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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 22:01
Rail : la grève a bien aiguillé l’Assemblée nationale !

Certain-e-s de nos ami-e-s nous diront que nous avons beaucoup écrit sur le conflit des cheminots. Nous étions un des rares médias à dire la vérité sur les raisons de ce conflit et la "curée" médiatique sur les syndicalistes qui prennent les "usagers" (tiens ce ne sont plus les "clients") en otage, justifiait largement nos articles.

Donc ce soir, juste un petit article pour donner les résultats de cette grève, pour rappeler que les grévistes y ont laissé un demi-mois de salaire et pour démonter la campagne médiatique anti-grève, anti-syndicalistes menée par la SNCF et le gouvernement (qui a dit "de gauche" ?)

Rail : la grève a bien aiguillé l’Assemblée nationale !

Rail : la grève a bien aiguillé l’Assemblée nationale - Adrien Rouchaleou

Vendredi, 20 Juin, 2014

 

En séance, le texte sur la réforme ferroviaire a été fortement amendé, notamment par le groupe communiste. Un compromis en forme de recul pour le gouvernement.

 

Et si le rapport de forces payait parfois ? Dans la nuit de mercredi à jeudi, le projet de loi de réforme ferroviaire débattu à l’Assemblée nationale a subi une modification majeure, par le vote d’amendements déposé par le groupe Gauche démocratique et républicaine (GDR) et son président, André Chassaigne. Des modifications assez significatives pour qu’il se dise, ici et là, qu’elles pourraient mettre fin à la situation de crise qui dure depuis dix jours, avec un mouvement de grève particulièrement fort des agents de la SNCF.

 

C’est le cœur des revendications des cheminots en grève qui était en question. Ceux-ci demandent la réunion de la SNCF et de Réseau ferré de France (RFF), séparés en 1997, en une seule entreprise, quand le projet du gouvernement en prévoyait trois : une structure « mère » chapeautant deux autres structures, pour le « réseau » (les rails) et pour la « mobilité » (les trains). Une différence entre un choix d’unicité (celui des syndicats cheminots) et un choix d’unité (celui du gouvernement) lourd de conséquences, puisque cette seconde proposition permettrait à l’avenir sans grande difficulté de séparer à nouveau les deux établissements, dans le cadre de la libéralisation du transport ferroviaire.

« Avoir un employeur unique »

 

Le groupe GDR a, dans les débuts du débat, défendu, par la voix du député communiste Nicolas Sansu, un amendement réunissant toutes les activités dans un seul établissement public industriel et commercial (Epic). Sans grand espoir de le voir adopté : il aurait été contraire aux exigences de Bruxelles, et aurait de fait changé trop profondément la nature du projet gouvernemental.

 

Cette éventualité logiquement rejetée, les députés communistes n’ont pas pour autant prévu de désarmer : « en manière de repli », selon l’expression d’André Chassaigne, ils passent à l’offensive pour obtenir une très forte intégration des trois Epic prévus par le texte, avec une forte prééminence de la structure mère. « Il faudrait que cet établissement de tête soit suffisamment musclé pour qu’on ne puisse pas le morceler demain », avait annoncé le chef de file des députés Front de gauche dès l’ouverture des débats.

 

C’est un amendement défendu par André Chassaigne sur l’article premier qui modifie assez l’équilibre du texte pour que Thierry Lepaon puisse estimer, au matin du jeudi, que le mouvement à la SNCF était « arrivé à un tournant ».

 

Le principe en est assez simple : les cheminots ne seront pas employés par « SNCF réseau », ni par « SNCF mobilité », les deux Epic filles, mais par l’Epic mère. « Avoir un employeur unique est l’une des conditions de la réunification de la famille cheminote, même s’il ne s’agit que d’une partie des missions pouvant lui être confiées », défend le député du Puy-de-Dôme. « Cet amendement participe à la construction d’un employeur unique, qui serait l’aboutissement de l’intégration sociale. » Tout comme des amendements finalement déposés par la majorité sur la création d’un comité central d’entreprise au niveau du groupe, qui sera aussi le niveau de référence des négociations sociales.

Rail : la grève a bien aiguillé l’Assemblée nationale !
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 00:02
Députés PS : la fronde ! Et le Front de Gauche ?

Alors que débute bientôt l’examen du pacte de responsabilité – un plan de rigueur – des députés socialistes plaident à l’inverse pour des mesures en faveur du pouvoir d’achat, ouvrant une brèche dans laquelle s’engouffrent Front de gauche et écologistes.

Le ministre des Finances commence à con­naître le chemin. Michel Sapin est venu une fois de plus devant le groupe socialiste pour déminer le terrain à la veille de la présenta­tion en Conseil des ministres du projet de loi de finances rectificative. Autrement dit, l’ha­billage parlementaire du pacte de responsabi­lité. Les députés PS à l’initiative d’un « Appel des cent » venaient tout juste de ren­dre publiques des propositions fiscales et sociales qui divergent substantiellement de celles présentées. La semaine dernière déjà, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, expédiait une lettre au Premier ministre Manuel Valls et au ministre de l’Économie Michel Sapin pour y exposer les « priorités » du parti, tendant à adoucir les mesures prévues.

Ces députés proposent une réorientation des textes budgétaires à venir portant au total, selon eux, sur « 1 point de PIB », soit 20 milliards d’euros. « La politique économique de la France doit rechercher l’efficacité, elle ne saurait aggraver les inégalités », écrivent-ils. À l’inverse d’une politique de l’offre, ils prônent un « rallumage de la consomma­tion », obtenu en portant le soutien au pou­voir d’achat des ménages à 16,5 milliards (contre 5 milliards prévus actuellement), s’inspirant ouvertement des choix effectués par Matteo Renzi en Italie. Et souhaitent la création d’une CSG progressive calquée sur l’impôt sur le revenu et le financement de 300 000 contrats aidés supplémentaires.

