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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 23:04

Dans son livre « France 2017-2022 : Devant l’urgence climatique, bousculons les politiques », Gérard le Puill dresse la liste des fausses solutions contre le réchauffement climatique et pose un regard acéré sur les promesses des principaux candidats à l'élection présidentielle de 2017 concernant l'environnement et le climat.

Nous en avons déjà parlé ici, ce dont il est question, c'est de la survie de l'espèce humaine et ceci à court terme, d'ici la fin du siècle !

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 18:14
À mesure que l’échéance électorale se rapproche, le candidat d’En marche ! dévoile ses véritables intentions. Lionel Bonaventure/AFP

À mesure que l’échéance électorale se rapproche, le candidat d’En marche ! dévoile ses véritables intentions. Lionel Bonaventure/AFP

Maud Vergnol - Lundi, 10 Avril, 2017 - L'Humanité
 

Le candidat d’En marche ! s’aligne sur la droite autoritaire : faire exploser le Code du travail en un été à coups d’ordonnance.

 

Le vrai Macron commence à sortir du bois. À mesure que l’échéance électorale se rapproche, le candidat d’En marche ! est forcé de dévoiler un peu plus clairement ses intentions, quitte à se contredire, et à révéler au grand jour l’imposture de sa « marque » politique. Ainsi, hier, dans un entretien au JDD, l’ancien ministre de l’Économie a été invité à détailler ses premiers mois au pouvoir s’il était élu. Et pour la première fois, il a divulgué son intention de gouverner par ordonnances pendant l’été. Emmanuel Macron souhaite en effet introduire « un projet de loi d’habilitation pour simplifier le droit du travail et décentraliser la négociation ». « Il s’agit de donner plus de place à l’accord majoritaire d’entreprise ou de branche, d’une part, d’encadrer les décisions des prud’hommes, d’autre part », prévient-il. Soit une amplification de la loi El Khomri, imposée sous le quinquennat Hollande à coups de 49-3. Pour éviter une mobilisation syndicale et citoyenne et enjamber le Parlement, il compte « procéder de manière rapide et efficace » en procédant par ordonnances. Or cette pratique est une vieille marotte de Jean-François Copé, reprise par François Fillon pendant les primaires de la droite. Une solution expéditive, rendue possible par l’article 38 de la Constitution, qui consiste à imposer des textes au Parlement, sans qu’ils aient été débattus, ni amendés. Même Nicolas Sarkozy avait mis en garde ses amis de la droite contre une telle méthode. « Il est quand même curieux de dire en juin aux Français (à l’occasion des élections – NDLR), après avoir été élu en mai : “Donnez-moi une majorité pour réformer le pays”, et dire ensuite aux parlementaires : “Vous ne servez à rien, on va faire ce que vous n’êtes pas capables de faire” », raillait alors l’ancien président de la République.

Pas de quoi faire douter Emmanuel Macron, qui reprend sans honte cette pratique convoitée par la droite autoritaire. Pour celui qui promet sur le papier « une révolution démocratique », cette proposition ne manque pas de sel. D’autant qu’elle est absente de son programme officiel. Ainsi, dans le chapitre « Une démocratie rénovée », le candidat ne fait nulle mention de l’usage des ordonnances, mais prévient qu’il généralisera la procédure d’urgence des textes législatifs. Autrement dit : un parlement fantoche, spectateur impuissant des lubies d’un petit César aux manettes de l’État.

 

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10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 22:13
Éditorial. Le vent se lève !

Par Patrick Apel-Muller - Lundi, 10 Avril, 2017 – L'Humanité

 

Un rameau d’olivier à la main, Jean-Luc Mélenchon a réuni une foule immense, hier, sur le Vieux-Port de Marseille

Un rameau d’olivier à la main, Jean-Luc Mélenchon a réuni une foule immense, hier, sur le Vieux-Port de Marseille. Il a invoqué le cortège des réfugiés noyés en Méditerranée, les morts qui jalonnent les guerres sur ses rives, les peuples au développement entravé. Aux drames et aux périls qui se profilent, le candidat a opposé l’élan humaniste d’Homère et Averroès. Aux tirades furieuses des belliqueux, il a répliqué par le goût de la paix, des choix rationnels, l’impératif du dialogue et l’indépendance de la France contre l’alignement sur les calculs des superpuissances. Le verbe avait du souffle et la foule de l’allant.

Les observateurs médiatiques – pour beaucoup convertis à l’extrême marché – sont contraints d’en convenir : un vent se lève. Le trio confortable – Macron, Le Pen, Fillon – auquel l’élection devait se résumer est désormais bousculé par l’irruption de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, par l’espoir qu’elle suscite, au-delà des militants, de sortir des ornières. Sur le Vieux-Port, des clameurs accueillaient toutes les dispositions sociales avancées comme une perspective de reprendre la marche vers le progrès humain, de retrouver dans son éclat le triptyque qui fait la République, « liberté, égalité, fraternité ».

