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4 juillet 2016 1 04 /07 /juillet /2016 22:50
Photo : AFP  - Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU.

Photo : AFP - Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU.

Jeudi, 30 Juin, 2016 - Humanité Dimanche
 

«  Ce projet de loi intervient à un moment où la crise économique et sociale est loin d’être terminée. L’emploi et les salaires restent les préoccupations majeures des citoyens. Le monde du travail change sous l’effet des évolutions de la société. Pour y faire face, il faut créer et développer des emplois stables et de qualité, des emplois sur des secteurs d’avenir (notamment face aux mutations technologiques, numériques, écologiques).

Or, de toute évidence, le projet de loi travail ne permettra pas cela. Il pourra même généraliser la précarité, les inégalités professionnelles entre les salariés – notamment envers les femmes et les jeunes –, comme le montre l’exemple des pays européens ayant suivi cette voie. C’est pourquoi, avec l’intersyndicale, la FSU demande depuis quatre mois le retrait de ce texte de loi et la création de nouveaux droits. La FSU attend des députés qu’ils reviennent particulièrement sur les articles relatifs à l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien de l’emploi, les conditions du licenciement économique, le référendum d’entreprise et la médecine du travail. Elle attend d’eux qu’ils prennent des mesures protectrices confortant les droits des salariés et des chômeurs. Le contexte économique et social l’exige. Elle leur demande aussi d’approfondir le volet concernant la formation professionnelle. C’est une clé essentielle pour le développement d’emplois de qualité mais aussi pour améliorer les conditions de travail et de vie des salariés.

Aujourd’hui, le rejet du projet de loi par les salariés est massif. L’opinion publique reste majoritairement défavorable à ce texte. Et le gouvernement n’a pas trouvé de majorité pour voter son texte lors de la première lecture à l’Assemblée nationale. Contrairement à ce qu’il affiche depuis maintenant plusieurs années, il ne mise pas sur le dialogue social pour sortir de cette crise. C’est pourtant la seule issue. Si le gouvernement passe en force, il pourra se persuader qu’il n’a pas cédé, qu’il a “réformé”. Mais il aura suscité beaucoup d’incompréhension, de colère et de déception. Chacun sait le discrédit qui touche aujourd’hui les organisations politiques, les difficultés que rencontre le mouvement syndical, cela ne fera que les aggraver. Et tout restera à faire pour inscrire des droits du travail correspondant aux évolutions de notre temps et permettant le progrès social pour toutes et tous. »

Loi travail : « La seule issue, c’est le dialogue social ! »

 En ce qui concerne l'intersyndicale du Puy de Dôme

La 12ème journée de grève et daction interprofessionnelle contre la loi El Khomri se déroulera demain mardi 5 juillet prochain.

Les organisations syndicales CGT, FO, SOLIDAIRES, FSU et UNEF du Puy de Dôme valident et proposent pour le 5 juillet :
 
  • D'appeler les salariés à la grève le 5 juillet
  • Dorganiser des diffusions dès le début de la matinée sur le département, avec un tract
  • D'appeler à un rassemblement, dès 10h00 à La Pardieu (parking Décathlon) pour nous diriger en cortège en direction des bureaux du MEDEF Puy de Dôme (Rue Louis ROSIER).

Une audience a été demandée auprès du patron des patrons locaux et nous prendrons le temps sur place, pour discuter et nous restaurer avec un casse-croûte de luttes !

Dès 7 h du matin des militants iront soutenir les salariés qui bloquent le site de Limagrain par solidarité avec les grévistes de l'usine Brossard de Pithivier !

 

 


  

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Société
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