Pour se dépêtrer de la menace que font peser ces parlementaires dits « frondeurs » sur le vote du budget rectificatif, le président du groupe socialiste, Bruno Le Roux, sort l’artil­lerie lourde. Il propose de laver le linge sale en famille en discutant et votant d’abord au sein du groupe les amendements des députés « frondeurs », avant qu’ils n’arrivent en séance publique. S’ils ne sont pas retenus, il attend qu’après débat l’ensemble du groupe vote les textes retenus, s’agissant d’une ques­tion, le budget, qui « détermine l’apparte­nance à la majorité », prévient la porte-parole du groupe PS, Annick Lepetit, assurant qu’une « écrasante majorité » du groupe sou­tient encore le gouvernement. Les députés à l’initiative de l’Appel des cent voient bien le piège et n’ont pas pris part au vote sur la « méthode » voulue par Bruno Le Roux.

La démarche des frondeurs est saisie au bond au Front de gauche. « J’ai envoyé un courrier à certains députés PS. On est prêt à travailler avec 
eux sur des amendements conver­gents », a déclaré le chef de file du Front de gauche à l’Assemblée nationale, André Chas­saigne. Même si les amendements communs qui pourraient être soumis au vote « pour­raient apparaître au final en repli », c’est-à-dire une fois seulement les contre-proposi­tions du Front de gauche défendues, car les « frondeurs » socialistes s’inscrivent en majo­rité dans les objectifs de réduction drastique du déficit budgétaire du gouvernement. L’important, pour le député du Puy-de-Dôme, est bien « d’arriver concrètement à créer des convergences avec tous ceux, du PS aux radi­caux et écologistes, qui s’opposent, à des degrés divers, à la politique gouvernemen­tale ». Afin, précise-t-il, « de montrer qu’on est capable de porter une autre politique de gauche », quand l’électeur la boude dans les urnes.

Il est rejoint en partie par les écologistes qui, s’ils partagent le diagnostic d’une politique « qui n’est pas soutenue par les Français », explique le député François de Rugy, et adhè­rent à l’idée d’une CSG progressive, pointent également l’absence de mesures en faveur de la transition écologique dans la plate-forme alternative présentée par l’Appel des cent, centrée pour l’essentiel sur des mesures de pouvoir d’achat à l’intérieur des marges bud­gétaires actuelles, dans un jeu de vases com­municants via un ciblage du crédit d’impôt compétitivité emploi (Cice) ou des baisses de cotisations patronales sous condition. Pour le député de Loire-Atlantique, rejoignant ici André Chassaigne et d’autres à gauche, il est temps de tracer une perspective politique nouvelle, et ne plus accumuler simplement « des oppositions successives ».

Un point à leurs yeux devrait faire réfléchir les députés de gauche, c’est que, depuis le vote de la confiance, le Premier ministre, désor­mais, n’a plus de « majorité automatique »

 

Députés PS : la fronde ! Et le Front de Gauche ?
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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 22:52
Dans un alignement de caserne, la presse contrôlée par les grands groupes industriels et financiers a repris mot à mot les éléments de langage du pouvoir. « Il faut savoir arrêter une grève ».

Dans un alignement de caserne, la presse contrôlée par les grands groupes industriels et financiers a repris mot à mot les éléments de langage du pouvoir. « Il faut savoir arrêter une grève ».

Ceux qui détruisent la gauche - Par Patrick Apel-Muller - Lundi, 16 Juin, 2014

 

« La gauche peut mourir », a lancé Manuel Valls. Comment ne pas en faire le constat quand, malgré le cri de détresse et de colère de l’électorat de gauche, un président de la République et son premier ministre s’acharnent à en détruire les valeurs, à en brouiller les repères, à la dévitaliser ?

Élues la rose au poing, les deux têtes de l’exécutif en ont arraché les pétales pour finir sur un « pas du tout » destiné aux milieux populaires et sur un « à la folie » susurré au Medef.

Pendant que l’hôte de Matignon tentait de faire peur aux élus socialistes qui rechignent afin qu’ils taisent leurs indignations, la droite accourait au secours du gouvernement contre les grévistes !

Xavier Bertrand appelait à la « fermeté » contre une « grève totalement indécente » et des cheminots « jusqu’au-boutistes ». Hervé Mariton, un autre des nombreux prétendants à la présidence de l’UMP, incitait sa formation à avoir « une attitude responsable », à « essayer de faire en sorte que le gouvernement s’en sorte » en laissant « passer ce texte » au Parlement. Comment, en effet, la droite pourrait-elle refuser que sa politique soit appliquée ?

Dans un alignement de caserne, la presse contrôlée par les grands groupes industriels et financiers a repris mot à mot les éléments de langage du pouvoir. « Il faut savoir arrêter une grève », titre en éditorial le Monde, décalquant l’injonction présidentielle. À sa suite et avec une imagination de photocopieuse, les grands médias reprennent les clichés sur « la journée noire » et le « refus de la réforme »...

«Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue» - Maurice Thorez

«Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue» - Maurice Thorez

« Il y a un moment où il faut savoir arrêter un mouvement ». C'est par une formule qui résonne de manière familière que François Hollande s'est exprimé, vendredi matin, au sujet des grèves qui agitent le pays depuis mardi soir.

Et pour cause : elle est directement inspirée d'une célèbre déclaration du dirigeant communiste Maurice Thorez. « Il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue », avait déclaré le leader du PCF lors des grandes grèves de juin 1936, quelques jours après la signature des accords de Matignon.

Dans son plagiat, Hollande oublie, ou fait semblant d'oublier, la suite de cette citation. Je vous cite la déclaration de Maurice Thorez dans son intégralité :

« Si le but est d'obtenir satisfaction pour les revendications de caractère économique, tout en élevant progressivement le mouvement des masses dans sa conscience et son organisation, alors il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue. Il faut même savoir consentir au compromis si toutes les revendications n'ont pas encore été acceptées, mais si l'on a obtenu la victoire sur les plus essentielles et les plus importantes des revendications.» (11 juin 1936) » [Ndlr]

Mais au contraire, les cheminots ont bien une réforme dans leur manche !

Mais au contraire, les cheminots ont bien une réforme dans leur manche !

Mais au contraire, les cheminots ont bien une réforme dans leur manche, audacieuse celle-là, défaisant la dette qui plombe le système ferroviaire, rétablissant l’unité du service public sans laquelle il devient inefficace !

Mais cela, il faut le cacher aux citoyens, rien n’étant plus dangereux, semble-t-il, que la souveraineté populaire.