Comment diable refaire le coup qui avait marché en 2012, celui du vote utile, s’interrogent les stratèges des nuances de la droite. Alors, François Hollande avait détourné une partie des voix qui désiraient un vrai changement. Mais les cartes rebattues et les expériences faites, le pays se méfie des joueurs de flûte et du tintamarre des casseroles.

De nombreux électeurs, à moins de deux semaines du premier tour, hésitent encore, cherche la voie efficace pour changer leur vie. Les partis dominants sont largement discrédités. L’hypothèse Mélenchon séduit.

Un grand coup de collier des communistes, des Insoumis, des démocrates, des syndicalistes… peut tout bousculer.

Il n’y a pas de temps à perdre mais beaucoup à gagner !


 

Éditorial. Le vent se lève !
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9 avril 2017 7 09 /04 /avril /2017 18:50
La présidente : une BD à lire avant d'aller voter !

« La Présidente » : Marine Le Pen à l’Élysée, le scénario noir

Une bande dessinée imagine les premiers mois de la présidence de Marine Le Pen en 2017. Si cet exercice de politique-fiction provoque les consciences, il soulève aussi des interrogations sur sa lecture de "l’événement".

 

Imaginer Marine Le Pen présidente de la république, aujourd’hui, ce n’est plus jouer à se faire peur. Cette éventualité devient de moins en moins improbable au fil des mois [1], dans un contexte de droitisation générale, d’hystérie identitaire, de discrédit des politiques et d’impuissance du pouvoir. La banalisation du Front national, c’est aussi celle de son éventuelle prise du pouvoir.

Malgré tout, cette possibilité reste abstraite, parce qu’on refuse de s’y confronter ou parce que l’on trouve encore des raisons rationnelles de l’écarter. Peut-être pour l’exorciser, plus sûrement pour en prendre la mesure, François Durpaire et Farid Boudjellal ont choisi d’en faire une bande dessinée. La Présidente prend ainsi l’élection de Marine Le Pen frontalement, à l’instar de sa couverture, qui reproduit la photographie officielle imaginée par les auteurs. Difficile d’imaginer image plus dérangeante, plus directe, que ce portrait de la présidente du FN qui devrait être accroché dans tous les bâtiments de la République.

Le pire des cas

Provoquer le lecteur, le confronter au pire : le dessein de l’ouvrage consiste en effet à projeter, dans un futur dangereusement proche, ce worst case scenario. Dès son entame, le 7 mai 2017 au second tour de l’élection (un face-à-face entre François Hollande et Marine Le Pen), la précipitation des événements suscite quelque vertige, tant elle semble finalement plausible, voire logique : dispersion des voix de la droite au premier tour entre les candidatures de François Fillon, Nicolas Sarkozy et François Bayrou, échec de l’appel à un "front républicain", abstention record de 37,5% …

Le cauchemar prend consistance avec l’enchaînement des cérémonies de passation du pouvoir, les ralliements de la "droite dure" (Gérard Longuet premier ministre, Nadine Morano ministre de la Famille et la Natalité), la passation des alliances, l’obtention d’une majorité aux législatives, le triomphe des intellectuels réactionnaires … Le récit s’appuie ensuite sur le programme du FN pour décrire la reprise en main des médias, les mesures répressives contre les migrants, la création d’une garde nationale de réservistes, l’intensification des mesures de surveillance, l’arrestation des rappeurs jugés extrémistes, l’application de la "priorité nationale", le fichage ethnique, la suppression du droit du sol et, bien sûr, la sortie de l’euro.

La gauche disparue ?

Cependant, l’exercice prête nécessairement le flan dès lors qu’il doit choisir entre des dizaines de scénarios possibles, ce choix induisant des lectures politiques particulières. Avec son parti pris de politique fiction, La Présidente n’expose quasiment pas les raisons de l’arrivée au pouvoir du FN, sinon sous forme de rappels chronologiques de l’ascension du parti depuis le début des années 70. Ce qui revient à occulter la responsabilité des politiques menées par la droite et la gauche de gouvernement depuis des décennies, à effacer la participation de la contre-révolution libérale à ce désastre.

Ainsi, la gauche radicale est-elle quasiment absente du tableau, laminée lors des élections législatives (2%) avec un Jean-Luc Mélenchon qui annonce sa retraite politique. Par la suite, les acteurs du mouvement social ne jouent que des rôles de figuration, en dehors d’une grève à Radio France et France Télévisions. On peut aussi s’étonner que les seules réactions de masse soient des manifestations contre les discriminations et les atteintes aux droits de l’homme, et qu’il ne se passe rien dans les banlieues, les entreprises et les services publics. La BD choisit en revanche de raconter l’embrasement de la Nouvelle-Calédonie – hypothèse intéressante au demeurant, mais qui décrit des événements pour le moins périphériques [Hypothèse qui prend une toute autre signification à l'heure des évènements de Guyane. Ndlr].

