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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 20:03

Toute cette semaine nous aurons été abreuvés de pseudo-informations concernant le 70ème anniversaire du débarquement du 6 juin 1944 :

  • Poutine croiserait-il Obama ?
  • Avec qui Hollande mangerait-il ?
  • Quelle place pour Sarkozy dans la cérémonie ?
  • La voiture qui transporterait la reine Elisabeth II serait-elle assez haute sous plafond pour son chapeau ?
  • Quelle nouvelle menace de MerKel envers la Russie ?

Rien sur la vérité, aujourd'hui démontrée de cette abominable guerre, sur le rôle des USA et de ses entreprises ! Rien non plus sur le massacre des Ukrainiens, abusivement appelés pro-russes, massacre perpétré par l'armée ukrainienne et des milices fascistes, sur ceux qui ne reconnaissent pas le pouvoir issu d'un coup d'état qui comprend des fascistes reconnus !

Alors nous avons décidé de livrer à votre sagacité un article de Michel Collon qui rétablit cette vérité historique indéniable mais insupportable pour les "Grands" de ce monde !

6 juin 44 : ce qu’on ne vous dira pas, ce que les jeunes n'apprennent pas à l'école, ce que les historiens français ne disent pas, apparemment y compris aux professeurs qu'ils forment !

 

Michel Collon - 4 juin 2014

 

« Oui, mais quand même les Américains nous ont libérés en 45 ! » Combien de fois, l'ai-je entendue celle-là ! Sur les bancs de l'école. Mais aussi lors de débats sur les guerres actuelles des USA.

6 juin 44 : ce qu’on ne vous dira pas, ce que les jeunes n'apprennent pas à l'école, ce que les historiens français ne disent pas, apparemment y compris aux professeurs qu'ils forment !

40-45, la seule « bonne » guerre US ? Peut-être à nuancer. Quelques faits troublants sont documentés dans un excellent livre de l'historien Jacques Pauwels (1). Ses documents irréfutables prouvent qu'une grande partie des sociétés US ont carrément collaboré avec Hitler, et pas seulement au début de la guerre : Du Pont, Union Carbide, Westinghouse, General Electric, Goodrich, Singer, Kodak, ITT, JP Morgan...

 

Pire. La grande nouveauté stratégique d'Hitler, ce fut la « Blitzkrieg », la guerre-éclair : porter très vite ses troupes au cœur de l'adversaire. Pour cela, deux conditions indispensables : des camions et de l'essence. L'Allemagne n'ayant aucun des deux, c'est Esso qui a fourni l'essence, tandis que les camions provenaient des usines allemandes de Ford et General Motors.

 

« Que cette guerre dure le plus longtemps possible ! »

 

Pauwels montre que :

 

1. Une grande partie du patronat US était pro-Hitler dans les années 30 et 40.

 

2. Cela n'a changé qu'au moment où les ventes des firmes US furent mises en danger par l'agressivité commerciale allemande en Amérique latine et ailleurs. Et par les occupations japonaises qui confisquaient tout le commerce en Asie.

 

En fait, les Etats-Unis jouaient double jeu. Ils souhaitaient que la guerre dure longtemps. Pourquoi ?

 

D'un côté, les énormes profits que leurs sociétés réalisaient en Allemagne étaient en croissance. De l'autre côté, ils s'enrichissaient en prêtant à la Grande-Bretagne qui supportait tout le poids financier de la guerre. Washington posait d'ailleurs comme condition que Londres abandonne ses colonies après la guerre. Ce qui fut fait. Les Etats-Unis ont réussi à profiter de la Deuxième Guerre mondiale pour affaiblir leurs rivaux et devenir la seule superpuissance capitaliste.

 

Henry Ford : « Ni les Alliés, ni l'Axe ne devraient gagner la guerre. Les USA devraient fournir aux deux camps les moyens de continuer à se battre jusqu'à ce que tous deux s'effondrent. »

 

Le futur président Harry Truman, 1941 : « Si l'Allemagne gagne, nous devons aider la Russie et si la Russie gagne, nous devons aider l'Allemagne, afin qu'il en meure le maximum de chaque côté. »

 

Ce jeu cynique ne cessa que lorsque l'URSS vainquit Hitler. Alors seulement, les Etats-Unis se précipitèrent pour sauver leurs intérêts en Europe.

 

Demain 6 juin, on fera comme si la guerre avait été gagnée en Normandie et non à Stalingrad. On ne dira pas qu'Hitler perdit 90% de ses soldats à l'Est. Que pour un soldat US tué, il y en eut 53 soviétiques. Les manuels scolaires sont parfois bizarres, non ?

 

Voilà, désolé de vous avoir ôté une de vos dernières illusions. Demain, 6 juin, vous pourrez penser à tout ça lorsque sur une plage normande, on fêtera George Bush alors que son grand-père a financé Hitler. Dans quel monde vivons-nous ?

 

MICHEL COLLON

 

Vous pouvez également lire la récente analyse d'Annie Lacroix-Riz publiée sur Investig'Action

 

Note :

 

(1). PAUWELS, Jacques R. Le mythe de la bonne guerre : les États-Unis et la Seconde Guerre mondiale. Bruxelles : Aden éditions, 2012. (EPO), 378 p. A recommander, c'est aussi plein de révélations sur Roosevelt, Truman, la menace d'envahir l'URSS, la récupération des espions et criminels nazis, Churchill, De Gaulle, Yalta...

 

Source : Investig'Action

http://www.michelcollon.info/Le-debarquement-du-6-juin-44-du.html

6 juin 44 : ce qu’on ne vous dira pas, ce que les jeunes n'apprennent pas à l'école, ce que les historiens français ne disent pas, apparemment y compris aux professeurs qu'ils forment !

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L'HUMAIN AVANT TOUT Canton de Pont-du-Château - dans Politique
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