C’est pourtant là, dans le coude à coude des luttes, dans les échanges qui éclosent dans la gauche fière de l’être, dans la construction d’alternatives au libéralisme que l’espoir germera.

Pour que la gauche et notre peuple aient de beaux jours devant eux.

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 18:42
Ce que cache la réforme territoriale !

Cet article est emprunté au blog de notre excellent ami et camarade, néanmoins Député, André Chassaigne. Il nous a semblé qu'il complétait fort bien notre article précédent du mercredi 3 juin !

Ce que cache la réforme territoriale !

Jeudi 12 juin 2014 - Ce que cache la réforme territoriale

 

Malgré les cinglantes défaites subies par le gouvernement aux élections municipales et européennes, marquées par l’abstention et le vote d’extrême-droite, le Président de la République et le Premier ministre ont décidé d’accélérer leur politique libérale. Plutôt que répondre aux souffrances des Françaises et des Français en mettant en œuvre une politique conforme aux engagements pris devant les électeurs en 2012, ils viennent d’annoncer une « grande » réforme territoriale qui va accentuer les difficultés de nos concitoyens en brisant la proximité qu’ils entretiennent avec leurs élus. Entérinée en quelques heures à l’Elysée, et rendue publique ce 3 juin 2014, la réforme est dans sa mise en œuvre « une politique de gribouille ». Sur le fond, elle s’apparente à un vaste plan d’ajustement des territoires aux exigences du capitalisme mondialisé. De plus, la précipitation avec laquelle elle est annoncée, sans débat de fond dans le pays, et sans qu’aucune consultation populaire n’ait été ne serait-ce qu’évoquée, témoigne d’un mépris démocratique dramatique extrêmement dangereux au regard de la situation sociale et politique du pays.

 

Il y avait déjà eu un précédent !

Il y avait déjà eu un précédent !

Ainsi, François Hollande s’apprête à charcuter les régions, à supprimer les départements, et à créer des mégas structures intercommunales. Le passage de 22 à 14 grandes régions va diminuer le nombre d’élu-e-s au service de nos concitoyens et préparer le terrain aux privatisations des services publics locaux pour le plus grand bonheur des grands groupes privés. Nos institutions locales risquent, à court terme, d’être écrasées par ces mastodontes territoriaux que vont être les métropoles et les futures régions.

 

Cette réforme ne permettra pas de répondre aux attentes populaires. Les économies évoquées, pour justifier ces bouleversements, ne sont qu’un alibi pour mieux inscrire la France dans la restriction des dépenses publiques, dictées par l’Europe libérale, et destinées à financer les énormes cadeaux fiscaux offerts aux groupes industriels et financiers, au nom de la prétendue baisse du coût du travail.

 

Cette réforme territoriale, qui s’inscrit dans la même logique que le pacte de responsabilité, va accentuer le démantèlement des acquis républicains pour mieux livrer les territoires à la concurrence. La France, qui a pu limiter les conséquences désastreuses de la crise grâce au rôle d’amortisseur qu’ont joué les collectivités territoriales s’apprête ainsi à liquider un des derniers boucliers sociaux dont elle dispose.

 

Notre pays ne souffre pas d’un millefeuille indigeste ou d’un centralisme étouffant. Au contraire, il souffre de l’austérité et du libéralisme. Les élu-e-s communistes et du Front de gauche sont fermement opposés à la grande braderie territoriale annoncée par le chef de l’Etat. Cette réforme doit être repensée dans sa globalité. Elle doit associer la population et les forces vives du pays dans le cadre d’un grand débat républicain, validé par un référendum. Elle doit s’accompagner d’une grande réforme fiscale pour donner aux collectivités les moyens financiers de remplir leurs missions et de développer leurs compétences. A la compétition entre les territoires doit se substituer la coopération à tous les échelons démocratiques de nos institutions (communes, intercommunalités, départements et des régions)

Mieux inscrire la France dans la restriction des dépenses publiques, dictées par l’Europe libérale !

Mieux inscrire la France dans la restriction des dépenses publiques, dictées par l’Europe libérale !

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 20:03

Toute cette semaine nous aurons été abreuvés de pseudo-informations concernant le 70ème anniversaire du débarquement du 6 juin 1944 :

  • Poutine croiserait-il Obama ?
  • Avec qui Hollande mangerait-il ?
  • Quelle place pour Sarkozy dans la cérémonie ?
  • La voiture qui transporterait la reine Elisabeth II serait-elle assez haute sous plafond pour son chapeau ?
  • Quelle nouvelle menace de MerKel envers la Russie ?

Rien sur la vérité, aujourd'hui démontrée de cette abominable guerre, sur le rôle des USA et de ses entreprises ! Rien non plus sur le massacre des Ukrainiens, abusivement appelés pro-russes, massacre perpétré par l'armée ukrainienne et des milices fascistes, sur ceux qui ne reconnaissent pas le pouvoir issu d'un coup d'état qui comprend des fascistes reconnus !

Alors nous avons décidé de livrer à votre sagacité un article de Michel Collon qui rétablit cette vérité historique indéniable mais insupportable pour les "Grands" de ce monde !

6 juin 44 : ce qu’on ne vous dira pas, ce que les jeunes n'apprennent pas à l'école, ce que les historiens français ne disent pas, apparemment y compris aux professeurs qu'ils forment !

 

Michel Collon - 4 juin 2014

 

« Oui, mais quand même les Américains nous ont libérés en 45 ! » Combien de fois, l'ai-je entendue celle-là ! Sur les bancs de l'école. Mais aussi lors de débats sur les guerres actuelles des USA.

6 juin 44 : ce qu’on ne vous dira pas, ce que les jeunes n'apprennent pas à l'école, ce que les historiens français ne disent pas, apparemment y compris aux professeurs qu'ils forment !

40-45, la seule « bonne » guerre US ? Peut-être à nuancer. Quelques faits troublants sont documentés dans un excellent livre de l'historien Jacques Pauwels (1). Ses documents irréfutables prouvent qu'une grande partie des sociétés US ont carrément collaboré avec Hitler, et pas seulement au début de la guerre : Du Pont, Union Carbide, Westinghouse, General Electric, Goodrich, Singer, Kodak, ITT, JP Morgan...