Une alternative morbide

De fait, l’essentiel de la "pédagogie dissuasive" de l’ouvrage réside dans la crise économique provoquée par le programme du Front national, centré sur la sortie de l’euro. Et là est toute l’ambivalence, non pas seulement de la BD, mais de la question elle-même de la monnaie européenne et de l’Union européenne en général. Ce sont précisément les gardiens patentés de ces dernières, économistes et experts médiatiques, qui sont appelés pour discréditer le programme frontiste en mettant en exergue ses effets délétères sur l’emploi, le commerce extérieur et nos multinationales… Le FN ou le statu quo, telle est bien l’alternative morbide qu’annonce la présidentielle 2017. Sachant par ailleurs que l’on peut douter de l’incompatibilité de ce programme avec le libéralisme, comme de l’éloignement du lepénisme avec les milieux d’affaires.

C’est finalement en s’ancrant dans la fiction que La Présidente convainc le mieux. Avec ces personnages qui, depuis Belleville à Paris, vivent les débuts du pouvoir frontiste dont ils sont victimes, tout en tâchant de lui résister. Et surtout avec son épilogue qui, aussi rocambolesque soit-il, se réfère à bien des précédents historiques : une tentative de coup d’État de la part de factions qui jugent la nouvelle présidente trop modérée…

 

La Présidente , de François Durpaire et Farid Boudjellal, Les Arènes BD / Demopolis, 20 euros.

Notes

[1] En début d’année, Virginie Despentes estimait sur ces pages [dans la revue Regard. Ndlr] que « dans les milieux d’élite, tout le monde ou presque semble se préparer à l’arrivée de Marine Le Pen au pouvoir ».


 

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 18:44
Prendre la mesure du danger lepéniste !

L’ouvrage Front national, l’imposture. Droite, le danger. 20 répliques à leurs programmes de Pierre Laurent, Alain Hayot et Marc Brynhole (L’Atelier) suscite de très nombreuses rencontres. L’opinion du co-auteur Alain Hayot.

Ce qui me frappe, moi, c’est qu’on parle essentiellement du FN, et très peu de Fillon, ou alors comme ombre portée du FN sur la droite républicaine. Tous les débats tournent autour du racisme, de la préférence nationale, des discriminations. On a l’impression que maintenant le danger du FN commence à être concret. On voit ce qui se passe dans les mairies FN, on s’intéresse à ce que dit réellement Marine Le Pen, on n’est plus dans le renvoi globalisant : “C’est les fachos !”.

On entre avec ce bouquin dans des questions comme : comment ça se fait qu’elle arrive à parler au nom du peuple ? Pourquoi le racisme et les discriminations ont pris une telle ampleur ? Et ce qui est intéressant, c’est qu’on a des témoignages des « acteurs » associatifs, militants, confrontés aux idées lepénistes, et qui ont démarré les soirées. Comme ce syndicaliste de la RATP, à Pantin, qui est en face d’un syndicaliste faisant du prosélytisme pour le FN ; ou ces militants d’association d’origine africaine, à Marseille, qui interviennent pour dénoncer le racisme au quotidien ; ou ces enseignants qui évoquent le racisme se développant dans leur lycée. Ou le rejet des émigrés, des migrants.

Je suis frappé du fait que les témoignages sont de plus en plus concrets ; on a pris une mesure concrète du danger FN. Pas seulement l’influence électorale mais l’influence au quotidien. Mon souci, dans ces débats, c’est de politiser l’enjeu. Montrer que le racisme n’est pas qu’une opinion, c’est un rapport social, de domination. Le racisme est aussi un instrument de division.

Et il y a une autre dimension que j’ai touchée du doigt, c’est l’idée que le combat antiraciste et le combat social, ce n’est pas la même chose mais ce sont des combats qui doivent impérativement se nourrir l’un l’autre.


 

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 16:58
Composé de fonctionnaires en poste dans diverses administrations du pays, « le collectif Article 15 » soutient Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise. Ses membres dénoncent un désengagement délétère des pouvoirs publics et aspirent à retrouver leur fierté de servir l’État.

Composé de fonctionnaires en poste dans diverses administrations du pays, « le collectif Article 15 » soutient Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise. Ses membres dénoncent un désengagement délétère des pouvoirs publics et aspirent à retrouver leur fierté de servir l’État.

