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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 18:29

Ce nouveau parti s'appellera "Unité populaire" et sera dirigé par l'ancien ministre de l'Energie Panagiotis Lafazanis. Un nouveau groupe parlementaire du même nom a été créé ce vendredi et compte 25 députés.

 

Au moins 25 députés sur les 149 de Syriza ont annoncé vendredi leur intention de former un groupe parlementaire nommé "Union populaire". Il est dirigé par l'intransigeant Panagiotis Lafazanis, 63 ans, ex-ministre de l'Environnement et de l’Énergie qui a perdu son portefeuille lors d'un remaniement ministériel en juillet après s'être opposé avec d'autres députés de Syriza à l'accord passé entre Athènes et l'UE sur une nouvelle aide de 86 milliards d'euros sur trois ans, accompagnée par un train de mesures d'austérité. Il avait alors accusé Alexis Tsipras "de trahir" la ligne de Syriza et de céder devant les pressions des créanciers, UE et FMI.

 

Avec 25 députés, cette nouvelle formation sera la troisième en importance de la Vouli, assemblée de 300 membres, devant le parti centriste To Potami et le parti d'extrême droite Aube dorée qui comptent 17 élus chacun. Alexis Tsipras a perdu la majorité parlementaire, ne comptant actuellement que 119 députés sur les 300 de l'Assemblée. En vertu de la Constitution, le chef d'Etat a demandé jeudi à Vaguélis Méïmarakis, dirigeant du parti d'opposition de droite Nouvelle-Démocratie (ND), de tenter de former un gouvernement de coalition. Les trois premiers partis du Parlement sur la base de leur nombre de députés sont appelés l'un après l'autre à tenter de former un gouvernement de coalition dans un délai de trois jours. Il n'est donc pas exclu que Panagiotis Lafazanis, dont son groupe parlementaire compte au moins 25 députés, soit également appelé à utiliser "le mandat exploratoire" si la droite échoue, pour tenter de former un gouvernement de coalition. En cas d'échec, ce qui est plus que probable, est élections législatives anticipées devraient être organisées, certainement le 20 septembre prochain. 

 

Le Premier ministre conserve une bonne côte de popularité. Il espère renforcer sa majorité et stabiliser la vie politique de son pays suite à ses élections. En annonçant jeudi soir sa démission, Alexis Tsipras a toutefois reconnu que le bilan de ses sept mois passés à la tête du pays n'était pas totalement celui espéré. "Nous ne sommes pas parvenus à conclure l'accord que nous espérions avant les élections de janvier", a-t-il admis. "J'éprouve la profonde responsabilité morale et politique de soumettre à votre jugement tout ce que j'ai fait, les succès comme les échecs".

 

L'Eurogroupe satisfait de son coup d'état. "C'était vraiment une étape attendue", a commenté Thomas Wieser qui préside le groupe de travail de l'Eurogroupe. "Et pour de nombreuses personnes, cela était une étape voulue pour avoir une structure plus claire dans le gouvernement grec". La troïka, si elle craint un retard sur le calendrier des réformes qu'elle a imposé, est rassurée d'avoir pu faire plier puis tomber un gouvernement démocratiquement élu.

 

Grèce: une partie de Syriza fait sécession avant les élections

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