 

Pire. La grande nouveauté stratégique d'Hitler, ce fut la « Blitzkrieg », la guerre-éclair : porter très vite ses troupes au cœur de l'adversaire. Pour cela, deux conditions indispensables : des camions et de l'essence. L'Allemagne n'ayant aucun des deux, c'est Esso qui a fourni l'essence, tandis que les camions provenaient des usines allemandes de Ford et General Motors.

 

« Que cette guerre dure le plus longtemps possible ! »

 

Pauwels montre que :

 

1. Une grande partie du patronat US était pro-Hitler dans les années 30 et 40.

 

2. Cela n'a changé qu'au moment où les ventes des firmes US furent mises en danger par l'agressivité commerciale allemande en Amérique latine et ailleurs. Et par les occupations japonaises qui confisquaient tout le commerce en Asie.

 

En fait, les Etats-Unis jouaient double jeu. Ils souhaitaient que la guerre dure longtemps. Pourquoi ?

 

D'un côté, les énormes profits que leurs sociétés réalisaient en Allemagne étaient en croissance. De l'autre côté, ils s'enrichissaient en prêtant à la Grande-Bretagne qui supportait tout le poids financier de la guerre. Washington posait d'ailleurs comme condition que Londres abandonne ses colonies après la guerre. Ce qui fut fait. Les Etats-Unis ont réussi à profiter de la Deuxième Guerre mondiale pour affaiblir leurs rivaux et devenir la seule superpuissance capitaliste.

 

Henry Ford : « Ni les Alliés, ni l'Axe ne devraient gagner la guerre. Les USA devraient fournir aux deux camps les moyens de continuer à se battre jusqu'à ce que tous deux s'effondrent. »

 

Le futur président Harry Truman, 1941 : « Si l'Allemagne gagne, nous devons aider la Russie et si la Russie gagne, nous devons aider l'Allemagne, afin qu'il en meure le maximum de chaque côté. »

 

Ce jeu cynique ne cessa que lorsque l'URSS vainquit Hitler. Alors seulement, les Etats-Unis se précipitèrent pour sauver leurs intérêts en Europe.

 

Demain 6 juin, on fera comme si la guerre avait été gagnée en Normandie et non à Stalingrad. On ne dira pas qu'Hitler perdit 90% de ses soldats à l'Est. Que pour un soldat US tué, il y en eut 53 soviétiques. Les manuels scolaires sont parfois bizarres, non ?

 

Voilà, désolé de vous avoir ôté une de vos dernières illusions. Demain, 6 juin, vous pourrez penser à tout ça lorsque sur une plage normande, on fêtera George Bush alors que son grand-père a financé Hitler. Dans quel monde vivons-nous ?

 

MICHEL COLLON

 

Vous pouvez également lire la récente analyse d'Annie Lacroix-Riz publiée sur Investig'Action

 

Note :

 

(1). PAUWELS, Jacques R. Le mythe de la bonne guerre : les États-Unis et la Seconde Guerre mondiale. Bruxelles : Aden éditions, 2012. (EPO), 378 p. A recommander, c'est aussi plein de révélations sur Roosevelt, Truman, la menace d'envahir l'URSS, la récupération des espions et criminels nazis, Churchill, De Gaulle, Yalta...

 

Source : Investig'Action

http://www.michelcollon.info/Le-debarquement-du-6-juin-44-du.html

6 juin 44 : ce qu’on ne vous dira pas, ce que les jeunes n'apprennent pas à l'école, ce que les historiens français ne disent pas, apparemment y compris aux professeurs qu'ils forment !
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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 21:10
RÉFORME TERRITORIALE : Changer d’objectifs, d’ambitions et de méthode

Vendredi 16 mai,

Pierre Laurent, Éliane Assassi et André Chassaigne étaient reçus à l’Élysée pour faire part des suggestions du PCF à propos de la réforme territoriale.

Voilà ce qu’ils ont dit :

La République est à refonder. Notre pays connaît une crise démocratique profonde qui affecte désormais toutes les institutions. Cette crise est le produit des politiques libérales menées depuis des années, confinant de plus en plus les pouvoirs publics au renoncement et à l’impuissance, cédant toujours plus de pouvoir aux logiques des grandes puissances financières […]

Cette crise grave appelle un grand mouvement de renouveau démocratique dont notre peuple doit être l’auteur. Ce renouveau doit engager la refondation de nos institutions comme celle de l’efficacité de l’action publique au service de l’égalité et de la justice, jusqu’à fonder une nouvelle République, une sixième République.

RÉFORME TERRITORIALE : Changer d’objectifs, d’ambitions et de méthode

Nous le disons clairement : pas de changement possible de nos institutions démocratiques sans démocratie, sans consultation des Français, Toute réforme d’ampleur doit être soumise à la ratification populaire par référendum […] Notre exigence est claire : nous demandons un changement immédiat de méthode, d’objectifs et d’ambition pour la réforme des institutions, singulièrement la réforme territoriale. Pour nous, les deux objectifs doivent être le renouveau démocratique et la relance de politiques publiques plus justes et plus efficaces.

RÉFORME TERRITORIALE : Changer d’objectifs, d’ambitions et de méthode

CE QUE NOUS RÉCUSONS :

 

1) la dérive autoritaire en cours

2) le déclin organisé de l’efficacité de l’action publique.

3) les gâchis au service du capital

4) la réduction insensée des budgets publics.

5) la mort programmée de la décentralisation

 

CE QUE NOUS PROPOSONS :

 

1) le maintien d’un tissu démocratique dense : la commune, la participation et l’intervention citoyenne à tous les niveaux.

2) une architecture institutionnelle qui garantisse l’égalité sur tout le territoire, favorise le partage et la coopération et non pas des institutions à la carte.

3) les moyens de réelles politiques publiques ambitieuses.

4) déprofessionnaliser la politique et la détechnocratiser ; généraliser la proportionnelle

5) un processus constituant sanctionné par la consultation des Français !

RÉFORME TERRITORIALE : Changer d’objectifs, d’ambitions et de méthode
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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 22:30
Le Pen Aux portes du pouvoir ! Sortir de cette dangereuse ornière !

