernement qui conduirait à une dissolution de l’Assemblée. Convaincu que « ce qui les intéresse n’est pas l’affrontement sur la ligne économique, mais sur la ligne politique, face à Manuel Valls », estime ce défenseur du premier ministre.

Un budget en forme de pâté d’alouette

Spéciale dédicace à une amie qui nous demande pourquoi nous ne parlons jamais de Jean Luc Mélenchon :

Mélenchon veut fédérer

Le coprésident du Parti de gauche, après une période de retrait à la suite de sa « suffocation » due à « la violence » du résultat des élections européennes, était invité dimanche soir de France Inter. « Je dois me placer dans une position plus fédératrice que je ne l’ai fait jusqu’à maintenant », a-t-il dit, s’appuyant sur un sondage le plaçant en tête des personnalités qui « incarnent le mieux la gauche ». Il a encouragé Cécile Duflot à « marquer ses distances avec le gouvernement » et les socialistes frondeurs à passer « des paroles aux actes ».

Fédérer, oui, « autour d’un projet », pas « d’une personne », a répondu Pierre Laurent (PCF).

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 21:55
Le centre hospitalier de Billom, dans le Puy-de-Dôme

Le centre hospitalier de Billom, dans le Puy-de-Dôme

Les employés de l’hôpital de Billom, dans le Puy-de-Dôme sont en grève. Ils demandent des embauches et de meilleurs salaires !

 

Hôpital de Billom : le personnel en grève ! Gouvernement et dirigeants socialistes, ne pensez-vous pas que la cote d'alerte sociale est atteinte ?

Le personnel de l'hôpital de Billom s'est mis en grève, au moins jusqu’à aujourd'hui, lundi, pour protester contre la nouvelle organisation du travail.

L’établissement, situé à une trentaine de kilomètres à l’Est de Clermont, emploie aujourd’hui 395 personnes. Mais pour faire face aux difficultés financières, la direction a choisi de diminuer les effectifs dans tous les services, du lundi au samedi. Du coup, d’après les grévistes, la qualité des soins sera moins bonne.

Hôpital de Billom : le personnel en grève ! Gouvernement et dirigeants socialistes, ne pensez-vous pas que la cote d'alerte sociale est atteinte ?

Une réunion etait programmée jeudi dernier à l’Agence Régionale de Santé pour éventuellement accorder ponctuellement une rallonge financière.

Le personnel a prévu de se mobiliser à cette occasion, avant une nouvelle assemblée générale prévue ce lundi.

 

Les précisions de Tiphaine Coulon de Radio Scoop :

 

Hôpital de Billom : le personnel en grève ! Gouvernement et dirigeants socialistes, ne pensez-vous pas que la cote d'alerte sociale est atteinte ?
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 22:01
Rail : la grève a bien aiguillé l’Assemblée nationale !

Certain-e-s de nos ami-e-s nous diront que nous avons beaucoup écrit sur le conflit des cheminots. Nous étions un des rares médias à dire la vérité sur les raisons de ce conflit et la "curée" médiatique sur les syndicalistes qui prennent les "usagers" (tiens ce ne sont plus les "clients") en otage, justifiait largement nos articles.

Donc ce soir, juste un petit article pour donner les résultats de cette grève, pour rappeler que les grévistes y ont laissé un demi-mois de salaire et pour démonter la campagne médiatique anti-grève, anti-syndicalistes menée par la SNCF et le gouvernement (qui a dit "de gauche" ?)

Rail : la grève a bien aiguillé l’Assemblée nationale !

Rail : la grève a bien aiguillé l’Assemblée nationale - Adrien Rouchaleou

Vendredi, 20 Juin, 2014

 

En séance, le texte sur la réforme ferroviaire a été fortement amendé, notamment par le groupe communiste. Un compromis en forme de recul pour le gouvernement.

 

Et si le rapport de forces payait parfois ? Dans la nuit de mercredi à jeudi, le projet de loi de réforme ferroviaire débattu à l’Assemblée nationale a subi une modification majeure, par le vote d’amendements déposé par le groupe Gauche démocratique et républicaine (GDR) et son président, André Chassaigne. Des modifications assez significatives pour qu’il se dise, ici et là, qu’elles pourraient mettre fin à la situation de crise qui dure depuis dix jours, avec un mouvement de grève particulièrement fort des agents de la SNCF.

 

C’est le cœur des revendications des cheminots en grève qui était en question. Ceux-ci demandent la réunion de la SNCF et de Réseau ferré de France (RFF), séparés en 1997, en une seule entreprise, quand le projet du gouvernement en prévoyait trois : une structure « mère » chapeautant deux autres structures, pour le « réseau » (les rails) et pour la « mobilité » (les trains). Une différence entre un choix d’unicité (celui des syndicats cheminots) et un choix d’unité (celui du gouvernement) lourd de conséquences, puisque cette seconde proposition permettrait à l’avenir sans grande difficulté de séparer à nouveau les deux établissements, dans le cadre de la libéralisation du transport ferroviaire.

