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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 20:44

Accueilli à la gare par le maire de la Rochelle Jean-François Fountaine, le Premier ministre a eu droit à un accueil houleux de manifestants brandissant des fanions de la CGT, de collectifs de sans-papiers et d'intermittents du spectacle.

Photo AFP / Jean-Pierre MULLER

Photo AFP / Jean-Pierre MULLER

Frédéric Durand - Dimanche, 31 Août, 2014

 

Entre sifflets et applaudissement nourris, le premier ministre aura réussi à faire passer son message social-libéral [nous ne sommes pas convaincus qu'il reste quoi que ce soit de social dans ce message, Ndlr] au PS pour clore l’université d’été à la Rochelle (17). L’effet de foule n’éteindra cependant pas la fronde qui s’amplifie depuis le printemps au sein du parti.

Accueilli par des « vive la gauche » scandés par les militants du nouveau collectif des frondeurs, Manuel Valls saura vite faire tomber la tension, évoquant dès le début de son discours, l'effondrement d'un immeuble à Rosny-sous-Bois en Seine-Saint-Denis.

Pour le reste, c’est à un long plaidoyer, exhortant les militants socialistes à soutenir son action et celle du Chef de l’Etat auquel se sera finalement livré le premier ministre ce dimanche en fin de matinée à la Rochelle. 

Avec un art consommé du paradoxe il n’hésitera pas à fustiger une situation dont il est responsable : « il est inadmissible (…) que l’accès au logement reste une véritable galère pour des millions de Français », a-t-il lancé, quelques jours à peine après avoir enterré la Loi Duflot encadrant les prix des loyers. Quelques sifflets et des militants scandant « ALUR, ALUR », du nom de la loi sur le logement lui répondront.

Même rejet dans l’assistance lorsqu’il évoquera le pacte de responsabilité ou le soutien aux entreprises. « Il faut renforcer les entreprises pour qu’il y ait de la richesse et de l’emploi », a martelé le premier ministre dans un vacarme indescriptible : «  et qu’il y ait même quelques sifflets sur l’idée du soutien aux entreprises(…), quel message adressez-vous aux Français ? », s’est-il ensuite emporté.

D’autant qu’il avait pris la précaution, plus tôt, pour faire taire la contestation qui prend de l’ampleur au sein du PS de sermonner son public : « Nous devons être exemplaires (…) Les Français nous regardent, les Français nous observent. Si nous ne montrons pas l’exemple, nous tous, comment pourraient-ils comprendre, retrouver confiance, avoir le sentiment que leurs efforts ont un sens ? » [Bonne question, la seule confiance qu'ils peuvent retrouver, c'est la confiance dans la gauche, la vraie ! Ndlr].

Avant de lancer, pour justifier les généreuses aides accordées au patronat,: « C’est donc maintenant aux chefs d’entreprises (…) de faire preuve de patriotisme économique, sur les salaires, en embauchant, en formant, en investissant ! ». D’aucun parmi les contestataires ne manqueront pas de lui faire observer que c’est là, la limite du pragmatisme et de la lucidité dont il se prévaut dans son action.

Mais, faute de faire l’unanimité dans son camp, Manuel Valls aura néanmoins réussi à remporter ce premier round contre la fronde en rappelant son engagement de longue date au PS [Emmanuel Macron aussi qui n'a rien de « social » et tout du « libéral » (voir :http://www.egaliteetreconciliation.fr/Qui-est-Emmanuel-Macron-27543.html)Ndlr], sa défense de la laïcité « notre richesse, notre bien commun », et « la lutte contre les inégalités et les injustices ». Sans prendre la peine de décliner la moindre de ses « valeurs » sous forme de mesures politiques concrètes. 

Sans faire l'unanimité : Valls fait passer son message social-libéral au PS !

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
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