Une de nos amies, Colette, nous disait tout à l'heure que lundi elle se disait qu'une personne sur quatre qu'elle croisait dans la rue avait voté pour la peste brune ! Elle a réalisé rapidement qu'un électeur sur quatre avec une participation aux alentours de quarante-huit pour cents, cela ne faisait plus qu'un passant sur dix ayant voté pour les fachos, et même si c'est beaucoup trop, c'est moins déprimant !

Et c'est encore moins à Lempdes, même si c'est toujours trop !

Le Pen Aux portes du pouvoir ! Sortir de cette dangereuse ornière !

Dans son éditorial de l'Humanité dimanche, le directeur de l'Humanité, Patrick Le Hyaric, en appelle au peuple de gauche :

 

"Que personne n’attende de consigne, ni de directive, que chacune et chacun, là où il se trouve, en contacte d’autres qu’ils soient socialistes, écologistes, communistes, progressiste, sans exclusive, pour construire un nouveau rassemblement citoyen et s’unir pour une contre offensive idéologique et politique afin d’ouvrir la voie à la reconstruction d’une nouvelle gauche, au service de celles et ceux qui n’en peuvent plus de la situation actuelle."

 

Le violent coup de tonnerre qui vient de s’abattre sur la France et une bonne partie de l’espace de l’Union européenne n’a pas été déclenché dans un ciel serein. Il mature depuis les élections législatives partielles, et s’était déjà fortement entendu dans les élections municipales. Le mélange du rejet de la politique et de celles mises en œuvre, par l’abstention et la forte montée de l’extrême-droite populiste, constitue un cocktail d’une extrême dangerosité que toutes les forces politiques, sociales, syndicales, doivent analyser pour en mesurer les conséquences, surtout en tirer les leçons et réagir d’urgence.

 

Le moment est grave, très grave ! La crise de la politique, celle du sens commun s’approfondissent sans cesse au point d’annoncer les prémisses d’une crise politique et institutionnelle si l’écoute des citoyennes et des citoyens, si la démocratie ne redeviennent pas les maîtres mots de l’organisation de la société. La famille Le Pen est aux portes du pouvoir. Elle a bénéficié de nombreux marche-pieds.

 

Le sarkozysme, en empruntant les paroles et les idées de l’extrême-droite, a libéré, sur fond de crise, des forces insoupçonnées qui considèrent que le parti de la famille Le Pen peut être banalisé. L’actuel pouvoir socialiste, en tournant le dos aux valeurs de la gauche et aux engagements du discours du Bourget, discrédite toute la gauche et laisse entendre qu’il n’y aurait plus d’autres choix possibles que ceux du libéralisme.

 

Faute d’alternative crédible de la part de la gauche non gouvernementale, un nombre important d’électrices et d’électeurs s’abstiennent. D’autres, dans un climat de rejet des responsables politiques, des affaires de corruption, de mépris de la part des élites, choisissent le vote dont ils pensent qu’il fera le plus de bruit. De fait, la promotion de l’extrême-droite comme outil d’expression de la colère populaire a été très pratiquée depuis des mois et parfois pour des projets tacticiens et imbéciles qui risquent de se retourner contre leurs auteurs.

 

Ceci a lieu dans un contexte où aucun débat sérieux ne s’est tenu sur les enjeux de la construction européenne et les moyens de la transformer, près de dix ans après ce déni de démocratie qu’a constitué le refus de prendre en compte le non majoritaire au projet de traité constitutionnel en 2005, argument martelé dimanche soir par les Le Pen. Les grands médias se sont évertués à enfermer la richesse de la diversité des points de vue de nos concitoyens en deux catégories simplistes et bien commodes pour les puissants, les eurosceptiques et les pro-européens, dans un mouvement extrême de dépolitisation, à partir de la trituration des mots.

 

Comment faire confondre à ce point le concept géographique de l’Europe et ceux des politiques d’austérité et de régression sociale, mises œuvre au nom de celle-ci ? Comment salir ce mot depuis tant d’années, derrière de grandes proclamations alors que toutes les promesses sont sans cesse bafouées et réitérées à chaque scrutin ? Ca suffit ont dit nombre d’électeurs, qu’ils aient voté ou non !

 

L’Europe pourrait être une communauté de biens communs, une communauté d’esprit, héritée d’Erasme ou de Rousseau, de Goethe ou de Rabelais, de Kant ou de Voltaire, une commune culture, une histoire, une géographie, une certaine promotion du progrès, de la science, de Galilée à Einstein, de Copernic à Newton. Elle est devenue synonyme de machine bureaucratique, éloignée des gens, fabrique de directives et de règles pour imposer le libre commerce, la libre concurrence, le marché ouvert et des critères économiques d’austérité, sans projet humain, social, environnemental.

 

Une froide mécanique inscrite dans les traités, écrits d’une plume aussi austère que la politique est austéritaire, faisant fi du passé commun, de la culture et de l’histoire pour mieux vanter un espace de libre échange, ouvert à tous les vents glacés des rapaces de la finance qui peuvent se gargariser des mots démocratie ou liberté, mais qui en réalité n’en ont que faire.

 

Ils vantent la paix mais attisent la nouvelle guerre économique, broyeuse des hommes et de la nature, nouvelle forme de la guerre de tous contre tous, impulsant des divisions entre populations, entre salariés, entre peuples, faisant de l’immigré le danger pour mieux cacher les responsabilités des banquiers et des marchés financiers et de leurs petits comptables. Ils gouvernent de plus en plus en alternance avec pour seul dessein que rien ne change et surtout pas la place privilégiée qu’ils occupent dans les hautes sphères de la société. Ils enferment les peuples dans la cage de l’impossible futur et le dangereux marché transatlantique est leur prochain Eldorado.

 

On ne peut en rester là !

Le monde entier, les forces progressistes et démocratiques européennes sont ébahies des résultats électoraux de dimanche dernier dans le pays de la déclaration des libertés, des droits de l’homme et du citoyen, de celui de la Résistance au nazisme. Toutes les forces démocratiques, sont au pied du mur. Celles de la gauche, de l’écologie et du Front de gauche ont un devoir de lucidité, de modestie et de novation.

 

Les faux-semblant ne sont pas de mise quand le pire peut arriver. Il n’y a aucune fatalité. Il faut se lever, se parler, se rassembler dans chaque quartier, village, ville, usine, bureau, école et porter le projet d’un changement de politique et de pouvoir.