Depuis plus de trente ans, au nom d'une « crise » dont on nous rebat les oreilles, l’État a peu à peu abdiqué ses prérogatives de puissance publique. Il a prôné l'équilibre budgétaire et la lutte contre l'inflation, il a privatisé des services publics et mis en place la dérégulation de l'économie conformément au dogme libéral porté par l'Union européenne. Il a diminué année après année ses propres recettes, en réduisant les impôts des plus fortunés, et a choisi de se refinancer sur les marchés financiers, créant ainsi de toutes pièces une dette qui ne cesse de croître. Les gouvernements qui se sont succédé n'ont eu cesse de détruire notre modèle sous prétexte de rénovation : allongement de l'âge du départ à la retraite, flexibilité accrue et destruction du droit du travail, casse de la Sécurité sociale, etc.

En parallèle, l’État s'est désengagé en créant de nombreuses « autorités indépendantes », censées être plus modernes et plus réactives mais en réalité plus coûteuses et moins démocratiques. Au nom d'un État « gestionnaire et comptable » ont été mis en place de nouveaux types de contrats, les partenariats public-privé, qui non seulement rendent l'action publique impuissante mais reportent sur les générations futures des coûts faramineux sans commune mesure avec l'utilité réelle des investissements réalisés. Autour de la réforme de l’État et de l'idée qu'il devait être géré comme une entreprise, on a réduit son périmètre au profit des régions, départements et communes, introduisant une concurrence à terme mortifère entre territoires devenus inégaux. Tout cela n'a été possible que parce que nos dirigeants et responsables croient depuis trop longtemps davantage en la parole des lobbies de toutes sortes et aux injonctions de la Commission de Bruxelles qu'en l'intérêt général dont l’État, en France, est le dépositaire.

UN ÉTAT SANS VISION

Les résultats sont désastreux : le chômage de masse s'est accru, le nombre de pauvres a été multiplié, l'école est de plus en plus inégalitaire, des territoires entiers sont abandonnés [La Guyane en est un malheureux exemple, Ndlr] du fait de la faillite de l'aménagement du territoire, la justice est rendue dans des conditions dantesques, etc. Et ce alors même que jamais le pays n'a produit autant de richesses !

Nos entreprises publiques d'industrie ou de services, qui furent l'épine dorsale de notre développement, sont, les unes après les autres, au bord du dépôt de bilan à la suite des purges que le système européen leur a infligées. Soumis aux injonctions bureaucratiques bruxelloises, l’État n'a plus de vision. Refusant d'accorder à la puissance publique le rôle qui lui revient, ses « gestionnaires et comptables » qui le dirigent sont incapables de lui fixer des perspectives d'avenir qui parleraient d'autre chose que de son organisation, multipliant des strates dont le seul but est justement d'en fabriquer. Ils organisent les privatisations et la vente du patrimoine de l’État qui conduisent à sa paupérisation et à sa dislocation progressive.

Celui que nous pensons être en capacité intellectuelle, morale et politique de le faire, celui qui redonnera une ambition à notre patrie et à notre peuple, c'est Jean-Luc Mélenchon. C'est avec son élection que nous pourrons retrouver le sentiment que nous avions en nous engageant au service de l’État. Rien ne nous semble plus beau que la vertu administrative, rien ne paraît plus utile que le service de l'intérêt général et l'ambition de la France. Cette ambition que nous revendiquons avec fierté ne saurait, compte tenu de notre histoire, être rabougrie par une idéologie nationaliste et sécuritaire, ou la soumission à l'ordre du monde, fût-il dicté par l'Europe .

Il nous faut nous réinventer dans un nouveau monde, la VIe République que nous défendons devra allier les vertus de la démocratie directe avec les nécessités de la représentation. Le parlementarisme allié au droit de révocation des élus, la proportionnelle, sont de nature à rétablir la vertu citoyenne de nos responsables politiques et de l'oligarchie administrative qui s'est commise à leur service.

Sous la VIe République et avec l'élection de Jean-Luc Mélenchon, servir sera à nouveau notre fierté !

Vive l’État !

Vive la République !

Tribune publiée dans « Marianne » le 03/04/2017 : Collectif de fonctionnaires : « Pour nous, c'est Jean-Luc Mélenchon ! »
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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 20:44
LES RETRAITÉ-E-S MOBILISÉ-E-S !

Communiqué FSU - Les Lilas le 30 mars 2017

Les retraité-e-s ont fait entendre leur voix !

A l’appel de neuf organisations (FSU, UCR-CGT, UCR-FO, UNIR-CFE CGC, CFTC, CFTC, UNIRS SOLIDAIRES, FGR-FP, Ensemble Solidaires, LSR), des milliers de retraité-e-s ont manifesté dans l’ensemble des départements dont 6 000 à Paris et 200 à Clermont-Ferrand.

Un des premiers sujets de mécontentement exprimé ce jour est la baisse du pouvoir d’achat. L’ensemble des organisations de retraité-e-s a exigé, une fois encore, l’indexation des pensions sur l’évolution des salaires.