« Avoir un employeur unique »

 

Le groupe GDR a, dans les débuts du débat, défendu, par la voix du député communiste Nicolas Sansu, un amendement réunissant toutes les activités dans un seul établissement public industriel et commercial (Epic). Sans grand espoir de le voir adopté : il aurait été contraire aux exigences de Bruxelles, et aurait de fait changé trop profondément la nature du projet gouvernemental.

 

Cette éventualité logiquement rejetée, les députés communistes n’ont pas pour autant prévu de désarmer : « en manière de repli », selon l’expression d’André Chassaigne, ils passent à l’offensive pour obtenir une très forte intégration des trois Epic prévus par le texte, avec une forte prééminence de la structure mère. « Il faudrait que cet établissement de tête soit suffisamment musclé pour qu’on ne puisse pas le morceler demain », avait annoncé le chef de file des députés Front de gauche dès l’ouverture des débats.

 

C’est un amendement défendu par André Chassaigne sur l’article premier qui modifie assez l’équilibre du texte pour que Thierry Lepaon puisse estimer, au matin du jeudi, que le mouvement à la SNCF était « arrivé à un tournant ».

 

Le principe en est assez simple : les cheminots ne seront pas employés par « SNCF réseau », ni par « SNCF mobilité », les deux Epic filles, mais par l’Epic mère. « Avoir un employeur unique est l’une des conditions de la réunification de la famille cheminote, même s’il ne s’agit que d’une partie des missions pouvant lui être confiées », défend le député du Puy-de-Dôme. « Cet amendement participe à la construction d’un employeur unique, qui serait l’aboutissement de l’intégration sociale. » Tout comme des amendements finalement déposés par la majorité sur la création d’un comité central d’entreprise au niveau du groupe, qui sera aussi le niveau de référence des négociations sociales.

Rail : la grève a bien aiguillé l’Assemblée nationale !
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 00:02
Députés PS : la fronde ! Et le Front de Gauche ?

Alors que débute bientôt l’examen du pacte de responsabilité – un plan de rigueur – des députés socialistes plaident à l’inverse pour des mesures en faveur du pouvoir d’achat, ouvrant une brèche dans laquelle s’engouffrent Front de gauche et écologistes.

Le ministre des Finances commence à con­naître le chemin. Michel Sapin est venu une fois de plus devant le groupe socialiste pour déminer le terrain à la veille de la présenta­tion en Conseil des ministres du projet de loi de finances rectificative. Autrement dit, l’ha­billage parlementaire du pacte de responsabi­lité. Les députés PS à l’initiative d’un « Appel des cent » venaient tout juste de ren­dre publiques des propositions fiscales et sociales qui divergent substantiellement de celles présentées. La semaine dernière déjà, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, expédiait une lettre au Premier ministre Manuel Valls et au ministre de l’Économie Michel Sapin pour y exposer les « priorités » du parti, tendant à adoucir les mesures prévues.

Ces députés proposent une réorientation des textes budgétaires à venir portant au total, selon eux, sur « 1 point de PIB », soit 20 milliards d’euros. « La politique économique de la France doit rechercher l’efficacité, elle ne saurait aggraver les inégalités », écrivent-ils. À l’inverse d’une politique de l’offre, ils prônent un « rallumage de la consomma­tion », obtenu en portant le soutien au pou­voir d’achat des ménages à 16,5 milliards (contre 5 milliards prévus actuellement), s’inspirant ouvertement des choix effectués par Matteo Renzi en Italie. Et souhaitent la création d’une CSG progressive calquée sur l’impôt sur le revenu et le financement de 300 000 contrats aidés supplémentaires.

Pour se dépêtrer de la menace que font peser ces parlementaires dits « frondeurs » sur le vote du budget rectificatif, le président du groupe socialiste, Bruno Le Roux, sort l’artil­lerie lourde. Il propose de laver le linge sale en famille en discutant et votant d’abord au sein du groupe les amendements des députés « frondeurs », avant qu’ils n’arrivent en séance publique. S’ils ne sont pas retenus, il attend qu’après débat l’ensemble du groupe vote les textes retenus, s’agissant d’une ques­tion, le budget, qui « détermine l’apparte­nance à la majorité », prévient la porte-parole du groupe PS, Annick Lepetit, assurant qu’une « écrasante majorité » du groupe sou­tient encore le gouvernement. Les députés à l’initiative de l’Appel des cent voient bien le piège et n’ont pas pris part au vote sur la « méthode » voulue par Bruno Le Roux.

La démarche des frondeurs est saisie au bond au Front de gauche. « J’ai envoyé un courrier à certains députés PS. On est prêt à travailler avec 
eux sur des amendements conver­gents », a déclaré le chef de file du Front de gauche à l’Assemblée nationale, André Chas­saigne. Même si les amendements communs qui pourraient être soumis au vote « pour­raient apparaître au final en repli », c’est-à-dire une fois seulement les contre-proposi­tions du Front de gauche défendues, car les « frondeurs » socialistes s’inscrivent en majo­rité dans les objectifs de réduction drastique du déficit budgétaire du gouvernement. L’important, pour le député du Puy-de-Dôme, est bien « d’arriver concrètement à créer des convergences avec tous ceux, du PS aux radi­caux et écologistes, qui s’opposent, à des degrés divers, à la politique gouvernemen­tale ». Afin, précise-t-il, « de montrer qu’on est capable de porter une autre politique de gauche », quand l’électeur la boude dans les urnes.