 

Que personne n’attende de consigne, ni de directive, que chacune et chacun, là où il se trouve, en contacte d’autres qu’ils soient socialistes, écologistes, communistes, progressiste, sans exclusive, pour construire un nouveau rassemblement citoyen et s’unir pour une contre offensive idéologique et politique afin d’ouvrir la voie à la reconstruction d’une nouvelle gauche, au service de celles et ceux qui n’en peuvent plus de la situation actuelle [Vous n'êtes pas sans savoir que les communistes, les militant-e-s du Front de Gauche du canton sont disponibles pour cet indispensable chantier révolutionnaire, Ndlr].

Nos larmes séchées, nous devons travailler ensemble, élaborer des choix neufs, nous rénover profondément et faire retrouver à notre pays et à l’Europe les chemins d’un nouveau progressisme. Nous le devons à la majorité de celles et ceux qui cherchent les chemins inédits de l’émancipation humaine.

 

Le Pen Aux portes du pouvoir ! Sortir de cette dangereuse ornière !
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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 19:50
Hollande : tout va très bien, madame la marquise !

Une opération de communication politique et d’enfumage est à l’œuvre pour le deuxième anniversaire, de l’élection de François Hollande au poste de président de la République Française. Pour l’occasion, le Jour­nal du Dimanche a mis les petits plats dans les grands. Sur trois pages, des messages du président, des confidences de « proches » et de « conseillers » jamais nommés, les témoignages de Jean-Michel Ribes, Stéphane Le Foll, Robert Hue, Robert Zarader, Jean-Pierre Mignard qui nous racontent comment François Hollande est devenu président... Mais d’abord, sur une grande photo à la une du JDD, un François Hollande souriant et volontaire nous annonce la bonne nouvelle « Le retournement arrive ».

 

Hollande : tout va très bien, madame la marquise !

Ainsi, sur l’air de « Tout va très bien, madame la marquise », le président l’a « confié » au JDD, ça y est : « On est entré dans la deuxième phase du quinquennat, le redressement n’est pas terminé, mais le retournement économique arrive ». Ainsi, explique François Hollande, « Cette phase doit se traduire par une croissance plus forte, une compétitivité plus importante, une redistribution du pouvoir d’achat par une baisse des impôts ». Les fonctionnaires dont le point d’indice est gelé apprécieront, pas de hausse en vue, ni du côté du SMIC. Quelques jours après le vote, avec une majorité divisée et l’appui des centristes, du pacte de stabilité actant de 50 milliards d’économies, dans les services publics, dans les remboursements et les prestations de la Sécurité sociale et dans les budgets des collectivités locales, un proche du chef de l’État ose cette contre-vérité : « On a évité l’austérité dans la première phase… » Et l’opération de communication se poursuit… En fait pour l’Élysée, tout ça c’est dans la tête. « Le principal problème de la France, c’est qu’elle doute de son avenir… En fait, le plus dur, c’est que, bien qu’on n’ait pas connu l’austérité en France, le doute et le pessimisme sont plus fort ici qu’en Grèce, en Italie ou en Espagne. »

Hollande : tout va très bien, madame la marquise !

La baisse du pouvoir d’achat, l’augmentation du chômage, les suppres­sions d’emplois, les retraites de misère, la dégradation des conditions de travail, les difficultés de vie qui s’accroissent pour le plus grand nombre des Français… Non, tout cela, ce n’est pas dans la tête. Ce sont les conséquences des politiques libérales et austéritaires auxquels les parle­mentaires du Front de gauche, socialistes également, ainsi que les mani­festants du 1er mai, demandent qu’on tourne le dos. Enfin, les salariés d’Alstom pourront chercher, dans les trois pages consacrées à cet anni­versaire de l’élection du président de la République, François Hollande, pas un mot sur le projet de vente à la découpe de ce fleuron de l’industrie française des transports et de l’énergie.

À part ça, « Tout va très bien, madame la marquise » !

La solution ? Le bulletin de vote de dimanche prochain 25 mai !

La solution ? Le bulletin de vote de dimanche prochain 25 mai !

Hollande : tout va très bien, madame la marquise !
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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 22:31

Aujourd'hui 11 mai 2014, se déroulait dans le Donbass, région à l'Est de l'Ukraine un référendum, non pas séparatiste comme nous le serinent la majorité des médias mais pour l'autonomie de cette région qui ne reconnaît pas le pouvoir des "putschistes" de Kiev, pouvoir qui comprend à des postes importants des fascistes et des néo-nazis qui ont interdit la commémoration de la fin de la guerre de 1939-1945 !

Le texte de notre ami Salim Lamrani, même s'il évoque surtout le cas de la Crimée nous a paru très éclairant sur ce qui se passe en Ukraine actuellement !

50 vérités du Président Vladimir Poutine sur la Crimée

Par Salim Lamrani


 

 carte-crimee

Le 18 mars 2014, depuis le Kremlin, le Président Vladimir Poutine a prononcé un discours historique suite au référendum qui s’est tenu en Crimée. Les médias occidentaux ont choisi d’ignorer le point de vue russe sur la crise ukrainienne .

1. La Crimée fait partie de l’histoire russe et cette réalité est ancrée dans les cœurs et les esprits de ses habitants. Le Grand-prince Vladimir 1er y a été baptisé. De nombreuses tombes des soldats russes qui ont permis l’intégration de la Crimée à l’Empire Russe se trouvent sur ce territoire.

2. La Flotte russe de la mer Noire est née à Sébastopol.

3. Suite à la Révolution de 1917, les bolcheviks ont arbitrairement rattaché une grande partie du Sud historique de la Russie à l’Ukraine. Cela a été fait sans tenir compte de la composition ethnique de la population, et aujourd’hui, ces zones forment le Sud-est de l’Ukraine.

4. En 1954, la Crimée a été transférée à l’Ukraine, ainsi que Sébastopol, en dépit du fait qu’il s’agissait d’une ville fédérale. Ce fut là l’initiative personnelle du chef du Parti communiste Nikita Khrouchtchev.