Car les retraités n’ont eu aucune revalorisation de leur pension depuis quatre ans. A cela s’ajoute des difficultés d’accès aux soins, aux services publics … Seules des réponses partielles et insuffisantes, comme sur la perte d’autonomie, ont été apportées récemment.

A quelques semaines des échéances électorales, la FSU déplore l’absence de prise en compte réelle de la place que doivent avoir les seize millions de retraité-e-s dans la société, du rôle indispensable qu’ils jouent et doivent pouvoir jouer (lien social, aide aux ascendants et descendants, acteurs économiques… ) comme l’absence de réponses aux revendications légitimes qu’ils portent.

Les retraité-e-s ne sont pas une variable d’ajustement de l’austérité ! Aujourd’hui beaucoup d’entre eux s’appauvrissent. Un retraité sur dix vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté.

Après cette journée de mobilisations, les neuf organisations continuent leur action en diffusant les questionnaires dont plus de 6 000 ont déjà été retournés.

Les retraité-e-s ont rappelé aujourd’hui leurs revendications et leurs attentes. Ils continueront à faire entendre leur voix dans l’unité.

Et la FSU interpelle les candidats à la présidentielle et aux législatives pour connaître leurs intentions pour améliorer la situation de toutes et tous les retraité-e-s.

Place de Jaude - Clermont-Ferrand, le 30 mars 2017
Place de Jaude - Clermont-Ferrand, le 30 mars 2017

Place de Jaude - Clermont-Ferrand, le 30 mars 2017

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 17:54
AFP

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Jean Ortiz - Vendredi, 31 Mars, 2017

 

OUI 15% et 10%, cela peut faire 25% !

"Le seul vote utile, au premier tour, et pas par défaut, est celui qui a le contenu politique le plus élevé, qui met en mouvement des milliers d’insoumis, de cocos, de rebelles, de militants de la lutte des classes, d’anticapitalistes, de simples citoyens progressistes..."

Oui 15% et 10% cela peut faire 25% (cela peut), s’il y a une forte dynamique populaire, unitaire, et une campagne claire de pédagogie politique sur les besoins, les enjeux, tournée vers surtout les abstentionnistes et les électeurs en colère, tentés par le Front national. Oui il faut mettre autour d’une table, qui ne soit pas bancale, Hamon, Mélenchon, Jadot, Pierre Laurent,  et tenter de parvenir à une plateforme partagée, à quelques objectifs communs de rupture par rapport aux politiques menées depuis 30 ans, par les uns et les autres.

Certes Benoît Hamon a infléchi vers la « modération » son discours, assume désormais une partie du bilan hollandais, reste atlantiste, ambigu, hésitant sur la politique « européenne » (il n’est pas le seul) et internationale, et est allé voir la dame Merkel... Son positionnement relève cependant d’une social-démocratie « de gauche ». (soyons généreux).

Mélenchon mène une campagne tambour battant, sur un programme proche de celui de feu le Front de gauche ; il a fait se lever des forces jeunes, plurielles, nouvelles, et porte l’espoir de la gauche de transformation sociale, de la gauche debout. Certes on pourra lui reprocher son supposé « populisme » (ce mot valise a un contenu positif en Amérique latine, et j’y adhère), son excessive « personnalisation », ce qui tient à la nature de la Cinquième République, et à son charisme incontestable et, avouons-le, qui fait du bien. Ici, le charisme du leader sert à tirer vers le haut le « peuple de gauche », vers un charisme et une implication collectifs. Je sais... « il n’y a pas de sauveur suprême », et gnagnanan et gnagnanan, mais la révolution cubaine aurait elle été possible sans le rôle de Fidel Castro ?

Le seul vote utile, au premier tour, et pas par défaut, est celui qui a le contenu politique le plus élevé, qui met en mouvement des milliers d’insoumis, de cocos, de rebelles, de militants de la lutte des classes, d’anticapitalistes, de simples citoyens progressistes... Oui la droite collabo est de retour, mais arrêtons la manipulation hypocrite, la dramatisation à outrance. On fera les comptes au soir du premier tour. Menons vraiment, en attendant, la bataille des présidentielles. Oui Marine le Pen, Fillon, Valls, Macron, veulent liquider définitivement le « modèle social français » issu du CNR, mais notre peuple le sent, le sait. Proposons lui une vraie alternative.

Une majorité d’électeurs de gauche (53%) souhaite que Mélenchon devienne le candidat commun de la gauche de rupture. Il a pris les devants en investissant le terrain depuis des mois. Hamon, poussif, est affaibli par « les siens », (loin derrière Mélenchon), et il nous propose une alliance de « ralliement » à lui, caporalisée en coups lisses par Cambadélis. Il est torpillé, trahi par « les siens », qui tombent définitivement les masques. Aujourd’hui, « les siens », c’est plutôt nous...