Il est rejoint en partie par les écologistes qui, s’ils partagent le diagnostic d’une politique « qui n’est pas soutenue par les Français », explique le député François de Rugy, et adhè­rent à l’idée d’une CSG progressive, pointent également l’absence de mesures en faveur de la transition écologique dans la plate-forme alternative présentée par l’Appel des cent, centrée pour l’essentiel sur des mesures de pouvoir d’achat à l’intérieur des marges bud­gétaires actuelles, dans un jeu de vases com­municants via un ciblage du crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice) ou des baisses de cotisations patronales sous condition. Pour le député de Loire-Atlantique, rejoignant ici André Chassaigne et d’autres à gauche, il est temps de tracer une perspective politique nouvelle, et ne plus accumuler simplement « des oppositions successives ».

Un point à leurs yeux devrait faire réfléchir les députés de gauche, c’est que, depuis le vote de la confiance, le Premier ministre, désor­mais, n’a plus de « majorité automatique »

 

Députés PS : la fronde ! Et le Front de Gauche ?
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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 22:52
Dans un alignement de caserne, la presse contrôlée par les grands groupes industriels et financiers a repris mot à mot les éléments de langage du pouvoir. « Il faut savoir arrêter une grève ».

Dans un alignement de caserne, la presse contrôlée par les grands groupes industriels et financiers a repris mot à mot les éléments de langage du pouvoir. « Il faut savoir arrêter une grève ».

Ceux qui détruisent la gauche - Par Patrick Apel-Muller - Lundi, 16 Juin, 2014

 

« La gauche peut mourir », a lancé Manuel Valls. Comment ne pas en faire le constat quand, malgré le cri de détresse et de colère de l’électorat de gauche, un président de la République et son premier ministre s’acharnent à en détruire les valeurs, à en brouiller les repères, à la dévitaliser ?

Élues la rose au poing, les deux têtes de l’exécutif en ont arraché les pétales pour finir sur un « pas du tout » destiné aux milieux populaires et sur un « à la folie » susurré au Medef.

Pendant que l’hôte de Matignon tentait de faire peur aux élus socialistes qui rechignent afin qu’ils taisent leurs indignations, la droite accourait au secours du gouvernement contre les grévistes !

Xavier Bertrand appelait à la « fermeté » contre une « grève totalement indécente » et des cheminots « jusqu’au-boutistes ». Hervé Mariton, un autre des nombreux prétendants à la présidence de l’UMP, incitait sa formation à avoir « une attitude responsable », à « essayer de faire en sorte que le gouvernement s’en sorte » en laissant « passer ce texte » au Parlement. Comment, en effet, la droite pourrait-elle refuser que sa politique soit appliquée ?

Dans un alignement de caserne, la presse contrôlée par les grands groupes industriels et financiers a repris mot à mot les éléments de langage du pouvoir. « Il faut savoir arrêter une grève », titre en éditorial le Monde, décalquant l’injonction présidentielle. À sa suite et avec une imagination de photocopieuse, les grands médias reprennent les clichés sur « la journée noire » et le « refus de la réforme »...

«Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue» - Maurice Thorez

«Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue» - Maurice Thorez

« Il y a un moment où il faut savoir arrêter un mouvement ». C'est par une formule qui résonne de manière familière que François Hollande s'est exprimé, vendredi matin, au sujet des grèves qui agitent le pays depuis mardi soir.

Et pour cause : elle est directement inspirée d'une célèbre déclaration du dirigeant communiste Maurice Thorez. « Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue », avait déclaré le leader du PCF lors des grandes grèves de juin 1936, quelques jours après la signature des accords de Matignon.

Dans son plagiat, Hollande oublie, ou fait semblant d'oublier, la suite de cette citation. Je vous cite la déclaration de Maurice Thorez dans son intégralité :

« Si le but est d'obtenir satisfaction pour les revendications de caractère économique, tout en élevant progressivement le mouvement des masses dans sa conscience et son organisation, alors il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue. Il faut même savoir consentir au compromis si toutes les revendications n'ont pas encore été acceptées, mais si l'on a obtenu la victoire sur les plus essentielles et les plus importantes des revendications.» (11 juin 1936) » [Ndlr]

Mais au contraire, les cheminots ont bien une réforme dans leur manche !

Mais au contraire, les cheminots ont bien une réforme dans leur manche !

Mais au contraire, les cheminots ont bien une réforme dans leur manche, audacieuse celle-là, défaisant la dette qui plombe le système ferroviaire, rétablissant l’unité du service public sans laquelle il devient inefficace !

Mais cela, il faut le cacher aux citoyens, rien n’étant plus dangereux, semble-t-il, que la souveraineté populaire.

C’est pourtant là, dans le coude à coude des luttes, dans les échanges qui éclosent dans la gauche fière de l’être, dans la construction d’alternatives au libéralisme que l’espoir germera.

Pour que la gauche et notre peuple aient de beaux jours devant eux.

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