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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 21:50
Jean Ortiz - Lundi, 19 Septembre, 2016

Jean Ortiz - Lundi, 19 Septembre, 2016

Il s’en passe de jolies choses, entre amis, à la frontière franco-espagnole !

D’un côté c’est Hendaye, la ville frontière française, où Franco et Hitler se rencontreront, en toute amitié, le 23 octobre 1940, et de l’autre côté Irun (petit patapun), l’Espagne. Nous sommes le 16 juillet 1940. Un banquet entre fachos a lieu à l’Hôtel hendayais « Eskualduna ». « ¡¡Anda ya !! » Les archives ne précisent ni le menu ni le nombre de flatulences... A cette grande bouffe s’empiffrent les officiers de la Kommandantur de Saint-Jean-de-Luz, nombre de personnalités françaises et espagnoles franquistes, parmi lesquelles « el señor » Navarro, consul « facha », le commandant Otchotorena, chef de la frontière, et du gratin vichyste.

Les archives ne disent pas, même si l’on s’en doute, le motif officiel du banquet. La capitulation ? Plutôt, certainement, la célébration du 10 juillet, jour où la chambre des députés et le Sénat ont accordé les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Alors ils sont tous là. « Maréchal, nous voilà ! ». Les côtes atlantiques sont occupées et les hôtels bien gardés. Après les toasts fachos de chez facho, alors que tout le beau monde est encore debout, une fanfare allemande (« musique » dans la note) joue un air espagnol. Les officiers nazis saluent fascistement, de la main levée, alors que les franquistes « demeurent sidérés », précise une note du 17 juillet, du commissaire divisionnaire, destinée à Vichy (ADPA, n°416, 1031W156). Le refus de salut des factieux espagnols ne relève pas du caprice ; c’est qu’en réalité, la fanfare nazillonne s’est trompée, et a joué l’air de la République espagnole ! L’archive se termine par des détails à pouffer de rire : « des excuses furent faites immédiatement, et en signe de réparation, la musique allemande ira jouer demain matin devant le Consulat espagnol ».

Que tous ceux qui ont fait et font, en toute conscience, monter le Front national, pour mieux s’en servir de repoussoir, et au fond de programme, aillent donner, en signe de « réparation », l’aubade au diable !

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Histoire
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