Conclusion évidente : Mélenchon est le mieux placé, le plus « central », pour faire « revenir à gauche » des milliers d’électeurs en colère et prêts à tout, même au pire. Penser que seul le plus mou-mollasson peut rassembler large, c’est une vision néolibérale de la politique.

 

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 19:37
Emmanuel Macron à Paris, le 2 mars 2016. Photo Laurent Troude pour «Libération»

Emmanuel Macron à Paris, le 2 mars 2016. Photo Laurent Troude pour «Libération»

Lors de sa conférence de presse du mercredi 1er mars, Emmanuel Macron se défendait d’être le «candidat de l’oligarchie financière». A bien regarder ses propositions, il y a pourtant de quoi ravir les banquiers...

L’affaire est connue : tournant le dos à ses promesses du Bourget, François Hollande s’est employé, pendant son mandat, à défendre les intérêts des grandes banques françaises et de la place financière de Paris. Dans une période pourtant favorable à la régulation financière, il a désamorcé toute velléité de réforme bancaire ambitieuse, sur le plan français comme européen. Il a aussi freiné des quatre fers le projet de taxe européenne sur les transactions financières.

Il est difficile d’estimer le rôle joué par Emmanuel Macron, conseiller de François Hollande, secrétaire général adjoint à l’Elysée, puis ministre des Finances, dans la volte-face de celui qui se disait «l’adversaire de la finance». Mais il suffit de considérer les prises de position du désormais favori à la présidentielle pour constater ses bonnes dispositions à l’égard des marchés.

Dans un entretien publié dans Libération le 24 mars, Emmanuel Macron annonce la couleur : pour lui, la taxe européenne sur les transactions financières (TTF) «n’est pas la priorité». Le candidat considère que les négociations autour du Brexit pourraient sonner le glas de la TTF. Alors que les négociations de cette taxe abhorrée par les banques françaises et les marchés s’enlisent, cette déclaration sonne comme un mauvais présage.

Lobbies financiers

D’autant qu’Emmanuel Macron avait déjà pris des positions tranchées sur les questions de régulation financière. Lors d’un débat organisé par la Confédération des PME le 6 mars, il annonce qu’il souhaite assouplir les règles qui ont été imposées aux banques et assureurs après la crise financière. Celles-ci n’auraient «qu’un objectif de réduction du risque» et les auraient «désincité à financer l’économie». Or c’est précisément le discours des lobbies financiers, qui dénoncent la réglementation financière pour mieux faire l’impasse sur le rôle néfaste de la spéculation ou de la rigueur budgétaire sur l’économie.

Autre aspect et pas des moindres : la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Pour Emmanuel Macron, il faut le «réformer en profondeur» en supprimant «la part qui finance l’économie réelle», et en particulier la détention d’actions, pour en faire un «impôt sur la rente immobilière». L’impôt sur le patrimoine immobilier représente pourtant la partie la plus «injuste» de l’ISF. Il arrive que, suite à un héritage et du fait de la hausse des prix de l’immobilier, des ménages modestes soient assujettis à l’ISF. La détention d’un patrimoine important sous forme d’action est, quant à elle, synonyme de «vraie» richesse. Mais pas forcément de financement de l’économie ! Depuis les années 2000, la contribution des marchés d’action au financement de l’économie est quasi-nulle en France. Il s’agit donc ni plus ni moins d’amputer l’ISF de sa part la plus significative, pour des motifs fallacieux ! Et pour le plus grand bénéfice des actionnaires.

Une politique de rigueur douloureuse

Ces mêmes actionnaires ont dû accueillir avec ravissement la proposition d’Emmanuel Macron de supprimer la progressivité de l’impôt sur les revenus du capital – c’est-à-dire sur les intérêts, les dividendes… Le candidat propose par ailleurs de baisser le taux d’impôt sur les sociétés de 33,3% à 25%, indistinctement de la taille de l’entreprise. Pourtant, le poids de l’impôt sur les sociétés est en France l’un des faibles parmi les pays avancés, en raison de l’«optimisation» des grandes entreprises qui profitent d’une assiette mitée par de nombreuses niches fiscales.

Bref, Emmanuel Macron souhaite multiplier les dépenses fiscales au bénéfice des actionnaires et des plus riches, tout en imposant une politique de rigueur douloureuse pour le reste de la société ; à l’inverse, un rapport publié cette semaine montre qu’il serait possible de récupérer près de 200 milliards d’euros pour financer les services publics et les urgences écologiques et sociales, notamment grâce à une véritable TTF et à la lutte contre l’évasion fiscale.

Encore un effort, M. Macron, pour ne pas apparaître comme le candidat de la finance !