5. Cette décision avait été prise en violation flagrante des normes constitutionnelles en vigueur à l’époque, sans solliciter l’avis des citoyens de Crimée et de Sébastopol. Ils ont été mis devant le fait accompli.

6. A l’époque, l’Ukraine et la Russie faisaient partie d’un seul et même Etat, l’URSS, et il était impensable qu’ils puissent un jour se séparer.

7. Suite à l’effondrement de l’URSS, les peuples des anciennes républiques soviétiques espéraient que la nouvelle Communauté des États indépendants deviendrait la nouvelle forme commune de l’État. Les dirigeants d’alors avaient promis une monnaie unique, un espace économique unique et des forces armées conjointes. Mais rien de tel ne sera réalisé.

8. La Russie a donc été spoliée de la Crimée.

9. Avec la disparition de l’Union soviétique, « des millions de personnes se sont couchées dans un pays et se sont réveillées dans d’autres, devenant du jour au lendemain des minorités ethniques dans les anciennes républiques de l’Union, tandis que la nation russe est devenue l’un des plus grands, sinon le plus grand groupe ethnique au monde à être divisé par des frontières ».

10. En 1991, les résidents de Crimée et de Sébastopol ont été abandonnés à leur sort. C’est le sentiment général partagé par les habitants de cette région.

11. Au nom de l’entente cordiale avec le voisin ukrainien, la Russie n’a pas revendiqué la Crimée et Sébastopol qui lui revenaient de droit.

12. En 2000, suite à des négociations avec le Président ukrainien Leonid Koutchma, la Russie a reconnu que la Crimée était de facto un territoire ukrainien.

13. La Russie espérait que l’Ukraine resterait amicale à son égard et que les citoyens russes et russophones, en particulier du Sud-est du pays et de la Crimée, seraient protégés et jouiraient de leurs pleins droits.

14. Néanmoins, les populations russes et russophones ont été soumises à une assimilation forcée et les tentatives pour les priver de leur mémoire historique se sont multipliées au fil des ans.

15. Les aspirations actuelles du peuple ukrainien au changement et à une vie meilleure sont légitimes.

16. Les manifestants de la place Maïdan qui rejetaient la corruption, la mauvaise gestion de l’Etat et la pauvreté, avaient des revendications légitimes et la Russie se tenait à leurs côtés.

17. En 2013, 3 millions d’Ukrainiens ont émigré en Russie pour travailler et leurs revenus ont totalisé plus de 20 milliards de dollars, soit 12% du PIB de l’Ukraine.

18. Cependant, le 21 février 2014, des conspirateurs ont renversé un gouvernement légitime, se sont emparés illégalement du pouvoir et « ont eu recours à la terreur, à l’assassinat et aux pogroms ». « Des nationalistes, des néo-nazis, des russophobes et des antisémites ont exécuté ce coup d’État » et sont à ce jour au pouvoir.

19. Les États-Unis et l’Europe occidentale ont participé à ce coup de force et apporté une reconnaissance officielle aux autorités issues du putsch.

20. Les nouvelles autorités de facto ont immédiatement présenté un projet de loi de la révision de la politique linguistique, « qui était une violation directe des droits des minorités ethniques », dans le but d’interdire, entre autres, la langue russe.

21. Aujourd’hui, il n’y a aucune autorité exécutive légitime en Ukraine.

22. Les partisans de la légalité constitutionnelle ont été menacés de répression, à commencer par la Crimée.

23. « Face à ces événements, les habitants de Crimée et de Sébastopol se sont tournés vers la Russie pour qu’elle les aide à défendre leurs droits et leurs vies et à empêcher la propagation des événements qui se déroulaient et sont toujours en cours à Kiev, Donetsk, Kharkov et dans d’autres villes ukrainiennes. »

24. La Russie avait le devoir de répondre à l’appel des habitants de Crimée en détresse.

25. À aucun moment, la Russie n’a violé le droit international. Les forces armées russes ne sont jamais entrées en Crimée, car elles étaient déjà sur place.

26. Les accords militaires prévoient une présence militaire russe de 25 000 hommes en Crimée et cette limite n’a jamais été dépassée.

27. Le Conseil suprême de Crimée, estimant que les droits de la région n’étaient plus garantis par les nouvelles autorités putschistes, s’est référé à a Charte des Nations unies, et plus précisément au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, pour déclarer son indépendance et organiser un référendum.

28. Le 16 mars 2014, 82% des électeurs ont participé à la consultation et se sont prononcés à 96% en faveur de la réunification avec la Russie.

29. L’Ukraine a adopté exactement le même procédé lorsqu’elle a décidé de faire sécession de l’URSS en 1991. « L’Ukraine a utilisé ce droit, mais les habitants de la Crimée se le voient dénié. Pourquoi donc ? »

30. La population totale de la Crimée est aujourd’hui de 2,2 millions de personnes, dont près de 1,5 million de Russes, 350 000 Ukrainiens dont le russe est majoritairement la langue maternelle, et 300 000 Tatars.

31. Les autorités de Crimée ont utilisé exactement le même procédé que le Kosovo, lorsqu’il a décidé de se séparer unilatéralement de la Serbie, avec le soutien des pays occidentaux, sans solliciter une quelconque autorisation des autorités centrales du pays.

32. En se basant sur l’Article 2 du Chapitre 1 de la Charte des Nations unies, la Cour internationale de l’ONU a approuvé cette approche : « Aucune interdiction générale ne peut être déduite de la pratique du Conseil de sécurité en ce qui concerne les déclarations d’indépendance. Le droit international général ne contient aucune interdiction contre les déclarations d’indépendance ».

33. Le 17 avril 2009, au sujet du Kosovo, les États-Unis ont soumis le texte suivant à la Cour internationale des Nations unies : « Les déclarations d’indépendance peuvent – et c’est souvent le cas – violer la législation nationale. Toutefois, cela n’en fait pas des violations du droit international. »

34. Les principes valables pour le Kosovo doivent l’être aussi pour la Crimée.

35. L’armée russe n’a pas tiré un seul coup de feu en Crimée et n’a pas fait une seule victime.

36. La situation en Ukraine reflète le monde actuel. Les pays occidentaux, menés par les Etats-Unis, préfèrent la force des armes à la force du droit, et pensent qu’ils peuvent décider eux-mêmes des destinées du monde. Ils utilisent la force contre des États souverains, créant des coalitions sur la base du principe : « Si vous n’êtes pas avec nous, vous êtes contre nous. »

37. « Afin de donner un semblant de légitimité à leurs agressions, ils forcent les organisations internationales à adopter les résolutions nécessaires, et si pour quelque raison cela ne fonctionne pas, ils ignorent tout simplement le Conseil de sécurité de l’ONU et même l’ONU dans son ensemble ».

