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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 22:28
Les militants communistes sont attendus à Angers, pour un week-end studieux. Photo Patrick Nussbaum

Les militants communistes sont attendus à Angers, pour un week-end studieux. Photo Patrick Nussbaum

Julia Hamlaoui - Vendredi, 26 Août, 2016 - L'Humanité

 

Après de multiples candidatures pour 2017, les formations de gauche en rupture avec la politique gouvernementale se réunissent ce week-end dans leurs universités d’été respectives.

Avec quelques jours d’avance sur les scolaires, une bonne partie de la gauche en rupture avec la politique gouvernementale fait sa rentrée ce week-end. Pas moins de six rendez-vous sont programmés : le PCF sera à Angers pour son université d’été, le Parti de gauche tiendra ses remue-méninges à Toulouse, suivis par le pique-nique de la France insoumise, de Jean-Luc Mélenchon, Ensemble ! se réunira à Guidel, dans le Morbihan, le NPA à Port-Leucate, dans l’Aude, Europe Écologie-les Verts à Lorient, tandis que Benoît Hamon (PS) invite ses troupes à Saint-Denis.

Le signe d’une rentrée pré-élections de 2017 en ordre plus que jamais dispersé ? Si ces différents rendez-vous sont de tradition pour la plupart des formations qui les organisent, la multiplication des déclarations de candidature témoigne bien d’un éparpillement dont certains redoutent qu’il fasse le jeu de la droite, du FN, mais aussi des tenants de la ligne gouvernementale. « Il y a trop de candidats à gauche. Je veux travailler à les faire converger sur un programme », a déclaré cette semaine, sur les plateaux où il était invité, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent.

Le message du PCF en cette rentrée s’inscrit ainsi dans la lignée de son congrès de juin : « Il reste des mois pour faire la démonstration qu’il n’y a aucune fatalité à livrer la France à un second tour droite-FN. Cela demande bien évidemment de construire un espoir qui pour l’heure n’est pas dans les radars », détaille le porte-parole du Parti communiste, Olivier Dartigolles, rappelant qu’« en aucun cas Hollande ou l’un des siens ne peut incarner la gauche et l’avenir ». Sans en préciser les contours, le chef de file des députés PS frondeurs, Christian Paul, a, lui, appelé jeudi, dans une tribune à Libération, à une « stratégie du collectif » : « Les projets cheminent et convergent déjà dans la gauche associative, culturelle, syndicale et politique. Dans un moment proche, sans succomber à l’illusion présidentialiste, il faudra faire mouvement pour une démarche commune et une grande coalition. À défaut, c’est la gauche tout entière qui fera de la figuration en 2017 », écrit-il.

Du côté des partisans de Jean-Luc Mélenchon, l’appréciation est sensiblement différente. « Quelle que soit la qualité de ce que les candidats à la primaire du PS peuvent porter, le cadre de celle-ci in fine est celui du soutien à Hollande en cas de défaite. Seule la candidature de Jean-Luc Mélenchon évite cette contradiction », considère Éric Coquerel, le coordinateur du Parti de gauche (PG). Dans un entretien au Monde de jeudi, le candidat de la France insoumise se dit d’ailleurs « réjoui » d’un tel décuplement des annonces à gauche. « Aujourd’hui, la peur est le seul lien proposé aux Français. Quand surgissent les candidatures d’Hamon, Montebourg, Duflot, Lienemann et Filoche, cela élargit l’espace pour d’autres thèmes » et « améliore la crédibilité et l’écoute de mon programme », estime le député européen, qui se définit dans le lot comme « le bulletin de vote stable et sûr ».

Un calendrier en trois étapes

Au-delà de la seule question des candidatures, ce week-end devrait être l’occasion pour les militants de se pencher sur leurs propositions. « Est-il hors de portée de dire, par-delà nos divergences, que sur un certain nombre de questions essentielles nous sommes d’accord ? » interroge Olivier Dartigolles. Alors que Jean-Luc Mélenchon, à la veille de cette rentrée, a déclaré qu’il n’avait « pas l’intention de (se) priver de la participation des communistes » à sa campagne, le PCF (qui ne doit pas se prononcer sur une candidature, quelle qu’elle soit, avant sa conférence nationale du 5 novembre) devrait mettre des arguments sur la table pour convaincre ses éventuels partenaires de suivre un calendrier en trois étapes : la rédaction d’un « pacte d’engagement » qui listerait les points d’accord essentiels, une « votation citoyenne » qui lui donnerait valeur de « mandat populaire », et enfin seulement la « désignation d’un candidat ».


 

 

 

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
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