Dominique Plihon Professeur émérite en sciences économiques à l'université Paris-XIII , Frédéric Lemaire Doctorant en économie à l'université Paris-XIII, membre d'Attac

 

 

Emmanuel Macron : son amie la finance - Tribune publiée dans "Libération"
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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 23:06

Comment se fait-il qu’un quart de notre population, les retraités, soit aussi peu présent, voire rejeté par notre société ? Comment faire pour que les nouveaux retraités retrouvent un sens et une utilité en dehors du travail, alors qu’il leur reste des dizaines d’années à vivre ?

L’activité et l’implication sociale constituent une réponse évidente, mais les écueils sont nombreux...

Comment œuvrer pour favoriser l’activité des retraités, pour eux-mêmes, mais aussi dans l’intérêt collectif ? C'est la question que se sont posée

Pierre-Étienne Girardot et Yann Song lors d’un mémoire du Corps des mines, qui donne lieu à la parution d’un ouvrage

Les retraités, oubliés et inutiles ?

L’invasion des retraités

En mars 2015, Rama Yade, déclare sur son compte Twitter : « Vite ! un service civique... obligatoire pour les séniors. Que d’avantages pour eux, les jeunes et la société. »

Derrière cette idée, lancée en son temps par la socialiste Michèle Delaunay, se cache un constat inavouable : les retraités forment une masse pesante et inutile.

La notion de retraite, instaurée dans l’après-guerre, a en effet été complètement chamboulée par de multiples évolutions sociétales.

Il s’agissait, à l’origine, de protéger les Français du risque de pauvreté une fois trop vieux pour pouvoir travailler, à l’instar de l’assurance maladie. L’espérance de vie à la naissance dans les années 1950 et 1960 ne dépassait pas les 70 ans, et peu de personnes atteignaient l’âge de la retraite, alors de 65 ans.

Quant à ceux qui prenaient leur retraite, il ne leur restait en général que peu d’années à vivre.

Depuis, tout, ou presque, a changé. L’âge de départ en retraite a globalement diminué, alors que l’espérance de vie n’a cessé son irrésistible ascension, au rythme moyen d’un trimestre gagné tous les ans. L’équilibre démographique s’est par ailleurs inversé avec la translation du baby boom en papy boom : actuellement, un quart de la population a plus de 60 ans. Progressivement émerge une nouvelle classe d’âge de plus de 15 millions de personnes. On est maintenant à la retraite pour plusieurs décennies et en relativement bonne santé, tant et si bien que ce n’est plus une canne que l’on offre lors du pot de départ à la retraite, mais plutôt des billets d’avion pour partir au bout du monde.

 

Cachez ces retraités que je ne saurais voir

Un premier constat chiffré amène à la conclusion plutôt rassurante qu’en moyenne, ces retraités bénéficient de conditions très favorables, tant en termes de santé que de niveau de vie.

Il ne faut cependant pas s’arrêter à cette première impression. Tout d’abord, à côté des moyennes se cachent des inégalités alarmantes, dangereusement dissimulées derrière le vocable uniformisant que constitue le mot « retraité ». Que de différences entre homme et femme, rural et urbain, ouvrier et cadre !

Surtout, ce constat chiffré masque une réalité sociologique bien plus inquiétante, qui ne semble cependant pas attirer l’attention de nos dirigeants, tant il est facile de s’abriter derrière de bonnes statistiques d’espérance de vie ou de pouvoir d’achat.

 

Notre société rejette le vieillissement

Tout se passe comme si cette population de 16 millions de personnes n’existait plus socialement. Le terme de « retraité » s’utilise aujourd’hui comme un cache misère et amalgame un groupe de personnes aux profi ls extrêmement divers dont les différences de parcours, de valeurs, de santé, de catégories socio-professionnelles sont à leur paroxysme après une carrière bien remplie.

À cet égard, le découpage par tranches d’âge utilisé par la société de mesure d’audience Médiamétrie est frappant.

Alors que les plus de 60 ans sont notoirement de grands consommateurs de médias, ils sont regroupés en une seule tranche ! Les 15-60 ans sont, quant à eux, subtilement découpés en 5 classes d’âge restreintes. Ce raisonnement est pourtant fondé sur une énorme erreur. En assimilant les 60 à 100 ans dans une même catégorie que l’on nomme « retraités », la société confond un père et un fils, un résistant et un soixante-huitard ! Il en résulte évidemment une grande perte d’identité pour ces personnes.

