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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 22:25
La SNCF liquide plus de 1 000 postes !

De retour, ce soir d'une réunion syndicale à Paris par le train direct Paris-Clermont-Fd. Trois heures, seulement (!), de voyage, trois heures à avoir l'impression d'être un blanc d'œuf que l'on bat en neige, trois heures à fermer les yeux pour combattre la nausée (j'exagère à peine). A l'arrivée en gare de Clermont-Fd, je trouve l'ami André. Oui il revient de la manif parisienne, oui ils étaient nombreux, oui ils ont convergé avec la manif des gaziers-électriciens qui se battent pour le service public de l'énergie, et comme il est dommage que je ne les ai pas rejoint dans le wagon n°3 (à partir du n°5, j'aurai vomi avant d'y arriver).

Et je me prends à rêver (encore !) d'un réseau ferroviaire rénové, d'un matériel roulant moderne et confortable !

Mais non, le Ministre Macron l'a dit, pour les gens comme moi il y aura l'autobus !

La SNCF liquide plus de 1 000 postes !

La SNCF liquide plus de 1 000 postes !

Le budget 2015 a été présenté au conseil d’administration, 1 100 postes seront supprimés.
La CGT dénonce une réforme non financée.

La direction de la SNCF a présenté au comité central d’entreprise (CCE) son projet de budget pour l’année 2015, le premier depuis le vote de la réforme ferroviaire le 4 août dernier.

Les syndicats, ne s’y sont pas trompés : 1 100 suppressions de postes sont au menu. Un budget marqué du sceau de la rigueur contre lequel les membres du CCE ont voté « unanimement », précisent l’Unsa et la CFDT. Ce vote, consultatif, n’a eu aucune incidence sur l’examen de ce budget par le conseil d’administration de la SNCF.

Dans le détail, la branche SNCF Mobilités (opérateur ferroviaire) et l’établissement public de tête perdront, en 2015, 1 600 postes alors que la branche SNCF Réseau (gestionnaire d’infrastructure) – qui rassemble depuis le 1er janvier les ex-RFF et SNCF Infra – n’en gagnera que 500.

« Suppressions d’emplois, fermetures de gares, de guichets, suppression des contrôleurs à bord des trains, accélération de la sous-traitance… voilà les conséquences de la politique d’austérité menée par la direction de la SNCF », a réagi Gilbert Garrel, secrétaire général de la fédération CGT des cheminots, qui précise en outre qu’aux 1 100 suppressions de postes prévues s’ajoute le millier de départs en retraite non remplacés. « En décembre 2015, les effectifs seront amputés de 2 000 à 2 100 postes en réalité », estime-t-il.

Guillaume Pepy l’a répété, « contenir la masse salariale » est une priorité de l’entreprise publique. Or, comment réaliser les travaux nécessaires à l’entretien d’un réseau vieillissant et améliorer le service rendu aux usagers dans ces conditions ? « C’est un budget d’austérité qui clairement ne permet pas d’assumer ses ambitions », répond Roger Dillinseger, représentant de l’Unsa ferroviaire au CCE. Pire, les suppressions annoncées vont « entraîner la dégradation du service », poursuit-il.

Pourtant, l’Unsa comme la CFDT ont signé l’accord sur la réforme ferroviaire. Une réforme non financée, qui n’a pas la réponse de la dette colossale qui leste le système ferroviaire de plus de 40 milliards d’euros, et contre laquelle la CGT et Sud rail se sont massivement mobilisés ces derniers mois. « Aujourd’hui, nous tou­chons du doigt les conséquences de cette réforme non financée », explique Gilbert Garrel. Des conséquences sociales pour les cheminots, des conséquences aussi pour les usagers, qui verront les prix des billets augmenter de 2,6 % cette année, avec la bénédiction de l’État.

La CGT-Cheminots était dans la rue aujourd'hui 29 janvier. L’Unsa et la CFDT n'y étaient pas !

 


 

Ce sont les héritiers de ceux-là qui étaient dans la rue aujourd'hui !

Ce sont les héritiers de ceux-là qui étaient dans la rue aujourd'hui !

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Michel Bouchet - dans Société
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