38. Cela fut le cas en Yougoslavie en 1999, où Belgrade a été bombardée pendant des semaines, sans aucune résolution des Nations unies. Cela a été le cas en Afghanistan et en Irak. Pour la Lybie, la résolution du Conseil de sécurité a été violée « quand, au lieu d’imposer la zone dite d’exclusion aérienne au-dessus de ce pays, ils ont également commencé à le bombarder ».

39. Le coup d’État en Ukraine, organisé par les pays occidentaux, a pour but d’empêcher l’intégration eurasienne.

40. L’expansion de l’OTAN vers l’Est et le déploiement d’infrastructures militaires, comme le système de défense antimissile, aux portes de la Russie en sont des preuves flagrantes.

41. Avec l’Ukraine, les nations occidentales ont franchi la ligne rouge.

42. Des millions de Russes vivent en Ukraine et en Crimée et il faut vraiment être dépourvu d’instinct politique pour ne pas prévoir les conséquences de tels actes.

43. « La Russie s’est trouvée dans une position d’où elle ne pouvait pas se retirer. Si vous compressez le ressort au maximum, il se détendra avec vigueur. Vous devez toujours vous souvenir de cela ».

44. « La Russie est un participant indépendant et actif dans les affaires internationales ; comme d’autres pays, elle a ses propres intérêts nationaux qui doivent être pris en compte et respectés », surtout dans la perspective où l’Ukraine intègre l’OTAN.

45. Le peuple russe aspire à restaurer l’unité de son territoire, dont fait partie la Crimée.

46. Le respect des droits des Russes et des russophones d’Ukraine est « la garantie de la stabilité de l’État de l’Ukraine et de son intégrité territoriale ».

47. La Russie souhaite préserver des relations amicales avec l’Ukraine.

48. Selon les sondages réalisés en Russie, 92% des citoyens soutiennent la réunification de la Crimée avec la Russie.

49. La Crimée aura à l’avenir trois langues nationales sur un même pied d’égalité : le russe, l’ukrainien et le tatar.

50. La crise ukrainienne doit se résoudre par la voie politique et diplomatique, en accord avec la Constitution du pays. Le langage de la force, de la contrainte ou de la menace n’aura aucun effet sur la Russie.

Salim Lamrani

 

Docteur ès Études Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les États-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité (Paris, Editions Estrella, 2013) et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

Contact : lamranisalim@yahoo.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel"

 

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 22:37

 

Traité transatlantique : sortir du secret des négociations Europe/EtatsUnis et pourquoi pas une vente militante mercredi 14 au marché saint pierre et/ou ailleurs ?

 

Le Front de gauche a proposé hier en commission une résolution pour suspendre les négociations sur l’accord transatlantique.

Désormais célèbres pour leur opacité, les négociations sur le projet d’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les États-Unis sont entrées, depuis presque un an, dans une phase plus active.

Toujours dans le plus grand secret.

Raison pour laquelle le groupe Front de gauche à l’Assemblée nationale a décidé de saisir la commission des Affaires européennes dans une résolution visant à suspendre les tractations. « Notre objectif premier est la suspension des négociations. Nous voulons ouvrir le débat pour plus de transparence », explique le chef de file du groupe Front de gauche, André Chassaigne, qui espère ainsi « faire émerger des garde-fous ». Entre autres reproches adressés au projet, celui de déposséder les États de leur souveraineté : « C’est la porte ouverte à de multiples procédures. Une entreprise pourra attaquer un État devant un tribunal arbitral privé parce que telle clause de protection sociale du pays viendrait contrarier une clause commerciale du traité », évoque encore le député du Puy-de-Dôme. « Ces tribunaux privés au sein desquels les sociétés internationales seraient à la fois juges et parties contourneraient les tribunaux de droit commun, respectueux de la souveraineté des États, de leurs traditions culturelles et de leur histoire, et seuls garants du respect de la règle de droit », souligne le texte de l’exposé des motifs déposé par les parlementaires. Pour l’heure, les élus nationaux n’ont aucune connaissance du contenu réel du traité. Le prétexte de confidentialité pour raisons de stratégie économique étant le plus souvent invoqué par les négociateurs pour justifier leur droit à ne pas rendre compte de l’état des négociations. Prétexte d’autant plus contestable que ce sont bien des membres de la Commission européenne, non élus, qui sont autour de la table pour décider du destin économique de cette vaste zone de dérégulation qui concernerait 820 millions de consommateurs et représenterait la moitié du PIB mondial. Pour les députés du Front de gauche, les craintes de voir les termes d’un accord commercial se substituer aux lois d’un pays sont bien réelles : « Si, après avoir été négocié en dehors de tout cadre démocratique, cet accord devait entrer en vigueur, ses dispositions s’appliqueraient pour des décennies et auraient des conséquences néfastes pour des centaines de millions de citoyens », mentionne encore le texte. La résolution de suspension, examinée aujourd’hui par la Commission, ambitionne d’être un premier acte pour rendre plus démocratiques les discussions autour du grand marché transatlantique en construction. Cela pourrait changer son destin.

Pour en savoir plus : http://www.humanite.fr/traite-transatlantique-sortir-du-secret-des-negociations-525828#sthash.fjha2cH9.dpuf

et pensez à acheter et à diffuser l'humanité quotidienne de mercredi 14 mai dossier exceptionnel de huit pages sur le partenariat transatlantique de commerce et d'investissement commande possibles jusqu'au mardi 13 mai, 11h auprés de votre marchand de jouranux et confirmez vos commandes au service vente militante de l'HUMANITE, 01 49 22 73 47 ou à vente.militante@humanite.fr

 

Tél : 06 75 95 59 01/06 26 43 19 65

Site internet : http://amishuma63.over-blog.com/

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