Lorsque la société daigne les regarder, elle ne projette sur les retraités que mépris ou déni. Mépris pour ces nantis qui ont profité des Trente Glorieuses et continuent à croire que tout leur est dû, en s’obstinant à aller au supermarché le samedi alors qu’ils ont toute la semaine pour le faire... Déni du vieillissement et culture du jeunisme, à une époque où l’âge moyen de l’expert électronique du foyer ne saurait dépasser les 15 ans. Certaines publicités se moquent ouvertement des séniors, comme AXA et sa campagne sur le thème : « un coup de vieux, ça peut venir n’importe quand ». Elle présente un stéréotype d’homme âgé qui assène des « coups de vieux » aux passants. Une partie de la population retraitée peut légitimement se sentir offensée par ces publicités.

« Une politique de la vieillesse qui confine à la barbarie »

Cette phrase forte de Simone de Beauvoir est toujours d’actualité. Les politiques publiques reflètent l’opinion qu’un retraité est soit impropre au travail, soit pauvre, soit impotent.

En amont de la retraite, l’accent mis sur les préretraites a largement contribué à stigmatiser les séniors, même si l’efficacité réelle de ces dispositifs est loin d’être prouvée. Dix ans de

préretraites massives ont ancré dans le public l’idée que les séniors devaient laisser la place aux jeunes et qu’« un vieux qui part à la retraite, c’est un jeune qui trouve du travail ».

Par ailleurs, les autorités se sont concentrées sur les notions d’aide à l’autonomie ou de lutte contre la pauvreté. Cette focalisation sur les mesures d’assistance au grand âge est fondée sur le dangereux amalgame suivant lequel retraité veut dire vieux, et que vieux veut dire malade, alors même que seuls 17 % des plus de 85 ans sont dépendants.

Les retraités dynamiques, en bonne santé et aux revenus confortables, sont les grands oubliés des politiques publiques. C’est pourtant le profil type des retraités moyens, qui représentent une part significative de la population, estimée à plus de 11 millions de personnes !

 

Les entreprises marginalisent leurs séniors

La mauvaise image des retraités trouve également ses racines dans le monde de l’entreprise. La limite fatidique des 50 ans marque souvent une entrée psychologique et pratique dans la « fin de carrière » : moindres possibilités de mutation, moins de formation... Ce constat est alarmant, car, à 50 ans, la plupart des salariés ont encore devant eux un tiers de leur vie professionnelle !

Ainsi, en France, 7 % des personnes de 50 ans ou plus ont perçu une discrimination liée à l’âge en 2010, soit deux fois plus qu’en 2000, ce qui place notre pays parmi les cancres européens. Seuls 4 % des actifs français de 55 à 64 ans ont participé en 2011 à une formation liée à leur travail, à comparer à une moyenne de 7 % dans l’Union européenne et quasiment 10 % dans l’OCDE.

Il en découle pour certains séniors un sentiment de rejet et de dévaluation qui les pousse à prendre leur retraite plus tôt et pas forcément dans les meilleures conditions.

 

Les retraités eux-mêmes ne se mobilisent pas

Enfin, force est de constater que les retraités eux-mêmes s’engagent très peu pour contrer leur image plutôt négative dans la société.

On distingue trois principaux vecteurs d’expression :

- le syndicalisme retraité ;

- sur le plan institutionnel, le CNRPA (Comité national des retraités et personnes âgées), instance consultative placée auprès du ministre chargé des personnes âgées ;

- la CFR (Confédération française des retraités), structure chapeau de l’écosystème très fragmenté des associations de retraités.

Toutes ces organisations pâtissent de deux limites. Quantitativement, leur représentativité est faible : la CFR représente au mieux 1,5 millions de personnes, soit 10 % de la population retraitée, ce qui est insuffisant pour peser réellement dans le débat public.

Qualitativement, leurs prises de positions ne sortent jamais du triptyque caisse de retraite, système de santé et autonomie.

Toute revendication sur la place des retraités dans la société ou l’amélioration de leur image est malheureusement absente des débats.

 

Il est urgent d’agir !

Cette dévalorisation du statut de retraité bouleverse profondément les équilibres au sein de notre société. La situation ne fait qu’empirer de jour en jour, alimentée d’une part par le vieillissement progressif de la population, et d’autre part par l’extension inexorable du champ du numérique, qui conduit à mettre impitoyablement sur la touche ceux qui ne sont pas capables de relayer un tweet en moins d’une seconde.

Une folle dégringolade est engagée, et rien ne nous semble pour l’instant en place pour limiter les dégâts et espérer un jour remonter la pente.

Il est donc urgent d’agir, mais quelle approche retenir ? Se battre pour préserver le système de retraite ? Se battre pour le système de santé ? Oui, bien sûr : nous ne prendrons pas ici le parti de remettre à plat ces acquis sociaux. Mais il faut aller plus loin que ces réponses traditionnelles qui contribuent depuis des décennies à la dégradation de la cohésion sociale. Osons donc parler de l’activité des retraités, osons dire qu’il n’est pas interdit de faire quelque chose de ses journées même lorsque l’on a atteint le nombre requis d’années de cotisation.

 

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société
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