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30 avril 2016 6 30 /04 /avril /2016 22:32
Hier lors du conseil municipal, malgré nos tentatives pour raisonner d'une part 
des militants de Nuit Debout instrumentalisés par l'extrême gauche locale et 
d'autre part le Maire Olivier BIANCHI qui a demandé l'évacuation du Conseil 
par les forces de l'ordre, un triste et insoutenable spectacle de violences n'a 
pu être évité.
Nous condamnons fermement l'intervention disproportionnée de la police tout 
en ayant le sentiment que certains des manifestants ont fait monter la pression
 pendant 3 heures avec la ferme intention de provoquer un affrontement 
physique.
Nous déplorons cette escalade qui ne sert ni le mouvement contre la loi Travail,
 ni le mouvement Nuit Debout. Nuit Debout n'a jamais été entravé par la 
Municipalité de Clermont-Ferrand qui a même prêté à titre gracieux du 
matériel de la ville pour les initiatives menées sur la Place de Jaude.

Pour autant nous ne sommes pas dupes des consignes de durcissement des 
interventions policières orchestrées par Hollande et Valls pour pourrir le 
mouvement et répondre à la surenchère sécuritaire de la droite extrême et de
 l'extrême droite.


Groupe communiste et républicain -
Front de Gauche du conseil municipal
Hôtel de ville 
63000 Clermont-Ferrand  
Jean-Christophe CERVANTES     Président du Groupe               
Mail : jccervantes@ville-clermont-ferrand.fr
Tel : 06.50.09.65.32                                       
Clermont-Ferrand, Samedi 30 avril 2016

 

Conseil municipal de Clermont-Ferrand du 29 avril 2016 : quelle conception de la démocratie ?
COMMUNIQUE DE PRESSE :


Conseil municipal de Clermont-Ferrand :
La répression n’est pas la démocratie !


Le Conseil municipal de la Ville de Clermont-Ferrand du vendredi 29 avril 2016

 s’est tenu dans une ambiance électrique pour se terminer par une violente 
intervention des forces de l’ordre venues procéder à l’évacuation « manu 
militari » des militant-e-s du mouvement « Nuit Debout » présents dans le
 public. 

Devant les violences utilisées par la police nationale, dans l’enceinte même du
Conseil municipal, nous, élu-e-s du groupe Communiste et républicain – Front de
 gauche, avons quitté la séance pour ne pas cautionner ces actes après avoir
 prévenu à plusieurs reprises le Maire que le recours à la force publique était 
une mauvaise solution.

Le procédé a été brutal. Les matraques et les tasers ont été utilisés pour 
accélérer l’expulsion des militant-e-s. Les scènes auxquelles nous avons 
assistées ne sont pas dignes de la République et démontrent à quel point l’État 
d’urgence, décrétée par le Président de la République, est une impasse. 


Rien ne peut justifier l’utilisation de la violence. Dans une période sociale 
marquée par une forte contestation de la loi Travail du gouvernement, il aurait 
été plus judicieux de rester dans un dialogue serein et apaisé pouvant même 
déboucher sur le report du Conseil municipal.


Avant l’arrivée des forces de l’ordre, nous nous sommes adressés aux 
militant-e-s, présent-e-s dans la salle, pour leur exprimer les convergences 
de vues que nous avons contre la loi Travail. Nous avons manifesté ensemble les
 09 et 31 mars et les 9 et 28 avril pour réclamer le retrait du projet de loi 
« El-Khomri ». Dans la situation actuelle nous sommes convaincus qu’il y a plus
 que jamais besoin de construire des débouchés politiques aux revendications 
portées par le mouvement social.

Nous avons aussi expliqué que l’occupation de la Place de Jaude pouvait et 
devait se faire dans le respect du bien public et des clermontois. Nuit Debout 
a toute sa légitimité à Clermont-Ferrand comme ailleurs. Même si le mouvement
 est aujourd’hui traversé par des contradictions, il n’est peut-être qu’aux 
balbutiements d’un changement pouvant ouvrir les portes d’une vraie 
transformation sociale. Mais Nuit Debout ne pourra vivre et gagner en 
crédibilité dans l’ensemble de la population qu’en agissant dans le respect des 
instances démocratiques.


Enfin, Madame la Préfète du Puy-de-Dôme doit s’expliquer sur les violences 
policières observées dans les murs de la mairie de Clermont-Ferrand. 


L’État est le premier responsable ici comme à Nantes, Rennes ou Paris des 
débordements et des échauffourées filmés dans les manifestations ou les
 rassemblements tenus dans un esprit pacifique. 


Nous appelons donc Madame la Préfète, et par conséquent l’Etat, à agir dans le 
respect des valeurs de la République. 


 

 

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